NEU PHILOLOGISCHE MITTEILUNGEN \aa n SIHG7.HIIXTHR JAHRGANG m HELSINr.FORS AKTIEBOLAGET HAXDELSTRYCKERIET 1915 Inhaltsverzeichnis. I. Aufsätze. Seite OJansuu, lleikki ' Beiträge zu den finnisch-germanischen Berührungen . 157 Schuck , Henrik, La nouvelle theorie des origines des chansons de geste 1 Soirento, Luigi, Note di sintassi siciliana.101 Suolahti, Hugo, Der Ausdruck barlaufen .. . 117 Tallgren (O. G.), Blaßeid (Ella), Eskelinen (Tainö ), Studi su la lirica siciliana del Duecento. I — 11.53 Tallgren (O. ß.), Öller (Bagno/), Studi su la lirica siciliana del Due¬ cento. III.164 II. Besprechungen. Ackermann, R., Das pädagogisch-didaktische Seminar fiir Neuphilologen ( L. Granit) .188 Götter (Arthur) — Bohnhof (Anna), Englantilainen kauppakirjeenvaihto, alkeiskurssi — Engelsk Handelskorrespondens för nvbörjare (H. Gm.) . .... 42 Griera, Antoni, Lo libre dell nudriment he de la cura dells ocels los quals pertanyen ha cassa ( 0 . ß. Tallgren) .SS Hagfors, Edwin, Dictionnaire frangais-finnois. Ranskalais-suomalainen sanakirja ( 0 . J. Tallgren) .133 llvonen, Eero , Parodies de themes pieux dans la poesie frangaise du moyen äge (IT. Söderhjetm) .35 ßean/oy, Alfred, Des chansons de Guillaume IX, duc d’Aquitaine (O . 7 . Tallgren) .S3 Langfors, Arthur . Le troubadour Guilhem de Cabestanh (O.J. lallgren) 38 Morf Heinrich, Geschichte der französischen Litteratur im Zeitalter der Renaissance, 2. Aufl. (IT. Söderhjelm) .33 Naudi’.th, Fritz, Der Trobador Guillem Magret (O, J. Tallgren) . . ao Xiestroy, Ei ich, Der Trobador Pistoleta ( 0 . ß . Tallgren ) .40 Xyrop, Kr., Philologie frangaise, 2e ed. ( A. ITallenskÖld) ..... 124 Schmidt, IT. Fritz, Die spanischen Elemente im französischen Wort¬ schatz ( 0 . y. Tallgren) . 85. beite. Sperber , Hans , Über den Affekt als Ursache der Sprachveränderung (Hugo Suola> '. .80 — ■»—, Studien zur Bedeut! ^gsentwicklung der Präposition über (Hugo Suolakii) .121 W inkler , Enu( Die Lieder Raouls von Soissons (A. Wallensk'öld) . . 125 III. Nachrichten über die Tätigkeit des Neuphilologischen Vereins. Protokolle des Neuphilologischen Vereins (28. Nov. 1914—30. Jan. 1915) 43 —»— (27. Febr. — 27. März 1915) .... ..91 — >— (24. April — 2. Okt. 1915) ... . 148 — > — (9. — 23. Okt. 1915).209 Jahresbericht des Neuphilologischen Vereins über das akademische Jahr 1914 — 1915.. 153 IV. Eingesandte Litteratur. Zur Besprechung eingesandte Arbeiten .49, 97, 154, 210 Schriftenaustausch.. 50, 97, 155, 211 V. Mitteilungen.52. 99, 156 NEUPflllOlOGISCHE t t Herausgegeben vom Neuphilologischen Verein in Helsingfors. Redaktion: A. Wallensköld H. Suolahti Professor der romanischen Philologie Professor der germanischen Philologie Acht Nummern jährlich. Preis: 4 Fmk (= francs) direkt bei der Re- )(yj| Jahrg r\ j daktion, 4: 30 durch die Post und 5:— durch die Buchhandlungen. ' |JP. 1/2 ' Zahlende Mitglieder des Vereins erhalten das Platt unentgeltlich.— Abonnementsbetrag, Beiträge, sowie Bücher zur Besprechung bit-i |l tet man an Prof. A. W a 1 1 e n s k öl d, V. Hamng. 5, zu senden. La nouvelle tliöorie des orlglnes des Chansons de geste 1 Toutes les anciennes explications de la naissance des epopees du moyen äge ont eu, comme le dit avec raison M. Bedier, le defaut de se fonder moins sur un examen reel de la matiere medievale que sur des conclusions tirees de l’epo- pee homerique, et les differentes phases des etudes consacrees ä Homere se refletent ainsi dans les differentes theories qui ont ete exposees sur les origines du Rcowulf du Nibelungen¬ lied et des chansons de geste. A part les Prolegoniena de Wolf, c’etait, ä proprement parier, la fameuse Liedertheorie de Karl Lachmann qui donna le ton quand il s’agit de trouver la solution du probleme de la naissance des epopees medievalcs, et, avant de publier ses recherches sur Homere, Wolf avait lui-meme adapte cette theorie au Nibelungenlied On sait que ses recherches ten- daient ä prouver qu’un poeme comme XIliade n’avait pu etre ecrit que par un poete qui l’avait compose la plume ä la main. Mais comme l’ecriture — ainsi que le croyaient les 1 Cet article a paru en suedois dans Uppsala Universitets Arsskrtft , 1914 (Program 3) (Annuaire de l’Universite d’Upsal). 2 Henrik Schlick , contemporains de Wolf — etait inconnue du temps d’Homere, il en resultait que l’epoque homerique n’avait pu produire que de petits poemes isoles, qui, plus tard, sous Pisistrate, avaient ete reunis en un seul. Partant de cette theorie, Karl Lachmann, en 1826, conclut que le Nibelungenlied se composait en realite de vingt poemes differents, qui avaient ete soudes ensemble, apres coup, et, se fondant sur les memes arguments, il declara, en 1837, que XIliade etait nee par la reunion de dix-huit chants distincts et, selon les successeurs de Lachmann, com- poses par des poetes differents. La theorie de Wolf, appliquee aux chansons de geste frangaises, est reprise par Fauriel: * 1 «Il est impossible de conce- voir l’existence de ces romans, si on les suppose brusquement inventes et pour ainsi dire de toutes pieces, trois ou quatre siecles apres les evenements auxquels ils se rapportent. On ne peut les concevoir que comme Texpression d’une tradition vivante et continue de ces meines evenements; si au XII e siede le fil de ces traditions avait ete rompu, il aurait ete impossible de le renouer et d’y rattacher la foi et l’interet populaires. On a d’ailleurs la preuve positive et directc que ce fil n’avait pas ete rompu, et que les romans du XII e siede oü il s’agit des guerres anterieures des chretiens avec les Arabes d’Espagne se rattachent ä d’autres productions poetiques sur le meme sujet, productions dont quelques-unes remontent aux commencements du IX e siede». Il s’agit donc egalement ici d’une suite de petits poemes ayant existe avant la naissance de la chanson de geste proprement dite. Pour ce qui concerne la Chanson de Roland en particulier, Fauriel s’exprime ainsi: 2 «On peut reconnaitre qu’il n’y eut d’abord sur ce sujet que de simples chants populaires: on trouve plus tard des legendes dans lesquelles ces chants ont ete lies par de nouvelles fictions, et ä la fin de vraies epopees oü tous ces chants primitifs et ces 1 Histoirc de la poesie provcnfale, II, 262. 1 JC II, 257. La nouvellc theorie des orignies des chansons de geste . 3 dernieres fictions sont developpes, remanies, arrondis, avec plus ou moins d’imagination et d’art, parfois älteres et gätes». Ces petits poemes, d’un caractere plutot populaire, qui auraient precede les chansons de geste, regurent bientot le noin de cantilenes, nom assez mal choisi — ainsi que nous le verrons tout a Theure —, et Leon Gautier, dans la pre- miere edition de son celebre ouvrage sur les Epoptes fran- 02/scs (I, 99), pouvait declarer, en parfait accord avec Lach- mann, que «pour former une chanson de geste, on n'a eu qu’a juxtaposer un -certain nombre de cantilenes jadis indepen- dantes et isolees». Toutefois, la Licdcrtheoric negligeait completement l’unite que presentent, en effet, non seulement les poemes homeri- ques, mais aussi le Nibelungenlied, le Beowulf et la Chanson de Roland , et selon cette theorie, le soi-disant «poete» n’au- rait rempli, pour ainsi dire, que la fonction d’un relieur —, il n’aurait fait, somme toute, que relier entre eux une suite de poemes originairement distincts — ce qui ne laissait pas d’eveiller quelque doute. Enfin, comme la maniere peu scienti- fique dont les critiques modernes distinguaient les dififerents Lieder ou les differentes «cantilenes» entrant dans la compo- sition du grand poeme, etait loin d’inspirer confiance, on aban- donna, comme on sait, la Liedertheorie en faveur de la theo¬ rie des «noyaux» ou des «couches», qui a ete appliquee aux chansons de geste par Gaston Paris. Cette theorie a ete formulee de la maniere la plus claire et la plus concise par M. Nyrop dans son excellent ouvrage Den oldfranske HeL tedigtnin% (p. 33): «Les grands evenements politiques et la vie et l’activite de personnages eminents font naitre des le¬ gendes fantastiques, qui se repandent rapidement dans le peuple, passant de bouche en bouche, et qui sont toujours ornees d’additions et d’exagerations n’ayant rien a faire avec Phi.^toire; la tradition prend souvent une forme poetique, et ces chants lyrico-epiques populaires qui sont sur les levres de tout le monde, racontent en traits brefs et puissants un episode parti- culierement frappant, une attaque, un combat, un meurtre, un 4 Hemik Schuck , siege, une noce, une ambassade, etc. Ces chants, dont le nom- bre va Croissant en merae temps qu’ils gagnent eux-memes en etendue, se reproduisent de generation en generation, se transformant constamment, ne sachant jamais faire abstrac- tion de leur propre epoque, mais presentant les hommes et les evenements du passe dans la lumiere du moment et refle- tant ainsi les idees et les aspects de la vie des differentes epoques; ajoutez-y que le peuple, ä mesure que s’eloigne la realite qui constitue le fond de la legende, attribue ä son heros favori tout ce qu’il sait d’autres heros, que ceux-ci soient plus anciens ou plus recents, et ainsi les legendes se renouvellent, en quelque sorte, de siede en siede. Les chants populaires constituent, par consequent, ä cöte de la tradition en prose, qui a naturellement existe, eile aussi, l’element prin- cipal dont sortiront plus tard les chansons de geste organi- ques. Peu a peu une grande partie de cette matiere legendaire s’est trouvee reunie en un petit nombre de mains — si j’ose m’exprimer ainsi —; il s’est forme une classe ä part de poe- tes populaires, parmi lesquels les traditions sont surtout con- servees et continuees, et qui cherchent ä les connaitre d’une maniere aussi complete que possible. Ainsi, dans un moment d’inspiration, un poete particulierement doue a recueilli quel¬ ques legendes et chants ayant rapport par exemple a la mort heroique de Roland dans les defiles des Pyrenees, et, prenant ces traits epars et legendaires pour fondement et point de depart, il a compose, sans doute en y ajoutant diverses di- gressions individuelles, un poeme ordonne et uni, dont les differentes parties forment un tout et se completent mutuelle- ment, et dans la composition duquel nous voyons la pensee directrice du poete servant de fil conducteur; autrement dit: de la tradition populaire desordonnee a ete cree un ensemble organique, se pliant aux exigences de Turnte du temps et de Taction — Vepopee est nee /» Selon M. Nyrop et Gaston Paris, les «cantilenes» qui ont precede les chansons de geste auraient ete des chants popu¬ laires lyrico-epiques, nes dans la periode de 600 a 900. La nouvelle theorie des origincs des chansons de geste. 5 Avec ce dernier siede cette poesie s’epuisa et fut remplacee par des chansons de geste. Toutefois, ce point de la theorie en question fut attaque par M. Pio Rajna dans ses Origini dcll'lipo- pea franccsc (1884). II fit observer, avec raison, que cantilcna ne signifle pas « pohne lyrico-epiqite , mais tout simplement un poeme en langue vulgaire, et que, par consequent, les chansons de geste etaient aussi appelees cantilenes. L’asser- tion que les chansons de geste avaient ete precedees par des cantilenes etait donc depourvue de sens, car on pourrait aussi bien dire que les chansons de geste avaient ete precedees par des chansons de geste. Mais selon M. Pio Rajna, les chansons de geste que nous possedons actuellement ont ete, en realite, precedees de canti¬ lenes, qui, cependant, n’etaient pas de petits chants lyricoepi- ques, mais de petites chansons de gestes, c.-ä-d. des poemes purement epiques, analogues a ceux qui ont ete conserves, seulement plus courts, plus populaires et moins artisti- ques quant a la forme. Et M. Pio Rajna consacre une par- tie considerable de son livre ä la demonstration de l’exis- tence de ces anciennes chansons de geste perdues. M. Gode- froy Kurth s’efforce egalement ä en fournir des preuves dans son Histoire poetique des Mirovingiens (1893). Pour les epoques plus anciennes — c’est-ä dire ante- rieures d’une centaine d’annees ou davantage ä l’epoque du poete — toutes les vieilles chroniques se fondent sur la tra- dition, sur des legendes et des poemes, qu’on retrouve sans difficulte derriere la prose latine de tous les historiens anciens, dans Jordanes, dans Paul Diacre, dans Saxo Grammaticus. Comme on le sait, Charlemagne voulut aussi recueillir «bar- bara et antiquissima carmina, quibus veterum regum actus et bella canebantur», et la meme conception de Phistoricite de ces chants se manifeste encore dans Messenius, qui songeait «ä rassembler les plus anciens et les plus beaux chants he- roi'ques de Suede, d’ou a ete tiree la chronique suedoise. 1 1 «At sammanhämta the äldste och sköneste Sweriges Rijkes Kämpe- wijsor, aff hwilke Swenske Crönikan uthdragen är.* 6 Henrik Schlick, L’idee de retrouver dans les chroniques franques une histoire fabuleuse de ce genre, fondee sur d’anciens chants, pouvait donc s'appuyer sur les analogies qu’offraient les ouvrages trai- tant de la plus ancienne histoire des Goths, des Longobards et des Danois, et MM. Kurth et Rajna ont releve une foule de cas oü des traditions et des poemes analogues ont laisse des traces aussi chez Fredegaire et Gregoire de Tours. Dans ces recits nous aurions donc, selon leur opinion, les restes de la poesie qui dans la periode de 600 ä 900 — et meme avant — avait precede la Chanson de Roland. Ces petits chants se seraient developpes ensuite par «aggregation» et «expansion» 1 —* pour nous servir des expressions de M. Pio Rajna — et seraient devenus les chansons de geste que nous possedons actuellement. Les plus anciens etaient naturellement en langue franque (c.-ä-d. en allemand), mais comme la popu- lation de la Gaule etait bilingue, ils furent traduits en dia- lecte roman. Le livre de M. Pio Rajna suscita de vives discussions, sans amener, cependant, de notables changements dans les opinions, et pendant les premieres annees apres l'apparition de son livre, on s’en tint encore ä la theorie des «couches», en lui donnant toutefois trois nuances differentes. Gaston Paris persistait ä croire que les chansons de geste avaient ete precedees de chants lyrico-epiques, M. Pio Rajna soutenait que ces cantilenes plus anciennes avaient ete des poemes purement epiques, mais de moindre etendue, et, selon M. Paul Meyer, les chansons de geste auraient ete precedees d’une tradition orale, existant des I’epoque de Charlemagne et developpee ulterieurement. Par contre, un.e maniere entierement nouvelle d’envisager le probleme en question fut exposee par M. Bedier dans son ouvrage Les Legendes epiques } dont les deux premiers tomes parurent en 1908. L’opinion qui y etait soutenue sembla dabord, ä moi 1 C.-a-d. certains episodes auraient ete developpes et amplifies (expan- sion), et plusieurs petits poemes, traitant de divers episodes de la vie du he- ros, fondus en un seul (aggregation). La nouvelle theorie des origines des chansons de geste . 7 du moins, peu convaincante. La methode que l’auteur avait choisie pour son expose, etait Ja meme qui lui avait servi dans ses recherches, ce qui eut pour efifet que l’oeuvre, dans son ensemble, parut trop decousue, trop riche en details et pas assez claire. Mais l’impression fut une autre quand M. Bddier, en 1913, eut publie les deux derniers tomes, oü il avait pu et s’etait cru oblige de donner un expose general de ses idees et une critique plus approfondie des theories ante- rieures. II est, sans doute, impossible de dire si l’explication de M. Bedier restera, mais on ne niera pas que ses recherches n’aient fait faire un progres enorme ä la Science, meme si Ton peut trouver que tous les points obscurs n’ont pas ete eclaircis et que les anciennes theories n’ont pas ete entierement refutees. Ce sont les rapports des chansons de geste avec les lieux de pelerinage qui forment le point de depart des recherches de M. Bedier. Que du moins certaines chansons de geste — com me le Pelerinage de Charlemagnc — aient ete desti- nees a etre chantees dans de pareils lieux et aient eu pour but surtout de celebrer les reliques et les saints du sanctuaire respectif, c’est ce que Ton savait dejä. Mais que ce lien eut ete aussi fort que M. Bedier vient de le demontrer, on etait loin de s’en douter. II constate, en effet, que les lieux princi- paux mentionnes dans teile chanson de geste, lieux ou se de- roule l’action, coincident avec telles routes de pelerinage, et par un examen des legendes attachees aux lieux en question, il arrive au resultat que ccs legendes ont fourni les matieres premieres aux recits contenus dans les chansons de geste. Pendant les siecles anterieurs ä la redaction des chansons de geste actuellement connues, ces matieres ont ete elaborees par les religieux et les moines de 1’eglise ou de la chapelle en question, par les pelerins eux-memes, et, enfin, par les croises et les jongleurs qui visitaient ces lieux saints. Saintjacques de Compostelle, ainsi que les lieux situes sur la route de pele¬ rinage menant ä ce celebre tombeau de saint, avait une im- portance particuliere, car c’est lä que s’est developpee la legende de. Roland. 8 Henrik Schlick, M. Bedier fait ä ce propos une observation qui est sans doute parfaitement juste. En realite, Charlemagne avait peu de relations avec les Sarrasins d’Espagne. II entreprit une expedition malheureuse en Espagne, qui ne dura que quelques mois. II y detruisit une ville chretienne, Pampelune, et fut lui- meme battu par les Basques chretiens. On ne voit donc pas tres bien pourquoi cet episode insignifiant de la vie du grand empereur ait pu, par la suite, s’amplifier dans la poesie jus- qu’a devenir l’evenement essentiel et predominant de son regne, tandis que sa longue guerre contre les Saxons a ete presque entierement oubliee. Mais I’explication que donne M. Bedier de ce phenomene jusqu’ici incomprehensible, parait d’une justesse frappante. Apres une critique — ä laquelle je reviendrai tout a l’heure — des preuves qu’on a cru tenir de l’existence de cantilenes ou de chansons anterieures au milieu du XI e siede, M. Bedier arrive ä la conclusion que ces cantilenes n’ont pas existe; nous ne possedons pas de poeme epique, ni meme d’allu- sion ä un poeme epique sur Charlemagne, Roland, etc., datant d’une epoque anterieure au milieu du XI e siede, et il n’y a donc aucune raison de donner aux chansons de geste une ori¬ gine plus ancienne. Mais il y a, au contraire, des raisons se- rieuses pour placer leur origine precisement a cette date-lä, outre la raison bien connue que le milieu du XI e siede marque le premier epanouissement de la culture medievale. Cette poesie, dans laquelle Charlemagne et ses paladins, contrairement ä la verite historique, sont representes comme des croises combattant les Musulmans d’Espagne, se rattache intimement aux etapes de la route de pelerinage de Saint- Jacques de Compostelle. Mais ce tombeau de saint etait encore inconnu du temps de Charlemagne. Le temoignage le plus ancien que Ton connaisse du culte de saint Jacques, en Gali- cie, se trouve dans un martyrologe compose vers S6o, et le premier Frangais qui, autant qu’on sache, ait fait le pelerinage de Compostelle, est un eveque qui y alla en 951. Avant lui, d’autres avaient probablement dejä fait ce voyage, mais ces La nouvelU theorie des origines des chansons de ge sie. 9 pelerinages ne furent en vogue qu’au XI e et surtout au XII e siede, et c’est alors seulement que nous entendons parier d’eglises et de chapelles sur la route de pelerinage. A Ibaneta, non loin de Roncevaux, se trouvait un sanctuaire du Saint- Sauveur, mentionne pour la premiere fois en 1071, sans qu’il soit expressement dit que ce sanctuaire füt de construction recente. Mais ce n’est que vers 1127 qu’il est appele Capelia Caroll. et seulement depuis 1150 environ, il porte le nom de Hospitale Rotolandi. L’abbaye de Roncevaux fut fondee aussi tard qu’en 1130, et une eglise plus ancienne, Sainte-Foy de Conques, qui y existait, il est vrai, deja au debut du XI e siede, et qui avait, probablement, ete elevee bien avant cette date, n’etait pas, dans les notices anciennes, mise en rapport avec le celebre combat de Roncevaux, qui, du reste, selon toute probabilite, n'eut pas lieu a cet endroit, mais, d’apres la seule relation digne de foi, celle d’Einhard, dans un etroit defile, non loin de lä. Il est donc certain que des legendes attachees ä ces localites n’avaient pu se former au IX e , probablement pas meine au X e siede. De plus, si l’on considere que ces chansons de geste, qui s’occupent uniquement des croisades imaginaires de Charle- magne en Espagne, sont animees d’un esprit guerrier et reli- gieux qui ne peut etre issu que de croisades authentiques, il faut donner raison ä M. Bedier, qui fait observer qu’une pareille poesie n’a pu se developper avant que les Frangais eussent commence leurs croisades en Espagne. Mais la premiere de ces croisades contre les Maures d’Espagne fut entreprise par un Normand, Roger de Toeny, en 1018; eile fut suivie de plusieurs autres au cours du meme siede. Que les poemes chantant la lutte de Charlemagne et de Roland contre les infideles en Espagne aient pu se developper sous l’impression produite par les pelerinages de Saint-Jacques de Compostelle et les croisades contre les Maures, on le comprend aisement, tandis que Von ne peut comprendre qu’une pareille tradition ait pu naitre rien qu’ä la suite de l’expedi- IO Henrik Schlick , tion insignifiante et manquee que fit Charlemagne en Espagne, en 778. M. Bedier a aussi montre comment cette poesie est nee. Les pelerins s’arretaient, naturellement, aux eglises et aux cha- pelles qui se trouvaient sur leur route, et les clercs de ces sanctuaires tenaient, sans doute, ä exhiber et a faire l’eloge de leurs reliques. Ce qui eut une grosse importance, c’est que ces lieux de pelerinage devinrent, ä partir du XI e siede, des stations pour les croises qui allaient en Espagne pour combattre les infideles. Car les traditions et les reliques qui avaient quelque rapport avec la lutte contre les infideles, etaient naturellement ce qui les interessait surtout. Mais la seule guerre ancienne qui put etre consideree comme une croisade frangaise en Espagne, etait l’expedition de Charlemagne, en 778, pendant laquelle, selon Einhard, «Eggihardus, regiae mensse praepo- situs, Anselmus, Comes palatii, et Hruotlandus, britannici li- mitis praefectus* tomberent, avec toute l’arriere-garde, dans un defile basque. Et dans les eglises le long de la route on montrait leurs tombes; l’inscription qu’on lisait jadis sur celle d’Eggihard, est conservee dans un manuscrit de la Bibliothe- que nationale, et ä Blaye, non loin de Bordeaux, les pelerins pouvaient voir la tombe, reelle ou supposee, de Roland. A la suite des pelerins venaient des jongleurs, auxquels les clercs transmettaient les traditions rattachees aux lieux oü s’arre¬ taient les pelerins. C’est de ces traditions que les jongleurs ont tire les chansons de geste que nous possedons et que, par consequent, on ne peut faire remonter au delä du milieu du XI e siede. L’hypothese d’une production de chansons des le regne de Charlemagne doit donc etre rejetee comme n’e- tant ni fondee sur des preuves, ni meme vraisemblable, les conditions necessaires au developpement d’une poesie de ce genre n’existant pas avant le XI e siede. Quant ä la plus importante de ces chansons, la Chanson de Roland , rien ne nous autorise ä la faire remonter ä une epoque anterieure au debut du XII e siede. Le manuscrit qui nous donne le texte le plus ancien (le manuscrit d’Oxford) La fiouvelle iheoric des origines des chansons de ge sie, 11 date d’environ 1170. Dejä en 1131, un texte ä peu pres iden- tique fut traduit en allemand, et l’original doit, par conse- quent, etre plus ancien, mais pas de beaucoup, selon l’avis de M. Bedier, qui est tente de le dater de 1120 environ. Voilä ce que contient, dans les grands traits, le remar- quable ouvrage de M. Bedier. Ouoi qu’on pense du resultat, on ne saurait nier que son enquete, empreinte d’un äpre realisme, n’ait fait faire un progres enorme ä la Science, et, dans tous les points essentiels, ce resultat demeurera. Mais le but que s’est propose M. Bedier, ii savoir, de faire avant tout la critique des theories anterieures, a donne, ä mon avis, un caractere quelque peu exclusif ä son ouvrage, et Tauteur me semble avoir, sinon neglige, du moins laisse de cote, certai- nes circonstances importantes, qui pourraient presenter le Pro¬ bleme sous un jour un peu different. A M. Bedier il importe surtout d’ecarter les preuves que Gaston Paris, Pio Rajna et d’autres ont cru posseder de Texistence d’anciennes chansons ou cantilenes, datant de la periode 800—iooo, et, dans certains cas, il semble avoir reussi; mais dans d’autres, on peut encore se permettre quelques doutes. Le temoignage le plus important de l’existence de chants lyrico-epiques a ete, comme on sait, un passage de la / le de saint Faron par Hildegaire. D’apres cette source, Clotaire II aurait fait, vers 620, une guerre aux Saxons, dans laquelle saint Faron aurait joue un role important. Apres avoir relate la victoire de Clotaire, l’auteur continue: «Ex qua victoria carmen publicum juxta rusticitatem per omnium pene volita- bat ora ita canentium, feminaeque choros inde plaudendo componebant: De Chlothario est canere rege Francorum, Qui ivit pugnare in gentem Saxonum, Quam graviter provenisset missis Saxonum, Si non fuisset Faro de gente Burgundionum. Et in fine hujus carminis: Henrik Schlick , i 2 Quando veniunt missi Saxonum in terram P'rancorum, Faro ubi erat princeps, Instinctu Dei transeunt per urbem Meldorum, Ne inficiantur a rege Francorum. Hoc enim rustico carmine placuit ostendere, quantum ab Om¬ nibus celeberrimus habebatur.» Clotaire II est mort en 628, et la guerre contre les Sa- xons, ainsi que la chanson de danse precitee, doit, par consequent, etre datee d’environ 620. Mais ä cette conclusion on peut, sans doute, opposer des objections bien fondees. D’abord, Hildegaire, qui mourut en 875, ne pouvait pas sa- voir si cette chanson de danse avait ete chantee dejä au VII e siede — il ne le dit pas non plus —, et puis, meme en admettant cette possibilite, la chanson n’a pas ete, en tout cas, exactement la meme que celle reproduite par Hilde¬ gaire, car, bien que nous ne connaissions la langue frangaise qu’a partir du IX e siede (les Serments de Strasbourg), il est evident que le poeme, tel que nous le presente Hildegaire, n’est ecrit ni dans la langue vulgaire du VII e , ni dans celle du IX e siede, mais donne, tout au plus, la traduction latine d’un poeme en langue vulgaire. Mais M. Bedier ne se contente pas de faire ces objec¬ tions. Il nie meme que Clotaire ait jamais combattu les Sa- xons, et il emet l’avis qu’Hildegaire n’a fait que plagier une chronique plus ancienne, le Liber Histoiice Fremconim , d’en¬ viron 720. Dans cette chronique, la guerre contre les Saxons est narree d’une maniere assez detaillee, mais, selon M. Bedier, la fagon meme dont les faits y sont presentes, prouve l’in- vraisemblance de cet evenement, et le Liber Historicr Fran¬ corum ne peut donc etre invoque a l’appui de l’historicite de cette pretendue guerre. De plus, comme la chronique dite de Fredegaire, de l’an 642, — la seule source contemporaine que nous possedions pour l’epoque de Clotaire — nous apprend que les seize dernieres annees du regne de ce roi furent pai- sibles, et ne fait meme pas mention d'une guerre contre les La nouvelle iheotie des origwes des chansons de geste . 3 Saxons, M. Bedier se croit en droit de presumer que la guerre en question n’a jamais eu Heu. Ouand il s’agit d’une epoque pour laquelle les sources sont aussi rares que pour le VII C siede, il faut se garder de se der sans reserve ä un argument ex silent io, et bien qu’on ne puisse affirmer, sur le temoignage du Liber llistoricc Fran- conun , que Clotaire ait entrepris la susdite guerre, on a encore moins le droit de le contester en s’appuyant sur Fre- degaire. Car on peut toujours supposer que cette guerre n’ait ete qu’une rencontre insignifiante ä laquelle un chroniqueur contemporain n’a pas attache d’irnportance, tandis que la tradition posterieure l’a transformee en une veritable guerre. Le combat de Roncevaux, qui, cependant, est un fait authen- tique, offre un parallele frappant, et c’est un pur Hasard qu’un ecrivain, Einhard, Fait mentionne en passant. Mais pour la question qui nous occupe en ce moment, lauthenticite de la guerre contre les Saxons n’est d’aucune im- portance. Que cette guerre soit historique ou non, nous cons- tatons ce fait que, cent ans apres, il existait une tradition relative ä cette guerre, qui nous est conservee dans le Liber llisto - rite Francorum. M. Bedier reconnait lui-meme que ce recit a un caractere poetique plutot qu’historique, et ceci est d’une grosse importance, car ce que nous cherchons, dans le cas present, ce ne sont pas des faits historiques, mais des poemes historiques. Et c’est, sans contredit, un poeme de ce genre qui se trouve ä la base du Liber Histoiice Fianconnn — meme selon l’avis de M. Bedier. Qu’Hildegaire iVait fait que pla- gier ce recit, M. Bedier ne l’a guere demontre. S’il en etait ainsi, on trouverait surement, comme chez d’autres compila- teurs de l’epoque, une quantite de concordances verbales, mais celles que M. Bedier a relevees sont si peu nombreuses, si insignifiantes et si vagues qu’elles ne prouvent rien. Mais a ce point en litige il n’est pas necessaire non plus d’attacher de l’importance. On peut tres bien admettre qu’il n’y ait jamais eu de guerre contre les Saxons, qu’llilde- gaire ait plagie le Liber Historicu Francorum et meme quHl n’ait 14 He?nik Sehück , jamais entendu de poeme populaire sur saint Faron, mais qu’il l’ait, tout simplement, fabrique lui-meme. II reste toujours ce fait indeniable: Hildegaire veut illustrer la popularite de son heros, en disant qu’il etait celebre dans des chants populaires accom- pagnant des rondes de femmes. II en resulte necessairement que de pareilles chansons de danse lyrico-epiques, en strophes, etaient frequentes ä cette epoque (le IX e siede), et c’est ce qui importe reellement et non pas la question de savoir s’il y a eu une chanson de danse precisement sur saint Faron. Si, de nos jours, quelqu’un voulait donner des preuves de la cele- brite d’un homme, en relevant le fait qu’on chante sa gloire dans les chansons des rues, ceci peut tres bien etre un men- songe, mais ce ne peut pas etre un mensonge que des chan¬ sons de ce genre existent reellement. II reste donc etabli qu’Hildegaire pouvait considerer comme une preuve de la popularite d’une personne le fait qu’elle etait chantee dans des chansons de danse lyrico epiques; et par consequent, ces chansons existaient vers 870. M. Bedier sent tres bien que c'est precisement cet argument-la qu’il fau- drait ecarter, mais ä ce point il ne consacre que quelques mots qui, en realite, ne disent pas grand’chose. II renvoie aux passages de la Bible oü il est question de choeurs de femmes dansantes (la sceur de MoVse, Deborah et Judith), et il donne ä entendre qu’Hildegaire aurait pu, pour embellir son recit, se servir de modeles bibliques. Mais il n’ose — et avec raison — soutenir cette opinion, qui est tres peu vraisemblable, et en concluant, il s’abstient de pretendre que le temoignage d’Hildegaire soit nul, mais il ajoute qu’il faudrait qu’une theorie de l’origine des chansons de geste füt bien depourvue de preuves, si eile ne pouvait exister sans l’appui d’un tel document. Malgre cette formule prudente, il considere, dans les autres parties de son ouvrage, le poeme de saint Faron comme etant nul et sans valeur en tant que temoignage} Mais d'une 1 P. ex. t. III, 255: enous tächerons de montrer en notre tome IV que le texte ainsi denomme [la cantilene de saint Faron] ne prouve rien.* La nouvelle iheorie des origin cs des chansons de gesie. *5 part, il est loin de l'avoir prouve, et, d’autre part, il n’a pas du tout considere Ies raisons qui parlent en faveur de l’exac- titude de l’allegation d’Hildegaire. La question se pose ainsi: y a-t-il eu, au IX e siede, des chants lyrico-epiques accompagnant les rondes de femmes, ou bien devons-nous considerer l’indication d’Hildegaire comme une imitation fantaisiste de la Bible? Je citerai ici quelques faits qui montrent combien de pareilles chansons de danse etaient frequentes, faits qui excluent toute idee d’imitation biblique. Il est singulier qu’ils n’aient pas ete releves par M. Bedier; en tout cas il n’a pas touche a cette partie de la question. Au concile d’Autun (573 — 603) fut prononcee, entre autres, cette decision: «Non licet in ecclesia chorus saecularium vel pucllarum cantica exercere nec convivia in ecclesia praeparare, quia scrip¬ tum est: domus mea domus orationis vocabitur.» Ici sont donc mentionnes comme frequents des chants accompagnant les rondes de jeunes filles. Et la meme decision est renou- velee par le concile de Chalons-sur-Marne (639—654): «Valde omnibus nuscetur esse decretum, ne per dedicationes basilica- rum aut festivitates martyrum ad ipsa solemnia confluentes obscina et turpea cantica, dum orare debent aut clericos psal- lentes audire, cum choris foemincis , turpia quidem, decantare videantur.» Et en 826 est promulgue ce capitulaire: «Sunt quidam, et maxime midieres , qui festis ac sacris diebus atque sanctorum nataliciis non pro eorum quibus debent delectantur desideriis advenire, sed balando et verba turpia decantando, chovos tenendo ac ducendo , similitudinem paganorum peragendo, advenire procurant.» On peut donc suivre cette coutume depuis le VI e siede jusqu’au temps d’Hildegaire, et on peut prouver par d autres citations que les chansons de danse en question survecurent ä son epoque. Ainsi on lit dans la Vita sancti Wilhelmi (d'en- viron 1122) le passage suivant: «Quae enim regna et quae provinciae, quac gentes, quae 6 Henrik Schuck , urbes Wilhelmi ducis potentiam non loquuntur, virtutem animi, corporis vires, gloriosos belli Studio et frequentia triumphos? Qui chori juvcnum , qui conventus populorum, praecipue mili- tum ac nobilium virorum, quae vigilia sanctorum dulce non resonant et modulatis vocibus decantant, qualis et quantus fuerit, quam gloriose sub Carolo glorioso militavit, quam for- titer quamque victoriose barbaros domuit et expugnavit.» Ici sont donc mentionnes des chori juvenum qui celebraient Guil- laume d’Orange, le fameux heros de tant de chansons de geste, et il est difficile d'y voir une allusion a la Chanson de Guillaume (d’environ 1080—i ioo), car celle-ci etait chantee par un seul jongleur et non pas par un choras juvenum . Mais dans un compte rendu, Lcs Origines de la poesie ly- rique en France , publie dans le Journal des Savants (1891—92), Gaston Paris a releve d’autres passages, tires de la litterature frangaise du XII e siede, ou les chansons de danse se trouvent mentionnees, et je me permets de le citer: «Un fragment de chanson lyrico-epique nous met exac- tement sous les yeux la repartition des plaisirs que prenait un jour de fete la haute societe du XII e siede: Souz un chastel q’en apele Biaucler En moüt poi d’ore i ot granz baus levez. Ces damoiseles i vont por caroler, Cil escuier i vont por bohorder, Cil Chevalier i vont por esgarder. (■ Guillaume de Dole , v. 51S4). Ces rondes de femmes, nous les retrouvons dans Chre- tien de Troies (Free, v. 2047), dans Gui de Nanteuil (v. 2511), dans FArt d'amours de maitre Elie (v. 133, 137), dans Dur¬ mart le Galois (v. 2333), dans plusieurs de ces «chansons de Caroles» dont nous allons parier, dans les sermonnaires, 1 dans la Clef d'amours (v. 437, 1569, 1575, 2614, 2670), dans les Tournois de Chauvenci (v. 3093), dans la Berte d’Adenet (265, 1 Voir entre autres Et. de Bourbon, p. 161 : une jeune fille, a Angers, cum alii irent ad sermonem , alias socias convocabat ad choreas . La nonvelle theorie des ongines des chansons de geste. 17 302), dans Petrange commentaire fait au XIV e siccle de X Art d tiimcr d’Ovide, 1 et encore, ä la fin du XIV e siecle, dans les descriptions de Froissart. — — — Ce qui caracterisait surtout les Caroles, c’etait le chant qui les accompagnait. Ii y avait un des danseurs, le plus souvent, meme dans les Caro¬ les mixtes, une des danseuses, qui «chantait avant», et les autres «repondaient», c’est-ä-dire reprenaient le refrain.» L’existence de chansons de danse executees par des fem- mes peut donc etre constatee depuis le commenceinent du VIF siede jusqu’ä la fin du moyen äge, et ainsi il est evi¬ dent que la coutunie dont parle Hildegaire, n est pas une pure invention qui lui a ete inspiree par un modele biblique, mais un fait reel par lequel il veut mettre en relief la popularite de son heros, en rappelant que celui-ci etait un des person- nages principaux des chansons de danse epiques, bien connues du public lettre du IX e siecle. Par contre, il me semble que M. Bedier a eu raison de rejeter quelques autres temoignages sur lesquels les recher- ches anterieures s’etaient appuyees. Un pocta Saxo du IX e siecle, parfaitement inconnu, d’ailleurs, mentionne dans un poeme les vulgaria cantntia dans lesquels les ancetres de Louis le Pieux etaient celebres, mais ces chants — de meme que les barbara et antiquissima canuitia que Charlemagne voulut recueillir — etaient, sans doute, composes en langue franque, c.-a-d. germanique, et non romane. Et le passage de PAstronome limousin qu’on a souvent eite, ne se rapporte nullement ä des chansons; ce n'est en realite qu’un renvoi a la Vita Caroli d’Einhard. Mais Tintervalle entre la Vic de saitit Faron d’Hildegaire (environ 870) et la Chanson de Roland (environ 1120) peut, au point de vue litteraire, etre comble autrement. La langue de la Chanson de Roland est, comme le dit M. Bedier (III, 190), «une langue litteraire, on ne sait si le poete ecrivait plutot dans 1 Ce commentaire nous presente toujours les chansons de Caroles comme chantees par les femmes. Voir notamment Hist, litt . de la France , XXIX, 479. 8 Henrik Schuck , l’Ile de France ou dans la Normandie, par exemple, ou ailleurs». Mais une pareille langue demande, tout de meme, pour se produire, une assez longue periode de preparation remplie d’activite poetique. De meme qu’Homere ne fut pas le premier poete grec, l’auteur de la Chanson de Roland ne fut pas le premier poete frangais. Et il n’est guere probable qu’il ait tire ses heros du neant. Les personnages du poeme — Ro¬ land, Olivier, Naymes, Ganelon, Turpin, Charlemagne — ont, evidemment, eu chacun leur caractere bien defini avant de de- venir les heros de la Chanson de Roland ' car ils y apparais- sent comme des figures dejä connues du public et n’ayant pas besoin de lui etre presentees. Et ä aucun poete isole ne serait venue l’idee de donner ä Charlemagne deux Cents ans alors qu’il n’en avait en realite que trente-sept; cet age fabu- leux est-evidemment le fruit d’une poesie anterieure, qui s’est developpee successivement pendant un nombre d’annees con- siderable. Si Ton n’admet pas l’existence d’une tradition poe¬ tique anterieure, une foule de problemes restent, en effet, in¬ explicables, et il est impossible que la notice succincte d’Ein- hard sur l’attaque basque ait pu donner ä Tauteur de la Chanson de Roland le sujet de son poeme, car alors il serait difficile de comprendre pourquoi seuls les exploits de Roland aient ete celebres, tandis que ceux de ses freres d’armes, Eggi- hard et Anselme, ne sont chantes ni dans cette chanson, ni dans aucune autre. Ces deux derniers ne sont pas meme nomnies, bien que le tombeau d’Eggihard, tout comme celui de Roland, se trouvät sur la route de pelerinage. M. Bedier ne croit pas devoir nier non plus que le Sys¬ teme de versification que nous trouvons applique dans la Chanson de Roland, n’ait demande une longue periode de prepa- ration prealable. Mais il s’agit de savoir, dit-il, s’il a fallu pour cela trois, quatre ou cinq siecles, ou si un seul n’a pas suffi. Et c’est, en effet, une question qu'on peut discuter. Mais en se plagant au point de depart de M. Bedier, il semble que cette periode ne puisse guere embrasser plus d’un demi-siecle, et cela me parait bien insuffisant. Il fait observer que cette poesie d’ins- La nonveile theoiie aes 01 igitt es des chansons de gesie. 9 piration guerriere et religieuse ne peut etre anterieure au XI e siede, que l’idee d’une croisade de Charlemagne en Es- pagne n’a pu naitre qu’ä l’epoque de la croisade frangaise du XI C siede contre les Maures, et que les chroniques et les diplomes anterieurs ä ce siede n’offrent aucune allusion ä des chansons de ce genre. Cette poesie n’a donc du se de- velopper qu’au XI e siede, pour se presenter au debut du siede suivant — dans la CJumson de Roland — sous une forme deja parfaite, au point de vue technique. A cela on peut objecter, d’abord, qu’il est vrai que la premiere croisade en Espagne eut lieu en 1018, mais que, comme le croit M. Bedier, ce n’est que dans la seconde moitie du meme siede que ces croisades prirent un essor plus con- siderable. Et avant qu’elles fussent devenues frequentes, c’est- a-dire, avant que les routes de Saint-Jacques de Compostelle se fussent remplies de pelerins et de Chevaliers, la tradition ne pouvait, selon la theorie de M. Bedier, guere naitre. Mais alors cette periode de tradition devient singulierement breve. II est vrai que le poeme exprime l’ideal de l’epoque des croisades de l’an 1100 environ, mais ici une parallele s’offre tout naturellement ä la pensee: le Nibelungenlied , qui date des dernieres anne.es du XIE siede. Ce poeme est, lui aussi, une expression de l’esprit chevaleresque du XIE siede, et Ton ne saurait imaginer cette epopee sans le milieu social de l’epo- que. Mais, pour ce qui est du Nibelungenlied , nous savons que ce poeme, quant aux motifs, aux caracteres, etc., a ete prepare depuis le V e siede et que c’est le fruit mür d’un tra* vail poetique continue pendant des siecles. La difference, sous ce rapport, entre le Nibelungenlied et les chansons de geste, est donc que, dans le premier cas, la litterature nous a conserve, au moins en partie, des traces des diverses etapes de preparation ou bien des notices sur cette preparation, tandis que, dans le se- cond cas, dies font defaut. Mais on n’est pas autorise a en tirer la conclusion que de pareilles preparations n’aient pas existe, car le fait qu’un poeme du XIE siede reflete naturellement la culture et la vie politique contemporaines, ne prouve pas 20 Henrik Schrick, que cette poesie n’ait pu etre precedee d’une autre, plus an- cienne, qui, a son tour, a redete, non pas la culture du XII e siede, bien entendu, mais celle du siede ou ce poeme plus ancien a ete compose. Ces poemes perdus ont pu differer, quant au choix des sujets et ä la maniere de les traiter, des poemes plus recents. Mais c’est grace a eux que s’est developpee la technique poetique teile qu’elle se presente dans le plus an¬ cien poeme conserve. On peut, sans doute, objecter que, dans le Nibelungen¬ lied , la chevalerie se trouve aux prises avec une civilisation plus ancienne qui n’a pu etre entierement effacee, et cette lutte temoigne pourtant de l’anciennete du poeme. Mais n’est- ce pas aussi le cas de la Chanson de Rolande On n’a qu’ä rapprocher Tun de Pautre deux poemes comme VIvain et le Roland pour voir Penorme difference qu’il y a dans leur maniere de comprendre la vie; on dirait que des siecles les separent. M. Bedier a, naturellement, senti cette difference frap¬ pante, mais il passe rapidement dessus et ne semble y voir qu’une difference de style, necessitee par le choix des sujets, qui peut exister entre les divers genres poetiques de la meme epoque. II dit: «Les auteurs des chansons de geste ont donc simple- ment projete dans le passe carolingien les idees et les senti- ments de leur temps. Le camp de Charlemagne fut pour eux le lieu de tout heroisme, comme la cour d’Artur etait le lieu de toute courtoisie. Comme Perceval et Lancelot, sous leur costume breton, sont de courtois Chevaliers de P'rance, ainsi un Olivier ou un Vivien, sous leur costume carolingien, sont de preux croises du XII e siede» (IV, 402). Mais il ne semble pas etre bien sür de son fait, car en terminant son livre il revient au meme probleme, qu’il avoue, cette fois, ne pas avoir resolu: «Je n’y ai que tres imparfaitement reussi, je le sais. Que de questions j’ai posees sans les resoudre, que de questions j’ai entrevues peut-etre sans oser meme les poser! Quel est le rapport des chansons de geste aux romans pres- que contemporains du cycle de l’Antiquite et du cycle de La nouvelle theorie des origines des chansons de ge sie. Bretagne ? Pourquoi, dans les chansons de geste, tel type de heros plutot que tel autre, tel type d’aventures plutot que tel autre?» (IV, 476). Et ä cette question il ne donne pas de re- ponse et n’en peut guere donner, vu le point de depart qu'il a choisi. Quant a moi, je ne puis m’empecher de voir dans cette difference de style un argument contrc M. Bcdier. I i Irain a sürement ete ecrit au XII e siede, et tout le genre qu’il repre- sente, le «roman», n’a ete cree qu’a cette epoque. Ici nous avons donc une expression veridiquc precisement du XII e sie¬ de. Comme la Chanson de Roland offre, d’une part, des traits provenant du XII e siede, et que, d’autre part, eile decele une conception de la vie qui parait beaucoup plus archai'que, je dois, pour mon compte, en conclure que la Chanson de Roland , de nieme que le Nibelungenlied , dans son style, dans sa technique et dans ses motifs, suppose l’existence d’une poesie plus ancienne qui y a laisse des traces. De cette poesie presumee on trouve un indice au moins un siede avant le Roland. Du commencement du XI e siede nous possedons le Fragment de la Ilaye , qui raconte en prose latine comment Charlemagne assiege une ville — d’apres Suchier il ne peut etre question ici que de Narbonne —, ainsi le meme sujet et la meine tradition que nous rencontrons dans les chansons de geste. Le fragment est, comme l a mon- tre Suchier, un exercice d’ecolier, presentant trois ccritures differentes, provenant de trois eleves differents. Quant a la date du manuscrit, Pertz l’avait attribue au X e siede, Campbell et Gautier de meme, mais le paleographe Demaison le place dans la premiere moitie du XI e siede, et c’est ce que fait aussi M. Kruch. Mais dejä Gaston Paris avait, longtemps avant, decouvert que derriere le texte en prose se cachait un original latin versifie que l’on peut, pour la plus grande partie, reconstituer rien qu’en changeant l’ordre des mots, et Suchier a fait observer que la lache imposee aux trois ecoliers avait sans doute consiste ä transformer le poeme latin en prose latine. 22 Henrik Schlick , Mais il en ressort un fait assez important, que M. Bedier n a pas pris en consideration: le poeme doit etre plus ancien que le theme d’ecolier du debut du XI e siede, de combien nous ne saurions le dire, il est vrai, mais ce doit etre d’un nombre d’annees assez considerable, et nous pouvons donc constater qu’un sujet de chanson de geste a ete traite dans un poeme latin, qui date peut-etre de l’an mil environ. Le fragment de La Haye montre donc que la tradition concernant ces heros caro- lingiens etait en plein developpement dejä ä la hn du X e siede. Le saut de la chronique d’Hildegaire aux chansons de geste carolingiennes ne serait donc pas aussi grand que le suppose M. Bedier. Mais on peut aussi envisager la question d’un autre point de vue, que M. Bedier, autant que j’ai pu le constater, n’a pas pris en consideration. Le premier germe de la tradi¬ tion se rattachant ä la croisade de Charlemagne en Espagne se trouvait, selon son opinion, qui est probablement la juste, dans les contes et legendes qui s’etaient developpes dans les lieux de pelerinage sur la frontiere espagnole et dans le Midi de la France. Mais cette tradition se transmettait sans doute dans la langue meme du pays, c’est-ä-dire en provengal, et non en frangais. Les heros des plus anciennes chansons (le fragment de La Haye et la Chanson de Guillaumc] etaient des Proven- gaux. Parmi les pelerins qui passaient par ces routes, de meme que parmi les croises, les Provengaux se trouvaient au moins en aussi grand nombre que les Frangais du Nord. Et cepen- dant les chansons de gestes sont des oeuvres frangaises et non pas provengales. Il est vrai qu’il existe quelques epopees meridionales, mais, d’une part, eiles sont evidemment com- posees sur le modele des chansons frangaises, d’autre part, elles proviennent toutes d’une province qui etait particulierement exposee ä l’influence frangaise. M. Bedier n’essaie pas d’expliquer ce phenomene. Mais d’apres sa propre theorie, le probleme ne peut guere etre re- solu que d’une seule maniere. Les matieres brutes proviennent, selon son opinion, des clercs attaches aux eglises des lieux La fionvelle theorie des origines des chansons de ge sie. 23 de pelerinage et ont ete, par la suite, elaborees par les pelerins et les croises. Mais une pareille tradition, ce n’est pas encore de la poesie. La «legende* de la Chanson de Roland est, comme dit M. Bedier, des plus simples. L’arriere-garde de Charlemagne est attaquee dans les Pyrenees par les Sarrasins, et Roland, le chef de cette arriere-garde, est tue, apres de merveilleux exploits de bravoure. Les clercs montrent le tombeau du he- ros; peut-etre ajoutent-ils ce trait, qui se retrouve dans presque toutes les traditions du meine genre, que la defaite a ete cau- see par un traitre; peut-etre transportent-ils le combat de l’etroit defile oü il avait eu lieu en realite, ä la large vallee de Roncevaux, mieux en accord avec l’idee d’une grande ba- taille ; enfin, ils montrent la pierre que Roland a frappee de son Durendal, et racontent le miracle du gant du martyr, — mais tout cela est fort peu de chose et ne constitue pas encore un poeme. II en est de meme, ä peu pres, des autres legendes de pelerins qui formeront, plus tard, les chansons de geste. Pour que ces maigres legendes locales fussent transformees en poesie, il fallait qu’elles fussent recueillies et remaniees par des poetes — d’abord, peut-etre, par des poetes populai- res locaux, ensuite par des professionnels, c.-ä-d. par des trouveres ou des Jongleurs. Mais ces derniers ont du etre des Frangais du Nord, car, bien que rattachee ä des sujets pro- vengaux et ä des lieux de pelerinage en Provence, cette poe¬ sie est frangaise. Et il n’est guere vraisemblable qu’une epo- pee composee dans l’idiome parle dans le nord de la France ait vu le jour — en Provence, sans aucune sorte de prepara- tion dans le Nord. Si Von admet cette hypothese, on arrive necessairement a la conclusion suivante: deja avant ce poeme sur les exploits des PYangais faisant la croisade en Espagne, il y a eu, dans le nord de la France, une poesie analogue qui, certes, ne celebrait pas les croisades en Espagne, mais dont la technique a du etre developpee jusqu’a un certain degre, et c’est cette technique qui apparait dans les chansons de geste que les jongleurs du Nord composaient plus tard sur 24 Henrik Schuck , les sujets tires des croisades, jouissant d’une si grande popu- larite au XI e siede. La theorie de Gaston Paris, bien que victorieusement combattue sur plusieurs points essentiels par M. Bedier, n’est cependant pas aussi completement refutee qu’on serait tente de le croire ä la premiere lecture de Pimportant ouvrage de M. Bedier. Car il y a deux faits qui s’imposent comme points de depart ä la discussion de ce probleme: depuis le VII e siede, il etait d’usage de traiter des motifs epiques dans des chan- sons de danse strophiques, usage qui a survecu pendant une grande partie du moyen age; et de Pan mil environ, nous possedons un poeme latin qui a chante le siege de Narbonne, et qui appartient au cycle de Guillaume d'Orange. Pour Gaston Paris il etait evident que le poeme latin etait la traduction d’une chanson de geste provengale, et M. Bedier, dont Tesprit critique se manifeste d’ordinaire d’une maniere si remarquable, n’a rien a objecter ä cette assertion, ä laquelle il ne s’arrete pas du reste. Voici ce qu’ecrit Gaston Paris: «On peut en effet affirmer, sans hesitation, que le poeme dont il faisait partie a ete traduit d’une langue vulgaire; le moine quelconque qui Pa compose ne pouvait avoir les quali- tes d’invention necessaires ä un poete original; on ne saurait meme preter ä la versification latine de ce temps la faculte de faire un poeme d’apres les recits populaires. Le sujet est d’ailleurs trop d’accord avec les poemes en langue vulgaire, pour qu’on puisse se refuser ä admettre que le versificateur a travaille sur Tun d’eux. Ce fait n’a rien qui doive surprendre; on pourrait en produire de nombreux exemples. Nous nous bornerons ä quelques-uns: le WaltJiarius, poeme latin compose dans la premiere moitie du dixieme siede par Gerald ou Eckehard dans le couvent de Saint-Gall, est certainement tra¬ duit de l’allemand, et sans doute d un de ces chants meme, appartenant au cycle des Nibelungen, qu’avait fait rassembler Charlemagne; on peut attribuer la meme origine au Ruodlicb , La nouvelle theorie des origines des chansons de geste. 25 ecrit dans les premieres annees du onzieme siede par le moine de Tegernsee Fromond; dans la meme abbaye, vers 1160, Metellus donne le resume d’un des poemes qui ont concouru ä former la chanson COgier le Danois . Plus tard, cet usage ne disparut pas: au douzieme siede on peut citer le poeme De Traditio ne Gucnonis , imite de not re Chanson de Roland , et au treizieme un fragment de traduction du Willchalm de Wolfram d’Eschenbach. On est donc parfaitement autorise ä regarder le fragment de la Haye comme traduit d’un poeme en langue vulgaire; c’est le plus ancien document que nous possedions en ce gerne.» 1 Comme on le voit, les preuves se montent ä deux: le poeme traite le meme sujet que les chansons de geste, et il y a des analogies qui montrent que les traductions d’une langue vulgaire en latin etaient frequentes. Pour commencer par les analogies, la theorie de Gas¬ ton Paris, quant a celles-ci, est actuellement abandonnee. Le Ruodlich n’est certainement pas la traduction d’un seul long poeme allemand; l’auteur a, sans doute, utilise plu- sieurs contes allemands, mais on ne peut pas dire non plus qu’il ait directement traduit ces derniers, meme s’il s’en est servi comme base a son roman. Et on ne considere plus le Waltharius comme la traduction d’un poeme allemand. L’au¬ teur aura, peut-etre, versifie un conte en prose latine, mais il est encore plus probable qu’il a connu la legende de Walter par une Serie de petits poemes; en tout cas il a fait, non pas la traduction d’un certain poeme, mais une adaptation de la legende de Walter, qu’il a connue par des recits oraux ou par une serie de poemes allemands, peut etre aussi, mais ceci est moins probable, par un recit en prose latine. Enfin, quant au Carmen de Proditione Guenonis , on est aujourd’hui moins que jamais fixe sur Tage de ce poeme latin, et on ne peut, par suite, l’invoquer ä l'appui d’un usage du XI e ou du XII e siede. 1 Histoire Poetique de Charlemagne , p. 51. 26 Henrik Schuck , II est vrai que le fragment de La Haye traite du meme sujet que les chansons de geste, mais il n’en resulte pas que le poeme soit la traduction d’une de ces chansons, car il peut aussi bien avoir ete ecrit — comme le Waltharius — sur un fond de legendes, de traditions et de petits poemes se rappor- tant au siege de Narbonne, et ce qui etait evident pour Gaston Paris, ä savoir qu’il y a eu des chansons de geste vers Pan mil, doit aujourd’hui etre considere comme non prouve et meme comme invraisemblable. Si nous passons maintenant au poeme lui-meme, nous trouvons, en efTet, qu’il traite le meme groupe de sujets qui sera plus tard repris dans les poemes sur Guillaume d’Orange. Mais — ce qui a plus d’importance — la maniere dont le sujet est traite ici, differe entierement. Cela forme un ensem- ble embrouille et diffus, ou ne se fait sentir aucun interet pour l’action, mais qui est plein de raisonnements et de periphra- ses, bourre, en surplus, de plagiats de Virgile et d’Ovide, en cela semblable aux poemes latins originaux du X e siede, mais entierement different des chansons de geste. On n’a qu’a lire p. ex. ce passage: Declarat insatiabilis cupido humane laudis quanti pretii sit quantoque refulgeat aciu anirnositas Ernaldi. Quicquid enirn bellice virtutis offitio datur opus, id ab eo haud segniter conpletur. Haud secus famelica rabies leonis grassatur occurrente sibi preda, quam virtus Ernaldi per prelia. Post multa vero feliciter acta aspicit quendam fraterne stirpis cedis reum. Qui nil mora- tus, validam in hunc contorserat hastam, cui volanti torax fit pervius hostis. Quo ictu inpellitur corpus militis longius x cabites; sieque excussus equo vitam demiserat orco. Je crois donc qu’on ne risque pas de se tromper en affirmant que ce n’est pas sur un original provengal ou fran- gais determine que se base ce poeme. Mais voici une autre question ä laquelle nous devons nous arreter un instant. Le poeme ne traite pas d’une croi- sade en Espagne, mais d’un combat en Provence entre Sarra- sins et Provengaux. Et ici nous touchons a un point de la demonstration de M. Bedier qui, jusqu’ä present, n’a pas ete pris en consideration. La nouvelle th&orie des origines des chansons de geste. 27 II est parfaitement exact que Ja tradition des croisades en Espagne n’a pas pu se developper avant la seconde moitie du XI e siede. Mais il ne s’ensuit pas qu’on n’ait point eu de traditions anterieures relatives a la lutte entre les Sarrasins et les Provengaux pour la possession de la Provence, lutte si importante et de laquelle dependait le sort du pays. II serait meine singu- lier qu’une pareille tradition n’eüt pas existe, et M. Bedier a probablement raison de dire que ces traditions ont ete attachees aux monasteres d’Aniane et de Gellone, en ce sens que toute la base historique que l’on trouve dans les chan¬ sons plus recentes sur Guillaume, a ete empruntee ä la tradi¬ tion monacale de ces couvents. Mais du fait que ces monas¬ teres etaient devenus plus tard des etapes sur la route de Saint-Jacques de Compostelle, il ne suit pas que ce fut alors seulement qu’ils devinrent de celebres lieux de pelerinage dont les traditions ne se seraient developpees qu’a l’epoque ou les pelerinages d’Espagne avaient connnence. Il faut plutot croire qu’ils sont devenus des etapes sur la route parce qu’ils etaient deja, en ce temps-lä, des lieux de pelerinage connus que l’on visitait souvent. Je me permettrai maintenant de tirer la conclusion de mes premisses. Au moins des le debut du VII e siede, il etait d’usage en France, et sans doute aussi en Provence, de cele- brer des evenements historiques dans de courts chants de danse. A Aniane et a Gellone il y a eu sur Guillaume d Orange des traditions monacales que Ton peut faire remon- ter jusqu’au commencement du IX e siede, epoque ou vivait Guillaume, et dans d’autres couvents s’etaient formees des tra¬ ditions relatives a d’autres heros. A la fin du X e siede, ces tra¬ ditions ont du se revetir d’une forme poetique, car, peu apres, dies se revelent sous cette forme dans le fragment de la Haye. Ce developpement poetique de la tradition monacale n’a pas pu se produire par l’intermediaire des moines memes et encore moins peut-il etre attribue, en premier lieu, ä l’auteur latin du fragment de la Haye, mais il a du se faire au moyen de poemes composes soit par des poetes populaires, soit pas des Jongleurs profes- 28 Henrik Schuck y sionnels qui frequentaient les lieux de pelerinage et y recueil- laient de la bouche des moines les traditions des couvents. Or, on ne connait pas d’autre forme poetique existant a cette epoque que celle de la chanson de danse, et il n’est guere probable non plus, apres la demonstration de M. Bedier, que deja au X e siede la Provence ait ete envahie par des jongleurs frangais; selon toute vraisemblance, ces poemes etaient donc — comme Gaston Paris V a suppose — de courts chants ly¬ rico-epiques, composes par des hommes du peuple, dans le voi- sinage des lieux de pelerinage en question. Mais Gaston Paris n’explique pas comment ces courts chants lyrico-epiques, en strophes, aient pu devenir d’amples epopees rhapsodiques, c.-ä-d. des chansons de geste, car ni la Licdcvthcoric , ni la theorie des «noyaux» ne sauraient etre appliquees ici. Ce n’est pas par la simple juxtaposition de courtes chansons en strophes que Ton obtient une epopee rhapsodique sans strophes, et il n’est guere possible non plus que de courtes chansons strophiques se soient developpees, sans autre forme de procedure, en une ample epopee sans division en strophes. Ce fait ne saurait s’expliquer sans Pin* tervention d’un troisieme element. Le chainon intermediaire entre les chants lyrico-epiques releves par Gaston Paris et les chansons de geste a ete, ä mon avis, la poesie en langue latine. Dans la poesie latine classique on trouva le modele du long poeme rhapsodique, non seulement chez Virgile, mais aussi chez des poetes bas- latins comme p. ex. Prudence, auteurs de Jlcs de sahits versifiees. De meme qu’on avait dejä anterieurement imite celles-ci en langue vulgaire, on commenga, au XI e siede, ä remanier, en des poemes latins, les motifs poetiques qui avaient ete repan- dus gräce aux chansons de danse chantees par le peuple dans certains lieux de pelerinage. De ces poemes au moins un nous est parvenu, savoir le fragment de la Haye. L’etape suivante fut de composer en langue vulgaire, sur la base de la tradition epique dont il a ete question, des poe¬ mes rhapsodiques semblables, — ce qui ne veut pas dire que La nouvelie thcorie des origincs des chansons de geste. 29 les jongleurs aient incorpore directement dans leurs chansons de geste les chansons de danse qu’ils avaient entendues, mais qu’ils profitaient de la tradition legendaire qui s’etait develop- pee dans ces chansons de danse et de la technique poetique qu’on y avait perfectionnee. II n’y a que cette hypothese qui explique le fait que les heros, mcme ceux des chansons les plus anciennes, sont presentes comme des personnages connus de l’auditoire et ayarit chacun leur caractere dejä fixe. On ne peut probablement pas faire remonter ces chan¬ sons de geste frangaises au delä de la date indiquee par M. Bedier, savoir le milieu du XI e siede. Mais c’est precisement a cette epoque qu’eut lieu le change¬ ment dans l’etat des choses que M. Bedier a constate d’une maniere si convaincante. Les Frangaisdu Nord commengaient a affluer vers Saint-Jacques de Compostelle, les croisades en Espagne deve- naient frequentes, des jongleurs du Nord accompagnaient les pelerins et les Chevaliers frangais dans leurs voyages aux sanc- tuaires provengaux et espagnols, ou ces jongleurs apprenaient a connaitre les legendes monacales et les poemes populaires qui avaient pris naissance dans les lieux saints. C’est de ces legendes et poemes qu’ils s’inspiraient pour leurs nouvelles chan¬ sons. Mais ä la base de cette poesie qui, vers 1100, avec la Chanson de Guillaumc et la Chanson de Roland , devint une veritable poesie d’art, suscitant une foule d’ceuvres du meine genre et se trouvant mentionnee aussi dans la litterature sa- vante, qui, comme cela arrive toujours, n’avait pas prete atten¬ tion aux poemes purement populaires, les chansons de dan¬ se, — ä la base de cette nouvelie poesie de chansons de geste se trouvaient non seulement les chansons de danse et les tradi- tions monacales du midi de la France qui ont fourni la ma- tiere, non seulement la poesie latine rhapsodique qui a fait naitre la forme et qui, surtout vers le milieu du NI e siede, epoque de la renaissance des etudes classiques, etait rede- venue populaire, mais il s’y trouvait aussi une poesie septen- trionale plus ancienne, dont la forme et la popularite nous sont attestees par la Vie de saint Hildegaire. Et cette nou- 30 Henrik Schlick, veile poesie, bien que le produit de Pactivite poetique de plu- sieurs siecles, etait cependant et avant tout Pexpression de la culture du XII e siede, en ce sens qu’elle porte Pempreinte de Penthousiasme guerrier et religieux de cette epoque. II faut donc, dans toutes les parties essentielles de son ouvrage, donner raison a M. Bedier. Mais je crois que dans son ardeur de critique M. Bedier n’a pas tenu suffisamment compte de certains detaüs qui ne meritaient pas d’etre rejetes avec le reste des theories anterieures, et il me semble que ni lui, ni d’autres n’ont senti Pimportance que la poesie epique latine a eue pour le developpement de la poesie medievale, ou plutot Pimportance que la composition artistique des epopees de Pantiquite latine a eue pour la naissance de Pepopee me¬ dievale. Je crois pourtant que cette influence, ici comme ailleurs, a ete considerable. II suffira de relever un seul fait pour eclairer cette question. A en juger d’apres la litterature islandaise-noroise, les peuples du Nord etaient, au moyen äge, parmi les mieux doues au point de vue poetique. Et cependant ils n’ont pas produit de longues epopees, mais seulement de courts poemes episodiques, semblables ä ceux qu’il faut supposer comme connus des lecteurs d’Hildegaire. Mais les peuples du Nord ne connaissaient pas la litterature latine, qui, par consequent, n’a pu exercer aucune influence sur la forme de Pancienne poe¬ sie scandinave. Mais si nous tournons nos regards vers les peuples qui connaissaient cette litterature latine, les Anglais, les Frangais, les Espagnols et les Allemands, nous constatons quhls possedent tous de grandes epopees, quoique celles-ci, selon toute vraisemblance, aient ete precedees -— avant le XII e siede — de courts poemes epiques, semblables ä ceux des peuples du Nord. Et Papparition de ces grandes epopees coYncide partout avec la connaissance de Pepopee latine. C’est en Angleterre que la litterature latine penetra d’abord. C’est lä que furent ecrits les plus anciens poemes d’ecolier — les Enigmcs d’Aldhelm — et c’est lä aussi que La nouvelle theorie des origines des chatiso?is de geste. 31 nous rencontrons la plus ancienne des veritables cpopees nie- dievales, le Beowulf\ qui, sur la base de petits poemes et de le¬ gendes, fut compose par un clerc qui, comme M. Brandl l’a montre, non seulement connaissait Virgile, mais s’est aussi laisse influencer par son style. De l’Angleterre la connaissance de la litterature latine se repandit en France ä l’epoque de Charle- niagne, et plusieurs poemes latins, provenant de l’entourage de l’empereur, nous ont ete conserves qui, ä n’en pas douter, ont subi 1 ’influence de l’epopee classique. Mais, en France, Pinvasion des Vikings et les lüttes intestines arreterent de bonne heure cette evolution. II n’en fut pas de meme en Allemagne, oü nous ont ete conserves les drames latins de Hroswitha, le Ruodlicb et le Waltharius , datant du X c siede, pour ne men- tionner que les productiqns les plus connues de cette poesie neo-latine. Le Waltharius est le premier poeme allemand que nous possedions sur une legende germanique. Mais nous savons que les memes motifs ont ete traites avant et apres cette epo- que dans de courts poemes episodiques. Le Hildebrandslied , de l’an 800 environ, en est un exemple, comme aussi le chant sur la trahison de Grimhild, qu’un jongleur saxon chanta de- vant Canut Lavard en 1131: «Tune cantor quod Kanutum Saxonici et ritus et nomi- nis amantissimun scisset . . . speciosissimi carminis contextu notissimam Grimildae erga fratres perfidiam de industria me- morare adorsus, famosae fraudis exemplo similium ei metum ingenerare tentabat». 1 Selon la Vita Kanuti le poeme fut chante trois fois devant le duc. II etait par consequent tout court, sans doute de la meme longueur, ä peu pres, que les chants nordiques de Sigurd. 11 se peut, d’ailleurs, que la legende des Nibelungen, eile aussi, ait ete traitee, au X e siede, dans un poeme latin que composa, sur la commande de Pilgrim, eveque de Passau, le clerc de celui-ci, Konrad. M. Roethe a recemment allegue 1 Saxo, ed. Holder, p. 427. 32 Henrik Schuck, La nouvelle iheorie des origines des chansons de geste . des raisons tres plausibles en faveur de cette opinion genera- lenient contestee. 1 Mais ce n’est que vers la fiti du XII e siede qu’appa- rait pour la premiere fois une epopee germanique, ecrite en allemand, qui a ete, en tout cas, precedee par les epopees latines, mentionnees ci-dessus, et par les harmonies des Evan- giles, composees par des dercs sachant le latin. II en a ete de meine en France. L’epopee la plus an- cienne basee sur un theme de chanson de geste, est un poe- me latin, le fragment de la Haye, et il faut voir dans ce fait, etant donnees les analogies, quelque chose de plus qu’un hasard. Nous savons qu’en France aussi, des sujets epiques ont ete traites anterieurement dans de courts poemes strophi- ques, et il serait fort etonnant que la litterature latine n’eüt ete pour rien dans le changement que subissait le goüt, alors que ces sujets — a l’epoque meme oü la connaissance de la litterature latine se repandit en France, savoir au XI e siede — commengaient a etre traites dans de longues epopees rhapsodiques. Les peuples barbares ne pouvaient de leurs propres for- ces s’elever ä la conception d'une oeuvre de grande enver- gure, parfaitement charpentee et organisee, et ce sont les Romains qui leur ont servi de maitres. Non que l’influence se fasse sentir dans les details; mais lart de maitriser la ma- tiere, riche en episodes, et de la soumettre ä Turnte de Taction, on Tapprit par le contact avec la poesie latine, tandis que les peuples du Nord, ä qui cet enseignement faisait defaut, ne sortirent pas du stage primitif caracterise par les chansons de TEdda et par les ballades, autrement dit, de la phase litteraire qui a precede les chansons de geste. Henrik Schuck. 1 Sitzungsberichte der Kon. Preuss. Akad. der Wissenschaften, 1909, P. 649. Besprechungen . Söderhjelm , J/iw/, Ge sch. d. ß z. Litt . //« Zeitalter d. Renaiss. 33 Besprechungen. Heinrich Morf, Geschichte der französischen Littcratur im Zeitalter der Renaissance. Zweite verbesserte und vermehrte Auflage. (Grundriss der romanischen Philologie begründet von Gustav Gröber. Neue Folge. I. Französische Litteratur). Strass¬ burg, Trübner, 1914 . 268 S. 8:0. Die im J. 1898 erschienene erste Auflage dieses wohlbekann¬ ten Buches stellte sich dar als der erste Teil einer weitläufigen Geschichte der gesammten neueren französischen Litteratur. Aus der Fortsetzung ist jedoch nichts geworden, statt dessen tritt der Anfangsband in einer zweiten Auflage auf, dies¬ mal der neuen Folge des Gröberschen Grundrisses einverleibt (diese erscheint bekanntlich in zwangfreien Bänden). Man darf wohl hoffen, dass die neue Auflage auch der verspäteten Fort¬ setzung einen neuen Anstoss geben wird. Wenige Epochen der Litteraturgeschichte sind Gegen¬ stand so zahlreicher zusammenhängender Gesammtdarstellungen gewesen wie das Zeitalter der Renaissance in der französischen Litteratur. Es zieht ja nicht so viel durch den litterarischen Wert seiner Erzeugnisse an — einige grosse Namen ausgenom¬ men — als vielmehr dadurch, dass während dieser Zeit sich der gewaltige Bruch zwischen Mittelalter und Neuzeit vollzog und der moderne französische (Jeist sich bildete. Der Entste¬ hungsgeschichte dieses modernen Geistes ist man vor allein nachgegangen — so wie er sich bei Montaigne, in den Bestre¬ bungen der Pleiade, in den Geschichtswerken, in den religiös¬ polemischen Schriften u. s. w. bekundet — und als Sainte- Beuve 1842 die neue Auflage seines 1828 zuerst erschienenen berühmten Tableau herausgab, gestand er zu, dass er »constate ee qui finit; j’epie et denote avec interet et curiosite ce qui commence >, und rühmt sich, dass er vor allem die Versuche der Pleiade, »notre premiere poesie classique avortee», in Bezug auf ihren Charakter festgestellt habe. Auch Faguet in seinen Studien über das XVI. Jhdt ( 1894 ) ist nicht vollständig, son¬ dern giebt nur Charakterzeichnungen derjenigen Schriftsteller, die ihm am besten die drei Hauptströmungen der Zeit, Refor¬ mation, Renaissance und Humanismus, zu vertreten scheinen — freilich ganz vorzügliche Bilder, welche uns das Verständnis für das Ganze besser eröffnen als irgend ein vollständiges Hand¬ buch. Zehn Jahre früher war schon Darmesteters höchst brauch¬ bares und nützliches Werk erschienen, 1889 hatte Birch-Hirsch- 34 Besprechungen . Söderhjelvi, Morf Gesch % d. frz . Litt , w« Zeitalter d. Renaiss. feld den ersten Teil seiner Literaturgeschichte veröffentlicht, der die Regierungen Ludwigs XII und Franz I umfasste, 1897 kam der grosse dritte Band des Petit de Julie ville’schen Wer¬ kes, sehr uneben, an der Seite von vortrefflichen Monographien, wie die über Montaigne, äusserst schwache allgemeinere Darstel¬ lungen, wie die der Novelle, enthaltend. Nach Morfs erster Auflage erschien noch, abgesehen von der Lanson'sehen Biblio¬ graphie (erster Teil, XVI. Jhdt, 1909), und von anderen Wer¬ ken, die Teile eines Ganzen bilden, wie das von Brunetiere, das zweibändige Werk von A. Tilley in Cambridge, The Literature oj the French Renaissance , ein angenehm geschriebenes, auf selb¬ ständigen Studien bauendes Buch, das mit grossem Nutzen gelesen werden kann, nicht am wenigsten wegen der biblio¬ graphischen Angaben, aber gewiss auch sonst. Morfs Buch, das in der zweiten Auflage bedeutend erwei¬ tert ist, hat neben allen den genannten Werken seine volle Existenzberechtigung. Es ist äusserst vollständig und enthält die reichsten bibliographischen Angaben, die so zu sagen bis auf den allerletzten Tag geführt sind. Dabei ist es jedoch keines¬ wegs ein blosses Kompendium. Überall giebt der Verf. sein eigenes Urteil und analysiert so weit als möglich die Werke, besonders der grossen Schiftsteller, wie Rabelais, Montaigne, Ronsard. Sein klarer, knapper, ausdrucksvoller Stil kommt ihm dabei sehr wirkungsvoll zur Hilfe. Er teilt seinen Stoff nach Gattungen ein, was den Nachteil hat, dass man zuweilen von einer interessanten Persönlichkeit, die es verdienen würde, in dem ganzen Umfange seines Lebens und Wirkens uns vorgeführt zu werden, kein einheitliches Bild bekommt — ich denke z. B. an Agrippa d’Aubigne, diese äusserst repräsentative, wuchtige Renaissance-Gestalt, auch an Margaretha von Navarra, deren Bedeutung für das kulturelle Leben wohl nicht ganz an den Tag tritt. Doch, ich denke an die Menschen und hier handelt es sich ja um die Litteratur. . . . Natürlich kann man bei einem so persönlichen Beurteiler vie Morf zuweilen von verschiedener Ansicht sein. Nur ein kleines Beispiel, um bei Margaretha zu bleiben: »an Anstössig- keit bleibt das Heptameron nicht hinter dem Dekameron zurück». Das möchte ich doch bestreiten: es giebt bei Boccaccio Sachen, die Margaretha gewiss nicht hätte niederschreiben können, wenig¬ stens nicht so. Und die moralisierende Tendenz kommt doch gar oft bei ihr zum Vorschein, zumal wenn es erotische Dinge gilt. Auch denen, für die das XVI. Jhdt in Frankreichs Litte¬ ratur kein unbekanntes Feld ist, wird Morfs Buch in seiner Söderhjelm , Ihonen , Parodies de themes pieux dans la poesie/rang, du moyen äge. 35 neuen Gestalt vorzügliche Dienste leisten. Nur darf man von ihm keine Ideengeschichte im tieferen Sinne des Wortes und auch, wie gesagt, keine weitergehende psychologische Charak¬ teristik verlangen. Das lag nicht in dem Plan, und deswegen konnte auch das Buch dem »Grundriss», dessen erste Teile aus Gröbers altfranzösischer Litteraturgeschichte — diesem über¬ reichen Repetitorium — bestehen, zugesellt werden. W. Söderhjelm. Eero lluonen , Parodies de themes pieux dans la poesie frangaise du moyen äge. Pater — Credo—Aue Maria — Laetabundus. Textes critiques precedes d’une introduction. Paris, Champion, 1914. 180 pages in-8:o. (These de doctorat de Helsingfors). Le but que s’est propose M. llvonen est de rassembler et de traiter methodiquement les textes frangais du moyen äge contenant des parodies ou des paraphrases des prieres ou hym- nes latines mentionnees dans la rubrique de son livre. II en a trouve une dizaine. Trois d’entre eux ont ete publies de ja auparavant d’une maniere satisfaisante, de Sorte que le nouvel editeur n’a presque pas eu besoin d’y toucher. l T n seul etait reste inedit ou ä peu pres; d’un autre Tediteur donne une nouvelle Variante; deux textes sont reconstitues ä l’aide de plu- sieurs manuscrits et se presentent par consequent sous une forme definitive; les autres ont ete corriges en plusieurs en- droits apres une nouvelle consultation du manuscrit. Dans une longue introduction INI. llvonen a jete un coup d’ceil historique sur le developpement, dans la litterature latine et frangaise, du genre auquel appartiennent les pieces qu’il va publier. II a pu se servil* ici d’un article de M. F. Novati; mais M. I. est alle plus loin que le savant Italien; il a essaye d’analyser les differentes especes de ces productions et leurs rapports avec la culture generale du temps. II a etudie tres soigneusement la litterature en question, et les resultats aux- quels Tont conduit ses recherches me semblent en general bien fondes. J’aurais desire seulement que son expose füt plus clair et mieux proportionne: je veux dire qu’il aurait pu laisser de cöte certaines choses se rattachant moins directement ä la matiere, et qu’il aurait du, d’autre part, aborder quelques questions auxquelles il n’a pas touche. Ces poemes ne sont pas tous des parodies h proprement dire (les derniers sont des invectives politiques), et il y a beaucoup de nuances qu’il au- 36 Besprechungen . IV. Söderhjeint. rait fallu etudier de pres. Ca et lä, en traitant des differents morceaux, M. I. fait sur eux des remarques souvent tres justes, mais il manque une analyse suivie et un coup d’oeil general. Ainsi, ce n’est qu’ä la page 46 qu’il parle de ce qui, selon moi, est le but principal des vraies parodies, c’est-a-dire reffet provoque par le contraste entre le texte sacre et le texte profane. Je ne peux pas suivre Pauteur quand il dit que la plupart de ees compositions ont ete ecrites dans une intention pedagogique: cela peut se dire tont au plus des plus aneien- nes. Quand M. J. voit un texte oü les phrases latines se trou- vent dans une connexion syntactique avec le contexte franeais, il suppose que ce texte provient d’un auteur sachant bien le latin, tandis que quand ees phrases se presentent tont a fait isolees, cela dependrait, selon lui, de ce que Pauteur aurait ete moins habitue a manier le latin. Mais je ne crois pas qu’on puisse mesurer le degre de culture generale des auteurs cP a pres cette circonstance; il s’agit sans doute seulement de differents procedes techniques. — Du reste, ces parodies ne se trou vent pas uniquement dans la litterature des grandes nations, on en rencontre un peu partout, meine ehez nos Finnois. Je ferai suivre quelques remarques de detail. P. 2. La citation de Novati a la fin de la page n’est pas tout a fait exacte. — P. 7. Le rapproehement des parodies et des sculp* tures grotesques de quelques eglises du moyen age a ete fait par Xovati, qui aurait du etre eite. — P. 8. lei Pauteur donne lui-meme un exemple d’une parodie destinee a l’amusement, par consequent pas a Pedifieation. — P. 82. Je ne vois pas tres bien l’utilite de la reimpression entiere de la pastourelle anglo-normande publiee jadis par P. Meyer. — P. 48. Dans le groupement que fait ici M. L de ces pieces, son point de de* part est tout ä fait formel et fait regrett er justement le man¬ que d’une division selon la nuance de la parodie. — P. 47-48. Il y a une inconsequence dans la definition de Pusure («tout pret pour lequel on demande un interet quelconque ; si minime qu’il füt» et plus tard «prets a 1 interet enorme»). — P. 55. Il est difficile de voir la ressemblanee de l’aneedote de 1’Ermite et l’ane avec le Patrenostre h Vu$urier. — P. 62. Ce n’est pas talem qui donne tiens (inexactitude). — P. 63. fourment est note comme cas suj. sing , mais c’est naturellement l’adverbe. — P. 89. La rime recordance : creance ne prouve pas que an et en soient confondus. — P. 105. Si la forme du regime est emplovee une fois pour le cas suj., cela ne prouve pas 1 honen, Parodie s de themes pieux da ns la Poesie frangaise du moyen age. 37 grand’chose, puisque c’est le seid endroit du texte en question oü parait un subst. masc. au nom. sing, (du reste, l’article qui precede ce mot a la forme reguliere /<). — P. 106. Que l’auteur de ce texte ( Laetabundus ) soit un Anglo-nortnand, cela ne resulte pas le moins du monde des rimes; l’auteur aurait du faire remarquer, du reste, que meme la copie anglo-normande contient quelque trait Continental (eomme soit); en enumerant p. 109 les preuves d’ordre interne de la provenance anglo- normande, il aurait fallu citer F. Michel et G. Paris; quand M. I. suppose, p. 116, que Pauteur de ce poeine est un ancien moine, puisque il «va au moutier», il oublie que ‘moutier* signifie ici tout simplement eglise. — P. 121. Je ne vois pas que la fameuse Confessio Goliae ait rien a faire avec le Patre- nostre (luvin. — P. 123. Voirre est donne comme cas suj. sing., mais ou voirre signifie tout simplement «dans le verre»; vez n'est pas = veez, mais c’est la forme atone du sing. —P. 151. M. I. parle de la disparition de la declinaison de ce texte du XIV e siede, mais il y a cependant deux exemples de la Conservation de Vs du nom. sing. — P. 160. La rime regnent: prenent n’est pas etrangere aux dialectes du Xord, et les autres rimes inexactes mentionnees a la meine page s’expliquent par l’a- mui'ssement de la consonne finale. Pour ce qui concerne les textes, il v a peu de correc- tions ä faire, mais plusieurs endroits restent diffieiles a expli- quer. En renvoyant aux (juelques remarques de M. Jeanroy dans la Revue critique 1914 n;o 19, j’y joindrai seulement les suivantes. — P. 67, v. 28. J’aurais prefere la lecon du ms. A; meme remarque p. 68, v. 50; p. 74, v. 218. — P. 81, v. 107 (cmp. Remarques): il s’agit ici des usuriers en general. — P. 126, v. 13. Virgule apres Paris ; — v. 21. Virgule apres veil. — P. 132, v. 212. Il faut lire pn avec ßarbazan-Meon. au lieu de pris } cmp. v. 206. Parmi les remar([iies aux textes, il y en a qui sont tout a fait superfiues, d’autres qui temoignent d’une refiexion müre et d’autres encore qui contiennent quelques observations heu- reuses. — Voici quelques correetions au glossaire: accorder: pas ‘aimer’, mais ‘se mettre d’accord’; acoster : pas ‘frequenter’, mais ‘aborder’; amordre h: pas ‘manier, mais ‘s’attaquer a’; an- tandue : pas ‘pensee’, ‘desir’, mais ‘intention’; atorner : pas ‘mal- traiter’, mais ‘regier, disposer, traiter’; aval: pas dans’, mais ‘vers, du cote de’; eenele: ‘cenelle’, cmp. Dict-Gcn.: en requoi : pas ‘dans un endroit retire*, mais ‘en paix’; riveor: ‘riviere’; vuider: pas ‘couler’, mais ‘se vider’. 3» Besprechungen . 0 . J. Tätigten , Le sujet de cette these n’est pas precisement fait pour mettre ä l’epreuve la sagacite et la competenee philologiques d’un debutant. II n’y avait, somrae toute, pas beaucoup a ajouter aux resultats deja acquis. Mais il etait utile neanmoins de rediger un recueil de ce genre, avec de bons textes et des commentaires: il servira ä presenter aux curieux une image nette et claire d’un genre de poesie medievale qui ne man- que pas d’interet au point de vue de l’histoire de Tesprit fran- yais. Et sans donner lieu a des recherches personnelies, ce sujet a pourtant l’avantage de promener celui qui s’en occupe dans differents domaines de la philologie du moyen äge. M. II- vonen rnontre que pendant ces promenades il a appris bien des ehoses, il fait preuve surtout de jugement et de tact, et la täche qu’il s'est itnposee, il l’aceomplit avee beaucoup de consci- ence et de soin. En somme, son travail de debut, tout en portant les traces d’un premier essai, peut etre qualifie de fort satisfaisant. W. Söderhjelm. Arthur Langfors, Le troubadoiir Guilhetn de Cabestanh . (Extrait des Annalen du Midi , t. XXVI, 1914.). Toulouse, Edouard Privat, 1914. 96 pp. in 8°. C’est l’edition critique du chansonnier du faraeux Gui- lhem de Cabestanh. Sa poesie la plus celebre et la plus belle *) nous a ete conservee dans une vingtaine de manuscrits; le nombre des mss. est egalement tres eleve pour certaines autres des neuf chansons etudiees. Aussi est-ce une somme de travail considerable que represente ce beau petit livre tres conscien- cieux et tres bien fait de M. Langfors. Le mot «belle» n’est pas denue de sens poar la chans. V dont il est question (Diez, Leben und Werke der Troubadours *, p. 77). Sans parier de l’inspiration rythmique, dont il parait possible de saisir en- core de nos jours, ä la simple lecture, la note infiniment douce et earessante, on est frappe par ce qu’il y a de puissamment poetique dans une m^taphore eomme celle ci (v. 61 suiv.), tout entour^e qu eile est de lieux communs: Ans que s’ensenda Sobre’l cor la dolors, . . . Joys vos mi renda E'm luenh sospirs e plors. Arthur Langfors, Le troubadour Guilhem de Cabestank. 39 Les observations que j’aurai a presenter se reduisent a peu de ehose. — Apres avoir ln le livre de M. Niestroy (v. le compte-rendu ci*dessous), on regrette nn peu que M. Langfors, lui — avec tant d’autres provem;alistes —, omette tout ce qui servirait a nous faciliter la confrontation de la phraseologie du troubadour etudie avec celle des autres troubadours. — Chans. I, v. 4G: c’est en hesitant que M. Langfors presente la tra- duction ‘Car quelqu’un [Dieu?], avec une volonte courtoise’ (fait garder raa dame d’inimitie et de toute mauvaise renom- mee). Cette traduction me semble fausse; on peut prendre us, ici, non pas sous le sens de unus, mais sous celui de usus: ‘L’usage qu’elle fait de sa volonte courtoise la fait garder de'. Ses ginh ‘sans artifice’. Tout le passage devient ainsi parfaite- ment clair. — II 44: modifiant un peu la conjecture que j’avais presentee, mais en changeant un peu trop le texte, dans Neuph. Mitteil. XV (1913) 183, j’ose demander s’il n’est pas probable que Loriginal ait porte Sens aco no m’en te Nuilla res , ‘sans cela rien ne m’en retient’; c’est la raeme traduction, selon moi assurement irreprochable au point de vue du con- texte, que celle que je proposais en 1913. Corrompue, la let;on o (jue du ms. unique pourrait etre issue de ce aco ou aquo. — IV 12: qie'm , faute d’impression pour q’ie'm. — VII 23: les mots E se mai non , que M. Langfors traduit par ‘et qnand meme je n’obtiendrais rien autre chose (?)', font moins de difficulte si on les prend d’une autre fagon. Voici le contexte: E*1 desirer mi auran tost aucis, E se mai non, ben ai Amor servida E servirai tot lo jorn de ma vida ‘et le desir m’aura bientöt tue, et quand meme . . . non } j’aurai bien servi Amour’. II faut bien suppleer ‘et quand meme [la mort se ferait attendrej, j’aurai bien servi Amour’; la suite, y compris les mots tot lo jorn de ma vida , va tres bien ainsi. Ici, donc, mai ne signifie pas ‘plus, «autre chose»’. Qu’on pense k la tournure correspondante it. e se, caso mai , non [morissi subito]] e se mai no. — V 64: l’imprimeur a fait sauter la virgule apres don . — P. 90, note, en bas: h la place de que posseydo , qui ne donne pas de sens, Beuther a sans deute fue posseydo. — A Y Index des noms propres, j’eusse releve l’ac- centuation bien inattendue qu’est celle du nom catalan Lerida, Lleyda , lat. ilerda, ville d’nn pays connu du troubadour. Gui¬ lhem de C. se permet de rimer (I 32) espandida avec un < Lerida» ! 40 Besprechungen. 0 , y. Tallgren , — I 36: on ne voit pas bien le rapport qu’il y a entre le mot adhonor et le point corresponclant de la traduction. Je dois avouer que je ne comprends pas ce mot adhonor , qui ne figure pas an Glossaire. Le verbe adonorar de Levy ne fait pas notre affaire ici; o’est ä peu pres le cas egalement de Pexpression ad honor, Raynouard II 2 4 . 0. J. Tallgren. Der Trobador Pistoleta. He rausgegeben von Erich Niest roy . Der Trobador Guillem Magret herausgegeben von Fritz Naudieth. [Beihefte zur Zeitschrift f. roman. Philologie. Heft 52]. Halle a. S., Niemeyer, 1914. — XVI, 144 pp. in-S°. Prix: KM. 5—; souscripteurs, RM. 4: 40. Pistoleta parait etre ne vers 1180, Magret a fait des demarches aupres du roi d’Aragon en 1204. Ces deux eon- temporains d’il y a sept siecles ressuscitent ici dans un livre qui porte leurs noms. II est vrai qu’a part le titre, la dedicace et la table des ma- tieres, le travail de M. Naudieth n’a aucune partie en coinmun avec celui de M. Niestroy. N’eüt-il pas mieux valu fonder en une seule aussi les deux Bibliographies, qui forcement, ici, devaient se reproduire Pune Pautre pour une grande partie? — Le second des deux travaux est un peu moins etendu que le premier, qui finit ä la p. 77. Un detail cqncernant la methode de M. Naudieth. 11 ouvre sa dissertation, apres le Vorwort et la liste des ouvrages cites, par une rubrique ainsi conyue: «Einleitung: Guillem M:s Leben und Werke». Or ? cette rubrique contient un chiasme, car apres c*tre entre premierement en pleine discussion des attributions, Pauteur ne sort de cette matiere tres detaillee qu’apres un grand nombre de pages, pour arriver enfin aux questions de biographie proprement dite. 11 est vrai que la biographie precise dont il s’agit ici ne peilt guere etre recons- truite que sur les poesies memes du troubadour; on eüt tout de meme pu faire preceder les pages 89 suivv. de Plntroduc- tion par les pp. 99 suiv. On aime mieux la fayon de faire de M. Niestroy, qui a le sens de Pordre. M. Niestroy, qui est celui des deux editeurs dont j’ai un peu plus approfondi la connaissance, fait l’effet de travailler avec beaucoup de soin et de critique. Nombreux et bien pre¬ sentes notamment les paralleles etablis, le cas echeant, entre Kieslroy, Der Trobador Pistoleta — Nandieth, Der Trobador May re t. 41 les vers de Pistoleta et les passages analogues des autres trou- badours. La moins insignifiante des observations de detail que j’ai ä presenter eoncerne le mot prov. dese. Dans II 36, Pauteur imprime de se et traduit ‘von hier’, ce qui est eertainement faux. Dese signifie iei, comme ailleurs, ‘tout de suite’ (v. p. ex., Guilhem de Cabestanh, ed. Längfors, dans les Annales du Midi XXVI-1914, chans. II, 25); cf. le iase de V 12. - Dans I 19, eerire quäl qe en deux mots. La traduction est bonne; voir, a ce sujet, Guillaume IX, ed. Jeanroy, VI 28, ef. le eompte-rendu ci-dessus. — I 24; le mot laus peut-il bien representer ici un laudo, comme Fadinet l’editeur? remarquez que le ms. I n’off re jamais, du moins dans la chanson en question, Ys repondant au z <( d latin. II serait peut-etre moins risque de s’en tenir, soit a ce Vaus auquel M. Niestroy declare avoir pense ä Porigine (cf. sa note), soit au substantif laus , qui remonte au nom. lat. laus (cf. afr. los). Peut-on proposer de lire notre vers car [dir no] Paus n’i ai tan ric desire et de traduire: ‘(je dois faire des chansons en son honneur) car je n’ose pas le [lui] dire et [, d’autre part,l je la (!) desire tant’? L’idee ‘je n’ose declarer mon amour qu’en chantant’ irait tres bien, comme on le voit par la note de M. Niestroy, p. 26, v. 24; pour ee !, egalement, on pourrait toujours s'en rappor- ter a M. Niestroy lui-meme, p. 33, note au v. 10. — Dans III 28, on aimerait a voir rendre dolzamen par autre chose que par ‘leise’, mot qui semble bien mal caraeteriser la serenite de cette heroine riante. — V 44: la traduction gagnerait a rendre exactement le mot regn . — VIII, p. 55, 1. 20: la graphie malade ne peut etre imputee ä l’italianisation de Z>, Pitalien iVayant jamais dit que malatto , malato , que je saehe. II est peut-etre plus exact de dire (p. 74) «creansa ist ital. Form und begegnet im Prov. sonst nie». En effet, dans Pitalien des Canzonieri, credanza se rencontre souvent, meme a la rime (et cela des Fepoque des Siciliens primitifs; v. p. ex. la chans. La namoranza disiosa de Giacomo da Lentino, v. 13, rime -anza, oü les deux Canzonieri, le Laur.-Bediano [oublie par Mo- naci, Crestom. 50] et le Vat. y donnent toutefois la graphie credeuza). Ce -anza ital. a la place de -enza vient, bien entendu, de la Gaule du Nord et peut etre un Souvenir des Normands de Sieile (cf. Mätzner, Monaci, Bertoni, cbez M. Pelaez, Krit. JaJuesberlcht XI 11 362 suiv.); ce qui n’implique pas, il est vrai, qu'il 42 Besprechungen. H. Gm., Cotter ja Bohnhof y Engl . kauppakiijeenvaihto, faille necessairement reconnaitre l’influence fran^aise pour notre cas proven^al. — Magret II 24: j’eus rendu per que , non pas par ‘weil’, mais par ‘ä cause de quoi’, 0. J. Tallcjren. Arthur Cotter ja Anna Bohnhof, Englantilaineti kauppa - kirjeenvaihtOj alkeiskurssi. English Commercial Correspondence, Elementary course. The Otava Company Ltd. 92 pp. XL Price: Marks 3: 50. Arthur Cotter och Anna Bohnhof, Engelsk Handelskorre¬ spondenz för nybörjare. - Every teacher of English should be pleased with this nice little volume of English Commercial Correspondence for Elementary Instruction. Compared with the books that have been in use hitherto in Finnish Commercial Schools at least, this one is modern and practical, pleasant to handle as well as to look at. Linen covers, type clear and quite English look- ing. At the commencement we find general hints about Form and Display with various examples of opening k closing phrases of letters. The Introductory Remarks are invaluable to the beginner in Business-Correspondenee, and at the same time act as an Index to the series of letters, 65 in all. Some of the letters are addressed to places in Finland, but this idea is not carried out throughout the book, which is an advantage, as in that case the choice of subjects would necessarily have been a very limited one, or eise the letters merely dissembled, and thus unnatural. As it is, we have a nice collection of original business letters well ordered and numbered, so as to render selection easy. — One rather expects some letters from the Hangö Hüll Butter-Exportation, but these latter are con- spicuous by their absence. The Form of the letter (a very important matter to an English man of husiness) is precise to the quarter of an inch. A series of exercises, stating various tasks to be per- formed by the students, follows the eolleetion of letters. The concise Glossary will be found very useful. (But Claret is not »vaaleanpunainen [pink] Ranskan viini», it is heleänpunainen). The book is sure to receive a hearty welcome from be* ginners of Commercial Correspondence. H. Gm. Protokolle des Neuphilologischen Veie ins. 43 Protokolle des Neuphilologischen Vereins. Protokoll des Neuphilologischen Vereins vom 28. November 1914. ln der Sitzung waren anwesend: der Vorstand und 14 Vereinsmit¬ glieder. § i. Das Protokoll vom 31. Oktober 1914 wurde verlesen und geschlossen. § 2 . Dr. J. V. Lektonen hielt in französischer Sprache einen Vortrag über die Entstehung von Theophile Gautiers Roman »Le Capitaine Fracasse». 1 § 3 . Der Vorsitzende, Prof. A. Wallensköld, besprach in fran¬ zösischer Sprache den fünften Band von »Studier i modern spräkvetenskap, utgivna av Nyfilologiska Sällskapet i Stock¬ holm». 2 In fidem: Ludvig Granit. Protokoll des Neuphilologischen Vereins vom 30. Januar 1915. Anwesend: der Vor¬ stand und 25 Vereinsmitglieder. § 1 . Der Vorsitzende, Prof. A. Wallensköld , verlas folgenden Bericht der Revisoren über die Kassenverwaltung des Neu¬ philologischen Vereins für die Periode 1. Januar 1914 — 1. Januar 1915: Bericht der Revisoren über die Kassenverwaltung des Neuphilologischen Vereins für die Periode 1. Januar 1914 — 1. Januar 1915. 1 S. N. M., 1914, S. 195-212. 2 S. ebenda, S. 213—215. 44 Protokolle des Neuphilologischen Pereins, Einnahmen: Kassenbestand am 1. Januar 1914 . F. M. 733: 31 Zinsen für das Jahr 1913. » 46: 34 Jahresabgaben der Mitglieder. » 846: — Abonnements und verkaufte Exemplare der Neuphilologisehen Mitteilungen ... » 452: 86 Von der Universität für die Neuphilologischen Mitteilungen angewiesen. » 500: — Summe F. M. 2,578:51 Ausgaben : Druckkosten der Neuphilologischen Mitteilun¬ gen für das Jahr 1914.F. M. 1,607: 75 Sprachliche Revision der Neuphilologischen v Mitteilungen 1914. » 86:50 Briefporti und Expedition der Neuphilolo¬ gischen Mitteilungen.» 97: 59 Anzeigen. » 42: 96 Jahresfest. » 64: 60 Bedienung und Einkassierung. » 44: 30 Verschiedenes. » 20: 85 Kassenbestand am 31. Dezember 1914. . . » 613:96 Summe F. M. 2,578: 51 Bei der heute bewerkstelligten Revision der Kassenver¬ waltung haben wir sämtliche Posten mit den uns vorgelegten Verifikaten übereinstimmend gefunden und schlagen deshalb vor, dem Kassen Verwalter Decharge zu erteilen. Helsingfors, den 24. Januar 1915. Mai sie Stoltzenberg. Elin Snabb. Dem Kassenverwalter wurde Decharge erteilt. § 2 . Als neue Mitglieder wurden vorgeschlagen und auf genom¬ men: Dr. J. V. Lehtonen und Fräulein Svea SHandel'. § 3 . Prof. r. Lindelöf hielt einen Vortrag über neuere Bestre¬ bungen zur Reformierung der englischen Orthographie, wobei Protokolle des Nenphilologischen Vereins. 45 er vor allem der amerikanischen Bewegung für »simplified spelling» Aufmerksamkeit widmete. § 4. Das Protokoll vom 28. November 1914 wurde verlesen und geschlossen. § 5 . Dr. E. Hagfora referierte in deutscher Sprache die Frage: »die neuen Lehrpläne und der neusprachliche Unterricht». Seit Beginn dieses Schuljahres wird in unseren Schulen nach neuen Lehrplänen gearbeitet, die durch sukzessive Wei¬ terführung nach drei Jahren vollständig durchgeführt sein sol¬ len. Dadurch werden auch die modernen Sprachen — vom Englischen abgesehen, das nach wie vor in den nicht-klas¬ sischen Lyzeen ein freiwilliges Fach mit 4 Wochenstunden in den zwei höchsten Klassen bleibt — in eine veränderte Stel¬ lung ein treten. Das Französische wird in allen Lyzeen ein wählbares Fach. In den klassischen Lyzeen bedeutet das eine Verbesserung, da die jetzige Stundenzahl (6) mit 3 Stun¬ den vermehrt wird, die zudem nicht mehr, wie früher, ihren Platz ausserhalb des Stundenplans finden werden. In den Reallyzeen, wo die jetzige Stundenzahl (12) unverändert bleibt, könnte vielleicht der Umstand zu einer Vertiefung des Unter¬ richts beitragen, dass die Schüler nunm'ehr Gelegenheit haben, Latein zu lernen. Das Ziel des französischen Unterrichts wird durch die neuen Lehrpläne nicht verändert; nach wie vor hat er die Aufgabe, den Schülern eine leidliche Aussprache zu geben und sie zum Verständnis leichteren französischen Textes zu bringen. In eine veränderte Lage wird die deutsche Sprache treten. In den klassischen Lyzeen werden dieser Sprache von der 4. Klasse an 3 Wochenstunden für jede Klasse angewie¬ sen, im ganzen also 15 Wochenstunden gegen frühere 14 Wochenstunden mit Beginn in der 5. Klasse. Hat somit diese Sprache in den klassischen Lyzeen einen Gewinn zu verzeich¬ nen, so erfährt sie dagegen in den Reallyzeen eine beträchtliche Verminderung, indem sie hier nicht weniger als 4 Wochen¬ stunden eingebiisst hat. Dieser Verlust wird um so fühlbarer, weil er auch die drei obersten Klassen trifft, denen nur je 2 Wochenstunden zugeteilt werden (früher je 3 st.). Es ist dies eine Veränderung, die die Veränderung des Lehrziels und des Unter¬ richts zur Folge haben muss. Das Beibehalten der schriftlichen 4 6 Protokolle des Neuphilologischen Vereins. Schlussprüfung in ihrer jetzigen Form würde nämlich den Wegfall der Lektüre in den 3 höchsten Klassen und die Allein¬ herrschaft des Grammatikpaukens bedeuten. Eine Veränderung der die Form des höheren deutschen Unterrichts im Wesent¬ lichen bestimmenden Schlussprüfung erscheint mithin zur Ab¬ hilfe eines solchen Übelstandes unvermeidlich, obgleich der Regierungserlass kein Wort darüber enthielt. Man könnte sich freilich auch einen gänzlichen Wegfall der schriftlichen Reifeprüfung denken. Eine solche Lösung ist aber nicht erwünscht, weil dadurch der Unterricht an Intensi¬ tät und Interesse von Seiten der Lehrer verlieren könnte. Den Schülern würde er als eine Degradation dieses Lehrfaches erscheinen. Muss man somit noch immer eine schriftliche Schluss¬ prüfung in den Reallyzeen für notwendig halten, können hin¬ sichtlich ihrer Form die Ansichten verschieden sein. Unter Vertretern der Schulbehörde sowie unter den Fachgenossen dürften sich bezüglich einer Veränderung der jetzigen Schluss¬ prüfung besonders zwei Ansichten geltend machen. 1 Den Schülern werden zwei Aufgaben gegeben: a) eine kurze und leichte Hinübersetzung, mit der sie in zwei Stunden fertig sein sollen; b) eine Herübersetzung, die in 4 Stunden gemacht wird. Bei der Hinübersetzung, die als Beweis dient, dass der Schüler die Formenlehre beherrscht und mit den Gesetzen der Wortstellung vertraut ist, könnte man die Anwendung von Hilfsmitteln erlauben. Die Herübersetzung, die zur Kontrolle des Wortschatzes und des Textverstehens dient, wäre ohne Hilfsmittel zu machen. 2. Von den Schülern wird nur eine Herübersetzung verlangt, die in 4 Stunden ohne Hilfsmittel fertig zu bringen ist. Dass das Hinübersetzen, wie das beim Lateinschreiben in unseren klassischen Lyzeen geschieht, in den mittleren Klas¬ sen zur Befestigung der Formenlehre ziemlich viel getrieben werden müsste und mit einer schriftlichen Prüfung beim Ver¬ setzen in die fi Klasse schliessen könnte, findet der Ref. prin¬ zipiell ganz richtig. Nur dürfte eine ähnliche schriftliche Arbeit bei der Reifeprüfung nicht verlangt werden. Denn die zwei Wochenstunden in den oberen Klassen reichen nicht aus, um das Hin- sowohl als das Herübersetzen zu üben. Bei der Reifeprüfung sollte nur eine Herübersetzung verlangt werden. Protokolle des N euphilologischen Vereins. 47 Eine Schlussprüfung dieser Art würde den Unterricht in neue und bessere Bahnen lenken — beklagen muss man nur, dass die dem deutschen Unterricht angewiesene Stundenzahl so gering ist —, vor allem würde dem gedankenlosen Nach¬ schlagen im Wörterbuch ein Ende gemacht werden ; auch würde die beträchtliche Einschränkung, die der grammatische Kur¬ sus erfahren müsste, dem Unterricht zum Vorteil gereichen. Hin¬ sichtlich der Methode, die beim Unterricht der höheren Klas¬ sen in den neuen Verhältnissen zu befolgen wäre, sprach der Ref. nur den allgemeinen Wunsch aus, dass die Lehrer, trotz¬ dem dass die Schlussprüfung die Form einer Herübersetzung erhielte, doch keineswegs in eine veraltete ausschliessliche Über¬ setzungsmethode verfallen sollten. Vielmehr sollten sie sich angelegen sein lassen, überall wo der Text es erlaubt, den In¬ halt der Lektüre gesprächsweise, in Fragen und Antworten u. dgl. m. zu behandeln. In der Frage nach dem Lektürestoff in unseren oberen Klassen ist der Vorzug eher guten, zweck¬ mässig zusammengestellten Chrestomathien zu geben, als gros¬ sen litterarischen Werken. Zuletzt berührte der Redner die Unsicherheit, die jetzt bezüglich der Art der schriftlichen Übungen in der 6. Klasse unserer Reallyzeen herrscht, wo die Verminderung der Stun¬ denzahl bereits eingetreten ist. Welche Art von schriftlichen Übungen — Hin- oder Herübersetzen? — sollen die Lehrer hier treiben, da sie nicht wissen, welche Anforderungen dereinst bei der Schlussprüfung an die Schüler gestellt werden können ? Auf sein Anfragen bei verschiedenen Vertretern der Behörde habe Dr. Hagfors nichts Bestimmtes über die zu treffenden Massregeln erfahren, nur soviel, dass die Lehrer dieses Schul¬ jahr beim Alten bleiben sollten. Der Vorsitzende dankte Dr. Hagfors für das Referat und schlug vor, die folgende Diskussion zunächst auf die etwaigen Modifikationen der schriftlichen Prüfung zu beschränken. Dr. Laurila findet, dass die alte Form der Hinübersetzung durch die veränderte Stellung der deutschen Sprache von jetzt an in den Reallyzeen nicht mehr aufrechtzuhalten ist, zumal da der bisherige Ausweg, nötigenfalls mitunter eine französische Stunde für den deutschen Unterricht zu borgen, dem Lehrer nicht mehr offen steht. Bezüglich der Form der Prüfung schliesst er sich dem Ref. an, hält aber auch das Üben der 48 Protokolle des Xeuphilologischen Vereins. Hinübersetzung zur Erhaltung der grammatischen Sicherheit für notwendig. Für diese Hinübersetzung könnte aber schon früher gesorgt werden, etwa durch eine Prüfung beim Versetzen in die 6. oder 7. Klasse. Das Hauptgewicht sollte jedenfalls auf dem Herübersetzen liegen. Dadurch würden sich die Schü¬ ler auch der freiwilligen Lektüre mehr befleissigen als bisher. Was den Lektürestoff belangt, spricht sich Dr. Laurila für zu¬ sammenhängende Lektüre aus, damit die Schüler schon in der Schulzeit die Schwierigkeiten besonders bei der poetischen Lek¬ türe überwinden. In den jetzigen Verhältnissen in der (3. Klasse der Reallyzeen findet er keine unmittelbare Veränderung- notwendig. Prof. Saolahti sagt, es sei nach der jetzt vorgenommenen Änderung nicht mehr möglich, die jetzige Prüfung beizubehal¬ ten. Von den zwei vorgeschlagenen Formen der Schlussprü¬ fung ziehe er die der Herübersetzung vor, weil sie in höherem Grade als die jetzige eine Prüfung der Reife sei. Auch als Kontrollmittel der sprachlichen Kenntnisse genüge eine Über¬ setzung aus der fremden in die Muttersprache vollständig und die Vernachlässigung der Formenlehre und der Grammatik sei dabei nicht zu befürchten. Was die Frage nach den zu tref¬ fenden Massregeln belange, könnten zur Lösung derselben die Schulbehörde und die Examenskommission in nähere Berüh¬ rung mit einander treten. Der Verein hätte nur auf die Not¬ wendigkeit einer Änderung der jetzigen Prüfung hinzuweisen. Dr. Uschakoff rät von einem Ausspruch ab, der einen offi¬ ziellen Anschein haben könnte. Er selbst stellt sich vorläufig auf einen abwartenden Standpunkt, hebt aber hervor, dass man nicht die Veränderung der deutschen Schlussprüfung bloss vom Standpunkte dieser Sprache allein zu betrachten habe. Auch die anderen Sprachen bleiben nicht von den neuen Lehrplänen unberührt. So hat auch die zweite Landessprache eine Ver¬ minderung der Stundenzahl erfahren, und die Prüfung einer neuen Sprache, der russischen, ist in Aussicht gestellt worden. Da man nun auch betr. der letztgenannten Sprache die Herü¬ bersetzung für die zweckmässigste Form der Prüfung halten dürfte, könnte leicht der Fall eintreten, dass in allen Sprachen eine Übersetzung in die Muttersprache verlangt würde. Eine solche Einseitigkeit erscheint aber nicht wünschenswert. We¬ nigstens in einer von den Sprachen sollte man der Schluss prüfung eine andere Form, etwa die der Hinübersetzung, geben, um die sprachliche Fähigkeit der Schüler auch in dieser Rich¬ tung zu entwickeln. Dr. Uschakoff erinnert noch an die Um- Eingesandte Litte ratur. 49 frage, die vor einigen Jahren der Verein an die Lehrer der modernen Sprachen gerichtet hatte. Aus den Antworten ging hervor, dass die meisten Lehrer eine leichte Hinübersetzung ohne Wörterbuch, aber mit Angabe schwieriger Wörter für zweckmässig hielten. An den Vorschlag, zwei schriftliche Ar¬ beiten bei der Schlussprüfung zu verlangen, sollte man auf alle Fälle in letzter Linie denken. Der Vorsitzende findet, dass der Verein jetzt keinen be¬ stimmten Antrag betreffs Änderungen der jetzigen Prüfung machen sollte. An die Examenskommission könne der Verein sich füglich nicht wenden, und eine Verabredung privater Natur halte er nicht für angemessen; da könnten doch besser die beiden Oberlehrer unserer Normallyzeen über die Verände¬ rungen gemeinsam beraten. Prof. Wallenskölds Vorschlag, der Verein möge es bei der geführten Diskussion bewenden lassen, wurde gebilligt. § 6 . Zu Mitgliedern des Jahresfestkommittees wurden gewählt: Herr und Frau Dr. A. von Kraemer , Fräulein E. Snabb , Dr. E. Järnström und Herr E. Svibergson. In fidem: Ludvig Granit. Eingesandte Litteratur. Carl S. R. Collin , A Bibliographical Guide to Sematology. A list of the most important works and reviews on sematolo- gical subjects hitherto published. Lund, A.-B Ph. Lindstedts Univ.-Bokhandel, 1915. 46 S. 8:o. Preis 1 Kr. »Since 1850 some 300 articles or dissertations on sematology have appeared, most of them short and unimportant, it is true, but still worth noting, especially from a historical point of view. As there are signs that sematology will sooner or later attract greater notice than has hitherto been bestowed upon it in most countries, it does not seem an altogether unmeritorious task to assemble bibiiographically whatever has been written on that subject up to 50 Sch) iftenaustausch. the present date. Everyone knows how mueh precious time is expended in looking up articles in periodical publications, time that is sometimes en- tirely wasted. This little book, humble as it may appear, is intended to save that expenditure and will', I liope, prove useful to future students of that most interesting subject, the development of word- signification.» E. X. Setälä, Bibliographisches Verzeichnis der in der Literatur behandelten älteren germanischen Bestandteile in den Ostseefinnischen Sprachen. 138 S. S:o (Sonderabdruck aus den Finnisch-ugrischen Forschungen XIII, Festgabe für Vilh. Thomsen, 2. Teil). Joli. Storni, Storre Fransk Syntax. II: Pnepositioner, Kri¬ stiania und Kjobenhavn, Gvldendalske Boghandel — Xordisk Forlag, 1914. XII -f 161 S. 8:o. R. E. Zaclirisson , Pronunciation of English Vowels 1400 —1700. Göteborg, Wettergren & Kerber, 1913. XIV 232 S. 8:o. Preis 4 Kr. 50 öre. (aus: Göteborgs Kungl. Vetenskaps- och Vitterhetssamhälles Handlingar. Fjärde följden. XIV: 2). Derselbe , Two Instances of French Infiuence on English Place-Names, und: Shakespeares uttal (ans: Studier i modern spräkvet. V; vgl. Xeuph. Mitt. 1914, S. 213—4). Schriftenaustausch. The Journal of English and Germanic Philology , Vol. XIII, Xo. 3 (July 1914): Günther Jacoby, Einige Missverständnisse über »Herder als Faust;» George B. Dutton, Dramatic Fashions illustrated in Six Old Plays; Frederick Morgan Padelford, Spensers Fowre Hymnes; Bernard L. Jefferson, Queen Anne and Queen Alcestis; Reviews and Notes. — No. 4 (Oct. 1914): G. 0. Curme, The Development of modern Groupstress in German and English; Francis A. Wood, Germanic Etymolo- gies; II. W. Nordmeyer, Das schallanalytische Verhältnis von Gottfrieds Vierzeilern zu den erzählenden Partien des »Tristan;» Alexander Green, The Analvtic Agent in Germanic; Frederick Tupper, The Pardoner’s Tavern ; Oliver Farrar Emerson, What is the Parlement of Foules?; H. S. V. Jones, Imaginatif in Piers Plowman; Hardin Craig, The Corpus Christi Procession and the Corpus Christi Play; Reviews. Sek i ifte na u st a tisch. 5 * Les Langues Modernes, 12 e annee, n° 10 (dec. 19 J 4): Henri Goy, Une ecole normale de langues vivantes; Gaston Sevrette, Hamlet d'apres M. Jean Richepin; Livres et Revues; etc. — 13 e annee, n° 1 (janv.-fevr. 1915): Assemblee generale du 17 dec. 1914; Livres et Revues; ete. Mnemosyne , nova ser., vol. XL1II (1915), pars 1. Modern Language Notes, Vol. XXIX, Xo. 8 (Dec. 1914): Albert Morey Sturtevant, Aase and Peer Gynt; F. AI. Darnall, Two Disciples of Transeendentalism; Alillon A. Ruchanan, Cervantes and Books of Clnvalry; M. B. Ogle, Further Xotes 011 Classic Literary Tradition, II; Eibridge Colbv, Questions of Authorship ; Maximilian Josef Rudwin, Die Bestattung Sieg¬ frieds in Hebbels »Nibelungen»; Reviews; etc. — Vol. XXX, Xo. 1 (Jan. 1915): II. Carrington Lancaster, The Dates of Corneille’s Early Plays; Fred. Tupper, Chaucer’s Bed’s Head ; M. Blakemore Evans, Schiller’s Attitüde toward German and Roman Type as indicated in his Detters; J. P. Wickersham Crawford, The Seven Liberal Arts in Lope de Vega’s »Arcadia»; Walter Graham, Xotes 011 Sir Walter Scott; Reviews; etc. — Federico Olivero, On R. H. Horne’s »Orion» ; A. L. McCobb, The Löss of Lnaccented e in the »Transition Period ; C. LI. Conley, An Instance of the Fifteen Signs of Judgment in Shakespeare; William Pierce Shepard, The Im perfect Subjunc- tive in Provencal; Louise Pound, Intrusive Nasals in English; Reviews; etc. Moderna Sj)räk , IX. Jahrg., Nr. 2 — 3 (Febr. 1915): Her- man Söderbergh, Fredrik Wulff och den svenska uttalsunder- visningen; LIilding Andersson, Goethes Torquato Tasso; Olof Bosson, Xagra ord om översättning ; Carl S. R. Collin, Allmän spräkvetenskap vid sprakundervisningen a skolstadiet; Gustaf Ernst, En fransk-dansk grammatik och parlör i manuskript fran 1(152; C. S. Fearenside, Wulff on Dante on Himself; X. Otto Heinertz, Ein Kapitel aus der deutschen Adjektivilexion; E. A. Kock, Litet spräkhistoria; H. B. Romberg, Ett par ord om italienska dialekter; Christel’ Thorn, Xagra ord om sprak- geografien oeh dess betydelse. Das stattliche und inhaltreiche Doppelheft (88 Seiten), das mit dem Bildnis Fredrik Wulffs anfängt, ist dem ehemaligen hochgeschätzten Inha¬ ber des Lehrstuhls der romanischen Sprachen an der Universität Lund anlässlich seines 70. Geburts¬ tages am 11. Febr. 1915 gewidmet. Museum, 22 ste Jaarg., X° 3—5 (Dec. 1914 —Febr. 1915.) 5 2 MitUilungen . Publications of the Modern Langvage Association oj America , VoL XXIX, N:o 3 (Sept. 1914): Albert .H. Tolman, 1s Shake¬ speare aristocratic?; Charles Wharton Stork, The Influence of the Populär Ballad on Wordsworth and Coleridge; John K. Bonneil, The Source in Art of the so-called Prophet’s Play in the Hegge Collection; F. M. Warren, The enamoured Moslem Princess in Orderic Vital and the French Kpic; John \Y. Scholl, Kleist at Boulogne sur-Mer; John L. Lowes, Spenser and the Mirour de POmme; John S. Kenyon, Ye and You in the King James Version. — Vol. XXIX, N:o 4 (Dec. 1914): Arthur Beatty, Ballad, Tale and Tradition; John M. Berdan, The Dating of Shelton’s Satires; Olin H. Moore, Jaufre Rudel and the Lady of Dreams; Oliver M. Johnston, Repetition of Words and Phrases at the Beginning of Consecutive Tercets; Morris P. Tilley, The Organic Uhity of Twelfth Night; Acts of the Executive Council; Members of the Modern Language Associa¬ tion of America. Sprak och Stil , Jahrg. XIV (1914), Heft 5. Virittäjä , 1914, Nr. 8; 1915, Nr. 1—2. Mitteilungen. Einheimische Beiträge zu ausländischen Publikationen: A. Längfors , Bespr. von Archiv f. das Stud. der neu. Spr. u. Lit., Bd. CXXXI (1913), in Rom. XLIII, 605—6, und von G. Huet, La legende de la statue de Venus (Rev. de l’hist. des religions, 1913), in Rom. XLIII, 628 — 9; Arthur Längfors , Le Troubadour Guilhem de Cabestanh, in Annales du Midi, t. XXVI (96 S.). Ausländische Besprechungen einheimi¬ scher Publikationen: Neu philologische Mitteilungen 1913, bespr. von L. Foulet, Rom. XLIII, 606—7; 0. J. Tallgren , Glanures catalanes et hispano-romanes (Sonderabdr. aus den Neuph. Mitt.), bespr. von L. Spitzer, Literaturbl. XXXV, 395—9. NEUPtLl[0 LOGISCHE • • MITTEILUNGEN Herausgegeben vom Neuphilologischen Verein in Helsingfors. Redaktion: A. Wallen sköld H. S u o i a h t i Professor der romanischen Philologie Professor der germanischen Philologie I)r. 3/4 Acht Nummern jährlich, Preis: 4 Fmk (= francs) direkt bei der Re¬ daktion, 4: 30 durch die Post und 5:— durch die Ruchhandlungen. Zahlende Mitglieder des Vereins erhalten das Blatt unentgeltlich. — Aboncementsbetrag, Beiträge, sowie Bücher zur Besprechung bit¬ tet man an Prof. A. W a 11 e n s k ö 1 d, V. Hamng, 5, zu senden XVII, Jahrg. Stud! su la lirica siciliana del Duecento. I, II. § i. Sotto siffatto titolo, verranno pubblicati successiva- mente alcuni saggi critici, per i quali si sollecita la benevolenza dei lettori. Sono, per la piü gran parte, lavori d’esercizio eseguiti sotto la direzione di chi sottoscrive 1 , il quäle, naturalmente, se ne assume volentieri tutta la responsabilitä . 2 § 2 . Tutti gli studi di critica testuale che si pubbliche- ranno qui versano intorno a canzoni auliche del Due¬ cento, conservateci in un manoscritto unico (ecce- zionalmente, in due mss. strettamente imparentati). § 3 . I meriti e i demeriti della poesia aulica son cosa nota a tutti. La poesia aulica siciliana del periodo di Fede- rico II e di Manfredi riesce anch’ essa, per lo piu, ingrata assai dal punto di vista meramente letterario; ma puo van- tarsi di un’attrattiva speciale e notevole: la gloria della lingua. E dico bene: le poesie di questo periodo, le canzoni che 1 L’aver promesso pubbl camente, tempo fa, un altro lavoro urgente (v. questa Rivista, XVI-1914, p. 105) non implica che i doveri dell’ime- gnamento possano essere trascurati. 2 Dal sotloscritto furono aggiunti alcuni rinvii ad altre canzoni e tutte le citazioni dei testi siciliani in prosa. 54 0. G. Tallgren , Ella Bläßeld i Väinö Eskelinen , aprono il Canzoniere Vaticano custodiscono il segreto del- l’origine della lingua letteraria d’Italia. §4. I nostri ragionamenti linguistici furono diretti dalla convinzione, oramai resa molto cospicua, anzi provata giusta dal Parodi [Bitllettino della Societa Dantes ca Italiana , N. S., XX-1913, p. 123 ecc.), che i rimatori meridionali in questione scrissero originariamente in siciliano. Credo pure che, linguisticamente parlando, gioverä con- siderare i componimenti meridionali, avanti tutto, come ungruppo a parte, da schiarire per se stesso piuttosto che per tutt’ intero quell’ »italiano antico» o »predantesco» o »di Stile sicilianeg- giante» che si dica, del quäle molti, anche il Gaspary, hanno trattato come se formasse un complesso relativamente uniforme. Il vero si e — e questa veritä fu messa in rilievo, principal- mente, dal Cesareo — che »la lingua della scuola poetica siciliana» forma una entitä suddivisibile, poco omogenea. Ci sono poesie di scuola siciliana i cui originali erano scritti in una lingua meridionale, e ce ne sono che furono scritte in una lingua non meridionale, screziata bensi di meridionalismi 1 . Il secondo dei due gruppi si scarta qui. — Fra i numerosi gallicismi onde si fregiava la »lingua siciliana» che c’inte- ressa ce n’erano, non solo di vocabolario o di rima, ma anche forse di metro (i troncamenti!) 2 . § 5. Per ricostruire (come lo postula il criterio della rima), per tentar di ricostruire, dico, la forma siciliana origi- naria, ci vorrebbe un previo ragionamento molto particolareg- giato, per il quäle ne sarebbe questo il tempo ne il luogo. Secondo Pintendimento di chi sottoscrive, — lasciando stare i dubbi e tutte le veritä gravi formolati dal D’Ovidio, in principio della sua recente edizione critica della Rosa fresca 3 , 1 In un libro, ancora inedito, del sottoscrilto e di L. Sorrento: La rima ine satt a italiana e la rima dei Siciliani del Duecento , con una Introdu- zione sul dialetto siciliano , ho tenuto conto di tutto cio meglio che non lo avevo fatto nel mio libro Sur la time italienne ecc. (1909^, p. 341 e segg. 2 Cf. la pag. 93 del presente fascicolo. 3 Nel volume Versificazione Hat e arte poetica medioevale (Milano, Hoepli, 1910), p. 668. Studi su la lirica siciliana del Dueceuto . /, //. 55 — una vera e propria ricostruzione icliomatica del siciliano poetico del Duecento non sarebbe permesso di tentarla se non dopo (e non subito dopo) la pubblicazione integrale, col Prospetto grammaticale e col Glossario, del Dialogu de Sanctu Gregoriu . il piü antico testo siciliano autentico che conosciamo, del principio del Trecento. Questa importante pubblicazione (cf. Xeuphil. Mitteil. XV-1913, pp. 193 —198) ci fara intravvedere, esposti in un luogo, i lineamenti principali del siciliano prosastico del Trecento; di la, perö, alla conoscenza sicura del siciliano rimato da ricostruire per il secolo precedente, ci corre. Difficile soprattutto — e anzi, periculosa plenum opus alea il dire quäle fosse, in tutte le sue incertezze. nel continuo suo fluttuare fra il latino e il romanzo, l’»orto»- grafia dei primi rimatori, nei manoscritti loro originari l . Percio, non si e creduto opportuno di presentare qui saggi di ritraduzione in siciliano dei testi studiati. Se ne mantiene dovunque, purche lo permettano i criteri del metro e del senso, la forma quasi toscaneggiata, quäle ce la da il Canzoniere. (Per certi particolari riguardanti la grafia, vedasi § 7). § 6. Per i numerosi passi difficoltosi che offrono i nostri testi, come ne offrono per lo piü tutti i testi pervenutici in un manoscritto unico delT alto medioevo, s’e voluto — anzi che formolare uno dei soliti non liquet — proporre, con tutta la modestia necessaria, qualche nuova ipotesi personale. Alla competenza critica del nostro futuro recensitore, non agli edi- tori stessi tocca poi dipingerci sopra, con colore oscuro caso mai, la condanna della disperazione. Anche nei passi guasti, ci siam detti, deve esserci in fondo in fondo una realtä di forma integra e di pensiero, dev’esserci stato un contesto 1 Non tanto difficile forse lo stabilire, magari con un certo grado di verosimiglianza, una pronunzia ipotetica che riempia tutte le condizioni fonetiche distintive di quella lingua, quali le conosciamo attendendo alla rima, alla sillabazione, ai criteri del metodo d'interpolazione. Converrebbe di tentare una siffatta ricostruzione all’ingrosso della forma siciliana originaria mediante una trascrizione fonetica non troppo carica di modifieitrs y che forse avrebbe un giorno Tospitalita del Mailre pho?idique. 56 O, G. Tallgre?f, Eila Blafield , Väinö Eskclbun, conseguente secondo Pimendimento degli aristocratici poeti del Duecento, deve intravvedersi ancora qualche traccia della veritä smarrita; e chiunque crede di aver trovato qualcuna di tali tracce, ha il dovere di seguirla e forse non deve fuggire dal presentare le sue nuove congetture — meno male se queste non importeranno troppe alterazioni al testo tradizionale. A- vremo noi saputo offrire ovunque un testo e una traduzione dei quali si dirä: ci pare che riflettano il pensiero originario? Alla critica il giudicarne. — § 7 . Per quanto alla grafia, poco si scostano i testi provvisori presentati qui dai testi corrispondenti del D’An¬ cona: 1) le vocali in rima, che il D’A. stoscaneggiö qua e lä\ vengono stampate anch'esse, qui, proprio come stanno nel manoscritto toscano. E, dal mio punto di vista, consi- dero come grafiche anche le variazioni come eo 00 io , giacche non hanno importanza ne per la misura del verso 1 2 ne per il significato; e vanno stampate Puna e l’altra come le da il canzoniere. Nessuno ne sarä indotto in errore; la trascrizione fonetica, se la si pubblicasse qui, non oftrirebbe che la forma con e accentato, tu j, che e la sola forma antica siciliana corrispondente allV# o io dei testi tradizionali, come lo dimo- stra la rima. — Dall’altro lato, 2 ) s’introduce qua e lä, nei testi, ciö che stando alPapparenza si potrebbe dire una forma siciliana nuova. Per esempio, la parola chi nel passo (II 12) chi spero, che toscanamente darebbe che spevo o ctii spero , e cosi sarä stato inteso dal copista toscano. In realtä, considerando che la lezione del ms. chifpero potrebbe anche risalire a un chi spero o ki speru dell'originale, col dividerla in chi spero siamo sicuri di non esser piu francesi dei fran- cesi stessi. — Peraltro, 3 ) si fa a meno degli accenti, sempre 1 Es. -»cherire dire », laddove il ms. da cherere dire . Metodo applicato dal D‘A. con poca conseguenza; probabilmente non volle scrivere merzide o mirzidi ( "\diffidi ) in rima e 7 tierzede nel corpo del verso, a poca distanza della parola in rima. 2 Veramente, qualunque ne sia la grafia, il nom. del pronome della prima pers. non si sinalefa mai con la parola susseguente, nelle nostre poesie. Studi su la liiica siciliana del Duecento. /, II. 57 che non siano significativi, ammettendosi cioe l’accento usuale soltanto dove questo serva a distinguere parole o forme che altrimenti sarebbero di aspetto uguale; dunque: c/o per aciö», piu. e sim.; ma: a = ha, habet; a = a, AD; e sim. In confor- mita con cio, s’introduce un accento distintivo non usato al- trove, ma utile qui, nei casi come quello del so = so, SAPio, so = sono, sum, sunt (per l’introduzione di questo so , che non costituisce un mero fatto di ordine grafico, vedasi qui sotto, canz. I 19 , 28 ; II 10 , 27 ). — Oltre che nei nomi propri, l’ini- ziale maiuscola si mette in principio di fräse (dunque, dandosi il caso, anche in mezzo a un verso; non in principio dei piedi, volte o siriina se non quando esso coincida con un principio di fräse). §8.1 rispettivi manoscritti unici di tutti i testi scelti qui si trovano nell’uno o l’altro dei due Canzonieri seguenti (del fine del Duecento): Cod. Vat. 3793. Stampa diplomatica: II libro de varie ro - mauze volgare , Cod. Vat. J/PJ. a cura di F. Egi di, con la collaborazione di S. Satta, S. B. Festa e G. Ciccone. Roma, Societa Filologica Romana, 1908. — Edizione integrale: A. D’Ancona e D. Comparetti, Le rime anticJie volgari secondo la lezione del Cod. Vat. 3793 pubbl. per cura di . . . I—V. Bologna, Romagnoli, 1875—88 iCollezione di opere inedite o rare dei primi tre secoli della linguaj. II t. V contiene le Auuotaz/oul crit/che sulle rime stesse, per cura di T. Casini. — S’indicheranno qui sotto, con »Vat.», il ms. (= la stampa diplomatica), con »D’A.» i tomi I—IV e con »Cas.» il tomo V dell’edizione. Cod. Palat. 418. Stampa: Il Canzoniere Palatino 41S della Bibi lote ca Xazionale di Firenze , pubbl. da A. Bärtoli e T. Casini [nei Propugnatore , XIV (1881 ) t 230—265, 2 53—91, 348 — 375 ; XVII, 133—147, 2279—294; XVII 2 438—446; XXI (= N. S. I, i88S)[ 412—446 ; . — Abbrev.; »Pal.». 5 » O. G, Tallgren, Ella Blaßeid, Väinö Eskelinen, Altre abbreviature: »Cesareo» — G. A. Cesareo, La pocsia siciliana sotto gli Svevi . Catania 1894 . »Cruyllis-Spatafora» — II Codice De Crnyllis-Spatafora. in antico siciliano. del sec . XIV, contencntc la Cla¬ scal cia di Giordano Rnffo, pubbl. da G. de Gre- gorio [ZfRPh XXIX— 1905 ]. — Ms. dell’ a. 1368 . — Ne ho spogliato la prima ventina di pagine. »Dial. Greg.» — Lu libru de in dialogu de Sanctu Gregor in , ln quali si e traslatatu da gramatica in vulgari per Frati Johanni Campulu de Missina (Cod. V. E. della Nazionale di Roma, n. 20 ), pubbl. da G. B. Grassi Privitera e A. De Santis. I. Pa¬ lermo 1913 Documenti per servire alla storia di Sicilia pubblicati a cura della Soc. sicil. per la storia patria. Serie IV, vol. XL. — Ms. anteriore al 1330 . — Ne ho spogliato cento pagine (princi- pio del libro I e tutto il libro II). »D’Ovidio» — F. D’Ovidio, Versificazione italiana e arte poetica medioevale . Milano 1910 . ^Gaspary» — A. Gaspary, Sicilianische Dichterschule des XIII. Jahrhunderts . Berlin 1878 . »Monaci» — E. Monaci, Crestowazia italiana dei primi secoli , con prospetto grannnaticale e glossario. Citta di Castello 1889 — 1912 . »Tallgren, La rime » — mio libro Sur la rinie italiennc et les Siciliens du XIIF siecle. Helsingfors, 1909 [Estr. dai Memoires de la Soc. Xeo-philologique de Hel¬ singfors, V]. — Per un rifacimento e traduzione di questa pubblicazione purtroppo prematura, v. p. 54 , n. 1 . Abbrev: »Tallgren, La rinia ita /.». »Wiese» — B. Wiese, Altitalienisches Elementarhuch. Hei¬ delberg 1904 . Le abbreviature dei titoli di Riviste sono quelle che si ado- perano, p. es., nelle liste del KJbFRPh (‘ Kritischer Jahresbericht über die Fortschritte der roman. Phi- Studi su Ui lirica siciliana del Duecento . /, //. 59 lologic) ovvero in quelle del (‘ Bulletin de dialectologic romane)\ cosi, NM indica la presente Rivista. I rinvii ad altre poesie si faranno sempre, non per i numeri della Bibliografia del Festa, che e purtroppo di- fettosa (RF XXV; cf. il mio libro La rime , p. 347 e segg.), nia mediante tutt’intero il verso iniziale, onde permettere al lettore di servirsi di una qual- unque delle Bibliografie esistenti (quelle rispettive del Bi ade ne, del Festa e la mia). Il numeretto sottoscritto indica la stanza (per i discordi e la ballata, le differenti parti corrispondenti). Le rimanenti abbreviature e citazioni non danno luogo a dubbio. Delle due canzoni costituenti la presente serie prima, l’una offre poche difficoltä di testo e molte invece di psico- logia; mentre l’altra, senza pur esser forse degna di anno- verarsi fra le piü difficili di tutta la lirica italiana, da luogo pero a moltissimi dubbi da dissipare, tanto per il fondo come per la forma. Ed ecco cedo la parola, per questa volta, alla signorina E. Bläfield e al signor V. Eskelinen. ( Continua). O. G. Tallgren. 1 . — In gioi mi tengno tu tu la mia pena. MANOSCRITTO UNICO: J dt. C. 8 b— 9 a, n° XXXIII. edizioni: D’A. I, n° XXXIII, dove s’indica anche l’ed. preced. del Trucchi, I ( 1846 ), 34 . versificazionE: cinque stanze dello Schema: na nb, na 11 b; 3 b- 6 c 7 c 11 b. Nelle st. III e V, c’e sina- lefe fra il trinario e il senario. — Incerta natural- 6o O. G. Tallgren, Ella Blaßeid, Viiviö Eskettne?i, mente la misura originaria dei versi ( 5 , 12 , 19 , 26 , 33 ) che qui si dänno sotto la forma rara d’un novenario (3 -f- 6 ). Se non che il novenario pare deva ricostruirsi pure in un’altra delle canz. di Ri¬ naldo d’Aquino, quella cioe che segue qui; e in ambedue le poesie, esso occorrerebbe nella sirima. attribuzionE: Messer Rinaldo d’Aquino. TESTO DEL MS. I. Sßlgiola initcngno tuta tamla peua. l econtolamt ingvanbonauentuva. 2 ficome parifgl quanbo Qmaita leua 3 cofi facto membranbo pcrorgnorat 4 tRoncfjura. lomeo core fapena. 5 membranbo laglota cfjeuenc. 6 quanto piu bolc cbeIXa piu bnra. 7 II. Dfultomo crebo canü Icolementc. 8 cfjetcma pene jmterfua bona cama. 9 amante e cficama falfameitte. 10 quanbunqne ucbe umpoco cque pt» brama! 11 tfctjiama. tnta ula merciebe. 12 cglamal nonficrcbe. 13 camore conofca llmalc caltrul jnfrlama. 14 111 . s ]kro latcnguo granbe fcanofden^a. 15 cpldmprocca alainovc ifuo tormente. 16 cfjeuone glola dieftucnba jncrebensa. 17 TESTO CR 1 T 1 CO. In gioi mi tengno tuta la mia pena, e contolami in gran bona Ventura; sicome Paris quando amav’ Alena, cosi facio, membrando per ongnora. Non chura lo meo cor, s’ä pene, membrando gioi che vene. Quanto piu dole, ed ello a piu s’indura. Null’ omo credo c’ami lealmente, che tema pene inver sua donna c’ama. Amante e che ama falsamente; quandunque vede um poco, e ello piu brama, e chiama tutavia merciede, e giamai non si crede c’amor conosca'l male c’altrui inframa. Perö la tengno grande scanoscienza, chi rimprocca a l’amor li suo tormente. Che nonn ö gioi che si venda in credenza. Discrepanze principali del testo dei D’A. (e delle congetture del Cas.): — 3 SI com’ Parisgi quando amava 'Lena (amav’ Alena Cas.). — 5 Non cura - lo mio core se ä pene (verso endecasillabo secondo Vintendimento del D’A ). — 7 Q. p. d., ed ella piu dura. — 8 N. o. c. c’ami lealemente. — 11 Q. v. u. p., e que’ piu brama. — 12 E chiama -tuttavia merciede (sic!). — 14 Ch’amor c. ’l mal c’altrui in far l’ama (II v. 14 £ guasto, come avvertono gli edd , ma n£ anch’io saprei come emendarlo, se non forse ridu- cendo a „c’altrui inflama 4 la lezione di A [ - Vat.J, . . . dove forse il copista tralasciö di cancellare i’„r“ cadutogli dalla penna invece di „ 1 “ Cas.). — 16 c. rlmproccia al’a- more i suo tormente. — 19 (Non mente - [Amor] a quelli che son suoi Cas.). — 26 Sinai su la Urica siciliana del Duecnito . /, II. 6 1 ne^cr forja bipeitc ra (tritt fente i 18 Dionmente, aqueltt d)c [ono [not. 19 anti ttbona glot. 20 ccinefa buotto fengnore afuo ferueiite 21 V. Xunqne raabona bene faccu rafgtone. 22 Ho ui conto Ic^enc cl)to patla. 23 acora cljtagio auuto guiberbone. 24 bela ptnrfca gioia cficmioi fia 1 25 5Borfa beUa apoco apoco. 26 co bol rintrare ingioco. 27 ccmio fono uoftro cuoi raabonna rata. 28 V. DDittrtraemfirt beUa aquetto punto. 29 diebio it^vcfl abaraare coragio. 30 bapot d)e grauemente niagie pnnto. 31 tnta lapeita fieninl pare cljtoglot 32 benagto. laraore etioferntre. 33 etragtenbo martlrc 34 cno ccngla. per uitlla gtota cagta. 35 ne per forza di pene c’altrui sente. Non mente a quelli che so suoi; anti Ii dona gioi, come fa buon sengnore a suo servente. Dunque, madonna, ben facco rasgione, s’io vi conto le pene ch’io patia, ancora chi agia avuto guiderdone de la piu rica gioia che ’n voi sia. Voria, bella, a poco a poco con voi rintrare in gioco, com’io so vostro e voi, madonna, mia. Or ti rimembri, beila, a quello punto ched io ti presi ad amare coragio ? Da poi che gravemente m’agie punto, tuta la pena ben mi pare chi agio. Ben agio. Amore eu vö’ servire, e tragiendo martire, E non cangiar per nulla la gioi c’agio. [che io] vorria, - b. a p. a p. Cas.). — 33 Bene agio - l'Amore, e vo servire, (B. a. - l’Amore e vo’ servire ‘cioe bene servirö l’Amore e voi’ Cas.). — 35 E n. cangiar p. n. gioia c’agia. COMMENTO, 4 . membrando per on^nora ‘avendola sempre presente nel mio pensiero’. 6. membrando gioi che vene ‘pensando alla gioia che verra. Non troppo frequenti siffatti esempi del membrare riferentesi al futuro (manca nel Tommaseo e Bellini). Eccone l’elenco provvisorio per le canzoni siciliane: »Amore in chui disio ed 6 speranza» 3 , »De la mia dissianza» 2 , »Dolze meo drudo e vatene» 2 , piu il passo presente II » membrarsi nel futuro» e come un continuo ricordarsi della propria aspet- tazione. — Per l’uso meridionale del presente col senso di futuro (ivene ‘verra’), preme vedere ora il D’Ovidio, p. 692 , nota al 54 , e p. 713 , n. al 153 della Rosa fresca. Esempi attinti da altre canzoni: quando a voi, bella , <(////?) torno [riforno ?) »Lo meo core che si stava» 3 , aspetola che vene. tragami 62 O. G, Tallgren, Ella Bläfield, Väinö Eskelinen , d cs te sortte »Oi lassa namorata» 2 , c poi mi tonia in diletanza »Amor che m’ä’n comando » 2 (qui sotto, II 26 ), membrando 1 ora cJicd io vengno a voi »Amore in chui disio ed 6 spe- ranza» 3 , ecc. 7 . quanto piu dole. cd cllo a piu s inditra. Per l’uso di introdurre la proposizione verbale per la congiunzione c, vedi (Wiese, p. 189 , § 117 e) Meyer-Lübke III, §§ 654 , 653 . Altri esempi: »Amore in chui disio ed 6 speranza»j (dopo quando . . .), canz. presente, v. 11 (dopo qiiandunquc ), »Lo gran valore e lo presgio amoroso»! (dopo sc), »Poi tanta caunoscenga»! (Pal. solo) (dopo quanto piu), 1 Diät. Greg . 92 22 ( andati , ct comu cu vj monstray in sompnu , et cussj cdificati !). — Del rimanente, nel 7 , ne torna il verso, ne corre liscio il senso. Interpretando » clla » come ell'a = cllo a, ammetto che questo cllo si riferisca a lo mco cor ( 5 ). L’ultima parola del verso dev’essere un verbo; non va, perö, senz’altro, il durarc . La lezione accettata parmi dia naturalmente il senso di ‘quanto piu duole il mio cuore, a tanto piu esso s’indura’, ‘tanto men sensibile ci diventa’, ‘tanto piu atto riesce a sop- portare il dolore’. Paleograficamente, la degenerazione di piu s'inditra in un piu dura anderebbe spiegata cosi: Essendo frequente in scritture antiche siciliane un piu (Dial. Greg. gy 1 I02 2 I04 17 io 6 1 Iö 8 20 21 25 II5 6 , accanto a pluj. pluy e simili; »Pir meu cori alegrari» 6 , accanto a plui. 2 ), par lecito ammettere un prototipo piu s*indura, scritto »plujldura». Questo, un copista seguente l’avrebbe ben potuto decifrare cosi: plus tdura ; donde, plus essendo stato preso per forma latina, un pluxdura o fors’anco piufdura. Dimenticata poi labbreviatura che indica il nasale, rimase pluidura o piui dura, che per occhi toscani doveva aver le fattezze d’un siciliano plui dura. Toscanamente, dunque, senz’altro, piu dura, lezione viziosa del ms. 9 . tema pene inner sua donna. Ben noto Tuso del pro- venzalismo inner un po’ per ogni dove (e cosi, tacendo delle 1 E cosi pure, stando al Pal., »Madonna dir vi voglo> 4 (dopo quando), dove il Monaci (p. 53, v. 48) preferisce invece la lez. del Vat. Studi su In lirica siciliana del Duecenlo. /, //. 63 canzoni auliche, nella Rosa frcsca , nella Qnaedam profctia 165 , e poi anche nel Dial. Greg. 9 o J7 2^) col senso provenzale. Nel passo presente, hwci pare deva venir tradotto press’ a poco con: ‘nelle sue relazioni con’, o con qualche altra locu- zione meno scialba che indichi »relazione in genere» (Tom- maseo e Bellini, s. v. » inverso Prep.», n° 6 ). 10 . Amantc e che ama falsamente ‘Ci sono degli amanti che amano falsamente’. — Niente straordinario l’iato di amante e , dove Ye porta un accento indipendente molto spiccato. Tale non e il caso dell’altro iato, quello di che ama. In tutta la poesia siciliana par non si trovi passo alcuno dove l’iato appaia cosi bene stabilito, cioe, cosi difficile a eliminare per qualche congettura. E s’intende che per »congettura», qui, si vuol dire »congettura verosimile». 11. e ello piu brama ‘egli [il falso amante] ne brama di piu’, vuol avere la »mercede». Per la congiunzione, cf. la nota al 7 . — Se non che il ms. dice eque piu brama , che il D’A. lesse: e que ’ p. b. La parola quei ‘quegli’ non pare ammissibile in un testo meridionale e realmente non se ne incontrano esempi altrove nelle nostre canzoni. Sara stata introdotta dal copista, cui non dovette arridere un »e Hin plnj brama'». Altrove, ben e vero che egli ebbe qualche rispetto per il pronome person. illu, rendendolo per ello] parola che s’incontra, infatti, lasciando pur stare il nostro v. 7 , nell’altro passo esattamente analogo ch’e e quando uede'l temppo , ed ello spanna , verso citato implicitamente qui sopra (»Amore in chui disio ed 6 speranza»^. — Nemmeno sara poi da am* mettersi presso i meridionali un quel troncato, se e vero cio che va riassunto altrove, p. 93 di questo fascicolo, a proposito dell’origine del troncamento poetico siciliano. 12 . Potrebbe aversi qui un tuta ma o tutavia col signi- ficato di ‘subito’, che s’incontra, se non altrove, nel Ritmo 1 E cosi pure, se non mi sbaglio, 9O 20 , dove Yaccitsava del testo sara da correggersi certo in accuslava. C’e corrispondenza fra accustavasi viulta inver kyllu( u ) e si accuslava troppu inver soy segnurj ( 20 ). 6 4 O. G. Tallgren, Ella Blaßeid, Viiinö Eskelinen, Cassincsc (v. Gloss. del Monaci; spiace di non aver sott’ oc- chio lo Studio del D’Ovidio, del quäle alla RBLIt 1913 , p. 155 ). Pure, dato il (quand)nnque (n) e il giammai ( 13 ), e certo preferibile il tradurre tutavia , anche qui, con ‘ogni volta’ o sim., come il tntesor e il tute f'iate che abbiamo in »Donna, eo languisco e no so qua speranza» 2 . 14 . camor conoscct'l male caltrui inframa , che l’amore rechi il dolore, che tormenta altrui (nie?). Il mal d’amore »infiamma» in tanti e tanti altri passi e specialissimamente in quello di tutt’intera la quarta stanza di »Amorosa donna fina», del quäle v. NM XI ( 1909 ), p. 90 , nota 1 . Il nesso frl del ms. anderä citato come testimone di un originario inframa (cf. Cesareo I 54 / I 55 ), voluto poi scrivere, benche un po’ po' troppo tardi, infama. La pronunzia, accertata per la rima, di un mm etimologico come m, si constata, fuori del caso presente 1 , nel solo passo »Contro a lo meo volere » 4 ( inflame rechiame ame). — Estremamente difficile la questione della retta sillabazione del v. 14 . Va letto male o mal ? In altrui inframa , cioe, si ha da contar cinque sillabe-ovvero se ne con- teranno sole quattro? La questione dovrä risolversi in presenza di materiali estratti dalle sole poesie siciliane vere e proprie; ora, questi materiali sono insufficienti dato il cattivo stato dei testi pervenuti a noi. Possono citarsi bensi dei passi analoghi come no(ii) ini uen mai increscenga (»Poi tanta cauno- scenga»j), settenario che attesterebbe la sinalefe mai *//-, per il Pal.; se non che, per lo stesso passo, il Vat. da non e mai jncrescienza , con iato dopo mai. Non sara facile, insomma, il trovare un solo passo che si possa considerar come deci- sivo 2 ; e poi, nemmeno e esclusa a priori, s’intende, la possi- bilitä che i rimatori abbian praticato l’una e l’altra delle due sillabazioni, secondo i casi. Si e ritenuto opportuno quindi il 1 Dove forse e da leggere in verita, non w||w, ma Mwjjww, v. D'O- vidio 693, n. al v. 5S. 2 Se fosse decisivo, il verso ched altrui ingannare e grau falleuza (»Per fino amore vo si altamente»4) ci darebbe l’iato per - ui in , tanto nel Pal. come nel Vat. Stadl su la lirica sidliana del Duecento . /, II. 65 mantenere tale e quäle la misura del verso manoscritto, che potrebbe leggersi. . altrui 'nframa . — Meno difificile la questione della forma dell’articolo (Caix, Origini , p. 197 ). II ms. ci da conosca ilmalc\ ora, quäle stä scritto qui, quell’ il va necessa- rianiente eliminato dai componimenti siciliani. Gli e che non vi s’incontra un solo passo dove un il del testo tradizionale appaia saldo; anzi, tacendo dei numerosi versi che non tor- nano se non dopo la correzione di il in lo (/;/), gli altri esempi di il — e sono ben pochi in numero relativamente — si possono tutti scartare senza congetture ardite. L’enclisi (7) dell’articolo o del pronome sarä da ammettere in al , del , col (a 7 ecc.), con- solidati spesso pel consenso di tutti i mss. (e cosi sempre nella fräse al mco vivcntc ), no'l (3 casi sicuri), chi 7 (2 casi sicuri); sarä poi da ammettersi pure, ma rade volte, in alcuni casi somiglianti al conosca'l )}ialc\ cioe, dopo vocal finale atona di un polisillabo. Ecco l’elenco degli altri casi in parola: vcdc'l tcinppo (»Amore in chui disio ed ö speranza»!), a ssanto porttod ducic! (»Giamai non aio confortto» 7 , congettura per »a ssanto portto lo conducic! », che dev’essere un settenario), salutivl da mia parttc (Vat. CCCXII,. = Monaci p. 288 , IIII 2 ), guardando'l (Vat. ibidem 2 = Monaci p. 287 , v. 12 ); fors’anche a tuto'l mco vivcntc , che e frequente, ma non esente del dubbio che l’articolo abbia mancato negli originali. — In fin dei conti, il verso 14 del testo critico non da luogo forse a obiezioni per quanto alla misura. Ora, se e esatto il ragionamento che precede, deve ag- giungersi questo: un’ altra congettura, quella che ci mettesse sott’occhio un c amor conosca lo mal daltrui 1 nframa, sarebbe ammissibile si, necessaria no. 15 . Pcrb avrä qui, dei due suoi sensi principali, quello avversativo di ‘ma perö’, spagn. pcro\ onde il principio de! verso anderä tradotto ‘io, perö, ritegno molto ignorante colui, che rimprovera’. — Il ms. dice la tegno . Si potrebbe pensare che il testo originario avesse lo tegno lo tcgnö\ donde, di men- ticata poi l’abbreviatura, il copista avrebbe fatto un la tengno . credendo si trattasse di un determinativo anticipato della pa- 66 O. G. Tallgren , Ella Blafield, Viiinö Eskelitten, rola scanoscienza. — Pure, giova rammentare il J/olt'e grau eosa cd inoiosa , chi vcde cio ehe piu gli ctg rata (»La namo- ranza disiosa» 5 ), passo tormentato, donde par si possa rica- vare ad ogni modo un du equivalente a ‘quando uno\ Se cio e vero, bisogna lasciare stare, come l’ho fatto, il la tengno grau de scanoscienza , chi rimprocca. Cf. E tengno grande Schema , chi dispende in tauerna . Brunetto Latini, citato dal Wiese, p. 187 , § 113 ; — uoy sei porto , scara e ponte chi vor in cel a De montan cosi pure che tropo g e a carminar chi vo ben tigna peitenar. Annot. del Flechia alle Rime e alle Prose Genovesi, AGIX 1 66 , § 105 . Vedi Meyer-Liibke III, § 637 . 16 . In vece di i suo ’ tormente , come avrä inteso bensi il copista toscano, ci sarä stato, nella lingua del mezzogiorno, sia // soi turmenti , sia soi tunnenti (vacillazione ben cono- sciuta). Nel nostro testo, possono mantenersi suo e tormente , grafie che non hanno importanza per la sillabazione; ma, per l’articolo, la sola forma ammissibile e //, che recano le scritture antiche siciliane. — Difficile la scelta da fare fra Pamor li suo t. e 1 amore suo t. E poi, amore i potrebbe < sicil am 01 i. 17 . Soggetto dei due verbi: Tamore’. 19 . Per il sono del ms, e da leggere, sia son sia so . Basta ricorrere una volta attentamente le poesie siciliane per vedere quanto vi sia frequente questo sunt monosillabico; anzi, il sono del copista non verra mantenuto che in pochissimi passi, che saranno enumerati altrove. Rimane la questione della scelta fra son e so, per i passi come questo, dove la parola seguente comincia con consonante altra che impuium. Dato che il Diät. G/eg.. per le cento pagine spogliate, non offre un solo esempio di sunu o sitgnu e invece molti di su (an- che in fin di fräse: da chillu locu duvi su 61 15 ), pare pre- feribile il so. — li vero perö che il cod. Cruyliis-Spaiafora e del partito del son coi suoi frequentissimi sunu ‘SUNT’ ( 569 , bis; 571 ; 572 , bis; 574 ; 575 ; 577 , bis [sunu sa/rsi ]; 577 ; 579 ; 580 ) e perfino con alcuni esempi che ci balenano di un bei sun : duri suu li unghi 572 , snn dicti 576 , sun discuvsi 578 / 579 ; Studi su la Urica siciliatia del Dtiecenio . /, //. 67 allato ai quali fan poca figura tre esempi di su: su sciipti 576 , kinchi su boni c ki 576 , ki su tropu c ki fannu 577 . — Anche il Monaci preferisce so a son, p. 54 , VIII- 9 ecc. 20 . //‘illis’. Questo dativo plur. (Monaci, p. 602 , § 464 ) s’incontra pure nel Dial. Greg:, cussi comu li persunj sitberbi chi [pronunz. ‘ci’? ‘si’?j allegranu quaiidu li e factu grandi huiiurc. in tal maynera kyllj chi fpron. ‘chi ’1 su hnmili, viragi , si allegrano quandu li eni factu grämte uirgogna , 3 7 . — anti occorre pure nel Dial. Greg., 43 16 , 75 12 . 24 . aneora che suol reggere il soggiuntivo (es. senza il che : »Assai cretti cielare» 3 , »Amore avendo interamente vol- glia » 3 ecc.). Anche per il nostro passo, deve pensarsi di ricostruire una Serie paleografica giustificativa; e sara questa: orig. :i: aia auutu , ) *aiauutu (o *aggiauuto\ da leggersi af avutu , donde, sotto la pluma d’uno sbadato, ) Yaggio auuto del ms. Vat. ■ 28 . com' ‘dacche’. — Per la correzione di souo , vedi 19 . Tutto quel che vi va formolato sopra il souo ‘sunt’, puo appli- carsi pure al souo ‘sum’. 29 . punto ‘momento’. 31 . Da poi che ha due significati: il causale (‘poiche’) e il temporale (‘dopo che’ e sim.). Se il primo si ammette qui, in quäl senso prendere allora il part. pass punto ? Forse ‘ferito (dallo strale deiramore)’? In tal caso, i versi 31—32 direbbero press’ a poco: ‘Poiche ti amo tanto, le pene che soffro per te mi paiono un tesoro'. Per il seguente motivo credo pero preferibile il significato temporale del da poi che. I versi 29—30 Or ti rimembri bella ecc., certo non intro- dotti senza intenzione, credo siano scritti apposta per formare un contrasto coi versi 31 — 32 . Nel primo cominciamento quasi inconsapevole di se stesso, l’amore (che vogliamo creder reale qui) e divenuto piu profondo per via degli impedimenti e dei dolori. Cosi, l’idea espressa dal poeta nei versi 31—32 sarebbe questa: Dopo che ho sofferto per il mio amore, esso m’e divenuto piu prezioso. Punto , dunque, qui, sara da tradurre con ‘offeso’, ‘fatto male’, come nel cosi m'avetc punto 68 0. G. Tätigten, Ella Bl äße Id, Väinö Es keimen, durameiite del Comjat »Amore avendo interamente volglia»,, dove perö l’offesa fu tutt’altra. — Per agie ‘habes’, che non ho riuscito a ritrovar altrove (un age del Dial. Greg. 1133 e un agi di Cruyllis-Sßatafora 579 rappresentando lhmperativo = soggiuntivo) e che non trovo menzionato presso il D’O vidio, p. 708, n. al 135, non so se c’entri il degi{e ) ‘debes’ che occorre nel »Tuttor la dolze speranza» 4 e che del resto e ben noto in siciliano: digi in Cruyllis-Sßatafora passim, diyi dichi [e divi] nella Qaaed. ßrofetia 122, 144, [162’ (Monaci, p, 612 b, § 502). Non fa per noi quell’ ai che, frequente nelle canzoni, e sempre monosillabo (es. »Dolcie coninciamento» 2 , due volte; »Et donali conforto se te chiace» [Monaci, p. 287 seg., Vat. ii2] 2 , 3 ; ecc). Ne par lecito pensare a un '»aal», che non apparisce mai nella 2 a persona (nel Dial. Gieg , habes e ai: 2, 4 4821 7 h 8 4i 9 io6 20 io8 6 118 S H2 U ). 32. chi agio e bisillabico come chi agia nel 24. 33 ben agio ‘sto bene’ o piuttosto ‘ho diletto’ (Tom¬ ni aseo e Bellini, I 781 b, s. v. » aver bene 1»). Cf. aver male »Amore avendo interamente volglia»^ »Ben m’e venuto prima al cor dolglienza»^ avere alegramente »Madonna de lo meo namoramento» 3 . — Non si e pensato finora qui al ben agio grechesco. La spiegazione del Cas. ci darebbe un agio servire , — inconveniente grave. Il D’A., invece, col suo ben agio: (/’) amore, ci darebbe una ripetizione artistica del ben agio del 32. Ma cosi non sembra chiaro il senso di e vo servire', del resto, pare evidente che il poeta, tenero certo di effetti artistici, si sia dato premura avanti tutto di per- suader la donna della felicitä che sentiva »anche tragiendo martire». — Il vo 5 ‘voglio’ si conosce in sicil. mod. (Schnee¬ gans 171: la vo' siggilari) e antico (Cesareo 210). Nelle canzoni, se ne trovano esempi: d'amor grendo cumiato e voi ßartire »Contro a lo meo volere»^ cf. un settenario di »Venuto m'e ’n talento» 3 , dove leggerei so stato e vollio stare , ma dove i canzonieri danno invece: son stato: e uollio stare (Pal.) sono stato ew^stare (Vat.). Studt su la Urica siciliana dcl Dueccnio. /, II. 69 Cf. pure Ed io in vanita non voi piu Stare , congettura per il nonuolglio piu starc del Vat., »Feruto sono isvariatamente». — La parola siciliana eu parmi vederla far capolino nell’ cuo del ms. — 34. e ‘anche’, ‘sebbene’, cf. la nota precedente. 35. E strano di vedere che il D’A. e anche il Cas. si siano contentati della rima falsa del copista toscano, con cui hanno forse pensato che nulla gioia c agia = ‘nessuna gioia ch’io possa mai avere\ Invece, dato agio , converrä leggere, sia c non cangiar — per nulla — gioia cagio, sia piuttosto come dice il testo; dunque — ed ecco la cosa principale — bisognerä considerare nulla come sostantivo. Si tratta della gioia reale ch’egli ha, la quäle egli non »vuole» [vo 9 33) cam- biare per nulla . Questo confa bene con quel che si atnmette nella n. al 33. — Il nullalajoi , che credo fosse nelTorigitiale, diede luogo ad una aplografia. COMPOSIZIONE E CONCETTO DELLA CANZONE. Per spiegare lo stato d'animo (reale o immaginario) che rispecchia la canzone, giova ricorrere alla stanza IV, dove il poeta parla d’un guiderdone che giä aveva ricevuto dalla sua donna e continua: »Vorria, bella, a poco a poco con voi rintrare in gioco», versi che danno ad intendere che ci sia stato un malinteso fra il poeta e la sua dama — malinteso non molto grave pero, dacche egli poi con tanta fiducia assi- cura: »Com’io so vostro e voi, madonna, mia». Il poeta s’e sentito offeso (»Da poi che gravemente m’agie punto») e se n’e andato via dalla donna, afflitto nell’ anima e ferito nel- l’amore e nelPorgoglio. Svanita la prima ira e la prima im- pressione dolorosa, avrä forse visto che aveva esagerato la sua infelicita, avra trovato un sollievo nel perdonare la »offesa» ed una consolazione nel darne la colpa intera a se stesso. E quel suo stato d’animo a metä riflessione, a metä sentimen- talitä esaltata che avrä, credo, introdotto nella sua poesia la descrizione del »falso amante» (st. II e III). Inconsapevol- mente s’ e forse fatto identico con lui e ha rimproverato in 70 0. G. Tallgren, Ella Bläfield\ Väin'ö Eskelinen, lui i sentimenti amari ed impazienti, dai quali fu vinto poco innanzi. Condannando »il falso amante» ed in lui la sua propria colpa, ha fatto la »penitenza» e si sente di nuovo degno di entrare fra i fedeli vassalli dell’Amore, i quali con gioia *traggono martire» nel servizio di quella grande »signoria». Puo adesso dire: »Dunque ho ragione di raccontarvi le pene ch’io patia», perche quella sua confessione deve essere una gloria ed un incenso per la donna amata. E puo dire: »Sto felice, non cambierei per niente questa mia gioia», versi che si riannodano alla prima stanza; mentre le stanze II—IV costi- tuiscono un’ apologia, un sillogismo, le cui premisse sono espresse nelle st. II e III e la conclusione nei primi versi della st. IV. Ella Blaßeid. II. Amor, che m’ ä ’n comanäo. manoscritto uNico. J z at. c. 8 a, n° XXXI. edizionI: D’A. I, n° XXXI. Nel tomo V, il Casini indica pure l'ed. princ. dei Grion, Propugnatorc IV (1871)1, p. 147—149- versificazionE: tre stanze unissonantz — e forse capfinidas — per le quali par devasi ricostruire questo Schema: 7a 7b 7b 7c, 7a 7b 7b 7c; 7d 7e-4f iif ye 5f-6g 9 (?)g 1 id.— a = -ando, b = are, c = -Ire, d = -eilte, e - ato . f = anza . g = -isse. — Gli editori prece- denti arrivarono ad altri resultati. » Lo Schema . . . della strofa ». dice il IVA., re in tutto tnrbato e scomposto. Si rede che ciascuna strofa doveva es¬ sere condotta colle medesime rime: e le cose uanno bene fino al dechno verso. Poi nella prima , 1 'online e questo: AB CCD: nella seconda: ABACC: nella terza: a a b a CD. Ond’e che il verso undecimo della prima strofa resta scnza rispondenza di rima: le tre rime in anza, che probabilmente crano rime al mezzo o versiculi a sc nella prima strofa, sono Studi su la Urica siciliana del Duccento. /, //. 7 duc sole nella scconda: torncrebbero tre, anzi quattro. neirultima, ma in qucsta evidentementc tutto e du sordinato , c in souo sedici entziehe quiudici versi come ncllc strafe antccedenti: nella secouda strofa manca f ultimo verso in ente che pur Jtanno le nitre duc: e nella terza, nna de Ile duc rime in isse e fnori di posto. Probabilmente qnesti grau guasti nacquero principalmente dal ridurre la canzone di siciliana a toscana: qucsta riduzione per la quäle facisse e potisse si cangiarono in faciesse e potesse, ha fatto s) che altre parole si allungassero o scor- ciassero , e cos) tutta la poesia ne rimanesse poi cos) malconcia . — D’altronde, il Casini annota:» . . . erg editt. non riuscirono a determiuare lo Schema <3 della stanza , che c il segnente: a. b. b. c, a. b. b. c, d. eF. gF. e, G. H. H. D; come dimostro poi il Monaci . Secondo questo Schema le volle delle tre stanze s hanno a legge re e disporre cosi: [se- guono tre brani di testo del Casini, le cui varianti v. a pie del testo critico]. — Lo Schema proposto qui ha, dirimpetto agli schemi anteriori, il vantaggio di darci uniformitä assoluta per tutt’e tre stanze, pur risparmiandoci congetture ardite quali quella dei tre versi nuovi intercalati dal Monaci e dal Casini. — Per il novenario (14, 29, 44), cf. I, Versificazione. attribuzione : Messer Rinaldo d’Aquino. TESTO DEL MS. I. Slrnore cfjcmancomanöo. Diiotclito bcgla cantavc. lomatblre contarc. d}cmlfa fofeutve, btquclla vtinembranbo. cattva pl» betla pare. no poria vtnformavc. natura fuo pobtrc 1 TESTO CRITICO. 1 Amor, che m’ ä 'n comando, 2 vuol ch’io degia cantare, 3 lo mal dir e contare 4 che mi fa soferire 5 di quella rimembrando, 6 c’altra piu bella 0 pare 7 non poria rinformare 8 natur’ a suo podire, 72 O, G. Tallgren , Ella Bläfield ’ Väinö Eskelinen , (£acf)ut lungiamcntc. 9 ed a chui lungiamente fcr Pibore fono ftcto . dean^a 10 servidore so stato, e leanza leportto ccncorjtno . cbofperan^a 11 le portto con cor fino, ed ö speranza cbifpero ebo portato. 12 chi spero ed ö portato. cbefciaHandel juucrbilci facicffe. 13 Che se fallanza inver di lei faciesse, cfieqiofa etuto bene faüijfe. 14 che Gioia e Tuto Ben faliisse. perepto | itonfalfcvaflio almto utuente. 15 Per ch’io non falseragio al mio vivente. üllauita mia folfonbo. 16 A Vita Mia falsando nomboria ctomiparc. 17 no-m poria, cio mi pare — bemiporia olcqrQrc. 18 be mi poria alegrare bita fc bimna fcruirc. 19 di tal donna servire, calfuo prcfgto naljanbo. 20 ca - l suo presgio nalzando lofuo uifo moftrarc. 21 lo suo viso mostrare mifa | fouente ftarc. 22 mi fa sovente stare biiiioia rifbalbirei 23 in gioi, a risbaldire. (Jpot c^ioncontcmntte 24 E poich’io ncontanente bclogioio fouo a(u j ngioto . ifperanjo 25 de Gioi fui alungiato, disperanza mtucne epoi mi torna . inbifetan^a 26 mi venne, — e poi mi torna in diletanza? — pcrrfiefono Qbimorato. 27 per che so adimorato, enonfo quanto laufe aritorna. 28 e aritornanza non so quando avesse. ecio faria fifare poteffc. 29 E cio faria si far potesse cbcflno amore ingio ia firtfbaibiffe. 30 che fino amore in gioi sia risbaldente. £rorttc potcffco ftanbo. 31 Fortte potess’ eo stando bantore plu burare. 32 d’amore piu durare lomalc c^cmtia burare. 33 lo mal, che'in fa durare labi i mora fentire. 34 la dimora sentire; epot djeßa fcoltanbo. 35 e poi, ch’ a ella, scoltando, lepiaccra manbarc. 36 le piacerä mandare — piaccle c^cbiftarc. | 37 piacele che di stare Discrepanze importanti del testo del D’A. e di quello parziale del Cas. — 10 S. son stato D’A., S. son stato - e leanza Cas. — 11 E leanza le porto con cor fino D’A., Le porto con cor fino - ed ö speranza Cas. — 12 E ö speranza ch’i’ spero ed ö p. D’A. — 12a: intercalando un nuovo verso che il copista avrebbe tralasciato, il Cas. stampa: [.-äno]. — 13 senza il rimalm. D’A. e Cas. — 14 C. g. e t. bene [mi] faliisse D’A. e Cas. — 16 Ala vita m. f. D’A., La v. m. f. Cas. — 20 Ca ’l s. p. narrando D’A., il quäle lesse nel ms.: c al s. p. nahando. — 23 Di gioia [a] risbaldire D’A., Di g r. Cas. — 25 Dela gioi’ sono a. D’A., De la gioia sono a. - isperanza Cas. — 26 Ispe- janza mi vene, e poi mi torna D’A., Mi vene e poi m. t. - in diletanza Cas. — 27 In diletanza per che so’ a. D’A. — 28 E non so quanto lä ü so’ aritorna D’A. e Cas. — 29 E c. f. s’i’ fare p. D’A. e Cas.; endecasillabo? — 30 C. f. a. in gioi’ si risbaldisse D’A., C. f. a. in gioia si risbaldisse Cas. — 30a: il Cas intercala: [.-ente]. — 35 E poich’ella asc. D’A. — 37 Piacie lei c. di s. D’A. — 40 Ch’£ tanto desiato D’A., Ch’£ Siudi st( la lirica sicihana del Dueccnio. /, II. 73 oboueffc bigivel • 38 Imt beCo coratcmcntc. 39 d)etanto dtfiato . cfjengnoraufta. 40 mcuemita totale [bcrat^a. 41 caffio foffe agiutato. 42 noncrebcria djcnbifbercüa bcttiffc. 43 nemnialegranja nefentitfc. 44 matagramiotglia mifa mifcrebcntc. 45 od avesse di gire d’un bello coralmente? che tant’ ö disiato, che ngnoranza m’este venuta cotale speranza. Ca ss’io fosse agiutato, che ’ndi speranza non credo venisse, ne null’ alegria ne sentisse. Ma la gran volglia mi fa miscredente. tanto desiato - che ’ngnoranza Cas. — 40a: verso a parte presso il D’A.: Che ’n ’gno- ranza. — 41 M’6 v. cotal sp. D’A., M’£ v. cotale - isperanza Cas., che aggiunge nel testo: [Monaci: M’ö venuta - cotal sp.]. — 42a: il Cas. intercala: [.-ale] e aggiunge: [Monaci:.-uta?]. — 43 Non crederia che ’n disperanza D’A., N. crederia ’n disp. venisse Cas. — 44 Venisse, n& null’ alegranza ne s. D’A., N6 nulla alegranza ne s. (ende - casillabo?) Cas., coll’aggiunta: [Monaci: Ne che null’ al.]. — Scelta delle discrepanze Grion: 10 Servidor sono s. — 16 A la vita f. — 20 E’1 suo p. n. — 23 Di g. a r. — 25 De la gio’ so’ a. — 25a Isperanza. — 26 Mi vene e p. m. t. in d. (senza rimalmezzo). — 28 Che fino amore in gio’ si risbaldisse. — 29 Si questo fare si potisse. — 30 E’ non so quanto, lä ’u so’, torna [in mente]. — 33 Lo m., che mi fa dare. — 34 La d. a s. — 35 E poi ch’ella asc. — 38 0 dovesse d. g. — 40 Ch’6 t. d. — 41 Mi ö v. c. sp. — 43 Non crederia ’n disp. v. — 44 Nfc nulla legranza s. COMMENTO. 6. c’altra piu bclla. Ammettendo che sia questa una proposizione relativa — supposizione che non pare gratuita visto il v. 9 — abbiamo qui un costrutto assai raro e difficile, che, ricalcato in latino, darebbe un bei * qua m pulchriovem alteram. Sara forse da mandare con alcuni degli esempi studiati dal Meyer-Liibke III, § 628: un » ehe altra piu bclla [di lei ]» corrisponderebbe esattamente allo spagn. las cosas maravillosas de aquella insula. las cuales otras se¬ in e ja n t e s que eilas en ninguna parte del mundo sc po dn'an veer . — bclla 0 pare. Congettura ingegnosa del Grion e del D’A. e accettata dal G a s p a r y, p. 48. E forse e la sola lezione ammissibile. Potrebbe pensarsi bensi ad altri due modi di decifrare il bclla pare del ms.: vedendovi cioe un asindeto, che corrisponderebbe a un pulchriorem , parem , pronunziato crescendo; ovvero vedendo nel pare un verbo, anzi un breve inciso affermativo, quasi fra parentesi, come le parole cib mi pare del 17. Siccome par poco probabile che Rinaldo d’Aquino avesse usato due volte, in rima, una parola cosi 74 0. G. Tallgren, Ella Blaßeid , Väin'ö Eskelinen , gratuita e buona a nulla, preferisco le due prime spiegazioni; ne credo che i poeti primitivi usassero un asindeto come » bcila , pare». 10. Per la questione della forma da ammettersi per suav sunt, vedi nota a I, v. 19, 28. Siamo forse 1 in presenza di uno dei casi ivi menzionati, dove bisogna intravvedere il su siciliano. - E cosi certo nel v. 27, qui sotto. 11. (a chui ... so stato , e leanzd) le poitto . Costrutto molto usato nelle lingue romanze (Meyer-Lübke III, § 656), perfino presso un Petrarca: Ed io ne prego Amore, e quella sorda, c h e mi lasso de’ suoi co)or dipinto, e di chiamarmi a se non le ricorda (Son. XXIII) e presso un Moliere: Son sort offre ä mon bras des perils glorieux, dont je puis faire hommage a l’eclat de vos yeux, et par eux m'acquerir, si le ciel m’est propice, la gloire d’un revers que vous doit sa justice. (Moliere, Don Garde de Xavarre I, 3, cit. dal Livet, Le - xique , III, p. 404). 12, Tutto il verso e una mera zeppa. — II mascolino portato va mandato coi casi del Wiese, p. 177, § 70; cf. Meyer-Liibke III, § 416. 16. A Vita Mia falsando. Ben noto l’uso meridionale (non dovuto ad imitazione spagn.) della prep. a davanti al* Foggetto, quando questo indichi una persona o un essere vivo (Wiese p. 173, § 57; cf. D ’ O v i d io 683, nota al 30). Oltre agli esempi allegati dal Cesareo 187, ne offre vari altri il brevissimo frammento, ivi citato, delT Evangclio di S. Marco (ediz. Cesareo, Messina 1898): ad is\s\u lu gittau a lufocu (cf. spagn. a el le echö en el fuego ), non lu pottimu cachari 1 »Forse»; dacche potrebbe tirarsi in ballo un servidor so?70 stato , che piacque al Grion e non agli altri Editori, Studi su la liyica siciliana drf Duecenio . /, //. 75 dv/ (7/non ), nel Cruyllis-Spafafora (non } min). Non troppo frequenti poi i casi sicuri dell’ enclisi, nelle poesie siciliane; e verranno enumerati altrove. Intanto, vedi v. 33 e cf. la nota a I, 14. 20. Ovvero ca suo p. n.\ cf. la nota precedente. — Non scrivo 1 nalzando ; l’aferesi meridionale par ben salda nei nostri testi visto un verso come ch'io non ini credo giamai snamo * rare (»Lo gran valore e lo presgio amoroso» 5 ), che non ci darebbe un disinnamorare se non a costo di alterarlo in » cJiio non credo mai d. 23, 25. in gioia (ms. di gioia ), — disperanza (ms. ispe- ranza). La mia lezione va fondata su l’osservazione che, nel ms., da di a isperanza , ci corre un rigo press’ a poco. In una delle copie precedenti al Vat., le parole di e isperanza possono essere state in principio di rigo, l’una di sotto all’altra. Ora, si vede arrivare lo sbaglio: X y z Tgioia. difperanza .... ovvero d' f gioia . ijperanza . . . , donde . . digioia .... . . ifperanza . . . con gravissimo danno per il senso del 25; e tale e la lez. del Vat. e degli Editori. 24. Dalla descrizione dell’unica sua gioia attuale (18— 23), l’autore passa ad allusioni vaghi concernenti il suo nau* fragio amoroso, tanti e tanti anni indietro. Una delle solite: qualche passo inoltrato, e poi un ordine della donna: »allon- tanarsi ‘subito’». — Un inconiinenti , con questo medesimo significato, si trova pure nel Dial, Greg. (79J e nel Cruyllis- Spatafora (passim). 76 O. G. 7 allgren, Ella ßläfield , Väinö Eskelinen } 25. Uno dei versi dove, come nel 10 (v. nota), convien di credere che prima del sono , c’era un so ovvero piuttosto, ap- punto appuntino, un fit. Questo poi, secondo noi, altro non era, qui, se non un fit {ftti) storpiato. In fin de’ conti, niente difficile disfarsi del sono, che non fa al caso. — Ouello che ci rimane di difficile, e il problema della giusta misura; per il quäle v. qui sopra, nota a I 14. Prima di avere le edizz. critiche di tutte le poesie siciliane, non sarä lecito dire se qui ci voglia un de la gioi o de Gioi. Quest’ultimo mi arride, visto il 14 e simili. 1 (Verrebbe provato l’iato da un verso come questo: tardi mi risvelgliai a disamare »D’amoroso paese» 5 ?). — fui alungiato , giro ingentilito cavalleresco Imper¬ sonale, che potrebbe significare, ancorche non lo dica, che chi »allontano» era la donna in propria persona. Delicatezza che dovrä esser rispettata nella traduzione. — Per (d'yispe- ranza , v. nota al »23, 25». 26. venne , ms. »vene». Rammento che tali svarioni li pigliano gli amanuensi perfino in rima; per i tre o quattro casi v. Tallgren, La rime , p. 273, note 3 e 4. — Il pun- tino dopo la voce torna, gravido pur di tante calamitä metriche come si puö vedere sotto la rubr. Versificazione, non ap- pari che dopo quella »coquille» enorme che mise sotto- sopra il v. 28. — Per il pres. torna , v. I, nota al 6. (In fin- nico, il presente si usa come in siciliano!). 27. per che ‘per il che’, si riattacca, se non mi sbaglio, al di sopra della parentesi e poi mi torna in diietanzar (26), al mi venne e quel che precede. — Per il so , v. nota al 10. 28. La nostra ricostruzione del verso par che deva soddis- fare e lo Schema versificatorio e il senso. -— La deformazione d’un quando in »quanto» non e cosa inaudita: senza pur par- lare degli errori come »detagli» per de. dagli (corretto taci- tamente presso il Monaci, p. 287, v. 28), »destuttu» per dcsduttu (Ritmo Cassinese 45), si puo allegare un »tanto» che 1 Non sempre poi arrisero al copista queste personificazioni, de Gioi qui, a Vita Mia 16 . Egli ci mise l’articolo di sana pianta. Sludi su la Urica siciliana del Duccc?ito. I, II. 77 verrä letto tando , »De la mia dissianza» 3 e, starei per dire, anche in »D’ainoroso paese» 4 (passo che da luogo a dubbi, dei quali avrö forse occasione di riparlare); e poi ecco due passi interessanti, corretti ambedue nell’ ediz., del Dial. Grcgc ka quantu (1. quamiu ) lu omit e di st nicht . tandu intendj (5423)> e all’incontro: quamiu e multu intenda (1. intentd) la persuna (56g). 30. sia risbaldcntc per il sinonimo »(si) risbaldisse» e le- gittimo. Noto sin dal latino (frequentissimo presso Lucifero Calaritano), questo giro si riaffaccia sovente nelle canzoni (es. »Amor mi fa sovente»^ »Ben m’e venuto prima al cor dol- glienza» 1 ) e perfino nel Dial. Gi cg.: non foru ausanti accustare (78 23 ). Nel suo Philologischer Kommentar zur Peregrinatio Aetheriae (Uppsala 1911), il latinista E. Löfsted t fa un ra- gionamento interessante (p 246 seg.) per stabilire la differenza che c’e fra il giro perifrastico e il verbo da se; differenza che, s’intende, non ha importanza per il nostro caso preciso. 32, 33, durare du rare. Il Biadene, nel suo Studio La rima nella canz . ital. dei secoli XIII e XIV (Raccolta D’Ancona, 1901), p. 733, intese che i due verbi, qui, fossero »identici di significato». E corae pensö egli dunque di tra- durre il nostro passo? 33. Per l’enclisi, v. nota al 17. 35. S’ha da leggere e poiche (da tradurre: ‘anche in quel momento [futuro] nel quäle’) oppure e poi. che (da tra¬ durre: ‘e, piü tardi, quello che’)? E poi, chi sui a » scoltare »? e il poeta ovvero la donna? — La concisione e difficile, pre- cisamente perche le idee da sottintendersi affluiscono in troppa abbondanza. Il modo di vedere delPeditore (A) apparisce dalla punteggiatura e dalla traduzione. Ma, ripetiamo, e una of- ferta senza monopolio. Ammettendo sempre, come ho am- messo, che chi ascolti sia la donna, e da vedere (£>) se non si possa accettare il poiche , leggendo epoicli a ella , ascoltando. le piacera mandare ovvero pure e poich\ ella ascoltando , le piacera mandare e tradurre: ‘(potessi io sopportare il mal d'amore) anche [in quel momento aspettato] quando, mentre 78 O. G. Tätigten, Ella Bläfield\ Väinö Eske litten , ella ascolterä da mia umile pregniera], le piacera di darmi un ordine’; lezione e traduzione piü difficili certo di quelle accet- tate, ma che, per quanto a ella scoltando , trovano il loro ris- contro esatto nel dantesco Questi m’apparve, tornand’io in quella (In/. XV 53; osservazione fattami da Ella Bläfield). Ce poi 1 altra possibilitä: che stia ad ascoltare lui. Sarebbe un ubbi- dire di quanto manda la donna (36). Anderebbe letto allora: (C) e poi — che , ella ascoltamio. Ic piacera e tradotto: ‘e, poi, potess’io,] il giorno che stessi ad ascoltarla, [sopportare quello] che’. (Sicilianamente, non farebbe difficoltä quell’ ella ascol- tando = ‘ascoltandola’). Delle quattro combinazioni, la sola che ci resta e quella (D) di ‘poiche’ con ‘ascolta lui’; e par sia la sola che vada rigettata senza lambiccamento. Nei casi di A e C, ho tradotto un che con ‘quello che’; e par lecito (cf. Meyer-Lübke III, §§ 577, 619), dato un esempio come e non cognoscono Ic a lloro iovvero ka lloro ?] e dato »Sovente, amore, n’ö viduto manti^, Pal. (dove il Vat. da pero e non conoscono cio c 3 a lor e dato . da leggersi pro- babilmente e conoscon cio ecc.). — Bisogna scegliere fra A, B e Cf e anderä eliminato il C, dove l’ordine delle parole riesce il piu insopportabile. 38. Congettura eccellente del D’A. 39. un bello coralmente , detto della donna amata. Ta- cendo delle espressioni come ai bela doussa res!, voi anlente cosa. si amoroso bene, e altre simili, non abbiamo trovato nessun esempio analogo dell’uso del »neutro», in italiano o provenzale che sia. 40—41. che ngnoranza nieste vcnuta cotale speranza. Il Gaspary (229) cita questo passo casualmente e lo tradurrebbe: »‘Nichtwissen ist mir solche Hoffnung geworden’, d. h. ‘ich bin über sie ungewiss geworden’». E, certamente, alcune pa¬ role dell’ultima stanza — come: un bello (masc.r), ngnoranza . miscredente paiono a prima vista giustificare una tale inter* pretazione. Se non che il Gaspary non ci dice come mai Studi su la Urica siciliana del Duecento /, II. 79 avrebbe pensato di metter d’accordo questa idea cd concetto della canzone; la quäle egli, — dacche non parla della costi- tuzione del testo, — avra letta a foggio della vecchia edizione. 42. aghttarc potrebbe significare forse quel modo di portarsi della donna del quäle si tratta nel seguente esempio med. francese: K'iZ nosire dosier aiucct , dove il Godefroy (I, p. 180) traduce: ‘seconder, favoriser’r E cf. notaal 25, verso il fine. — Cosi pure il si d'Amor so aiutato , verso penultimo della canz. difficile ch’e »Per fino amore vao si allegramente», pur’ essa del D’Aquino. Ma le conseguenze dell’ aiutarc sa- rebbero tutt' altre qui. 43. Nel c/icndisperanza del ms., gli edd. precedenti lessero un disperanza . Risalta agli occhi con miracolosa evi- denza il rischio che c’e a volere ammodernar la divisione delle parole, in edizioni mancanti di traduzione e di commento. TRADUZIONE FRANCESE. I. Amour, qui m’a en son pouvoir, 2 veut que je chante, 3 dise et fasse connaitre le mal 4 qu’il me cause 5 en me rappelant celle ,3 de qui la Nature, par tout son pouvoir, ne pourrait creer un autre modele plus beau ou pareil; 9 celle dont je suis depuis longtemps le serviteur et a qui je porte loyaute, d’un coeur fidele, et en qui j’ai mon espoir. 13 Car si je manquais a son egard, 14 je tromperais Joie et Tout Bien. 15 Cest pourquoi je ne [la tromperai de tout mon vivant. II. En trompant Ma Vie, 17 je ne pourrais pour sur me rejouir]; 18 je ne pourrais me rejouir que de servir une teile dame; 20 car [l’action dej moptrer sa beaute en exaltant sa valeur 22 me fait souvent rester 23 en joie a m’ebaudir. 24 Et lorsque, de suite, 25 je fus eloigne de Joie, je fus pris de des- espoir — mais, un jour, mon desespoirj sera-t-il change en jouissance? — 27 ä cause de quoi je reste au loinl, 2S sans savoir quand le retour pourra m’etre accorde. 29 Et, si je le pouvais, je ferais si bien 30 que le fin amour püt se rejouir en allegresse. III. Sans defaillance, puisse-je, pendant que je reste 8o Besprechungen . II. Sno/ahli, [loin d’elle], 32 endurer davantage ( ovvero encore mieux) le mal d’amour, que [cette] peine de la Separation me fait [tanti durer (, ovvero me rend si interminable) — 35 et, plus tard, ipuisse-je düment endurer ce] que, m’] ecoutant, 30 il lui plaira de [me] mander: 37 lui plait-il que [j’aie] ä rester [aupres d’elle] 38 ou que j’aie ä quitter 3!> un etre [qui est si] beau pour le coeur? 40 que j’ai tant desire, qu’une teile esperance m’est devenue une ignorance ( ovvero a pris l’aspect de l’Inconnu). 42 Car, [meme] si Von me venait en aide [en vue d’une re- conciliation , 43 je crois que l’espoir ne m’en reviendrait point, 44 et [que] je n’en eprouverais aucune joie. 45 Mais mon grand desir me rend mefiant [pik chiaro: Mais ce qui m’inspire toute cette mefiance, c’est l’immensite meme de mon desir). J y äiriö Eskelinen. Besprechungen. Hans Sperber , Über den Affekt als Ursache der Sprach- Veränderung . Versuch einer dynamologischen Betrachtung des Sprachlebens. Plalle a. S., Max Niemeyer, 1914 . IV —f- 10 G S. Sperber leitet seine Schrift mit einer kurzen theoretischen Erörterung der Sprachentstehung und Sprachentwicklung ein. Diese letztere stellt sich ihm dar als ein Kampf zwischen der Ver¬ kehrsvermittelung und der Affektäusserung, welcher noch nicht abgeschlossen ist. Da die Verkehrssprache möglichst allgemei¬ nes Verständnis bezweckt, giebt sie individuellen Änderungen nur wenig Raum und führt unbedingt zu einer Fixierung der lautlichen Gebilde. Daher ist man berechtigt die Hauptursache der Sprach Veränderungen in der Funktion der Sprache zu suchen, die das Gegengewicht zu dieser konservierenden Ten¬ denz bildet, also in ihrer Aufgabe zur Entladung von Affekten zu dienen. Von den Sprachveränderungen wird zunächst der Bedeu¬ tungswandel besprochen, der einerseits als Namengebung, an¬ dererseits als ein Konkurrenzkampf unter den Worten aufzu¬ fassen sei. Bei der Namengebung, wo die objektiven Merkmale Hans Sperber\ Über den Affekt als Ursache der Sprachverätidernng. Sl des zu benennenden Gegenstandes gewöhnlich die Wahl zwischen mehreren Möglichkeiten erlauben, sei das sehliesslichc Ergebnis immer als die Resultante zweier Komponenten anzusehen, in¬ sofern, als sich von der einen Seite das objektiv wichtigste Merkmal ins Bewusstsein des Namengebers drängt, von der anderen Seite derjenige Name, der die angenehmsten Vorstel¬ lungen erweckt. Mit noch grösserer Zuversicht dürfe man behaupten, dass beim Konkurrenzkampf unter den Worten die grössere oder geringere Lustbetontheit das schliessliche Resultat bestimmt. In dem Satze »der Vortrag war schrecklich langweilig und dumm, anderthalb Stunden lang hat der Esel geschwätzt» haben »Esel» und »schwätzen» die Ausdrücke »Herr X» und »sprechen» verdrängt, weil sie zur Entladung des Affekts, des Ärgers über die verlorene Zeit und des Wi¬ derspruchs gegen das Vorgetragene, wirksamer waren als die neutralen Ausdrücke. An anderen Beispielen aus der eigenen Erfahrung will der Verfasser zeigen, dass die affektbetonten Worte auch eine ausserordentliche Fähigkeit haben sich auszu¬ breiten und zwar in der Regel auf Kosten von Synonymen, die keinen Gefühlswert haben. Die Rolle des Affekts wird auf Grund dieser Ausführungen durch folgenden Satz formuliert: »Bei jedem Bedeutungsübergang, der nicht einer kulturhisto¬ rischen Änderung entspricht, haben die mit den einzelnen Wor¬ ten verknüpften Affekte eine wichtige Rolle gespielt, oder viel¬ mehr, sie sind als Ursache der nicht kulturellen Bedeutungs¬ übergänge zu betrachten». Aber Sperber macht die Affekte nicht nur für den Be¬ deutungswandel verantwortlich, auch bei dem Lautwandel und den syntaktischen Neuerungen sollen sie mitwirken. So soll z. B. die syntaktische Konstruktion »dem Vater sein Hut» die ältere Genetivkonstruktion »der Hut des Vaters» verdrängt haben, weil in den Übergangskonstruktionen vom Typus »ich habe dem Bruder sein Buch genommen» die Bedeutung der betreffenden Verba einen starken Affektgehalt hatte. Weiter sucht der Verfasser die Bedeutung der Affekte für die durch Versprechen entstandenen Formen zu erweisen, wobei er den Euphemismus ausführlich analysiert, und hebt schliesslich die Rolle des Affekts bei der Weiterverbreitung der neuen Ausdrücke und Konstruktionen hervor: Ausdrücke, die geeignet sind, einer grossen Zahl von Menschen zur Affektentladung zu dienen, haben Aussicht, Gemeingut eines weiten Kreises zu werden. — In einem Anhang wird ein zufällig aus der Vorrede zu Wundts Völkerpsychologie herausgegriffener Satz in bezug auf die Ent- 8 2 Besprechungen. //. Suolakti, If. Sperber , Über den Affekt usw . Wickelung der einzelnen Bestandteile lind die dabei hervor¬ tretende Bedeutung des Affekts analysiert. Die Ausführungen Sperbers über den Bedeutungswandel enthalten eigentlich keine neue Idee; den Kern derselben hat Wundt in einem Satze ausgesprochen, den der Yerf. selbst zitiert (Völkerpsychologie: Sprache II 2 , 560 ff.): »Sie (die Ab¬ nützung dieser Worte) entspricht in diesem Fall der allgemei¬ nen Erfahrung, dass Gefühle durch häufige Wiederholung sich abschwächen. Aber mag dieses Moment mitbeteiligt sein, für sich allein reicht es schwerlich aus, einen Bedeutungswandel zustande zu bringen. Ein positiver Grund zu einem solchen liegt dagegen häufig in der wirklichen Gefühlssteigerung, im Affekt, die den Redenden zu einem Worte greifen lässt, das dem auszudrückenden Gefühlswert, objektiv betrachtet, nicht entspricht. War es nun aber auch subjektiv in dem Moment, wo es zuerst angewendet wurde, ein adäquater Ausdruck des gesteigerten Gefühls, so kann doch diese Wertung nicht andauern. Fixiert sich daher gleichwohl das im Affekt gebrauchte Wort, so ist die Abnahme der innewohnenden Gefühlsstärke die Folge». Sperber behauptet freilich selbst, dass diese Worte Wundts sich mit den von ihm vertretenen Anschauungen nicht berühren. Das »gleichwohl» des letzten Satzes in der zitierten Textstelle soll »die ganze Schärfe des Gegensatzes» zwischen Wundt und ihm enthüllen: »nicht trotz der Übertreibung, son¬ dern wegen derselben fixieren sich die im Affekt gebrauchten Worte . Aber auch Sperber wird wohl zugeben, dass die subjektiven, im Affekt gebrauchten Worte sich oft nicht weiter verbreiten und nur auf diesen Umstand bezieht sich doch wohl das von Wundt gebrauchte »gleichwohl». Das Neue in den von Sperber vorgetragenen Anschauun¬ gen liegt, so viel ich sehen kann, darin, dass er die Rolle der Affekte für den Bedeutungswandel viel schärfer betont als bisher der Fall gewesen und dass er sie auch als Ursache des Lautwandels und der syntaktischen Neuerungen betrachtet. Doch scheint es mir, dass er die Tragweite der von ihm verfochtenen Theorie stark überschätzt hat Dass die Affekte beim Laut¬ wandel mitwirken, ist nur eine Hypothese, für die der Ver¬ fasser keine Beweise zu erbringen versucht hat und der Versuch, die Hypothese inbezug auf die syntaktischen Neuerungen zu beweisen, muss als verfehlt betrachtet werden. Solche zufällig überlieferten Belege, wie die hier aus Grimms Wörterbuch zitierten, haben keine Beweiskraft und ich kann auch nicht finden, dass der Affektgehalt der betreffenden Verba so deutlich in die O, y. Tätigten, Les chansons de Guillaume IX, ed. f>. sl. Jeanroy. 83 Augen fiele, wie der Verfasser meint. Bei einer Prüfung der Affektbetontheit der einzelnen Worte befindet man sich doch auf sehr schwankendem Boden, und dies gilt besonders auch von derartigen vergleichenden Betrachtungen wie die Gegen¬ überstellung von laufen und springen , von welchen dieses einen stärkeren Affektgehalt besitzen soll als jenes. Überhaupt ver¬ misst man eine scharfe Begrenzung der Benennung »Affekt». In einigen Fällen scheint es, dass damit eher eine Assozia¬ tionsvorstellung als ein wirklicher Affekt gemeint ist. Obgleich die von Sperber vorgetragenen Anschauungen kaum einen so umgestaltenden Einfluss auf die semasiologische und etymologische Forschung haben werden, wie er selbst sich verspricht, so wirkt das Büchlein, welches eine Menge interessanter Beobachtungen enthält, jedenfalls anregend auf den Leser und trägt durch die klare und unterhaltende Dar¬ stellungsweise des Verfassers sicherlich dazu bei, das Interesse für sprachpsychologische Fragen in weiten Kreisen zu erwecken. Hugo Suolahfi. Les chansons de Guillaiune IX, duc d f Aquitaine (1071 1127 ), editees par Alfred Jeanroy. Les classiques francais du moyen äge, publies sous la direction de Mario Roques]. Paris, Cham¬ pion, 1913 . — XIX, 46 pp. in-8°. Prix: 1 fr. 50 . Guillaume IX, le plus ancien de tous les troubadours connus, est l’auteur de onze chansons conservees, qui sont les plus anciennes poesies lyriques que nous connaissions dans une langue romane ou plutot dans une langue de l’Europe moderne. L’eminent provencaliste francais nous en donne ici Pedition critique definitive. introduction, texte avec traduction, variantes, notes, un bout de mclodie, index des noms propres, glossaire — tout comme dans n’importe laquelle des editions critiques de nos jours. Et cependant, toutes les Introductions ne valent pas les dix-huit pages de francais de Al. Jeanroy. On dirait un chef-düeuvre d’information double d’un chef-dVcuvre de discre- tion, de bon goüt; c’est — me permet-on de le redire? —une vraie Introduction et quelque chosc de plus On y trouve reunies certaines qualites qui rendent les meilleurs livres uti- les, non seulement aux gens de profession, mais aussi aux simples curieux, ä ceux qui ne connaissent meine pas la bi- bliographie principale du sujet; c’est ce dont, en 1914 , j’eus 84 Besprechungen. O, J . Tallgren , Z,^ chans. de Guill. IX, ed. p. A. Jeanroy . l’experience toute clirecte.. Bien lumineuses, par exemple, les quelques lignes rendant compte de la fagon dont est traitee la cesure (p. XIV/XV). — Il y a un passage du texte qui me semblerait donner Heu h quelque doute. C’est h la p. 12 , vers 65 , 66. Le texte critique de la chanson V, dont il s’agit, est fonde sur le ms. V, dont M. Jeanroy nous donne plus loin les legons rejetees. De plus, on trouve, dans la section des Variantes et notes , in extenso, une reproduction h part des mss. C et N, pour notre chanson. Or, pour le passage en question, il me semble que la legon de V eut du etre rejetee en faveur de N. Le man* que du pronom de la l e personne, dans V, constitue un incon- venient sensible; la traduction de M. Jeanroy en donne d’ailleurs la preuve. Je voudrais donc lire: Tiren lo mi per lo eostat Tro qu’au talo (ou tro cd tcdlon ). La legon de V ; la una , pourrait accuser la mauVaise lecture, la corruption successive d’un lo mi. Il est vrai que les mots la una font bien dans une historiette de cette espece; il me parait necessaire de les sacrifier tout de meme, a moins qu’on ne prefere combiner V et N et lire, par exemple: IJuna lo'm tira clel costat. On est amene h reflechir egalement sur le vers VI 28 , que Hediteur traduit par ‘tel que vous me voyez’, mais en munissant cette traduction d’un point d’interrogation. Le texte des mss. est Qual que'm vejatz (excepte celui de X, qui donne Quel quem vezaz, ce qui ne fait pas notre affaire). Ne faudra-t-il pas voir \in n a la place de cet * m ? Qual que'n vejatz irait bien apres ce ‘j’en sais plus qu’aucun de mes voisins’ du vers precedent; cela nous don- nerait, en effet: ‘j’en sais plus que mes voisins, qui que ce soit que vous voyiez d’entre eux’ (‘vous pouvez aller trouver n’im- porte qui d’entre mes voisins, vous verrez que je lui suis su- perieur’). Pour la syntaxe du subjonctif vejatz, tel qu’il vient d’etre congu ici, cf. la tournure a quäl qe dir Vauiatz ‘wen auch immer ihr es mögt nennen hören’, de Pistoleta (ed. Niestroy, chanson I, vers 19 ; v. le compte-rendu publie ci-dessus p. 40 ). 0 . J. Tallgren. O. y. Tallgren , IV. Fntz Schmidt , Die span. Elemente im franz. Wortschatz. 85 W. Fritz Schmidt , Die spanischen Elemente im französischen Wortschatz. [Beihefte z. Zeitschrift f. ronian. Philologie. Heft 54 . Halle, Xiemcyer, 1914 . XIII, 210 pp. in-8°. Prix: RM. 8. Paragraphe 12 : ». . . Wenn unsere Arbeit auch keine ety¬ mologische Studie darstellen soll [?|, so muss doch hier auf rein sprachliche Dinge eingegangen werden . ..» etc. Muss? Bien sür, quiconque se inet h ccrire sur les elc- ments espagnols du vocabulaire franoais, aura affaire i\ des »rein sprachliche Dinge», que cela lui chante ou non. De quel cote Pauteur desire-t-il donc qu’on le prenne? On reste a se le demander provisoirement; et Ton attendra jusqu’ä la p. 200 (§ ( 177 ) pour savoir enfin qu’en effet, des Porigine, Pintention de Pauteur a ete de remettre a un travail special a publier ])lus tard le cote linguistique du sujet (»behalten wir uns die Aufgabe vor, den rein grammatischen Dingen später eine besondere Abhandlung zu widmen») et, par consequent, de nous dire autre chose ici. La grincheuse critique linguistique pourrait se resigner ä cette declaration et se tenir en paix en attendant Pceuvre linguistique futurc promise par M. Schmidt. 11 parait tonte- fois que ce serait lui rendre un mauvais Service. La critique aura ä dire des maintenant un mot ä Pintention de INI. Schmidt linguiste. M. Schmidt a eu la bonne idee de citer a la Biblio¬ graphie, parmi quantite de dictionnaires franyais et de diction- naires Italiens, aussi un dictionnaire espagnol, qu’il connait dans une 5 äme edition, imprimee en Allemagne en 1874 . (A la p. 86, il en eite pourtant un autre, cette fois rien moins que Ped. princeps du Diceionario de la Academia Espahola , et a la p. 143 , de plus, le magnifique Dictionnaire de Salvä). C’est probablement d’apres ce Booch-Arkossy 5 qu’il rend gahän par ‘Regenmantel von langhaarigem Filze mit Kragenkappe und Ärmeln (beim Landvolk)’. II parait ainsi en tont cas (pie M. Schmidt n’est jamais alle faire une promenade le long du Pa¬ seo de la Castellano, ä Madrid, pour voir comment sont faits les gabancitos qu’y portent les senoritos; observation dont. a vrai dire, personne ne lui fera un reproche. Meine pour le present travail, cependant, il eut ete de rigueur de savoir un ]>eu tout ce que signifie l’esp. seguidilla , tont ce que les dictionnai¬ res presentent ä propos de ce mot (p. 73 ). 11 y a, en somme, troji de definitions miserables, qui auraient eu un aspect et une valeur tout autres, si Pauteur n’avait pas reeule devant la S6 Besprechungen. 0. J. Tallgren . peine de lire toujours l’espagnol des grands dictionnaires <|ui tont aiitonte. M. Schmidt ne mentionne pas toujours le mot espagnol dont il parle a propos d’un hispanisme franeais; mais, quand il se decide ä transcrire en vue de son livre quelques mots d’espagnol, il n’a deeidement pas de chance. Il mentionne plus d’une fois, en jurant par le EEW , un mot esp. qui doit bien etre, soit cumplimiento , soit complemento , mais dont il ne reussit jamais a donner une forme correcte. Et si seulement il avait regarde dans un des grands dict esp.-espagnols avant de forger sa theorie semantique sur l’origine du mot fr. com- plimentl II croit ecrire de l’espagnol en presentant des mons- tres comrne »escabescia» (combien de fautes!), »ponto» (p. 64 ; plus bas, la forme correcte punto ), »quintillo» ( 65 ; acception de quintillal ), »pasacalla» et »calla ‘Strasse’», »guerillero», »gue- rilla», »morion», »pronunciamento» ( 95 ; »die Form ist rein sp.»), »caragna», »zarzaparillo» (deux fautes), »balestilla», »indico» ( 140 , pour Uulico ou (mVujo , origine du fr. indigo), »grenadilla», »ijade», »grammatica», »bastonnada», »fanfa- ronnada» (deux fautes), etc. etc. Parfois, il prefere ecrire de l’anc. espagnol. Un romanisant qui deforme de pareille fayon le mot esp. valle et qui, par consequent, n’aura jamais non plus refiechi sur la piovenance du mot calle , dans Inferno I 18 , texte qui appartient cependant deja au bagage le plus indispensable de tout romaniste soit litterateur soit linguiste, n’est pas encore digne de salire il dilettoso monte de la lexicographie romane comparee. Il a commis un peche mortel et appartient, ou peu s’en faut, a Graffiacane. Je le repete: il n’etait pas necessaire pour le present travail de tres bien savoir l’espagnol, mais il etait indispen¬ sable de savoir le respecter. Cap, p. 129 et dans avoir cap et queue ‘von einem Stück Zeug, von dem noch nichts abgeschnitten ist' ne remonte pas a l’esp. (cabo), mais soit au catal. soit ä un autre des parlers raeridionaux off ran t la forme cap. M. Schmidt n’a jamais du voir un dictionnaire catalan, par ex. celui de Vogel. — L’italien ne dit pas »maggiordome», mais -o, ne dit pas »balustrata», mais balaustrata . ne dit pas »carbonnata» (deux fautes), etc. Pourquoi se mettre a composer tout un bouquin de lexi¬ cographie (juand on n’en a pas le goüt? Surtout comrne il s’agissait de le faire pour une serie comrne celle des Beihefte , qui est serieuse. W, Fritz Schmidt , Die spanischen Filemente im französischen Wortschatz . 87 Somme toute, la preparation de M. Schmidt, com me lexicologue, est absolument insuffisante — observation qu’il voudra bien tenir presente avant d’entreprendre un jour sa »besondere Abhandlung» de linguistique pure. Sans quoi il risquerait de nous fournir la plus sonderbare Abhandlung du monde. Ce ne serait agreable a personne. Videant consules, ne quid Ivespublica detrimenti capiat. Certes, le livre de M. Schmidt est rebarbatif ä cause des t ach es qu’il porte. Seulement, parfois, un livre mal presente est la pour nous rendre un Service, pour com bl er un vide. Est-ce le cas du travail en question? Dans une certaine mesure, oui. C’est en historien de la civilisation que M. Schmidt a travaille. Dans le domaine de l’histoire des rela- tions culturelles ayant uni l’Espagne avec la France des 1500 environ, M. Schmidt arrive a d’interessantes constatations syn- thetiques (qu’il trouvera sujettes h plus d’une modification de detail le jour oü il aura refait son travail quant k l’exactitude des citations lexicographiques — surtoutparce qu’il n'a pu toujours avoir la competence necessaire pour juger si c’est de l’esp. ou de l’ital. que provient un mot donne). Ainsi, par exemple, apres avoir fait (d’apres DG etc.) la liste chronologique des hispanis- mes attestes pour la premiere fois entre 1500 et 1800 (§ 669 ), M. Schmidt eleve a 110 environ le chiffre des mots introduits au XVI e et au XVlI e siecles respectivement et a 70—80 le chiftre des emprunts faits au XVIII e siede. Nous avons vu <|ue ce ne sont pas les chiffres definitifs; ils contribuent cependant d’une fayon positive a nous informer sur la quantite et la Chronologie relative des hispanismes fran^ais (cf., p. ex., Darmesteter, De la creation act. de mots nouveaux , 1877 , p. 252 , eite par l’auteur). Dans le cours du premier des trois siecles en question, on a eniprunte surtout des expressions relatives a la guerre, a l’armee, ä la marine, k l’equitation; au XVII e siede, ce furent en premiere ligne des termes designant les institutions, les coutumes, les jeux espagnols; les expressions concernant les produits vegetaux se partageant en raison h peu pres egale sur ces deux siecles, XVl e et XVII e . Dans le § 671 (» Kulturhistorische Beziehungen und Etymo¬ logie»), il est montre d’une fagon frappante qu’un maximum d’intensite dans les relations culturelles (domaine de la theo- 88 Besprechungen . 0. J. Tallgren, logie) n’implique pas necessairement une abondance en mots d’emprunt introduits. — Voiei deux pelites remarques a part. — Un depouillement encore plus attentif de Villatte, Parisismen , aurait probablement fourni pas mal d’hispanismes qui. font defaut ehez M. Schmidt. A peine l’ai-je sous les yeux, voici que je tombe sur palabre, verbe palabrer . Dans d’autres livres, on pourra glaner davan- tage. La 7 e livraison, publiee en fevrier 1914 , du PEW, est vraisemblablement arrivee trop tard pour etre depouillee par M. Schmidt; eile nous fournit sous le n° 7388 fr. röder < esp., et peut-etre d’autres nouveautes encore. — II n’est pas permis d'interpreter fr. cap de bonssole par ‘mit der Richtung des Kiels parallel gehender Strich an der Kompassrose’ (p. 129 ). O’est une definition plusieurs fois malheureuse. La rai- nure ou le trait en question est vertical et apparait, non pas sur la rose des vents, mais a l’interieur de l’habitacle ou boite au dedans de laquelle pivote Laiguille aimantee (ou les aiguilles aimantees) portant la rose. On ne saurait d’ailleurs parier d’un trait qui, applique »an die Kompassrose», serait pa¬ rallele >-«a la direction de la quille», deja parce que cette direction vaiie a chaque virement, la rose restant orientee sui- vant les quatre vents. 0 . J. Tallgren. Lo libre dell nudriment /?e de la cura dells ocels los qmls pertanyen ha cassa. Text catala del sigle XIII, copiat del .Ms. mim. 212 de la Biblioteca Nacional de Paris per Antoni Griera. [Extr. del »Bolleti de la Soc. Arqueoldgica Luliana»]. Palma, 1913 . — 24 pp. in- 12 °. C’est la reproduction presque diplomatique d’un traite de fauconnerie, en catalan du XtII e siede. Je me permets de faire quelques observations concernant le travail du docteur Griera. — Le titre du texte, que j’ai re- produit ci-dessus tel qu’il est donne par M. Griera sur la Cou¬ verture, n’a point cette meme forme dans certaines indications bibliographiques donnees a la p. 4 , ni non plus dans Pen-tete du texte, p. 8; voici la Variante la plus importante que pre- sentent ces deux passages par rapport au titre de la brochure: ... los qnals se i)ertawyew (li)a cassa. Quelle est donc la legon du ms.? — M. Griera dit que pour rendre lisible le texte il y a introduit la ponctuation et Papostrophe. La premiere eüt du Lo Höre dell nudriment he de la cura deJls ocels etc., /./. A, Orient. 89 etre plus abondante; il est de rigueur de ponctuer apres eyipte } p. 8 , 1. 3 d’en bas, et aussi apres mechabeu , ibid. , 1. 5 d’en bas. Apres mantinent, p. 10, 1. 5 d’en bas, remplacer la vir- gule par deux points, car ce qui suit nous fournit l’ex* plication promise par a,ri. P. 18, 1. 1) et 8 d’en bas, ponctuer: so ff re 1 tymia e ferre limat e consolda; d'aqnest li dona cascun per si . ‘du souffre, du thym et du fer lime (— limaille de fer)’ etc. Pour ce limat, d’ailleurs, l’ed. porte li mal , sans avertissement. — A propos de l’usage de l’apostrophe il y a lieu de noter: pour ayes (p 10, 1. 10) lire ayes habeat se, et faire preceder ce mot d’une virgule; le contexte aura alors la forme lisible que voici: En los locs on son nudritz , ayes Iota hora herba. Le groupe onfelin de Pedition (p. 10, 1. 4 d’en bas) represente, bien entendu, ontedi'n (ontedi'n) ‘oins-lui-en’; de meine, ailleurs: lauan (ibid., en bas) est laua n , donan (p. 16 , 1. 7) est donan , etc. P. 13, 1. 6, introduire la ponctuation et l’apostrophe: muyllada , e’l suc li sia donada ; ce fern, donada doit dependre d’une »at- traction» exercee par les mots fein, qui precedent. P. 13, 1. 10 d’en bas, commence une phrase <|ue l’editeur imprime sans ponctuation, apostrophe ni parenthese. Je lis: Item si'l aura freies les penes per raon de les tynes , tot lo cors sia nntat de la barba del papam r; muylla (lo meyllor!) lo menyar de quell en aquell metex suc ‘de meine, s’il [catal. mod. si eil] a perdu de ses pennes par suite de la teigne, il faudra oindre tout son corps etc.; et (c’est ce qui sera le mieux) trempe son manger dans ce meine suc’. P. 18, en bas, voici la ponctuation qu’il faut: e freya-lo li sollen , tro per les nars li decorr, e fe-lo seer deiun al sol. Etant donne la ponctuation et l’apostrophe introduites, on eut aime a voir introduire aussi l’accent pour marquer les futurs etc. C’eüt ete interpreter les yarra (p. 21 , 1 . 4 ) et les yaras (p. 19 , 1. IS), representants de ‘guerira’ et ‘gueriras’ respectivement. N’eüt-il pas ete hon de dire egalement quehjue part que »segens» (p. 8, 1. 2 d’en bas) est une erreur pour legens des lecteurs’, <|ue lurs (p. 9 , 1 . 7 ) vaut hn\ que prenent (ibid., 1 . 12 ) vaut prenents , tjue poques (p. 11, 1. 10) signilie ici, chose re- marquable!, ‘petites', (pie »gro» (ibid., 1 . 19 ) est yroc , que un (p. 13 , 1 . 7 ) est une erreur pour ui de vin’, que sur (p. 14 , 1 . 21 , fin) est une erreur pour suc , tpie »einig» (p. 15 , 1 . 3 ) Pest pour enuiy ou enny ‘ennui’, que ca del (p. 17 , 1 . 3 ) Pest pour eadel catellv, que Jin (p. 21 , 1 . 18 ) represente l’imper. finde? Tout bref qu’il est, il va sans dire r a k 1 i g a u p p s a t s e r IV. Lund, Gleerupska Univ.- Bokhandeln — Leipzig, O. Harrassowitz, 1915. 200 S. 8:o. Preis: 4 Kr. (Mk. 4,50). Schriftenaustausch. Anuario esfaätstico de la Repüblica Oriental del Uruguay. Libro XXII, tomo II (Afios 1909—910). Montevideo, 1914. XXXVI + 451 pag. 4°. Frau Filologiska Jöreningeu i Lund. Spräkliga uppsatser I — IV (1897, 1902, 1906, 1915). Enthalten u.' A.: Bd, I: Emil Rodhe, Transitivity in Modern English; Sven Berg, Bi- drag tili fragan om det attributiva adjektivets plats i modern franska. — Bd. II: Hilma Borelius, Etüde sur l’emploi des pronoms personnels sujets en ancien fran^ais; E. Walberg, Etüde sur la langue du ms. ancien fonds royal 8466 de la Bibliotheque royale de Copenhague; Fredrik Wulff, Trois son- nets de Petrarque selon le ms. sur papier, Vat. 8196 (et une rectification). — Bd. III: Carl Collin, Semasiologiska studier över abstrakter och konkreter; Gustaf Ernst, La grammaire franeaise de Pourel de Hatrize (1650); Ernst A. Kock, Giebt es im Altsächsischen einen Gen, Sing, suno ?; Nils Robert Palm¬ löf, Labet och bet; E. Walberg, Classification des manuscrits de la «Vengeance d*Alexandre» de Jean le Neveion; Fredrik Wulff, Le developpement de la canzone «Amor, sevuoi», de Petrarque, Sch ; iftena us tausch . 9 S selon le ms. Vat. lat. 3196, fol. 12 recto. — Bd. IV: Carl Collin, Än en gang abstrakter och konkreter; N. Otto Heinertz, Ein romanisch-germanisches Reiter- und Ritterwort; E. Sletten- gren, On M. E., early N. E. oi , ni in French loan-words con- taining pop. Lat. stressed o, o\ E. Walberg, Quelques remarques sur l’anc. franc;. ne garder Veure que . . . The Journal of English and Germanxc Philology , vol. XIV, no. 1 (Jan., 1915): Edward Henry Lauer, Luther’s Translation of tho Psalms in 1523—24; Charles Edward Lyon, The Phöbus Fragment of Kleist’s Kätclien von Heilbronn; C. H. Ibershoff, A New English Source of Wieland; Käthe Brodnitz, Nicolai und die Schundliteratur; Allan H. Gilbert. The Tempest: Pa- rallelism in Characters and Situations; Charlotte D’Evelyn, Sources of the Arthur Story in Chesters Loves Martyr; I). L. Thomas, Concerning Glapthorne’s Wit in a Constable; Harriet Manning Blake, Golding’s Ovid in Elizabethan Times; Clarissa Rinaker, Twenty six unedited Letters of Thomas Warton; Re¬ views and Notes. Les Langues Modernes , 13 e annee, n° 2 (Mars-Avril 1915h Mnemosyne , nova ser., vol. XLIII (1915), pars II. Modern Language Notes , vol. XXX, no. 3 (March, 1915): W. O. Sypherd, The Completeness of Chaucer’s »Hous of Farne»; G. L. lvittredge, Chaucer’s »Troilus» and Guillaume de Ma¬ chaut; Joseph Quincy Adams, Jr., Hamlet’s »Brave o’erhanging Firmament»; Reviews; etc. — No. 4 (April, 1915): Karl Young, Chaucer und the Liturgy; Gerard E. Jensen, Concerning Chris- topher Smart; A. H. Appel mann, Longfellow’s »Poems on Slavery» in their Relationship to Freiligrath; Reviews; etc. Moderna Spräh\ IX. Jahrg., Nr. 4 (März 1915): Edvard Strömberg, Den experimentella pedagogiken och spräkunder- visningen; usw. Museum , 22 ste Jaarg., No. 6—7 (Maart-April 1915). Bassegna Inbliografica della leiteraiura italiana , anno XXI H r nuin. 1—2 (Genn.-Febbr. 1915). Bevista de Filologta Espanola , tomo I, cuad. 2:o (AbriL Junio 1914: Z. Garcia Villada, Poema del abad Oliva en ala- banza del monasterio de Ripoll; A. G. Solalinde, Fragmentos de una traduccion portuguesa del «Libro de buen amor» de Juan Ruiz; A. Castro, Disputa entre un cristiano y un judio; Resenas; Anälisis sumarios; Bibliografia; Noticias. — Cuad. 3:o (Julio Sept. 1914): M. Artigas, Fragmento de un glo- sario latino; Rafael Mitjana, Nuevos documentos relativos a Juan del Encina; Arturo Farinelli, Mistici, teologi, poeti e Mitteilungen. 99 sognatori della Spagna all’ alba del dramma di Calderdn; Reserias; Analisis sumarios; Noticias. — Cuad. 4:o (Oct.-I)ic. 1914): R, Menendez Pidal, Poesia populär y Romancero, 1; Pedro G. Magro, Merindades y senorios de Castilla en 1353; A. Castro, Mozos e ajumados; J. G. Ocerin, Para la bibliografia de‘Lope; Reseiias; Analisis sumarios; Bibliografia. — Tomo II, cuad. l:o (En.-Marzo 1915): R, Menendez Pidal, Poesia populär y Ro- mancero, II; Federico Hanssen, Las coplas 1788 —1792 del «Libro de Alexandre»; W. Meyer-Lübke, Acerca de la palabra «rueca»; Maria Goyri de Menendez Pidal, Dos notas para el «Quijote»; Narciso Alonso Cortes, Algunos datos relativos a 1). Pedro Calderdn; Notas bibliograficas; Bibliografia; Noticias. Spräk och Stil , NV. Jahrg. (1915), Heft 1—3: Nils Berg- sten, Om engelska lanord i svenskan; usw. Stuäi di Filologia Moderna, anno VIT, fase. 3—4 (Luglio- Die., 1914): Guido Manacorda, Maurice Barres; Lily E. Mar¬ shall, The Letters and Poems of Edward Dowden; Victor Klem- perer, »Prolem sine matre creatam», Einführung in eine Mon¬ tesquieu-Monographie; Comunicazione, Recensioni, ecc. Virittäjä 1915, Nr. 3—4. Nr. 3 enthält: E. A. T[unkelol, Muutama sana kansainvälisten lainasanain käytöstä suomen- kielessä; Yrjö Sirola, Kokoelma Amerikan suomen englantilais- peräisiä lainasanoja. Mitteilungen. Ausländische Besprechungen e i n h e i m i- scher Publikationen: A. Längfors, Huon le Roi de Cambrai, CEuvres, bespr. von A. Jeanroy, Rev. crit. 1914, n° 27, p. 8, und von Leo Jordan, Literaturbl. 1915, Sp. 17. — .7. Buneberg , La Bataille Loquifer 1, bespr. von R, W[eeks], The Rom. Rev. V (1914), S. 110-111. — TP. 0. Streng, Himmel und Wetter in Volksglaube und Sprache in Frankreich, I (Ann. Acad. Scient. Fennicae), bespr. von L. Spitzer, Literaturbl. 1915, Sp. 20—22. Ferienkurse: In Lausanne , Serie I, 22. Juli—11. Aug.; Serie II, 12. Aug.—1. Sept. — In Paris (Alliance franyaise), Serie I, 1.—31. Juli; Serie II, 2. — 31. Aug. Berichtigung: M. Ferd. Brunot a bien voulu me faire savoir que j’ai mal interprete ses paroles quand j’ai clit IOO Mitteilungen. [Xeuph. Mitt. 1914, p. 216) que tout le quatrieme livre de YHistoire de la langne francaise , tome IV, premiere partie, etait du ä une collaboration avec M. Salverda de Grave. Le savant hollandais n’a ecrit qu'nn chapitre sur les mots franeais dans le neerlandais, chapitre qni ne sera publie que dans le tome V de Louvrage de M. Brunot. — A. W. NEUPHllOlDQISCHE • • mitTeiujNgen Herausgegeben vom Neuphilologischen Verein in Helsingfors. Redaktion: A. Wallensköld H. Suolahti Professor der romanischen Philologie Professor der germanischen Philologie Acht Nummern jährlich. Preis: 4 Fmk (= francs) direkt bei der Re rw ja daktion, 4: 32 durch die Post und 5:— durch die Buchhandlungen |/|*. 5 / V Zahlende Mitglieder des Vereins erhalten das Blatt unentgeltlich. — Abonnementsbetrag, Beiträge, sowie Büchei zur Besprechung bit tet man an Prof. A. Wallensköld, V. Hamng. 5, zu senden XVII. Jahrg. m Note di sintassi siciliana . 1 I. va vacci. Nell* Aich, glatt, ital. (XV- 1 S 96 , 453 ), G. I. Ascoli si occupo di «un problema di sintassi comparata dialettale», esa- minando tre locuzioni dialettali: 1) va chiama, vo chiamo 2) va e chiama, vo e chiamo 3) va a chiama, vo a chiamo, che corrispondono alla costruzione letterararia : va a chiamare, vo a chiamare, cioe alla costruzione di un verbo di moto (spesso andarc ), che si trova specialmente nella funzione imperativa, ma anche nell’ indicativa o congiuntiva, e viene a reggere l infinito con la prepozizione a. Giä il Gaspary ( Zeitschrift , III, 257 — 59 ) aveva notato l’espressione toscana vattel'a pcsca. spiegandola come una mescolanza di va. pcsca con va a pescarc. I/A^coli, 1 Affidata al sottoscritto la eorrezione delle bozze di questo articolo, che non furono mandate in Italia per mancanza di tempo, ho l’onore di invitar l’Autore, in nome della Redazione, a stampare in uno dei fascicoli prossimi le aggiunte e le correzioni che gli parrebbero opportune. O. J. Tallgren . 102 Luigi Sorrento, ristudiando la questione intus et in cute, come suol dirsi, estese anzitutto la sua ricerca a tutti i nostri dialetti, appunto perche questa particolaritä sintattica e in generale propria di tutta Italia, e dimoströ che Tipotesi che si abbia da vedere nel secondo verbo un infinito coll’accento ritirato e illusoria* Con non minore ragione fece derivare la particella a , che si trova spesso tra i due indicativi o imperativi, da AC e non da ad. Questa particella ac — noto anche — effettua piena- mente il raddoppiamento della consonante seguente. Egli vide, dunque, nel nostro costrutto, due verbi dello stesso modo e tempo che formano due proposizioni coordinate copulative. La Sicilia gli appresto il miglior materiale per copia e varietä; anzi dagli esempi siciliani dove forse venirgli la prima intuizione della soluzione del problema. Infatti, mentre in quasi tutto il resto d’Italia, da Venezia a Palermo, troviamo soltanto il costrutto nella forma imperativa va a chiama, la quäle appunto da l’illusione di un imperativo seguito da un infinito apocopato, invece in Sicilia e frequente anche la forma indicativa va (iu) a chiamu (v a d o a c h i a m o), la quäle non lascia dubbio di sorta che il secondo verbo e nella stessa condizione flessionale del primo, cioe nello stesso modo e tempo e nella stessa persona. Son tanti nell’ isola questi casi di applicazione indicativa del nostro costrutto che all’Ascoli stesso parve che l’applicazione imperativa «savver- tisse appena», Egli, lontano com’ era dalla Sicilia, dove fare la sua ricerca sui testi scritti, antichi e moderni, e, con la guida d’essi, asseri: «Nel dialetto siciliano siamo, esclusiva- mente o quasi, alla costruzione indicativa; e non mai senza particola. La quäle e sempre e nei pochi esempi che io trassi da testi in vecchio siciliano, e oscilla tra a ed e nel moder- no». In veritä gli esempi, desunti dagli antichi testi siciliani, hanno sempre la cong. e , ma non mancano casi della costru¬ zione imperativa. Uno degli esempi antichi, riportati dall’A- Note di sintassi sictliana. 03 scoli stesso, ha due imperativi che formano due proposizioni coordinate: Vatimii a lu regnu effa tua armata ‘vattene al regno, e fa la tua armata’ (dal «Rebellamento di Sichi- lia», Amari, Stovia del Vcspro siciliauo , III, 130 ). In quegli esempi, scelti dalle raccolte moderne di canti e habe, non si trovano casi di costruzione imperativa, e veramente la parti- cella e ora e ora a. Corrado Avolio, uomo di gran buon senso e modesto e non corrivo studioso del suo dialetto na- tio, inviando privatamente al Maestro una lunga serie di esempi siciliani della particolaritä sintatticamoströ come sieno continue le serie parallele e assolutamente sinonime rappresentate dal doppio tipo uaju e vviju , vaju a vijit e accetto Tinterpretazione ascoliana *vado—et-video, *vado-ac-video (allato a vaijit a vvidiri, che si trova pure in Sicilia). Tra gli esempi dello studioso notigiano, ce n’erano alcuni all’impera- tivo, perö tutti con la preposizione. * * * Ma per il dialetto moderno siciliano (mi riferisco in ispecial modo al sottodialetto di Catania), bisogna correggere le restrizioni suaccennate delTAscoli. Perche — almeno in Catania — c’e tanto la costruzione imperativa quanto la indi- cativa e per giunta essa e piu frequente in ogni ordine di parlanti. Inoltre ci sono benissimo casi di soppressione della particella. Evidentemente cio non intacca la bella soluzione del- l’Ascoli, che fece derivare, coll’autorita di esempi di Plauto e senza pregiudizio delle leggi fonetiche, la a da ac e non da ad, come abbiamo accennato; anzi si viene ad allargarla e a sostenerla maggiormente. K bene ripetere che quel che vide e affermo l’Ascoli sulla particolarita sintattica da lui studiata, e un segno, sebbene piccolo, di quella forza d’intuizione che e proprio dei veri Maestri. Cio ben comprese un altro auto- 1 I/Ascoli ne riporto alcuni neW Archiv io, XV* 1901, 221. 104 Luigi Sorrento , revole studioso, H. Schneegans, che in uninteressante recen- sione del Kr/7. Jahrcsber . (V, 1897 — 98 , 155 ) accettö intera- mente la tesi del grande glottologo italiano. Esempi di costruzione imperativa si trovano dunque a iosa nel dialetto di Catania. Esaminiamo appunto quelli senza particella, che, quando c’e, e la a . Sono in generale preceduti dall’imperativo di a/idare: va pigghia va pigghiala va vacci, ecc. Senza dubbio qua non c’e alcuna traccia della particella; poiche non avviene il raddoppiamento della iniziale del secon- do verbo. Infatti va da solo non ha la facolta di raddoppiare la iniziale della parola seguente, salvo che questa sia un’encli* tica (cfr. D’Ovidio, Are}/., IV, 180 ). Ma come spiegare la mancanza della particella a in questo caso ? Io me la spiego in una sola maniera. Sappiamo che quando piu proposizioni unite tra loro, col medesimo soggetto, si seguono, si ricorre alla copulazione con la cong. e, che, sotto l’azione di un’emo- zione, spesso si sopprime. Or questo fatto sintattico che il Meyer-Lübke 1 chiama giustaposizione, cioe la paratassi, e anzitutto comune con due imperativi, «il primo dei quali esprime in maniera del tutto generale un’esortazione ad agire, mentre il secondo indica in maniera piu precisa l’azione che si ha da compiere». E questo e il caso nostro, del sacchettiano va donni (nov. 54 ) e degli esempi riportati dall’Ascoli, che son tutti di tipo napoletano e hanno appunto per primo verbo l’imperativo va 2 . 1 Grammaire d. lang, rom., in, pp. 596-97, SS 531 -32. 2 Arch XIV, 459. Nella cittä di Napoli dicesi Vattence corca, vatte nee spassa ecc., e nella «Collezione di tutti i poemi in lingua napoletana* l'Ascoli notö una serqua di esempi tutti con va. Ancora esempi fuori di Na¬ poli : va ti chiama (Spinoso, Basilicata), vanni chiamma (Bagnoli Irpino, IYin- cipato Ulteriore). A questi posso aggiungere altri che ho rinvenuti nella fa- mosa lettera in dialetto napoletano del Boccaccio a Francesco di messer Ales- sandro de’ Bardi: Ftglio meo, ba spicciate: ba joca a la scola co li ziitelli. XoU di sinlassi stdliana. 05 Lo stesso verbo anJare nella costruzione indicativa della nostra particolarita e seguito pero dalla particella . Non si capisce bene Pipotesi della congiunzione e deri- vante per analogia dalla preposizione a , senza che il feno- meno di analogie giunga a modificare il secondo verbo. Ab- biamo alcuni esempi delPuso siciliano che ci presentano il secondo verbo nella stessa relazione flessionale del primo, mentre avrebbe potuto subire un’ influenza delPinfinito. 1. Si vinni a misi 2. viegnu a fazzu 3. unni mi vaiu a tegnu - 4. iu vegnu e moru. In questi esempi Pinfinito dei secondi verbi e rispettiva- mente mcttiri, fari, icnhi , moviri, che apocopati darebbero metti, fa, teni, mori. Oueste forme non hanno nessun rapporto di somiglianza con misi (pass, rem.) e con fazzu , tegnu , moru , che si trovano al presente come i tre primi verbi. Nessun dubbio e possibile: il secondo verbo non e ne arieggia aflatto un infinito. Il valore copulativo della particella a e preciso e chiaro. io8 Luigi Sorrento, II caso di va vacci e poi piu caratteristico e interes¬ sante. Sono due imperativi, diciamo cosi, giustaposti, senza veruna traccia di preposizione e d’infinito, se no si sarebbe avuto il raddoppiamento dell’iniziale della seconda parola, op- pure l’espressione va anda col secondo verbo formato dal- 1 ’infinito and-are e non da vad-ere , il cui tema e rimasto nelle tre persone sing, e nella 3 a plur. del presente indicativo e congiuntivo e appunto nella 2 a sing, dell’ imperativo. In questo caso di giustaposizione e esclusa dunque ogni influenza dell’infinito; perche dobbiamo ammetterla nei casi della co- pulazione, e solo nella preposizione che unisce i due verbi ? per gusto di non accettare la felice interpretazione dell’ a derivante da ac? Ancora. L’Ascoli stesso a un certo punto venne a fare delle riserve, anche lui, opinando (p. 467 ) che «un’ influenza della costruzione col verbo infinito (va a chiamare) si potra tuttavolta vedere nel fatto che i pronomi in clisi sempre vadano, nel nostro costrutto, con la prima delle due voci verbali. Come vallo a pigliare . Io vai a pigliare , cosi i tipi vallo a p/gl/a. Io vai a piglh. Il grande glottologo spiego ciö con la giusta osservazione che «gli accompagnamenti in clisi, in quanto riflettano il soggetto cui e rivolta Tesortazione o di cui e espressa la disposizione, sono di naturale spettanza della prima delle due forme verbali*. Ebbene, per il siciliano non c’e neppur bisogno di una tale spiegazione, ne si puo fare alcuna riserva, per il fatto che i pronomi in clisi si uni- scono regolarmente al secondo verbo. Ciö perche il primo verbo e strettamente legato al secondo, forma, si puö dire, tutt’una cosa con esso, tanto che ha identici modo e tempo e persona. * * * Resta cosi sempre meglio dimostrato che nel nostro co¬ strutto non c’e nessuna traccia di subordinazione; esso, come ho detto, e una forma pura e semplice — normale nel latino popolare — ora di giustaposizione e ora di copulazione. Nella X ote di sintassi sicilitina. 109 costruzione indicativa abbiamo sempre la copuiazione. Nel- l’imperativa, tanto la copuiazione con e ed a quanto la giusta- posizione; ecco tre esempi: 1. Lat. l-DORMl: Sic. va dormi (v a a dorm i re) 2. Lat. MITTE-ET-DORM1: Sic. manna e dormi » MITTE-AC-DORMl: Sic. man na o dcrmi (m a n d a a dormire). II. nun siari. L'imperativo, come si sa, adotta il piü spesso le forme del congiuntivo: cosi in italiano (s/7 e sin sinte) come in rumeno < f'ti fiti) e in francese (so/s soyez), Ouesta adozione non e solo un fatto formale, ma si deve specialmente al significato particolare dell’imperativo di certi verbi. »Bisogna — osserva il Meyer-Lübke 1 — rivolgere l’attenzione su alcuni verbi che, per il loro significato, non potrebbero veramente esprimere un comando diretto e coll’aiuto dei quali non si puo formulare che il voto energico quäle e contenuto nel congiuntivo. Si tratta dei verbi seguenti: esse, habere, sapere, volere, rosse». i quali, per dirla piü semplicemente, ricorrono al congiuntivo per esprimere un cortese comando. Di questa preferenza che essi dänno al congiuntivo, nel modo della cortesia, rimane traccia evidente nella forma dell’imperativo stesso, quando lo posseggono. Infatti il franc. sae/tons, come sachez , si distingue si oggi dalla forma del congiuntivo, ma, a causa della sua radicale, mostra di essere originariamente un congiuntivo. Fermiamoci tra i verbi suddetti ad essere. Son chiare le ragioni fonetiche e sintattiche per cui sii e siate 2 — 2 a pers. sing, e 2 a plur. dell’imperativo — non sono che forme del congiuntivo. Esprimono esse in fondo un congiuntivo di volontä che e un modo piü rispettoso dell’imperativo. Pero nessuna traccia di codesto modo si trova nella 2 a pers. sing. 1 Gramm . d. lang, rom ., III, 147, § 1 18. 2 In Sicilia le forme dell’imper. affermativo sono prese in prestito- da slare. I IO Luigi Sorrento , dell’imperativo negativo. In italiano, come in rumeno, in antico francese e in provenzale, abbiamo per esso la carat- teristica forma dell’infinito preceduto dalla congiunzione non : una forma che risente forse della perifrasi latina noli col- rinfinito, la quäle perifrasi nel linguaggio familiäre veniva a sostituire normalmente il modus prohibitivus con NE e la 2 a persona del perfetto o del presente del congiuntivo, secondo che il soggetto fosse stato determinato o indeterminato. Nel siciliano abbiamo in generale la stessa farmazione dell’imperativo negativo che in italiano; pero esiste una forma che ha la funzione di infinito per l’imperativo negativo, nia che porta evidenti tracce del congiuntivo. Accanto a nun essiri ostinatu (nun siri ostinatu) abbiamo nun siari ostinatu, dove appare la curiosissima voce verbale siari. E e non e un infinito. E infinito per la desinenza (-/y); contiene il con¬ giuntivo per la radicale (sia-): voce — diciamo cosi — com- posita, che porta le tracce della fusione delle due forme latine per esprimere il modus prohibitivus, la familiäre e la lette- raria. Xnn siari e il piu bell’esempio di cio che abbiamo detto di sopra: cioe che certi verbi, come ES5E(RE^ habere ecc., per il modo della cortesia, rivolgendosi la parola a qualcuno, pre- feriscono il modo congiuntivo all’imperativo o un altro modo che abbia nella radicale stessa tracce del congiuntivo. Nun siari e frequente^ per quel che ne so io, a Messina, a Catania giu giu fino all’isola linguistica di Licata e in altre province ancora; ma per il caso ncstro non ha grande im- portanza fissare i limiti geografici del suo uso. E invece interessante rilevare che, a Catania per esempio, si trovano medesimamente le forme: 1. nun siari 2. nun essiri j > nu n essiri | 3. nun siri. Note di sintassi sicihana. 111 L’ultima e piü rara, e usata dal popolo basso e va quasi scomparendo. Grande vitalitä hanno tittn siari e nun essiri [tut gncssiri e una semplice Variante di nun essiri coli’;/ finale iotacizzato ed e in uso nel basso vernacolo). N un siari e sino- nimo di nun essiri , e la differenza consiste appunto nel si¬ gnificato: nun siari si usa nel modo della cortesia, del desi- derio e dell’esortazione, sarebbe come si dicesse in italiano: Deh non essere 1 ; mentre nun essiri esprime con piü risolu- tezza l’idea del comando. Evidentemente il parlante sente questa differenza di significato dell’uno e dell’altro modo di dire, pur senza rendersi conto che essa si rivela nel congiun- tivo che s’e ben mantenuto nella radicale di nun sia-ri. Questa voce verbale assai caratteristica giova anche a mostrare che, se in siciliano come in molti dialetti romanzi (Meyer-Lübke, III, 739 , § 665 ) l’uso del congiuntivo s’e ristretto fino a scomparire interamente, perö qualche avanzo di esso, come ho notato altrove, si puo rintracciare ancora in vernacoli viventi. In nun siari abbiamo infatti il cong. sia, che si in* contra spesso nelle antiche scritture siciliane, ma non piü nel linguaggio moderno. III. veni cca a matri . La logica che s’e fatta entrare nei fenomeni linguistici, quasi a dominarli, a spiegarli e, peggio ancora, a correggerli, e stata la maggiore nemica della grammatica: coll’intenzione di regolizzarla e di nobilitarla l’ha relegata come in un museo di cose antiquate, fuori della vita. Questo imperio della logica ha generato tutte le false teoriche sulla lingua. L’una e l’altra si son fatte andare dai grammatici a braccetto, come due sorelle, e si son foggiate quasi alla stessa guisa. Ma, 1 Con tale significato e comune in siciliano: esempio tipico e nei proverbi. Eccone uno; Nun siari manu di meli e vucca di feli (v, Motli e concetti siciliani colla corrispondenza alla sacra Bibbia, concordaii da G. A. Satta, Palermo, 1789), 2 Luigi Sorrento , nonostante questi sforzi, come sono diverse e lontane, e quante volte l’uso della lingua si e opposto e si oppone al rigore della logica! II maggior contrasto tra logica e lingua e appunto la dove parrebbero andare di conserva: nei costrutti. II concetto e il termine di «proposizione» e stato desunto dalla logica; ebbene, se l’applicazione di essa nello Studio della sintassi ha tutta l’apparenza di cosa ben pensata e ben fatta e risulta assai interessante e, direi, quasi suggestiva, la lingua parlata ne sconvolge i ben architettati piani e si regola da se. La proposizione, per esenipio, secondo la grammatica logica, deve avere come suo centro un verbo di modo finito; eppure ci sono innumerevoli locuzioni che non l’hanno affatto. Tale e il caso di pensieri espressi sotto l’azione di un’emozione e non della riflessione: pensieri che son propri della lingua parlata. Per ciö ogni dialetto e ricco di tali locuzioni, che diremo, per intenderci, abbreviate. Si tratta qui in generale di espressioni familiari, che non trovano posto nella gram¬ matica regolare o logica, ma che hanno da fare i conti con l’estetica. In Sicilia ci si imbatte in un caso assai curioso e fre¬ quente di locuzione abbreviata e ridotta a un solo sostantivo. Ecco alcuni esempi: a) veni cca a matri\ b) mangia a matruzza\ tu dicu pirchi ti vogghiu beni a matri\ d) a mairi iu ti vogghiu beni; e) non chiangiri a matti . E una madre — la madre (a matri) — che si rivolge al figlio, e la stranezza sta nel fatto che essa nomina se stessa, quasi per ricordare la sua qualitä di madre. E inutile dire che non ci troviamo di fronte a un vocativo, che altrimenti si sarebbe detto: o figlio. Si tratta di una proposizione ab¬ breviata. La madre vuol dire al figlio nei nostri esempi: a) ‘Io, come madre, io, che sono la madre, ti dico: vieni qua’. — ‘Son io la madre che ti dico: vieni qua’; b) ‘Io, che sono madre, ti dico: mangia; Note di sinlassi siciliana. 1 3 c) ‘Io che sono la madre, io, la madre, te lo dico perche ti voglio bene’; d) ‘Io, la madre, ti voglio bene’; e) ‘Come madre ti dico: non piangere’. — ‘Via, son io, la madre, che ti dico: non piangere’. L’espressione ellittica siciliana, tradotta cosi, perde senza dubbio quella freschezza e quel senso aftettivo spontaneo che ha nella bocca dei parlanti dell’isola: vien raffreddata da un senso di calma che deriva dalla riflessione; mentre quanto e ingenuo e dolce ed espressivo quel risalto che al caro nome di mamma da la donna siciliana, parlando al proprio figliuolo ! Che questa particolarita sintattica esprima un che di affettivo e di familiäre si vede dall’ uso a cui e ristretta. Xon soltanto la madre mette in rilievo il suo grado di dolce parentela ri- spetto al figlio, ma, sebbene piü raramente, il padre rispetto al figlio stesso, il nonno e lo zio rispetto ai nipoti; insomma ogni persona che abbia grado di parentela piu rispettabile e intima con un’ altra. Ciö s’intende quando si vuol dare al discorso un tono di affettuositä particolare. Infatti non sem¬ pre la madre e il padre, parlando ai figli, menzionano la relazione di parentela. Un ragazzo siciliano, poniamo, capirä se le parole che gli rivolgono i suoi genitori siano o no affet- tuose, secondo che nel loro discorso senta o no aggiungere la parola matri oppure ßatrL Tra amici non sussiste questo uso in nessuna maniera. Oaalche volta si sente che la padrona dica alla propria ca- meriera: veni cca a sig?iura t ma in questo caso la donna di servizio e considerata come una domestica, nel senso proprio della parola, cioe una per¬ sona della casa; ma naturalmente essa non fara uso a sua volta della nostra espressione con la sua signora. E in gene¬ rale il superiore o il maggiore che se ne puo servire tra i familiari, e quindi un fratello di venti anni dirä a uno di dieci: Luigi Sorrento. 114 studia u 1 frattizzu ; ma non viceversa. Ancora c’e il caso che un maestro o capo-operaio dica al suo garzone: veni cca u viasiru , nella quäl locuzione vien costui a considerare il ragazzo come persona intima e quasi della sua stessa famiglia. Questi viene esortato, da quell’affettuosa menzione del superiore, a fare qualcosa. In tal caso c’e l’idea dell’esortazione, perche il modo del verbo della proposizione completa e l’imperativo (veni cca), e in a matri, u patri, a sigtuna , 11 niastru si avvertc un principio di esclamazione derivante da una proposizione abbreviata. Quando invece c’e l’indicativo nella proposizione completa, allora la nostra proposizione abbreviata e relativa- appositiva. L’esempio: iu ti vogghiu beni u mastru sarebbe in italiano: ‘Io che sono il tuo maestro, io, il maestro, ti voglio bene’. Sciogliendo la nostra espressione sintetica in ‘Io, che sono il tuo maestro’, ecc. abbiamo evidentemente una proposizione relativa-appositiva, nella quäle, come si sa, puo avvenire l’ellissi del verbo, e quindi piü espressivamente si avrebbe ‘Io, il maestro’, ecc. Questo sarebbe il caso della giustaposizione appositiva 2 , e tale appare la nostra curiosa particolaritä sintattica dialettale. Insomma, essa e un’ espressione familiäre alla buona, che, sotto la piena di un intimo e caldo affetto, rompe il rigore della grammatica, e cosi com’e, breve, rapida, attaccata direttamente all’altra proposizione completa, ci esprime e ci scopre con piü forza ed evidenza lo stato d’animo e la con- dizione di chi parla. 1 In Catania, citrä, la u si chiude in 0. Nella provincia ora abbiamo u ora 0 o un suono intermedio. 2 Meyer-Lübke, Grammaire , III, p. 152—161, $$ 121 —129. Note di sintassi siciliana. 5 IV. portulu 9 leygiulu ecc. Nel siciliano antico e moderno abbiamo due coniuga- zioni di verbi: in -ari e tri, e Timperativo (2 a persona) si forma rispettivamente dall’infinito, togliendo la desinenza ri. Da purtari si ha l’imper. porta . de leggiri e sentiri gPimper. leggi e senil. Ouel che mi propongo di esaminare in questa nota e il fenomeno, caratteristico in siciliano, del mutamento delle desinenze dei due imperativi a -/ sotto l’azione dell’enclitica. Sappiamo delFinfluenza della proclitica sulla iniziale della parola seguente 1 : l’articolo giunge a influenzare persino una vocale tonica di parole comincianti per consonante. Tale e il caso delle forme abruzzesi: nu pluande , tut kuane ecc. Pero non abbiamo esempi dell’influenza delle enclitiche sulle parole alle quali si attaccano, se non in siciliano. Sotto Tazione della finale dell’enclitica lu, la 2 a persona dell’imperativo, per es. porta, muta la sua desinenza da a in u e si ha: portwlu. Cosi anche da leggi e scuti leggiwlu e senU/lu. Se consideriamo, come viene a risultare difatti, che la forma portulu e una trisillaba sdrucciola, possiamo mettere il nostro fenomeno analogico accanto a quello che avviene in amano , che in siciliano e arnttmi . NelTuno e nelTaltro caso la u fi¬ nale ha influenzato la a postonica, come pure nell’imperfetto amäunu da amabant, amäuvu da amabat:s. Ma il fatto che anche la i di leggi e scuti si muta in u nelle stesse circo- stanze, ci conduce a formulare la regola piu generale, che, cioe, pure portulu da porta si deve all’azione analogica del- l’enclitica. Questa azione naturalmente e agevolata da una certa tonicita che viene ad acquistare Tenclitica in composi* zione. La vera atona e la sillaba interna, che viene pronun- Meyer-Lübke, Grammaire, I, pp. 547 — 48, 55 ^ 22 — 2 3 * Lnigi Sorrento , Xote di sintassi siciliana. 116 ziata in siciliano cosi rapidamente e unitamente alla seguente, da formare quasi con questa una sillaba sola, come se fosse porf ln . port'li . II nostro fenomeno di fonetica sintattica non cessa di esistere anche col pronome enclitico plurale. Porta cambia la sua desinenza sotto l’azione della finale di //, e si ha port/li. Per l’imperativo di 2 a coniugazione non e necessario in questo caso il fenomeno di analogia. Da leggi e senil si ha rego- 1 armente leggil'i e sentili. Curioso e quel che avviene col pronome enclitico fem- minile la (il plur. femm. e //, eguale al plur. maschile). Questa enclitica non esercita la sua influenza sulla finale delTimpera- tivo. Si dice in siciliano: portila, leggila, sentila. Non la esercita, e vero; ma intanto non si attacca diretta- mente alla forma normale del verbo. Per l'imperativo di i a coniugazione ciö e ben evidente: da porta si sarebbe dovuto avere portala , fenomeno questo che bisogna spiegare. Insi- stendo nella mia ricerca, per rendermi conto di questa parti- colaritä, ho notato che pare si senta nella bocca dei parlanti della provincia di Catania una sfumatura di a in porti a la e di piu in pigghi a la e mangi a la , quasi come una reminiscenza, un residuo della analogia deH’enclitica - la oppure della * a della desinenza del verbo. Questa sfumatura di a non si sente nell’imperativo della 2 a coniugazione. Se veramente ci trovassimo di fronte a pigghi a la , mangi a la , potremmo dire che l’enclitica femminile non esercita la sua influenza sul verbo, poiche lo lascerebbe intatto; ma a me pare piü sodisfacente quest’ altra spiegazione, tuttavia basata sul- l’analogia. Per portulu, leggiulu . sentulu non c’e d’uopo d’altre parole: la interna atona e dovuta all’ -u finale, diciamo cosi, semitonica. Per portili , leggil/\ sentili abbiamo lo stesso fenomeno analogico, agevolato negl’ imperativi di 2 a coniugazione dalla coincidenza della desinenza i collV di Hugo Suolohti , Der Ausdruck barlaufen. 117 //. Per /e children ournen at fie bars), s. New English Dictionary a. a. O. Im Mittelhochdeutschen erscheint der Ausdruck zufrühst im Lanzelet V. 282: onch muost er lonfen alebar und iiz der mäze springen; darauf in Wolframs Willehalm 187, 19: da Sprüngen riter sere: ze der zit was ere, der den schaff verre schoz, des auch da mangen niht verdroz: so liefen dise die barre. von der manger slahte harre wart versümet lihte ein man der über den hof wolte gän. In einer ähnlichen Beschreibung erscheint der Name in dem von Wolfram beeinflussten Mantel des Heinrich von dem Türlin V. 295 ff. dise liefen, jene Sprüngen dise zuoloufes, jene von stete; dö spilten die üf dem brete mile aide wurfzabels; dise phlagen schächzabels, jene teilten ir spil an den val; so sluogen dise den bal, die liefen die barre (Hs. pare) hie mit gaehe, dort mit harre so schuzzen jene zuo dem zil. 120 Hugo Suolahii, Der Ausdruck bar lau f e n. Im Spätmhd. kommt er in der Aufzählung der Spiele beim Meister Altswert vor, s. Lexer Mhd. Wb. I, 131 s. v. bar re. Es ist bekannt, dass Barr[c) in dieser Redensart ein französisches Wort ist und dass das Spiel den Namen also von der Grenzlinie (frz. harre] der Spielenden hat. Im Fran¬ zösischen wird les harres eben von dem obengenannten Fang¬ spiel gebraucht: »— — jeu de course qui est divise en deux camps dans lequel les joueurs de chaque camp s’engagent successivement ä la poursuite les uns des autres et qui est ainsi nomme parce que les deux camps sont marques par une barre fictive ou tracee sur la terre» (s. Littre Dict. I, 300). Die Redensart iouer aux harres, dem das deutsche die (bezw. der) harr spielen nachgebildet ist, begegnet im bildlichen Sinne ‘einander suchen, ohne zu finden’ bereits im 16. Jh. Aber die Grundlage von barrlaufcn reicht bis ins Altfranzösische zurück; corre as barres findet sich als Bezeich¬ nung des Laufspiels im alten Texte Jourd. de Blaivies 660 (s. Godefroy Complem. S. 295b): A la quintainne et a l’escu jouster Et corre as barres et luitier et verser. Hier haben wir also die plurale Form [as] barres , die eben¬ falls im Englischen vorkommt. Doch muss auch die singu¬ lare Form a la harre im Altfranzösischen vorgekommen sein, denn diese steckt offenbar im mhd. Lanzelettexte, wo dem¬ nach die Lesart allabar der Handschrift P der von Hahn in seinen Text aufgenommenen Lesart alebar vorzuziehen ist. Eine direkte Übersetzung dieser afrz. Redensart ist das nie¬ derländische lopen ter baren. Es handelt sich also hier um ein ritterliches Spiel, des¬ sen Benennung bereits um das Jahr 1200 durch die französische Kulturströmung nach Deutschland gebracht worden war und nachher eine sehr weite Verbreitung fand. Hugo Sitolahti. Besprechungen. Siiolahti , Sperber , BeJeutnngsenfrvickl. a. Priip. über. 121 Besprechungen. //fl/7S Sperber, Studien zur Bedeutungsentwicklung der Präposition über. Uppsala 1915 . V -f~ 161 S. Sperbers Untersuchung über die Bedeutungsentwicklung der Präposition über steht in engstem Zusammenhang mit den von ihm in der Abhandlung »Über den Affekt als Ursache der Sprachveränderung» vertretenen Anschauungen. Der Affekt ist nach ihm der vornehmste Grund der sprachlichen Verän¬ derungen, vor allem des Bedeutungswandels: ein affektbetontes Sprachgebilde greift in das Gebiet anderer Wörter ein und übernimmt dadurch allmählich deren Bedeutung, wobei es zugleich seines ursprünglichen Affektgehalts verlustig geht. In der vorliegenden Arbeit ist der Versuch gemacht worden diese Theorie auf einen speziellen Fall anzuwenden. Von der Auffassung ausgehend, dass als ursprüngliche Bedeutungen von über nur diejenigen zu gelten haben, die sich durch die Formel »Lage oberhall), in vertikaler Richtung, ohne direkte Berührung» charakterisieren lassen, und dass alle anderen als abgeleitet zu betrachten sind, versucht der Verf. zunächst zu zeigen, wie über allmählich in das Gebiet von auf eingegriffen hat. In gewissen Phrasen, welche die Präpo¬ sition über in ihrer ursprünglichen Bedeutung und ausserdem die Vorstellung der 'Bedeckung enthielten, sei das letztere Be¬ griffselement zur Hauptvorstellung geworden, und an diese sekundäre Bedeutung habe sich eine neue lokale Vorstellung angeschlossen, die das Element der direkten Berührung enthielt und also in das Gebiet von auf hinübergriff. Die Grundlage dieses Bedeutungsübergangs sei aber in einem Komplex von Ausdrücken zu suchen, in welchen die Bedeckung dem speziellen Zwecke dient den betreffenden Gegenstand zu schützen. Die Affektbetontheit dieser Schutzvorstellung habe den Übergang verursacht. — In besonderen Abschnitten will der Verf. dann mit Hülfe zahlreicher Belege anschaulich machen, wie die an¬ gegebene Entwicklung in bildlichen Ausdrücken und in Phrasen wie »über einem halten», »über etwas wachen», »über einen beten» von der Schutzvorstellung ausgeht. -— Eine andere x\rt von Funktion als in den vorhingenannten Fällen hat über in Ausdrücken wie »über die Heide gehen», aber auch hier habe man von dem »Bedeckungstypus» auszugehen und zwar von den Phrasen, wo von der Bedeckung des Gefildes durch Hee¬ resmassen (»Heerestypus») oder grosse Flüssigkeitsmassen 122 Besprechungen . Hugo Suolahti , (»Flutentypus») die Rede ist. In diesen zum Zwecke einer affektischen Übertreibung verwendeten Phrasen sei allmählich die Vorstellung der Bedeckung dem Begriffe der überwältigend grossen Masse gewichen, dieser wiederum der Vielheit, und als man dann soweit war, dass man die Phrasen auch bei einer geringen Anzahl von Subjekten oder gar bei einem Subjekte im Singular verwenden lernte, da war auch der Typus »über die Heide gehen» erreicht, in welchem jede Spur von der Vor¬ stellung der Bedeckung geschwunden ist, während sich die Vorstellung der Bewegung erhalten hat. In ähnlicher Weise wird ein mit dem vorhingenannten ursprünglich aufs engste verwandter Typus erklärt, wo übereine vielseitige Verbreitung bezeichnet. — Aber auch für die Erklärung der übertragenen Bedeutung von über in Ausdrücken wie »über etwas zürnen» habe man von dem Begriff der Bedeckung auszugehen und zwar wiederum von den affektstärksten Teilen seines Gebietes, der Bedeckung durch Wassermengen und Heeresmassen. Mit diesen Typen verband sich nämlich vielfach die Vorstellung eines Erdrückens durch eine überwältigende Masse, aus dieser wiederum entstand durch Affektverlust die Vorstellung der Schädigung und schliesslich die der feindlichen Tendenz, so dass über die Bedeutung von »gegen» erhielt. Diese Bedeutung hatte über ursprünglich auch in Phrasen wie »über jemanden klagen», »über jemanden schreien», »über jemanden richten», jedoch mit dem Nebensinn, dass die feindliche Handlung auf den Menschen, gegen den sie gerichtet war, eine vernichtende oder wenigstens schädigende Wirkung ausübte. — Der letzte Abschnitt des Buches behandelt den Typus »über etwas weinen», dessen Ursprung in solchen Fällen zu finden ist, wo sich die Tätigkeit des Weinens oberhalb des beweinten Objekts abspielt, also in erster Linie in der Situation der Totenklage. Im Laufe seiner Untersuchung muss der Verfasser oft feststellen, dass die Ausdrücke mit über ihr Vorbild im La¬ teinischen haben, aber auch hier will er für ihre Verbreitung im Deutschen die Affekte verantwortlich machen. Der Gedanke, dass die Affekte beim Bedeutungswandel eine Rolle spielen, ist nicht zuerst von Sperber ausgesprochen worden. Wie ich in meiner Besprechung seines Buches über den Affekt bereits betont habe \ hat Wundt in seiner Völker¬ psychologie bemerkt, dass der Grund zum Bedeutungswandel im Affekt liegen kann. Allgemein bekannt ist ja auch, dass 1 S. Neuphil. Mitteil. 1915, S. 80 ff. Hans Sperber , Studien zur Bedeutungsentwicklnng der Präposition über. 123 Wörter und Ausdrücke abgenutzt und durch andere anschau¬ lichere ersetzt werden, obgleich man nicht gewohnt ist diese letzteren als affektbetont zu bezeichnen. Sperber hat nun den Affekt, ohne diesen Begriff genau zu definieren, für die aller¬ meisten Fälle des Bedeutungswandels verantwortlich machen wollen und auf diese Weise ein Erklärungsprinzip erhalten, welches fast überall bei Bedeutungsübergängen angewandt wer¬ den soll. So nun auch für die Präposition über. Zwar ver¬ sichert der Yerf. selbst, dass er in seiner Untersuchung, welche die Allgemeingiltigkeit des Satzes von der affektischen Grund¬ lage der Bedeutungsübergänge beweisen soll, — um einen cir- culus vitiosus zu vermeiden —, bei der Bestimmung der Aus¬ gangspunkte des hier in Rede stehenden Bedeutungswandels die Affektstärke der einzelnen in Betracht kommenden Phrasen völlig aus dem Spiele gelassen habe. »Erst wenn es durch andere Mittel — durch die Chronologie der Belege, durch Anwendung von Stöekleins Schema oder durch Überlegungen anderer Art — gelungen war, diejenigen Phrasen zu konstatieren, bei denen sich alte und neue Bedeutungen berührten, erst dann durfte und musste die Frage aufgeworfen werden, ob die so konstatierten Übergangsbeispiele infolge ihres Affektgehalts geeignet waren, als Ausgangspunkte einer sprachlichen Bewe¬ gung zu dienen.» Mit diesen von Voreingenommenheit freien Worten, die der Yerf. im Eingang des Buches inbezug auf seine Methode äussert, lässt sich das Raisonnement S. 106 , wo Pauls Erklärung abgefertigt wird, nicht recht gut in Einklang bringen: »Wir hätten uns also nach Paul die Entstehung von z. B. sein Zorn über den Verräter in der Weise vorzustellen, dass gewissermassen eine elliptische Verkürzung von sein Zorn , der sich über den Verräter erstreckte stattgefunden hätte. Diese Erklärung flösst nach unsern bisherigen Erfahrungen kein allzu grosses Vertrauen ein. Wir haben bis jetzt die Ansicht bestä¬ tigt gefunden, dass bei dem Übergreifen einer Präposition auf ein neues Gebiet stark affektbetonte Komplexe im Spiele sind. Es müsste daher, um Pauls Ansicht wahrscheinlich zu machen, bewiesen werden, dass der Begriff des Erstreckens, der ja heute ziemlich affektlos ist, früher einmal mit starken Gefühlen ver¬ bunden gewesen sei.» Aber es handelt sich nicht bloss um das Raisonnement an einzelnen Stellen. Überhaupt macht die ganze Untersuchung den Eindruck, dass der Verf. nicht von der Beobachtung des Spraehmaterials ausgegangen ist, um nachher aus den Tatsachen die Schlüsse zu ziehen und die Linien der Entwicklung zu zeigen, sondern dass er mit einer 124 Besprechungen . A. IVallensköld , Kr. Nyrof , Philelogi’ frangaise* vorgefassten Theorie operiert und die Belege nur zum Illu¬ strieren derselben wählt. Diese Theorie selbst ist aber ein sehr gefährliches Erklärungsmittel, weil sie der subjektiven Willkür ganz freien Spielraum gewährt. In besonders ekla¬ tanter Weise geht dies aus dem letzten Abschnitt des Buches hervor, wo Sperber zu zeigen versucht, auf welchem W ege der Übergang von der lokalen Bedeutung im Ausdruck »über je¬ manden weinen» zur übertragenen kausalen sich vollzogen hat. Aus einer einzigen Stelle bei Seuse, wo der Dichter in leiden¬ schaftlichen Worten seinen Schmerz über den Fall der wieder¬ gefundenen Schwester äussert (— — »lass mich ob minem toten kinde erschrien und weinen»), zieht Sperber den Schluss, »dass sich, der Übergang von der lokalen Bedeutung zur kau¬ salen bei den Phrasen »über etwas weinen» infolge einer Ex¬ pansion affektiseher Natur vollzogen hat, indem man diese Phrasen bildlich auch dort verwendete, wo das Objekt des Weinens zwar als Leiche gedacht wurde, in Wirklichkeit aber noch lebte». Auf eine genauere Auseinandersetzung mit der Beweis¬ führung des Verfassers muss ich hier verzichten. Es scheint mir, dass er weder für die affektische Grundlage der hier in Hede stehenden Bedeutungsübergänge noch für die Allgemein¬ giltigkeit des Satzes von der affektischen Natur des Bedeutungs¬ wandels den bezweckten Beweis geliefert hat. Die dem Verfasser eigene lebhafte und klare Darstellungs¬ weise macht auch in diesem Buche einen angenehmen Eindruck; etwas störend wirkt nur der Mangel an Konzentration, der sich in der Form von Exkursen und anderen Nebensprüngen fühlbar macht. Hoffentlich findet Sperber bald den Weg, der ihn von dem Labyrinthe seiner Affekttheorie, in dem er jetzt hernmirrt, herausleitet, und verwendet er seinen Scharfsinn auf Arbeiten, welche die Sprachforschung mehr fördern als das den Reali¬ täten fern stehende Theoretisieren. Hugo Suolahti. Philologie frangaise, publiee et annotee par Kr , Nyrop. Deuxieme edition, revue et augmentee. Copenhague, Gylden- dalske ßoghandel —- Nordisk Forlag, 1915 . 192 p in-S^. On ne peut que louer M. Nyrop de son idee d’avoir reuni, ä l’usage des etudiants de philologie romane, en une espece de A. Wallensköfii, , Emil iVinkler , Die Liede?' Raouls von Soisions. 125 Chrestomathie franyaise des articles et des extraits d’ouvrages d’auteurs frai^ais sur des sujets appartenant au domaine de la philologie fran^aise. L’etudiant, tout en apprenant cominent des auteurs fran^ais ecrivent sur des matieres scientifiques, acquiert quelques notions utiles sur les etudes qui l’interessent specialement. A la premiere edition du recueil, parue deja en 1895 , M. Nyrop a fait des additions importantes, de Sorte qu’on a maintenant une assez bonne idee du style de tous les meilleurs romanistes fran^ais: sont ainsi representes E. Bittre, G. Paris, P. Meyer, A. Darmesteter, F. Brunot, A. Thomas, L. Cledat, E. Bourciez, A. Jeanroy, J. Bedier, E. Philipot, M. Poques et A. Dauzat. he recueil est divise en trois sections, dont la prämiere traite de quelques romanistes eelebres (Fr. Diez, G. Paris, A. Darmesteter, F. Mistral) et d’muvres remarquables (le Diction - naive de Bittre et la Societe des Anciens Textes Fran^ais). La deuxieme est consacree a des vues d’ensemble sur des sujets de philologie romane, et la troisieme section comprend quelques specimens d’etudes de detail. Quelques «Notes et ftclaircissements» peu norabreux, mais fort bienvenus, terminent le beau volume, qui temoigne de Pactivite ineessante du celebre romaniste danois. A. Wallensköld. Emil Winkler, Die Lieder Raouls von Soissons. Halle a. S., Max Niemeyer, 1914 . IX -|- 9 G p. pet. in-8° (avec deux tableaux). L’ouvrage du jeune savant autrichien comprend: 1° une Introduction, contenant la biographie du trouvcre, ainsi qu’un ehapitre sur les manuscrits, les attributions d’auteur et la Chro¬ nologie des chansons; 2° l’edition critique des douze chansons d’amour que M. Winkler attribue i\ Haoul de Soissons; 3 ° 1111 Appendice, qui donne un jeu-parti qu’a echange Baoul avec le celebre Thibaut de Champagne, ainsi que quatre chansons que M. W., malgre les attributions de eertains mss., ne croit pas etre de Haoul de Soissons; et 4 ° des Remarques au texte. Des deux tableaux adjoints, l’un presente la genealogie du poete, l’autre une liste synoptique des chansons attribuees h Haoul de Soissons et des mss. qui les contiennent. La biographie de Haoul est fondee sur un depouilleinent consciencieux d’anciennes sources, parmi lesquelles nous vovons 126 Besprechungen. A. IValiensköld , quelques chartes du trouvere lui-meme. Ne vers 1215, Raoul de Soissons prit part a la malheureuse croisade du roi de Na* varre (1239 —1240) et s’y distingua par sa bravoure. Dans l’espoir d’obtenir la couronne du royaume de Jerusalem, il contracta en Palestine un mariage avec la veuve du roi de Chypre, Alix, qui, etant la fille ainee de feu Isabelle de Jeru¬ salem dans son troisieme mariage avec Henri II, comte de Champagne, avait des pretentions a ce royaume. Mais les aspira- tions de Raoul se heurterent aux intrigues des princes chretiens, qui lui opposerent comme candidat au tröne de Jerusalem Conrad, fils de l’empereur Frederic II et arriere-petit-fils d'Isa¬ belle de Jerusalem dans son second mariage, avec Conrad, marquis de Montferrat. Raoul dut renoncer a ses projets am- bitieux et retourna bredouille en France, en 1243. II prit en- core part aux deux croisades de saint Louis (1248 et 1270) et mourut probablement pendant la derniere de ces expeditions. M. Winkler suppose (p. 14) que les vers que le roi de Navarre adresse a Raoul a la fin d’une de ses chansons d’amour (Raynaud, Bibi., n:o 2095): Raoul, Turc ne Arabi N’ont rien du vostre saisi: Revenös par laus arriere, se rapportent au sejour prolonge de Raoul en Egypte apres la defaite de Mansourah (5 avril 1250). Je serais plutot porte a croire que Thibaut a adresse a Raoul ces vers lors du sejour de celui-ci en Palestine apres l’issue fatale de la croisade du roi de Navarre. II me semble qu’en 1250 Thibaut de Na- varre, ne en 1201, etait un peu trop age pour avoir compose la eliavison d'amonr en question. En outre, on peut trouver Pex- hortation du roi de Navarre passablement deplacee h un mo- ment ou le roi de France etait retenu prisonnier. Enfin, Pallu¬ sion au fait que les infkleles n’avaient pas depossede Raoul de ses biens est difficile a comprendre. s’il s’agit du sejour en figypte, tan dis qu’elle est fort comprehensible, si par la Thi¬ baut de Navarre veut dire que ce n’etaient pas les infkleles, mais les chretiens, qui Pavaient frustre du royaume de Jerusa¬ lem x ). 9 Comme le texte porte X'ont rien — — — saisi, Fest a tort que M. Winkler traduit: «bevor Araber und Türken ihm Schaden zuge¬ fügt hätten». Emil Winkle/, Eie Lieder Raouls von Soissons. 127 Pour ce qui concerne Ja vie privee de Kaoul, AI. Winkler nous fait encore savoir qu’apres la inort d’Alix de Chypre, en 1240, Kaoul epousa en secondes noces Contesse de Hangest. Mais je ne saurais, avec AI. Winkler (p. 1(1, note 2(i), admettre que eette «Contesse» ait pu etre Pobjet d’une chanson d’amour du roi de Navarre 011 du Chatelain d’Arras (Raynaud, Bibi., n:o 308). V 11 certaines particularites de versi- tication (interversion des rimes dans les Couplets pairs) et de langue (rimes pures en - mit , subj. esehaie), la chanson ne peut gucre etre du roi de Navarre, h qui eile n’est attribuee que par le peu sür ms. de Berne (Schwan: C). Et meine si, inalgre tout, Pattribution etait juste, on se figure difficilement le bon roi Thibaut faisant ouvertement des declarations d’amour h la femme de son ami Kaoul. D’autre part, Pattribution de la chanson au Chatelain d’Arras par un aut re ms. (Schwan: P) est egalement tres contestable, parce que la chanson est adressee h un Thomas de Coucy qui doit bien etre le contem porain connu de Thibaut de Champagne et de Kaoul de Sois¬ sons, et que le chatelain d’Arras en question ne peut etre que Huon, mort en 1229, qui nous a legue une chanson de croi- sade se rapportant a la croisade de 1202. *) Tout ce (ju’on a le droit d'affirmer par rapport ä la «Contesse» de la chanson Rayn. n:o 308, c’est donc que la femme de Kaoul a peut-etre re^u cet hommage d’amour de la part d’un trouvere dont nous ne connaissons pas le nom. Dans la partie de Plntroduction qui traite des mss., des attributions d’auteur et de la Chronologie des chansons, AI Winkler demontre, d’une fa(;on convaincante, que le personnage de Thierri de Soissons, qui, dans deux des mss., apparait com me auteur, est apocryphe. Ce que je regrette particuliere- ment dans cette partie de Pouvrage, c’est que AI. Winkler n’ait rien dit de la versification et de la langue de Kaoul de Sois¬ sons. II aurait certainement ete utile de reunir tous les traits qui prouvent que Kaoul de Soissons s’est constamment servi du dialecte picard. Voici les cas que j’ai annotes: l:o -S'. -z dans les chansons III, IV, V, VI, VIII, IX, XI et XIII (dans le 3 e Couplet de ce jeu-parti, Kaoul rime pris et Jarsiz ); *) V. J. B^dier, Les chansons de croisade (Paris, 1909), p. 133 et suiv. (n:o XII). Besprechungen. A. Wallensköld, l 28 2 :o -en- ne rime pas avec - an : chansons II, str. 1 (les rimes en •ant et en -ent sont separees), III (sept rimes en ent), V (six rimes en - ent ), VII (huit rimes en -am), VIII (dix-huit rimes en -ent), XII (seize rimes en -ent), sans compter les rimes pures en ance et en - endre ; 3:o franclie: -ance I 15 (rnalgre l’assertion aux Remar¬ ques, p. 87); 4:o -iez monosyllobique VI 47 (ms. G ) et X 2 (le^on douteuse). *) Les quatre chansons que M. Winkler considere comme faussement attribuees ä Raoul (Thierri) de Soissons, presentent les rnemes particularites de langue que les autres chansons. J’arrive maintenant au texte des chansons, et je dois avouer que cette partie importante de Touvrage me parait pre- ter a quelque critique. Non que je desapprouve en principe la methode de M. Winkler de reproduire aussi fkleleme.nt que possible Tun des mss. (de preference le ms. M = Paris, ß. N , fr. 844, ensuite le ms. K = Paris, Ars. 5198), en ne s’en ecartant as compter ajjres q), mais en offre d’autres qui ne figurent pas dans le travail allemand (avoir les morceaux comptes , je ne c-e pas mes peines , vous me c-ez cette marcliandise trop eher , c. avec qn, avec qc ottaa lukuun etc., fy c-e, tu peux y c-er, moi , je ne c-e p>as ei minusta väliä etc.). Qu’on n’objecte pas que la simple existence en francais d’un derive donne (en - ment , par exemple) constitue un argument süffisant pour faire figurer ^ la nomenclature ce derive; qu’on ne dise pas qu’un lexicographe doit en tout cas vous renseigner sur la question de savoir si numerotage a ete sanctionne ou non par l’usage k cöte de numeroter. En effet, il parait y avoir des raisons d’admettre que ce n'est point aux dictionnaires bilin- gues, mais bien aux ouvrages de consultation fran^ais-fran^ais qu’il incombe de droit de fournir les informations de cette espece. M. Hagfors a bien raison de relever, par contre, meine des mots comme embrocation et embrasser un cheval , dont un Fran 9 ais comme Ch. Bally peut ignorer impunement le sens { Tratte de stylistique francaise , I, p. 206)3 Signaions, enfin» qu'au nombre des locutions que l’anteur pourrait etre le premier i\ relever dans un dietionnaire, il y en a une qu’en 1913, en- 1 p. finale, s. v. Xeres , lire Jerez, et s. v. Ximenez, lire Ximev.cz ou plutöt Jimenez. — Il est fächeux que des mots comme ceil , oeuvres se trouvent parfois imprimes avec oe. Edwin Hagfors , Didionnaire fran^ais-finnois. *35 core, le savant redacteur de Ja revue annueJle sur la lexico- graphie frangaise que publie le Kritischer Jahresbericht (XII, I 189) declarait n’avoir trouve »in keinem Wörterbuch, auch nicht in Sachs-Yillatte»: cela na rien ä voir avec notre affaire. La transcription qui suit tout mot-tete est, bien entendu, donnee dans les caracteres de l’Ass. phonetique internationale. Au tableau alphabetique des signes phonetiques, p. XXX, apres l’indication de la valeur de [t], il nous est dit que [?] e- quivaut h une nasalisation de Yä finnois. Cela est tres juste; il est bon que Lautem se soit ainsi passe de cette indication courante d’apres laquelle [e] representerait un [e] nasalise. Pour les voyelles respectives de peur et de peu (transcr. [cd] et [o]), il est peut-etre exact egalement de dire que celle-lä se pro* nonce comme un ö ouvert finnois (avoin suomen ö) et que peu a un ö ferme. Dans la prononciation finnoise, Yö d’un mot comme kööri (mot d’emprunt, categorie unique oü se ren- contre en finnois un ö long accentue) me semble en effet, comme ouverture, se rapprocher d’assez pres de l’[ce] de chmtr; ce qui n’est pas le cas, pour le dire en passant, de Lö suedois de kör. (La Serie que voici, represente selon moi, une espece de gradation d’ouverture d’un maximum ä un minimum: sued. kor, fr. choeur et fi. kööri, fr. peu). C’est bien lä aussi, ce sem¬ ble, l’opinion de M. Hagfors. — Si sommaires que soient for¬ cement ici toutes les indications phonetiques, il y avait lieu peut-etre d’admettre ä cöte de [fe], un [fet] (fait). Apres la transcription, Petymologie. Malheureusement, il y a ici beaucoup d’indications surannees. On aimerait da- vantäge que Penfant nouveau-ne ne portat pas ces cheveux de vieillard. M. Hagfors s’est contente de reproduire apres un < ce qui a semble le plus sür en fait d’etyma latins ou »latins vulgaires» [lire: latins vnlgaires de la Gaule du Nord] qu’admet ou que reconstruit le DG. C’est ainsi qu’on se voit en pre- sence d’etymologies comme » äuge , lat. vulg. alviam“ » recourir , lat. vulg. RECURERE“; du reste, le terme de lat. vulg. (abrev. »rl.») a ete applique d’une facon bizarre non seulement aux reconstructions de cette espece, qui se heurtent au temoignage des autres langues romanes, mais aussi ä un certain nombre d’etyma veritables qui, comme par exemple agnellum (agneau), sont faciles a attester dans la litterature latine. (Dans ce pour et »jrap«- Djt oinrct», pour st aQahxousva (jmralipomenes ), mot releve par M. Hagfors. Le lat. cachecticus (cachectique) est-il a la place d’un xaxo)* tyen\ zaysxrixbc, ? quel est en somme le principe d’apres lequel l’original de tant de grecismes est donne tantöt sous la forme grecque, tantöt dans une transcription ä la la- tine? Un oivo(foQ 02 existant bien, a quoi bon le travestisse* ment en oenophorus (oenophore)? C'est M. Hagfors qui aura a repondre, car ce dernier mot, p. ex., manque dans le DG et n’est pas transcrit chez S.-V. — Je saisis l’occasion pour corriger une mauvaise etymologie arabe que j’avais communiquee a l’auteur par une inadvertance bien singuliere. Dans le sens de ‘sultan’, soudan remonte bien entendu, non pas ä [südän] (= le Soudan), mais, a travers 1’ital. soldano , a [sulTän], etymologie du fr. sultan egalement. En outre, pour la transcription des mots arabes, (pielques minuscules fautes d'impression sont ä la Charge de M. Hagfors, quelques inconsequences, a la mienne. J’en viens a la traduction finnoise. L’agencement des materiaux dans le corps d’un article donne doit differer ici, bien entendu, de celui qui a pu paraitre bon dans un diction- naire fr.-allemand, fr.*suedois etc. — Un mot comme affection signifiant, soit une modification psychique, soit une modifica- tion physique, et d’autre part, le mot coeur evoquant, lui aussi, une idee soit d’ordre ph 3 r sique soit d’ordre psychique, il en resulte qu’une phrase comme il a une affection au coeur est un peu delicate au point de vue des etrangers et dem and e a etre placee dans les dictionnaires avec beaucoup de jugement. M. Hagfors s’aequitte parfaitement de cette täche en traduisant l’exemple en question juste en tete de la Serie des locutions donnees sous coeur, premiere acception: sj^deän au sens ph} r sique. Voici quelques observations portant sur la semantique des mots et des phrases en tant qu’appartenant a la langue ecrite ordinaire, a la langue intellectuelle (ßally). 11 n’y a que peu de chose (^ui ait echappe l’attention toujours en eveil de 1’auteur. Voici ce que je voudrais propo ser d’ajouter dans une nouvelle edition, pour le domaine en Edwin Hagfors , Didionnan e Jrangais finnois. 137 question. Sous 2 . pas\ aj. pas encore ei vielä, toujonrs pas ei vieläkään; — aj. lequel des deux kumpi(ko); — sous peu 2 ., faire ressortir davantage le cas typique d'un c’est peu probable ; car hiukan sent a renverser le sens; — sous 1 . comme , un k u i n m i k ä k i n [m i n k ä k i n etc.] serait de ri- gueur etant donne les contextes comme Uwes a la bise , c. des arbres et des pierres ; — proprement dit (p. 338 b, milieu) ad- jectif: varsinainen, varsinais-; — prenez donc place: la seule trad. possible est istukaahan (ou bien painakaa puuta, proprement une tournure assez »affective»: »pesez sur ce bois»!); — derisoire n’est pas epuise par les significations offertes, qui, pour des tournures comme les resnltats furent d-s, donneraient des traductions ratees. Corriger naurettava en naurettavafn kehno), naurun arvoinen, et le faire preceder du point virgule; cf. Sachs-Villatte; — dans les argu- mentations, point de r ep e r e peut signifier tukikohta; — sous corvee , aj. taakka (»/« pesante c. des epreuves »); — cachet est aussi r u o k a (i 1 u)l i p p u ; et parmentiere , pour le dire dans ce eontexte, n'est pas vieilli (cf. Sachs-Villatte, Supplem.): les heiles ( soupes ) p-s que nous avons tous pu goüter dans quel- ((u'une des petites maisons a prix-fixe ou a la carte de la rue Monsieur-le-Prince, par exemple, au beau milieu de la capitale du monde !; — corriger les parentheses en » dimissionnaire . . . virasta eronnut (henkilö)»; un demissionnaire au bureau d’abonnements d’une Revue, par exemple, est un eronnut; — donnees de l’histoire etc.: tpsiasiat; — epopee aussi eepos; --- survivances romanes d’un mot latin : jatkajat. — En un moment voulu par l’auteur des Miserables , debouche du boule- vard tenebreux une Sorte d 'encombrement confus qui en finnois serait un rykel raä ou roukkio et non ce que donne le dict. — En presence de cette phrase: son costume etait a la fantaisie de la misere (Hugo), on pourrait en donner sous fantaisie la tra- duction que voici: hänen pukunsa kuosin oli sommi- tellut hätä. 1 Apres cette liste d’acceptions ou de nuances d’acception h ajouter, puis-je proposer maintenant de modifier, de rendre })lus variee, de rapprocber du fran^ais, la traduction des mots et des locutions usuelles ci-dessous, pour lesquelles je m’ex- cuse de supprimer faute de place les traductions offertes par 1 Renvoyer de danse a p. 1072 Guy (d. de Saint-G .) et, en gene¬ ral, renvoyer du corps du diotionnaire ä la liste des 110 ms propres, pour ce qui est des locutions. > 3 » * Besprechungen, O. y. Tallgren f M. Hagfors ? — blafard k e 1 m e ä ; - — carnage r a a t e 1 u ; — foules compactes s a n k a t j o u k o t; — combien , fin, ajouter : m on es ko (päivä)?, qui repond bien au fr. corarae syntaxe ; — delier kirvottaa (kielen kanta); — Charles V , d i t le Sage . . . lisänimeltä . . . — cest ex qui s parfois: se ha- kee vertaistaan; — groin kärsä; — hagard avant tout vauhko; — morbide , terme d’art, aussi uhkea; — il l'a fait en moins de huit jours . . . vajaassa viikossa; — oiseleur linnustaja; — plus d'un: la traduction-type, n’est ce donc pas m o n i k i n ?; — ä ta place je le ferais bien tekisin sen ky 11 ä sinuna; — poli au figure: hiotun-hieno; — se prononcer possede en notre langue cette equivalence ele¬ gante qu’est ääntya M. Hagfors lui-meme ne s’en sert-il pas ä la p. III?; — rendement (techn.) tu los, teho; — renvoyer pa- 1 a u 11 a a ; — residier k o i t u a ; — scabreux . fig., säädytön, equivalence des plus parfaites. Le dict. nous donne säädyl- lisyyttä loukkaava [circonlocution non necessaire], rivon- sekainen, ruokoton [me semble rendre une nuance plus basse], sopimaton [trop vague]; — traduction , aj. trad. fran • caise ranskannos, t. finnoise suomennos etc.; menager de la place egalement aux verbes ranskantaa etc., sous traduire; — 2. voilure käyryys, ä ajouter ou ä substituer ä kierous, qui ne se dit que trop souvent au figure, ce qui n’est pas le cas de voilure . — De jour, 2 ., ligne 5, renvoyer a tout , 2 ., oü se rencontre le mot arki-, equivalence de de tous les jours. — De beau, J, p. 108 a, vers le milieu, renvoyer ä esprit, p. 405 b, milieu, oü se trouve kaunosielu, equivalence de un bei esprit. D’autre part, toujours pour ce qui est du domaine en question, le dictionnaire contient bien des traductions qui sont tout specialement dignes de louanges. Ce sont des fennismes, pour rintroduction desquels, bien entendu, Fauteur n’a pu se reporter h aucun ouvrage semblable anterieur. Voici quelques- uns de ces fennismes obligatoires: jommoinen, adjectif rela* tif dont M. Hagfors a düment tenu compte sous 1, comme\ — päältä (du haut de)\ — luettaa itselleen (se faire lire qc ); — ku i n k a pa 1 jon (on sait tout le mal qui . . .); — telidä heinäkuor ma (ch arger une voiture de foin ); — auttakaa taakka selkaäni (aidez-moi ä me charger ); — 1 u k i j a suvaitkoon huomata (le lecteur est p r i e d'observer)\ — herahtaa itkemään (fondre en lärm es); — des chants rythmes par Venvol des voiles . . .joittentahdissaliehah- telivat hunnut; — voyez plutöt un article entier comme Edwin Hagfors , Dictionnaire ftangais-finnois . 139 dire. Quel sens pour le bien tourne, pour le bien rythine meine! ßref, l’auteur sait trouver, non seulement des traductions, mais la traduction, et il ne se fatigue pas ä chercher les mots-tete sous lesquels tel un tel fennisme fait bien. Prolonger ici jus- qu’au bout la liste de ces fennismes, ce serait remplir bien des pages. Voila a peu pres ce que j’ai h dire aujourd’hui sur la nomenclature, la transcription, l’etymologie, et, apres avoir fait de tres nombreux eoups de sonde dans ce mare magnum, sur la traduction des mots et des phrases appartenant au frangais intellectuel. J’en suis ainsi a peu pres arrive a une limite. Derriere cette limite un peu diffuse, s’etend un autre domaine; et, en regardant celui-ci, je vois planer au*dessus de lui, surtout, ce quelque chose de tres reel et de tres positif que j’ose appeler l’attrait de l’etude d’un dictionnaire. La prairie riante dont il s’agit, c’est le domaine de la langue familiäre, non intellee- tuelle. Un dictionnaire bilingue est captivant s’il abonde en faits de langage qui tiennent du spontane, evoquent les mo- ments d’abandon, ne sentent pas trop renovier. (Test le cas du dictionnaire de M. Hagfors. L’auteur declare s’etre applique a traduire en finnois les faits de langage qui sont generalement admis aujourd’hui dans le frangais litteraire et dans le parier des gens bien eleves (. Preface , p. I [en finnois uniquement]); il a de meine releve, en les indiquant comme tels, par principe, les archa'ismes ren- contres le plus souvent la lecture des classiques frangais (ibid.). En realite, le present travail offre une riche moisson egalement des faits de langage propres au parier non seulement familier, mais aussi vulgaire, raeme grossier, argotique. Or, ce n^est que rarement qu’on traduit mot a mot la langue non intellectuelle, la langue affective; deja la simple definition d’un fait de langage donne appartenant a ce domaine doit compter avec des facteurs vagues et mal definies comme l’evocation. Dans ee travail- delicat, Lauteur a la main exercee. Soit la phrase »Vaffaire est aplatie» (eile fait defaut chez S.-V.). L’une des traductions qu’en offre le dictionnaire est: asia on nukkunut nahkoihinsa. C’est du bon fin¬ nois »vert» ; et c’est d’une fidelite stylisti(|ue qui frappe. Si, pour le frangais, il n’y a pas d’»affaire endormie dans sa peau», il n’y a d’autre cote pas d’»affaire aplatie» pour le finnois. Ce qui nous importe, c’est que les deux locutions differentes, cha- cune sur le fond d’un contexte imaginaire ä completer soit en 140 Besprechungen. O. y. Tallgren , frangais soit en finnois, projettent une meme silhoutte d’evoca- tion. — Voici quelques autres tours de pbrase ou mots sim¬ ples, tous plus ou moins familiers ou vulgaires; je les ferai suivre de celle d’entre les traductions respectives proposees qui me semble la plus digne d’applaudissement. Parfois, on le di- rait, c’est un peu en romanciers que ciselent leur finnois M. Hagfors et son habile collaborateur. Un me üble de melle, c’est katuluuta (proprement »balai a balayer les rues»); — hon enfant hyvänahkainen ihm inen; — avoir hon qiied o 11 a k o v a k äy m ä ä n ; — en voilä une bonne siinäpä häntä on siisti juttu; — il y a du bon et du mauvais sitä on hyvää ja huonoa; — la faire courte et bonne elää niin- kuin viimeistä päivää (c’est ce qu’on ne saurait guere retraduire par »vivre com me si c’etait le jour [du jugement] dernier» ; le tour finnois est meme inseparable d’une intonation speciale qui a je ne sais quoi d’inoffensif et d'h la bonne fran- dictionnaire general» fran^ais finnois de M. Hagfors est plus utile que ne le serait un repertoire de traductions avec Index ; on me repondra surtout qu r une traduction en finnois peut, le cas echeant, vous rendre bien moins de Services que ne le fe* rait une definition en finnois. Je ferai observer a ce sujet qu’au- cun neo-philologuc, qu’il soit pedagogue ou litterateur, ne pourra düment exercer son metier sans posseder sa langue maternelle avec une perfection toute speciale, et que le repertoire de tra¬ ductions serait destine k etre employe ä cöte d’un dictionnaire fran 9 ais-fran 9 ais, 1 qui, lui, ne fournit en fait d’appareil se¬ mantique que des definitions en langue intellectuelle. 1 Ajontona: et a cöte de ce desideratum que serait 1111 bon die tionnaire finnois Hanois moderne. Edwin Haefors , Dktionnoire frangais-ßnnois . *47 Le but principal ou plutöt unique que se proposerait ainsi l’auteur du repertoire ou »dictionnaire» fran^ais et fin- nois dont je viens d’esquisser le plan, ce serait de fournir de bonnes traduetions dans les deux sens. Encore le lexicographe ne pourrait-il pas prendre k sa Charge toute la responsabilite qui est inherente k cette tache dejä si limitee, mais difticile k mener ä bien. Comme l’a fait M. Hagfors, et ä plus forte raison, il devrait travailler en collaboration avec des hommes de profession ; le plus important d’entre ceux-ci, ce serait peut- etre le romancier, qui, philologue ou non, aurait consacre tout son temps k etudier les faits d’expression du parier non in- tellectuel finnois, les dialectes principaux y compris. L’utilite d’un ouvrage de cette espece serait en tout cas tres considerable ; non seulement au point de vue du contact de la jeune culture finnoise avec l’Europe occidentale, mais aussi, je pense, au point de vue de cette Science future qu’on a ose appeler stylistique comparee. En raison des particularites syntaxiques et stylistiques du finnois, qui n’est pas une lan- gue indo-europeenne, les dictionnaires finnois bien qualifies ne sont-ils pas appeles k servil* cette Science ä cöte des diction¬ naires en langues romanes, germaniques, slaves? * Tel qu’il est, une espece de compromis entre un dic- tionnaire general et un repertoire de traduetions, le livre de M. Hagfors est le meilleur dictionnaire finnois que je connaisse, du moins comme phraseologie. II se distingue avantageusement, entre autres choses, par une tendance tres declaree bien tenir compte des nuances de style. Admis dans un grand nombre, les faits de langage appartenant au fran^ais familier ou vul- gaire sont tres souvent, non detinis, mais traduits. Etant donne que les echantillons du finnois plus ou moins populaire qui ont ainsi trouve leur place dans le dictionnaire k cöte de la langue intellectuelle sont nombreux et bien representatifs, l’ouvrage pourrait se recommander le cas echcant, dej*^ dans cette premiere edition, comme base k des recherches k entre- prendre dans le domaine de la phraseologie comparee. 1 1 II est fächeux que notre dictionnaire tinnois-fran<;ai8 (par E. S. Yrjö-Koskinen; Helsinki, Suom. kirj. seura, 1900) soit d£jä un pea rieilli, notamment pour ce qui est du finnois. 0. J. Tallgren . 148 Protokolle des Neuphilologischen Vereins. Protokolle des Neupbilologischen Vereins Protokoll des Neuphilologischen Vereins vom 24. April 1915. Anwesend: der Ehren¬ präsident Prof. W. Söderhjelm , der Vorstand und 24 Vereinsmitglieder. § 1. Das Protokoll vom 27. März 1915 vurde verlesen und geschlossen. § 2 . Prof. W. Söderhjelm hielt in schwedischer Sprache einen Vortrag über die litterarischen Einflüsse auf die Jugenddich¬ tung Oscar Levertins. Prof. Söderhjelm wies nach, dass Levertins Jugendgedichte Spuren seiner Bekanntschaft mit skandinavischen, vor allem älteren und jüngeren schwedischen Dichtern verraten. Aber auch der Einfluss von deutschen, englischen und französischen Dichtern ist mehr oder weniger leicht erkennbar. So waren seine frühesten Dichtversuche im Heineschen Geiste geschrieben, wie etwas später die deutsche Neuromantik nicht ohne Einfluss auf seine Dichtung blieb. Von französischen Dichtern wurde u. a. Victor Hugo erwähnt, an dessen Dichtkunst einige Ge¬ dichte aus der Mitte der achtziger Jahre in Stimmung und Inhalt erinnern, sowie Müsset, aus dessen Elegien schwächere Nachklänge vernehmbar sind, und der von ihm besonders bewunderte de Vignv. Von wesentlicher Bedeutung für Le- vertins Dichtung ist aber seine Bekanntschaft mit den engli¬ schen Dichtern, besonders mit Dante Gabriel Rossetti und Swinburne. Sein Anschluss an die englische Dichterschule ist jedoch ganz selbständiger Art, wie er überhaupt durch seine litterarischen Kenntnisse stets zur selbständigen Tätigkeit in¬ spiriert wird, nie aber zur blossen Nachahmung herabsinkt. § 3. Dr. 7. Hortling behandelte in einem in deutscher Sprache gehaltenen Vortrag einige Punkte der grammatischen Schul¬ terminologie. Dr. Hortling wies auf die in mancher Hinsicht schwan¬ kende und unklare grammatische Terminologie hin, die in der Protokolle des Neuphilologischen Vereins . 49 grammatischen Litteratur, vor allem aber in unseren Lehr¬ büchern zur Anwendung kommt, in denen sie den Schülern viel Mühe bereitet. Das gilt z. B. von der Apposition, dem substantivischen und dem prädikativen Attribut. Ganz beson¬ dere Schwierigkeiten macht die Definition der Apposition, wie Dr. Hortling u. a. durch die Anführung der einschlägigen Stel¬ len in dem 1886 erschienenen Kommissionsberichte des letzten Grammatikkomitees (vom J. 1885) und in vielen bekanntet grossen Grammatiken (Blatz, Heyse-Lyon, Wunderlich, Ayer u. a.) feststellte. Die Definitionen vieler Verfasser scheinen darin übereinstimmend zu sein, dass ein Substantiv nur dann als Apposition zu betrachten ist, wenn es selbständige Stellung hat und somit eine verkürzte Bestimmung von satzvertretender Natur bildet (Heinrich, mein bester Freund). Wenn aber das kongruierende Substantiv mit seinem Träger eine begriffliche Einheit bildet, also keine selbständige Stellung einnimmt, ist es richtiger es als substantivisches Attribut zu bezeichnen (mein Freund Heinrich). In manchen bei uns angewendeten Schul- grainmatiken lässt die Behandlung der Apposition viel zu wünschen übrig, indem z. B. bald das substantivische Attribut, bald das prädikative Substantiv (»dein Bruder als mein Freund riet mir dies») oder das prädikative Adjektiv (»er kam gesund nach Hause») als Apposition dargestellt wird, bald die Appo¬ sition gar nicht definiert und praktisch beleuchtet wird. Hinsichtlich des substantivischen Attributs findet Dr. Hort¬ ling die Formulierung des letzten Grammatikkomitees rich¬ tig, macht aber auf eine Inadvertenz der erklärenden Anmer¬ kung aufmerksam. Attributive Satzverkürzung liegt vor in einem Satze wie: »själv lycklig, försokte hon även befrämja sina medmänniskors lycka» (selbst glücklich, versuchte sie auch das Glück ihrer Mitmenschen zu fördern). Sie kann durch Substantive und Adjektive (Partizipien) ausgedrückt werden. Für das prädikative Attribut (»aftonen framskred knien och mörk») findet sich die richtige Definition in Pauls Prinzi¬ pien der Sprachgeschichte. In den Grammatiken wechseln die Be¬ nennungen hier häufig. Bei Beckman wird das prädikative Attribut uneigentliches Prädikativ oder prädikatives Attribut (»oegentligt predikativ el. predikativt attribut») genannt: »han gick bedrövad bort» (er ging traurig fort). Bei Heyse-Lyon heisst es — im Gegensatz zum wirklichen Prädikat: das Leben ist kurz — prädikativer Zusatz: wir gingen traurig fort; einen glücklich machen. Bei Blatz findet man die Ausdrücke: reine 150 Protokolle des Neuphilologischen Vereins . und unreine (durch als eingeführt), adverbiale (zu, für) und umschriebene (er ist von Adel [= adelig]) Prädikative. Der Vortragende sprach sich noch über die Frage aus, ob irgend ein Grund bestehe, die Apposition und das sub¬ stantivische Attribut voneinander zu trennen, welche Frage er bejahte. Was die Darstellung der in unseren Grammatiken so vernachlässigten Apposition betrifft, wollte er mit Blatz die Apposition als »eine selbständige Bestimmung, die einen Ne¬ bensatz vertritt® definieren. In der darauf folgenden Diskussion äusserte sich zuerst Dr. I. Uschakoff , der das grosse Schwanken auf dem vom Ref. behandelten Gebiete der grammatischen Terminologie, vor al¬ lem bezüglich der Apposition, bestätigte. Er glaubt, dass die Benennung Apposition sich ursprünglich nur auf substantivische Bestimmungen bezogen habe, sei es dass diese rein attributiven Charakter haben oder zu der Art von prädikativen Bestim¬ mungen gehören, für die das jetzige Grammatikkomitee den Ausdruck »tilläggsbestämning» vorschlägt. Die vom Ref. erwähnte bunte Anwendung des Ausdrucks Apposition sei die Folge teils einer späteren Beschränkung, teils einer Erweiterung dieser Benennung, wobei sie u. a. auch auf adjektivische Bestimm mungen bezogen wurde. Wenn überhaupt der Ausdruck Apposi¬ tion noch beizubehalten sei, müsse man seine Anwendung aus¬ schliesslich auf attributive substantivische Bestimmungen be¬ schränken. Im Komitee sei dafür die Benennung »Epithet* (Konung Fredrik; Helsingfors, Finlands huvudstad) in Aus¬ sichtgestellt; woneben die vom Ref. als substantivisches Attribut und Apposition bezeichneten zwei Arten dieser Bestimmungen wegfallen könnten. Für »predikatsfyllnad» habe das Komitee »predikativ» vorgeschlagen, das u. a. auch die Anwendung des Adjektivs als »prädikatives Attribut» sowie die des Substantivs als prädikative Bestimmung in Fällen wie: »din broder säsom min vän rädde mig därtill» (dein Bruder als mein Freund riet mir dies) in sich schliessen würde. Die Prädikative könn¬ ten dann einerseits in subjektive und objektive Prädikative, anderseits in notwendige und nicht notwendige Prädikative: »fyllnads- o. tilläggspredikativ» geteilt werden. Für »satsför- kortning» (Satzverkürzung) (»trötta efter det länga arbetet, gingo de hem») schlage das Komitee »satsmotsvarighet» vor. Prof. A. Wallenskölä findet überhaupt die Einführung neuer Benennungen, die in den Grammatiken anderer Sprachen keine Äquivalente haben, nicht zweckmässig. Es frage sich auch, ob ein Ausdruck wie Epithet, der sich mehr auf die Protokolle des Neuphilologischen l ei eins. ' 5 i Stilistik beziehe, zu empfehlen sei, da er falsche Ideenassozia¬ tionen veranlassen könne. An der üblichen Terminologie fest¬ zuhalten sei besser. Dagegen sollte die Anzahl der gramma¬ tischen Benennungen womöglich vermindert werden. Es Hesse sich z. B. der Ausdruck Prädikativ auch für adjektivische Satz¬ verkürzungen anwenden, sowie man sich auch für das substan¬ tivische Attribut und die Apposition einen gemeinsamen Namen denken könnte. Auf diese Weise sei auch das jetzige Komi¬ tee bei seiner Behandlung des Prädikativs verfahren, indem es zwei verschiedene, nahestehende Kategorien unter einem ge¬ meinsamen Namen zusammenfasste, diese Gruppe aber dann in Unterarten teilte, für die es die sehr glücklichen Benenn¬ ungen »tilläggs » und »fyllnadspredikativ» gefunden habe. Dr. Hortling sagt, dass der Unterschied zwischen dem sub¬ stantivischen Attribut (»huvudstaden Helsingfors») und der Ap¬ position (»Helsingfors, Finlands hufvudstad») seinem Sprach¬ gefühl ganz deutlich sei. Die Apposition vertrete etwas Satzar¬ tiges. Er würde es sehr bedauern, wenn das Komitee in sei¬ nem Vorschlag diesen Unterschied unbeachtet Hesse. Was aber den Ausdruck Prädikativ belange, finde er den Vorschlag des Komitees annehmbar. Die Unterscheidung zwischen der attri butiven Satzverkürzung und dem prädikativen Attribut sei häu¬ fig schwer. Dr. Uschakoff gibt zu, dass in wissenschaftlicher und psychologischer Hinsicht ein Unterschied zwischen den als sub¬ stantivisches Attribut und als Apposition bezeiebneten Bestim¬ mungen bestehe, weshalb sie in einer wissenschaftlichen Dar¬ stellung durch verschiedene Namen von einander getrennt zu halten seien. In einer Schulgrammatik sei jedoch die Einführung von verschiedenen Benennungen nicht zu empfehlen. Der Name substantivisches Attribut sei übrigens nicht zutreffend, weil er auch das Genitivattribut sowie die »Apposition» in sich schliesse. Prof. Wallensköld berührt noch die Frage, wie die mit »säsom» (als) eingeleiteten Ausdrücke (»säsom en vän av rätt- visa, försvarade han den anklagade») zu betrachten seien. Für sein Teil zähle er sie zu den Prädikativen, weil sie sich in Sätze auf lösen lassen. Dr. Uschakoff findet die Definition des »säsom»-Typus als ausschliessliches Prädikativ zu eng. — Als allgemeine Be¬ nennung für sämtliche attributive Bestimmungen könnte der Name Attributiv angewendet werden. In der Gruppe der Attri¬ butive seien dann u. a. zwei Arten zu unterscheiden: a) Appo- 152 Protokolle des Neuphilologischen Vereins . sition (oder Epithet), b) Attribut (in der ausschliesslichen Be¬ deutung von adjektivischem Attr.). Prof. Wallensköld hält den gemeinsamen Namen Attribu¬ tiv nicht für glücklich. In fidem : Ludvig Granit. Protokoll des Neuphilologischen Vereins vom 2. Oktober 1915. Anwesend der Vorstand und 20 Vereinsmitglieder sowie eine Anzahl Mitglieder des Vereins für schwedischen Sprach¬ unterricht (»Förening für svensk sprakunder- visning).» § 1. Das Protokoll vom 24. April 1915 wurde verlesen und geschlossen. § 2 . Lektor L. Granit trug den Jahresbericht über das akade¬ mische Jahr 1914—1915 vor. § 3 . Bei der Wahl des Vorstandes für das akademische Jahr 1915—1916 wurden gewählt, nachdem Prof. U. Lindelöf und Lektor L. Granit einer event. Wiederwahl entsagt hatten: zum Präsidenten Prof. A. Wallensköld , zum Vize-Präsidenten Prof. H. Suolahti sowie zum Schriftführer und Kassenverwalter Dr. 1. Hortling. § 4 . Der Vorsitzende teilte mit, dass das vom Staate einge¬ setzte, aus Prof. E. K. Setälä und den Oberlehrern I. Uschakojf und Ralf Saxen bestehende Komitee zur Herbeiführung von Einheitlichkeit und Gleichförmigkeit im Grammatikunterricht an den Verein das Ersuchen gerichtet habe, sich über den Berichtsvorschlag des Komitees auszusprechen. Zugleich mel¬ dete der Vortsitzende an, dass der Verein für schwedischen Sprachunterricht durch seinen Vorsitzenden Oberlehrer R. Saxen gebeten habe, an der Diskussion, die anlässlich des genannten Jahresbericht des Ne "philologisch e n Vereins. 53 Berichtes stattfinden werde, teilnehmen zu dürfen, und dass der Vorstand in diese Bitte gern eingewilligt habe. Auf Antrag des Vorsitzenden beschloss der Verein als Antwort auf das Ersuchen des Grammatikkomitees die in die¬ ser und etwa in folgenden Sitzungen zu führenden Diskussions¬ protokolle, die sich auf den Bericht des Komitees beziehen, dem Kommitee zu überreichen. Im Hinblick darauf, dass die kommende Diskussion sehr genau wiedergegeben werden müsse, schlug der Vorsitzende vor, cs möchte dem Schriftführer unter den Mitgliedern des Vereins für schwedischen Sprachunterricht ein Gehülfe gewählt werden. Der Verein stimmte diesem Vor¬ schlag zu und wählte zum assistierenden Schriftführer Dr. B. Sjöros. Hierauf folgte ein Detailkritik der 29 ersten Paragraphen des Berichtes, an welcher sich Frau Edla Freudenthal sowie die Herren Dr. Cannelin , Oberlehrer Hagfors , Dr. Hortling, Prof. Lindelöf , Lektor Lundström , Oberlehrer Saxen , Dr. Sjöros , Prof. Suolahti , Oberlehrer Uschakoff, Prof. Wallensköld und Mag. Waren beteiligten. Die Fortsetzung der Kritik des Berichtes wurde zu einer folgenden Sitzung aufgeschoben. In fidem : Ivar Hortling. Jahresbericht des Neuphilologischen Vereins Ober das akademische Jahr 1914—1915. Im Laufe des Berichtsjahres fanden 7 Sitzungen statt, die durchschnittlich von 24 Mitgliedern besucht waren. Die Programme der Verhandlungen enthielten Vorträge und Be¬ sprechungen. Es wurden 10 Vorträge gehalten, von welchen 7 wissenschaftlicher und 3 pädagogischer Art waren. Die Zahl der Besprechungen war 3. Diskussionen schlossen sich jedesmal an die pädagogischen Vorträge, an die wissenschaftlichen sowie an die Besprechungen je einmal. Das Jahresfest wurde am 15. März 1915 gefeiert. Die Neuphilologischen Mitteilungen erschienen im Jahre 1914 in 3 Lieferungen mit 8 Nummern und enthielten 238 Textseiten. Als Beitrag zur Bestreitung der Druckkosten hat 154 Engesandie Litteratur . das Consistorium Academicum dem Verein für dieses Jahr 500 Mk angewiesen. Die Mitgliederzahl des Vereins — die zwei Ehrenmitglie¬ der nicht mitgerechnet — betrug 140, die Zahl der Abonnen¬ ten der Zeitschrift 94. Der in der ersten Sitzung vom 31. Oktober 1914 gewählte Vorstand setzte sich zusammen aus den Herren: Prof. A. Wallensköld , erster Vorsitzender. » U. Lindelöf , zweiter » Lektor L. Granit , Schriftführer und Kassenvenvalter. Als Redakteure der Neuphilologisehen Mitteilungen fungierten die Herren Prof. A . Wallensköld und Prof. H. Suolahti. Helsingfors, den 19. September 1915. Ludvig Granit. Eingesandte Litteratur. Hanna Andersin, Engelsk grammatik för nybegynnare, ut- given av Anna Bohnhof och Hanna Granström. Helsingfors, Otava, 1915. 78 S. 8 :o. Carl Collin , Tyska Översättningsövningar. Lund, Lind- stedts Univ.-bokh., 1913. 48 S. 8 :o. Preis: 1 Kr. Carl Collin och Heinz Hungerland, Praktisk hjälpreda vid tysk stilskrivning för skolor och självstudium. Lund, Lind- stedts Univ.-bokh., 1914. Preis: Kr. 1:25. Carl Collin och Heinz Hungerland , Nägra anmärkningar tili prepositionernas bruk i tyskan tili hjälp vid stilskrivning. Lund, Lindstedts Univ.-bokh., 1914. 20 S. 8 :o. Preis 50 öre. Philologie f r a n 5 a i s e, publiee et annotee par Kr. Nyrop . Deuxieme edition, revue et augmentee. Copen- hague, Gyldendalske Boghandel — Nordisk Forlag, 1915. 192 p. in- 8 °. .S 'ckrtfUnaustausch. 55 Schriftenaustausch. Anuario estadtstico de la Repüblica Oriental del Uruguay. Libro XXIII (anos 1911 y 1912). Montevideo, 1915. XV -f 736 pag. 4°. Les Langues Modernes , 13 e annee, n:o 4 (Juillet-Aoüt 1915): N. Weiller, Rapport sur Penseignement de la langue allemande au lycee Jules Ferry pendant Pannee scolaire 1914—1915; Livres, Revues et Journaux; etc. Mnemosyne, nova series, vol. XLII1 (1915), pars III—IV. Modern Language Notes , vol. XXX, no. 5 (May, 1915): Allen Wilson Porterfield, Rhetorical Contrasts in Schiller’s Dramas, I; Benjamin M. Woodbridge, Biographical Notes on Gatien de Courtilz, Sieur du Verger; John M. Berdan, »Speke, Parrot», an Interpretation of Skelton’s Satire; Reviews; Cor* respondence. — N:o 6 (June, 1915): Gertrude H. Campbell, The Swinish Multitude; Allen Wilson Porterfield, Rhetorical Con¬ trasts in Schiller’s Dramas, II; Laura A. Hibbard, The Books of Sir Simon de Burlet, 1387; Louise Mallinckrodt Kueffner, Orphic Echoes in Modern Lyric Poetry: Ernst Lissauer’s »Der Strom»; John Whyte, The Order of Monosyllables and Dis- svllables in Alliteration; Reviews; Correspondence; Brief Mention. Moäerna Spräk , Jahrg. IX, Nr. 5 (Mai 1915): Fredrik Gadde, Litet om engelska texter för skolbruk; Litteratur, usw. — Nr. 6 (Juni 1915): T. Hilding Svartengren, Critical Notes to Ronald B. McKerrow’s Edition of the Works of Thomas Nashe; Arne von Kock, A New Interpretation of »Something is rotten in the state of Denmark»; Litteratur. Museum 22 ste Jaarg., N:o 8—12 (Mai—Sept. 1915); 23 ste Jaarg., N:o 1 (Oct. 1915). Namn och Bygd , 3. Jahrg. (1915), Heft 1 — 2. Rassegnn bibliograßca della letteratura italiana , anno XXIII, num. 3—6 (Marzo-Giugno 1915). Revisfa de Filologia Espaiiola , tomo II (1915), cuad. 2°: R. Menendez Pidal, Poesia populär y Romaneero, III—IV; Jose R. Lomba y Pedraja, Enrique Gil v Carrasco: su vida v su obra literaria; Notas bibliogräficas; Bibliograf la. Virittäjä, Jahrg. 1915, Nr. 5—6. 156 Mitteilungen. Mitteilungen. Personalia: Zum ordentlichen Professor der roma¬ nischen Philologie an unserer Universität wurde am 21. Mai d. J. Prof. A. Wallensköld ernannt als Nachfolger Prof. W. Söderhjelms, der seit dem 22. März 1913 den neueingerichteten Lehrstuhl der einheimischen und allgemeinen Litteraturge- schichte inne hat. Prof. Wallensköld trat sein Amt am 25. Sept. mit einer öffentlichen Vorlesung (»Ein Blick auf die Entwickelungsgeschichte der romanischen Sprachen») an. NEUPrillOlOQISCHE • • mitieiiuNgeN Herausgegeben vom Neuphilologischen Verein in Helsingfors. Redaktion: A. Walle nsköld H. Suolahti Professor der romanischen Philologie Professor der germanischen Philologie Acht Nummern jährlich. Preis: 4 Fmk (= francs direkt be’ der Re¬ XVII. Jahrg. Dr. 7 /$ daktion. 4: 39 durch die Post und 5:- durch die Buchhandlungen. Zahlende Mitglieder des \ ereins erhalten das Blatt unentgeltlich. — 1915 Abonnementsbetrag, Beiträge, sowie Büchet zur Besprechung bit¬ tet man an Prof. A Wallensköld.V Mamng. 5, zu senden Beiträge zu den finnisch-germanischen Berührungen. I. Finn. lnoto = anord. flhb . Über das finn. Wort luoto schreibt A. Ahlqvist in seinem Werke »Die Kulturwörter der westfinnischen Sprachen» S. 165 folgendes: »luoto ist genuin finnisch und scheint ein Derivat vom Verbum Iuoji aufwerfen zu sein; in dem Gebrauch des Wortes scheint die Sprache nicht recht sicher zu sein, da das Wort in verschiedenen Theilen des Landes bald grös¬ sere, bald kleinere Insel, bald Grund (Untiefe) oder Klippe bedeutet.» Ich glaube, dass die Erklärung Ahlqvists nicht auf¬ rechtzuerhalten ist. Derselben stehen sowohl formelle als semasiologische Hindernisse im Wege. Im Estnischen ist das Pendant des Wortes lood (früher *löto) 9 Gen. loo (früher *iööon) und bedeutet 'kleine, flache Insel (ohne Wald), trockene Fläche’. Vielleicht ist das Wort luoto (früher *löto) nordischen Ursprungs. Ich denke dabei an norw. flu fern, ‘blinde Schäre, blinde Klippe’, anord. fllfö ‘flache Schäre, die bei niedrigem Wasser sichtbar wird.’ Es wäre eher die Form *fuuto (lies: luto\ (estn.) luud anzusetzen als luoto (resp. lood). ö und 710 (<( 0) lässt sich wohl . 5 8 Heikki Ojansuu , als volksetymologische Verdrehung (vgl. luojda aufwerfen) erklären. Dieses germanische Wort ist durch Vermittelung des Ka¬ relischen und Wepsischen (wo es ebenfalls vorkommt) auch ins Russische gedrungen. Vgl. näher Jalo Kalima, Die ostseefinni¬ schen Lehnwörter im Russischen, Helsingfors 1915 , S. 155 — 156 . 2 . Estn. paht , Gen. paha = got. bansts , anord. hass. Südestn. paht , Gen. paha bedeutet: 1 ) Stall, z. B. tsea- paht ‘Schweinestair, hanipaht ‘GänsestalT; 2 ) Lager, Streu, z. B. hure paht ‘Mäusenest’. Das estnische Wort ist offenbar ein got. Lehnwort. Zur Vergleichung kann herangezogen werden got. bansts ‘Scheuer', anord. bäss ‘Lagerstelle’, aschwed. bas ‘KuhstalT. Was die Kon¬ sonanten anbelangt, herrscht hier dasselbe Verhältnis wie beim finnischen Worte lahto , das nach Thomsen auf lit. slasta <( *s/a?ista zurückgeht. Lahto und pahta waren verall¬ gemeinerte Schwachstufen des angenommenen Stufenwechsels st ^ zt, woraus st ^ /^/entstanden wäre. Vgl. z. B. ahku <( *azku = got. azgo oder finn. askar und ahkera. Finn. pahna , das Thomsen mit bansts , bäss zusammen¬ gestellt hat, kann mit südestn. paht (< * pahta) verbunden werden, falls die Annahme eines urfmnischen Wechsels/^?/ stichhaltig ist. Dafür gibt es wirklich ein Beispiel. Neben unse¬ rem Worte fällti ‘Stern’ begegnet auch tähne ‘Punkt, Fleck, Far- benfieck’, estn. tähn. Gen. tähni ‘Fleck’. Vielleicht reicht der Wechsel t ^ 71 schon ins Vorfinnische zurück. Vgl. z. B. den mundartlich vorkommenden Übergang ?i ) t im Lappischen, ebenso auch im Tscheremissischen, ferner finn. tämä ^ näniä, tai c-o nai , tuo ^ 71110 , touse?i (estn. tousen) ^ nousen, estn. tukkuhia uo finn. nnkkua usw. — Zum erstenmal sind die Wörter tähti und tähne, tähn von O. Donner zusammenge¬ bracht worden (Vergl. Worterb. Bd. I, N:o 413 ). 3 . Finn. laidim , vgl. altisl. leiha. Finn. laidun , Gen. laiturnen bedeutet nach Lönnrot ‘vidt, öppet, gräsbevuxet fält; vall, betesmark, bete, mulbete; Beiti’äge zu den finnisch-germanischen Berührungen . 1 59 betesplats, löt’ (weites, offenes, grasbewachsenes Feld, Weide, Weideland, Weideplatz, Viehweide, Trift), käydä laitumclla ‘beta’ (grasen, weiden), me und laitum eile (auf die Weide gehen); vhteinen l. ‘falad’; laititmella olo l. kdyminen ‘betande’ (Wei¬ den). Nach Juslenius hat das Wort die Bedeutung ‘pascua, betesmarck' (Weideplatz). Soweit ich weiss, ist das Wort aufs Finnische beschränkt. Laidun ist früher flektiert worden: laiduin , laiduinta , laitu men, laititmella (vgl. z. B. onnetoin ^ onnetfoman). In Renvalls Wörterbuch ist das ältere laiduin noch angeführt. laidnin erinnert an Wörter wie ist um (Gen. ist ui men, mund¬ artlich istun, istumen ), ^/////(seutu), synnyinimaa) usw. Wie neben istuin das Verbum istua, neben asuin asua, neben synnyin syntyä vorkommt, wäre auch neben laiduin ein Verbum * laitua denkbar. Bei Lönnrot begegnet in der Tat die Verbform laitua in der Bedeutung ‘uraktlätas, försummas’ (?). Das beigefügte Fragezeichen zeigt, dass die Bedeutung nicht als sicher zu betrachten ist. Das Wort ist germanischen Ursprungs. Das Altislän¬ dische hat leiba u. a. ‘have gaaende pä bete’ (auf der Weide hal¬ ten); im Altdänischen lässt sich damit zusammenbringen fletal>, im Neuschwedischen (mundartlich) falad (neudänisch fcclled) ‘Weide(land)’, aschwed. fcelndh Wieh’ usw. Vgl. bei Fritzner leida Mom. 4 ). S. Axel Kock, Svensk ljudhistoria I, 2 , 337 . Im Urnordischen hatte das Wort noch den Diphthong ai in der ersten Silbe. Das Original des finnischen Wortes lau¬ tete *laiüa ‘auf der Weide halten’. Ein Verbum laidan , lai- taa, wie wir es erwarten würden, kommt im Finnischen nicht vor. Daraus scheint jedoch früh ein reflexives Verbum laitua 1 ‘weiden’ entstanden zu sein, woher dann das Substantiv lai- 1 Ob das von Lönnrot angeführte laitua dasselbe Wort ist, wie man gern annehmen möchte, ist schwer zu sagen. — Zur Beziehung *laitaa lai¬ tua vgl. löytää ^ löytyä , johtaa <-"> johtua, kastaa *-*■> kastua , paistaa pais- tua usw. 6 o Hcikki Ojatismi , duin ( laidun ), laitunien zur Bezeichnung eines Weideplatzes des Viehs 1 . Die einheimische Bezeichnung für die Weide ist syöttomaa (bei Renvall: pascuum, Weide), auch syöntömaa . syöntimaci (terra pascenda, pascuum) = estn. sööt Gen. sÖÖdii oder sööt ', Gen. soodi u. a. ‘Weideland’; auch söödämaa , soömamaa. 4 . Piettiö , pietin, pietimys , pieturi. Pietin , -inten, pietimys , -yxen ist nach Juslenius equus morbo exsectus — af siukdom snöpt hast (wegen Krank¬ heit verschnittenes Pferd). Bei Renvall steht ausser den erwähnten Formen noch pieturi, pietti und pieti equus morbo castratus, al. male castratus bos 1 . equus, cui unus testi- culorum restat — hodenloser oder halbverschnittener Hengst 1 . Ochs. Bei Lönnrot: pieto (?), pietimys, piettimys , pietin (Gen. pietti men), piettiö, pieturi\ Bedeutung: illa kastreradt djur (hast, ren), som har blott en testikel, halfgälling, ein schlecht kastriertes Tier (Pferd, Renntier), das nur einen Hoden hat. Aus Akaa ist mir die Form piettari bekannt. Das Wort ist germanischer Herkunft, und sein Origi¬ nal lässt sich leicht ermitteln. Im Dänischen findet sich ein Verb bede ‘verschneiden, kastrieren’. P'alk und Torp be¬ trachten dieses Wort als eine entstellte Form von dän. bede ‘Weibchen ausschneiden', das wiederum eine Entlehnung aus ndd. boten mndd. böten ‘heilen, kastrieren’ sei. An das Verbum schliesst sich ein Substantivum : dän. bede ‘verschnit¬ tener Widder’, schwed. (mundartlich) bete, das P*alk und Torp auf die gleichbedeutenden ndd. bötet, mndd. bötlink beziehen. Ahlqvist, Suomen kielen rakennus S. II f. hält das Wort piettimys für eine ostfinnische Form einer ursprüng¬ lichen *pidättimys , eine Zusammenstellung, die sowohl wegen der Form des Wortes als auch aus semasiologischen Gründen bezweifelt werden muss. 1 Wie mir Herr Dr. E. A. Tunkelo mitgeteilt hat, ist auch er schon früher auf diese Zusammenstellung gekommen. Beiträge zu den finnisch-germanischen Berührungen . 161 Das Kastrieren wurde zum Zweck der Heilung (an kran¬ ken Tieren) vorgenommen; daher der Bedeutungswandel: heilen ) verschneiden. Die von Juslenius und Renvall ange¬ gebenen Bedeutungen scheinen die ältere germanische Be¬ deutung behalten zu haben. Das Wort begegnet auch im Karelischen: piet'i'/e, Gen. pieft'ien auch pieft'ivö 4 Tier, welches nur einen Testikel hat\ Dies liegt dem russ. nemam ‘unkastrierter Ochs’ zu Grunde. Vgl. Jalo Kalima, a. a. O. S. 184 . 5 . Aschwed. Jiirif ) finn. huivi ) estn. uju ( oju ) ) finn. ujo(i>aatteet). Die Wörter sind wahrhaftig »geflügelt». Auch unsere Überschrift liefert dafür ein ausgezeichnetes Beispiel — an¬ genommen, dass ihre Richtigkeit sich naclnveisen lässt. Aschwed. hvif bedeutet: Schleier, weibliche Kopfbedek- kung, Kopftuch, das finnische Wort nach Lönnrot: duk, hals- duk, qvinnors hufvudbonad (Tuch, Halstuch, weibliche Kopf¬ bedeckung). Da das Wort im Schwedischen der Ostseeprovinzen nicht vorkommt, ist es möglich, dass estn. uju (Gen. uju) ‘Schleier, Tuch (welches der Braut gleich nach der Trauung übergelegt wird)’ eine Entlehnung aus dem Finnischen sei. Schon Ahlqvist (Kulturwörter S. 157 ) hat das finnische und estnische wort zusarrimengestellt, ohne jedoch auf ihre lautliche Beziehung näher einzugehen. Es verhält sich damit folgendennassen: h ist im Anlaut beinahe auf dem ganzen estnischen Gebiete lautgesetzlich geschwunden, ebenso hat die Apokope (schon früher) stattgefunden. Ist das Wort aus den südwestlichen Mundarten des Finnischen entlehnt, so muss das estnische Wort in apokopierter Gestalt entlehnt worden sein. Es Hesse sich also die Form uiv erwarten. Im süd- westl. Estnischen ist aber auslautendes v (m. E. durch den Einfluss des Lettischen) in u übergegangen, z B. ladu = finn. latva , kaju = finn. kaivo , koju — finn. koivu usw. Dem¬ nach also auch uju . Die Flexion sollte eigentlich uju , Gen. I 62 Heikki Ojansuu , uivi oder (infolge vi ) i) u[j)i lauten. Es hat aber eine Ve¬ rallgemeinerung zu Gunsten der Nominativform stattgefunden. Estn. uju ist seinerseits ins Südwestfinnische entlehnt worden, in dem es durch volksetymologische Verdrehung die Form ujo aufweist. Es begegnet nach Lönnrot in Zusam¬ mensetzungen wie ujopaita brudgumslinne, skjorta (Wäsche oder Hemd des Bräutigams), ujovaatteet , ujo verbot brud- gumskläde (Bräutigamsgewand). In meinen Aufzeichnungen über die südwestlichen Mundarten von 1899 habe ich aus dem Kirchspiele Gustafs: vjovatte (Nom. PL); es bezeich¬ net Trauungskleid, sowohl männliches als weibliches. Der Bedeutungswandel ist wohl der gewesen, dass das Wort uju- vaate zuerst nur den Schleier der Braut bezeichnet hätte, weil aber der erste Teil des Kompositums volksetymologisch an das Wort ujo ‘blöde, schüchtern, scheu, schamhaft, be¬ scheiden, verzagt' angelehnt wurde, hat die Bedeutung sich zuerst auf das ganze Traukleid der Braut, dann auf das Traukleid überhaupt (sowohl das weibliche als das männliche) erweitert. Mundartlich wird unter dem Worte vielleicht nur das Trauungskleid des Bräutigams verstanden. In diesem Falle hat somit die Volksetymologie eine Form- und Bedeu¬ tungsveränderung hervorgerufen. 6 . Finn. laittaa. Finn. laittaa hat zwei Bedeutungen: 1 ) ‘tadeln, verklei¬ nern, schmälern’; in dieser Bedeutung erscheint das Wort auch im Estnischen laitnia ‘tadeln, verachten, verschmähen, schelten’; 2 ) ‘in Stand setzen; machen, einrichten; verschaffen, veran¬ stalten; anstellen, ordnen; verbessern, ausbessern, reparieren; bereiten, zubereiten, verfertigen, besorgen’. Hier sind zwei Wörter zusammengeflossen, die ursprünglich lautlich verschie¬ den gewesen sind. I. laittaa ‘tadeln’ ist meiner Ansicht nach wohl mit estn. laimama ‘verläumden, herabsetzen, verächtlich machen, verspotten, kränken (biblisch)’ und finn. laimin (wahrscheinlich aus dem Estn. entlehnt) in der Redewendung lyoda laimin . ‘versäumen, unterlassen’ zu verbinden. Beiträge tu den finntsch-getmatiisehen Berührungen. 163 2 . laittaa ‘in Stand setzen, ausbessern usw.’ ist schon in zweierlei Weise erklärt worden. Thomsen hat es als eine Ableitung aus laita ‘Ordnung, Beschaffenheit, Verhältnis’ erklärt; vgl. BerÖringer 196 f. Da aber z. B. die faktitive Ableitung von aita aidoittaa , die von rauta raudoittaa lautet, wäre laidoittaa (nicht laittaa ) zu erwarten. Nach meiner Ansicht ist Thomsens Erklärungs¬ versuch zu verwerfen. Was die Bedeutung anbelangt, ist die Zusammenstellung unanfechtbar. H. I. Streng, der die Erklärung Thomsens übersehen zu haben scheint, hat in seinem Buche »Nuoremmat ruot- salaiset lainasanat vanhemmassa suomen kirjakielessa» S. 91 das Wort mit dem aus dem Schwedischen entlehnten laji ‘genus 1 . indoles rei, agendi modus’ zusammengestellt, also laittaa <( lajittaa. Es muss jedoch bemerkt werden, dass die Bedeutungen zu weit auseinander liegen. Das Original des Wortes ist auf germanischem Gebiete zu suchen, laittaa gehört zu dem Worte laki , aller¬ dings nicht in dessen heutiger Bedeutung, sondern in der älteren: »rätt ställning, ordning». Hinsichtlich seiner Ableitung ist das Wort gleich Verben wie avittaa aus einer Grundform ap/\ die noch in der ingrischen Mundart vorkommt (= estn. abi ), ripittää rippi usw (Diese Ableitung ist noch immer produktiv: laji lajittaa , nappi ^ napittaa , pari ^ ga- rittaa , väri ^ vänttää , tili ^ tilittää usw.) — Vergl. auch aschw. lagha (isl. laga) ‘laga, ställa, ställa tili, foga, ordna, inrätta, lampa, afpassa’ (K. F. Söderwall, Ordbok öfver sven- ska medeltids-spräket). In einer Quelle aus dem Jahre 1636 begegnet das Ver¬ bum laittaa in einer lautlich älteren Form: >YIös nous col- manel päiväl, Lagitti meille caick hyväx»; siehe Streng a. a. O. S. 91 . In dem finnischen Worte lai (<( laji) = aschwed. slag/i kommt nie ein inlautendes y (mit g oder g/i geschrieben) vor, und das Wort selbst ist ohne Zweifel später entlehnt als laki. Heikki Ojansuu. 164 O. J. Tallgren , R. Oller , Studl su la lirica siciliaua del Duecento. III. § 9 . J primi due studi pubblicati sotto questo titolo 1 ci valsero una Serie di osservazioni interessanti comunicatemi per lettera o per cartoline. Comportano note critiche particolareg- giate quelle dei signori Alfred Jeanroy (Parigi) e Amerindo Camilli (Roma). Pregando tutti i signori che s’interessarono del nostro lavoro di ricevere i rispettosi ringraziamenti degli autori della prima serie, mi permetto di riserbare per le Giunte e correzioni che chiuderanno la Serie ultima, i ragionamenti che ci furono ispirati dalle critiche ricevute. Faccio eccezione per una nota completiva riferentesi alla canz. I, nota che non sarebbe forse opportuno rimetter sino all’ultima Serie. Parlo della traduzione della canzone, che noi avemmo torto di escluder dall’edizione — ce lo dice anche il prof. Jeanroy. Ci affrettiamo dunque a trascriverla qui sotto. Siccome perö un’altra delle osservazioni del Jeanroy ha finito col convin- cerci del vantaggio che v’e a accettare un ragionamento di- verso da quello formulato nella serie prima, giova conformare ora la traduzione a questa nostra convinzione, per i due passi interessanti. TRADUZIONE FRANCESE della Canzone I In gioi mi tengno tuta la mia pena (p. 59 del tomo annuale, p. 7 dell’Estratto) I. Je considere comme de la joie toute ma peine, 2 je la compte pour une grande felicite pour moi; 3 tout comme Paris, lorsqu’il aimait Helene, 4 ainsi je vis, absorbe ä tout moment par [cette] pensee. 5 Mon coeur ne se soucie point s’il a des peines, 6 il pense ä la joie qui viendra. 7 Plus il souffre, plus il s’endurcit ä la souffrance. 1 NM XVII (1915), pp. 53—80. Studi su la Urica siciliana del Duccento . III. 165 II. Personne, je crois, n’aime loyalement Vil a peur d’eprouver des peines aupres de la dame qu’il aime. 10 I1 est [maint] amant qui aime faussement; n ä quelque moment qu’il voie quelque chose, il en desire davantage 12 et crie merci ä chaque rencontre, 13 sans jarnais croire 14 que l'amour doit connaitre le mal (la souffrance), lequel enflamme les autres (= tout amant loyal). III. Pourtant (Mais) j’estime qu’il y a grande ignorance 16 ä vouloir reprocher ä Amour les souffrances qu’il cause; 17 car ce (l’amour) n’est pas une joie qui se vende ä credit [cioc chi aspira al/a gioia, dev esser pronto a comperarla »a contanti », a pagarne il prezzo anticipato in söfferenze) ls ni (qui se vende) au prix des peines qu’jaurait] ressent[ies] un autre (cioe, proprio a chi ha söfferio spdta la ricompensa , la » gioia »; non ad al/ri. Sapendo questo , dunque . e forzando un poco la logica , lui che tanto ha sofferto. ne conchiude che deve pur avere diriito ad essa gioia lui . proprio lui). 19 I1 ne ment point ä ceux qui sont ä lui; 20 non, il leur donne de la joie, 21 comme fait le bon seigneur envers ses serviteurs. IV. Ainsi donc, ma dame, j’ai grandement raison 23 de vous compter [ovvero raconter/ 3 ) les peines que je souffrais (= que j’ai souffertes/ 3 ), 24 bien que j’aie dejä obtenu une re- compense: 25 la joie la plus riche qui soit en vous. 26 Je vou- drais, belle, peu ä peu 27 reprendre le jeu avec vous, 2S puisque je suis a vous et que vous, ma dame, vous etes ä moi. V. Te rappelles-tu bien aujourd’hui, ma belle, ce mo¬ ment 30 oü je fus saisi du desir de t’aimer? 31 Depuis que tu m’as inflige la grave blessure, 32 toute la peine que je ressens me semble un bien. 33 Je suis heureux, Amour, de vous servir, 34 meme en supportant des tourments, 35 et contre rien au monde je n’echange[rai] la joie que j’ai. 1 1 La traduzione qui sopra armonizza con quanto vien detto nell’edizione (testo^ comniento, concetto della canzone), fatta eccezione di due o tre passi: v. 11, il problematico eque del ms. (che data la paleografia del Can- i66 0. J. Tallgnn , R. Öller , Ecco poi uno dei lavori nostri novelli. — Come nelle edizioni I e II, il „testo DEL ms.“ si stampa qui, non a rigo lungo come sta scritto nel Canzoniere, ma disposto secondo i versi del testo critico. 0. J. Tallgren. III. De la mia disianza. manuscrit unique: Vat., feuillet 14 a, n° LI. — Les pre- miers mots de la chanson se trouvent repetes a l’Indice zoniere Vaticano 1 non puo aver nulla da fare con un »e che>) verrebbe forse letto ende, cioe l ne\ Detormazione, dunque, anziche dialettologica (cume sa- rebbe quella ammessa nel Commento p. 63 = 11), quasi puramenie paleogra- fica: in di ) ende, ede > e eqe > ^eque*. Cioe, credendo di leggere un >cqe*, il copista avrebbe voluto rimediarvi, se non con altro, con un povero u. — Per quanto al senso, questa corgettura e da preferirsi certo a quella dell’edizione; ma l’ordine delle parole sarebbe latineggiante. v. 33, m’e parso preferibile una lezione proposta dal prof. Jeanroy: »La phrase serait plus naturelle en lisant: Ben agio ) Amore. en vo(i) servirei o piuttosto, dacche en e rarissimo nei nostri testi, B . a., Atnore , ’n vo servire . Giustificazione paleografica: amorenuo o amoreuo y amor euo , lamore euo ». Pare cioe che uno dei copisti toscani ha capito a guisa del Casini: Amo- r[e) e voi\ idea inammissibile, cf. il Commento. — L’infinito retto dall’ in e frequente nelle Canzoni: in voi : viadonna i amare »La buona venturosa inna- moranza» 2 e »Poi ke ti piace, amore»,, madonna > in voi amare »Amando lun- gamente»,, in voi mirare »La namoranza disiosa» 3 , in voi ve 7 itre ‘nel venir verso voi’ »Amore in chui disio ed 6 speranza», , so dato in voi laudare »Amor ben veio che mi fa tenere> 3 ; di piü nel Pal. (ma non nel Vat.) »Poi le piace k’avangi suo valore» 8 . v. 35, leggo ora col prof. Jeanroy e non cangio (ms. cangia,, ediz. eangiar); modificazione necessaria dopo quel che va detto nella nota precedenie (giacche voi non equivale piü a ‘voglio’). E non solo necessaria; anzi, serve pure a rendere la fräse »plus naturelle». Il presente cangio va bene: p. 61 = 9 n. 6. — E sera, credo, il modo di leggere definitivo. Ella Bläfield. 1 Per altri mss., vedi C a i x, Origini, p. 177, § 161 ( 0 ; il Parodi, RBLlt 1913, p. 158, n. i, cita fatti di pronunzia, non grafie, pronomi inter* rogativi, non relativi. Studl su la lirica stciltatia del Duecenlo. 111, 67 du Chansonnier sous la forme: Delamia difianza cope nata a deine re mifa Jbaldire . editions: L. V a 1 e r i a n i, Poetl delprimo secolo della lingua itallana in due volumi raccolti, Firenze 1816 , I 66 (je connais ce texte bizarre par l’intermediaire de D’A.); — DA. I, n° LI (sans traduction et avec un minimum d’appareil-commentaire) suivi des Annotazioni de C a s i n i dans le t. V (reconstruction integrale du texte de la str. IV; corrections eparses);—J. Ulrich, Altital, Lesebuch , Halle 1886 , n° 18 (ce livre mentionne par Cas. n’a pas ete ä ma portee; d’apres ce qu'en disent l’anonyme du GStLIt VII ( 1886 ) 253-7 et surtout Mussafia, LbGRP/i VII ( 1886 ) 145 * 7 , il parait que je n’ai lä absolument rien a regretter). versification: cinq strophes ( coblas capfinidas) a deux piedi et une sirima , selon le scheme suivant: 7a, 7b, 5 b + 6c , i 7 a > 7 b » 5b-f-6c, || 5c+6a, $a+6c, 5c+6a. A la difference de ce qui est le cas dans les chans. I et surtout II, le copiste ne se trompe pas ici une seule fois quant ä la ponctuation metrique. Les fautes de rime sont frequentes dans la str. IV. Quant a la sylla- bation, le scheme assez complique ci-dessus s’adapte d'une fagon reguliere ä toute la chanson dans le texte critique. Sans compter les lapsus evidents rimeman- brando 10 et sosospirando 18 , les vers a corriger sont les suivants: Termesdu scheme Vers faux (nombre de syllabes) I 7a 7b 15b -f-6c II 10 (8 s.) III 20 (8 s.) II 12 (54-7 s.), IV 30 (5+7 s.), V 39 (13 3.) aucun 5c-(-6a 5 a-|- 6 c 5C+6» IV 32 (8 s.) [I 6 lacune], V 42 (5 + 7 *-) I 7 ( 5+7 s.), ? HI 25 (5 + 7 ? s-). [ IV 34 lacune] I 8 5 + 7 s.), ?H 17 ( 5 + 7 ? s.), [IV 35 lacune IV 36 (6+7 3.) 68 O. J. Tallgrtn , R, Öller , On voit que pour le terme 5b-f-6c du premier piede les vers faux sont plus nombreux (3) que les vers corrects (2). Neanmoins, j’ose croire parfaitement acceptable mon scheme, qui, du reste, coi'ncide avec celui que Casini admet pour sa reconstitution de la str, IV. Toute ten- tative d’etablir un autre scheme ä appliquer ä la chanson entiere amenera la necessite de corriger un nombre de vers bien plus grand. — Puisque les Chansonniers les plus anciens [Pal. et surtout Laur.-Red . A) observent les troncamenti exiges par le metre avec beaucoup plus de regularite que ne les observent les Chansonniers plus tardifs (deja le Vat . et surtout le Chig. etc.), Monaci ( 1 Crestom p. V) ne parait pas avoir raison de dire contre Ca ix ( Origini , p. 133) que les plus anciens auteurs et copistes auraient connu l’usage d’ecrire l’hypermetre tout en pronongant le vers correct. Pour les diver¬ ses corrections admises, v. le Commentaire. — Pour quelques strophes de la chanson, on constate une espece de cob las capfinidas d’ordre psychique; v. ibid. v. 13. Attribution: jperadore federigo , c’est ä dire Frederic II de Ho h e ns tau ffe n (1194—1250) 1 . Au nombre des chansons italiennes qui nous sont parvenues, sans comp- ter les anonymes, deux seules peuvent avoir ete compo- sees par l’Empereur. Si la poesie presente lui est attri- buee par le ms. unique, l’autre, »Poi ke ti piace, Amore» (Monaci, p. 72), ne Test que par trois mss. tardifs d’entre les cinq qui nous ont transmis la chanson. II se pourrait toutefois que quelqu’une des trois chansons qui, dans quelque Chansonnier, portent le nom de »Fe- derico Re» ou «F. d’Antiochia» (1229—1258), ait ete ecrite par Frederic II. Si on fait abstraction des temoi- 1 C’est par quelque confusion bizarre que M. Giulio Bertoni, dans son Dueccnto (Storia lett. d'Itaha), p. 65, arrive a parier de notre chanson comme ayant ete conservee non par le Val,, mais par le Palatin (n° 5 °j dit M. Bertoni), ou eile serait attribuee a »Rex Fridericus Antiochie». Stuai su la Urica siciltatia dcl Duecenlo, 111. 169 gnages des contemporains (>scribere et cantare sciebat et cantilenas et cantiones invenire» Salimbene 1 ), nous avons par consequent tres peu de materiaux pour juger des aspirations poetiques de l'Empereur Frederic. Ni Hans Niese, Ztn Geschichte des geistige ns Lebens am llofe Kaiser Friedrichs II , Historische Zeit sehr. C VIII (1912), pp. 473—540, ni Torraca, Studi su la Urica italiana de/ Duecento (Bologna 1902), pp. 235—333, n’etudient Frederic II poete lyrique. TEXTE DU MS. I. S'elamio btfftanja . copenata obauere . mtfa fbatbtre . pot cfjfno rafgtone . die | mabata ferman$a . cornto poffa comptere . fen^o ongne cafgionel Slfajtagto I ne . dito lauero pofjanja . fenja [aüanja . uolgdano le p^rfonc . pmljut eaglo | ne . faccamo membranja . II. SJtutora rtmemembranbo . belobolsc btlctto . cfjebio afpetto . fonne afegvo egau | bente . uato tanto tarbanbo. diepaura mtmetto . ebofofpetto • belantala gtente 1 1 dfje pendente . uanno bifturbanbo . erampongnanbo . ditama teale mente . onbto foue | nte . uabo fofofpiranbo . III. Sofptro efto randmra . epio fono iibtfiofo . epourofo . mtfate penarc . TEXTE CRITIQUE. 1 De la mia disianza, 2 c’ö penata ad avere, 3 mi fa sbaldire poi chi n’ö rasgione, 4 che m’ä data fermanza 5 com’io possa compiere 6 -ire senza ongne casgione. 7 Alastagione ch’io l’avrö n possanza, 8 senza fallanza volglia la persone 9 per chui cagione faccamo membranza! 10 A tut’ora membrando 11 de Io dolze diletto 12 ched io aspetto, so alegro e gaudente. 13 Vaio tanto tardando 14 che paura mi metto 15 ed ö sospetto de la mala giente, 16 che per neiente vanno disturbando 17 e rampongnando chi ama leal- mente; 18 ond’io sovente vado sospirando. 19 Sospiro e sto n ranchura; 20 ch’io so si disioso 21 e pauroso, mi face penare. Sans compter l’orthographe, le texte de D’A. et les quelques Annotazioni de Cas. different du texte critique dans: — 4 ;Ch£ m. d. f. D'A. — 6 D’A. ne fait pas observer la lacune; Cas. la comblerait par [Lo meo volire]; D’A. ne ponctue pas apres casgione. — 7, fin, point virgule D’A. — 8 s. f. volgiian le p. D’A. — 10 A tuttor rimembr. D’A. — 12 c. io a., - sonne gaudente D’A, ».per far la strofadi nove versi“. —20 c. son si d. D’A. — 21 E p. - mi fate p. D’A. — 22 Ma tanto m’a. D’A., 1 Cronica (Cod. Vat. 7260), ed. Monumenia Germ . historica , Scriptorum t. XXXII (1905—1913), p. 348/349. Le renvoi de M. Bertoni {Duecento, p. 268) est inexact. 170 0. J. Tallgren , R. Oller , matanto maft | djura . fofuo ulfo amorofo . eIoßto!ofo . rtfo efofguarbarc \ Ölopartare . blqueüa crla ( tura cf)c p^rpoura . mlfacte penarc . ebintorarc . taute flnc epura . IV. Santo cffagla ccortefe . nocvebo cbepcufajje . ncblftürnaffe . Meto cfjemt jmprömltc . bala 1 rla gtente apeefe . balora nomfiftornaffe . diemttornaffe . abano cblgltofefe f Gbcnmi | anüfo . jnfoco ctome autfo . cbefobello utfo . locorc mabtulfe . V. Stuifo ma locore . elocorppo ambaflia . etienemt imllta . fortte incatcnato . lafloee | bongne fiore . pvego p er cortefla . cpeMu nontfia . Iotuo betto faüato SZeblfturbato . | p^rtnijoborc . nctuo ualore . rtomfia menouato . nevabaffato . p er altro amabore . 22 Ma tando m’asichura 23 lo suo viso amoroso 24 e lo gioioso riso e lo sguardare 25 e lo parlare di quella criatura, 26 che per paura mi facie penare 27 e dimorare. Tant’e fine e pura! 28 Tanto ä ssagia e cortese, 29 no credo che pensasse 30 ne distornasse cio che m’ä mpromiso. 31 Da la ria giente aprese; 32 da lor nom si stornasse! 33 che mi tornasse adannochi gli ö ofeso. 34 E ben mi ä miso -ise 35 -ise in foco, cio m’e aviso; 36 che lo bei viso lo cor m’adivise 37 Diviso m’ä lo core 38 e !o corppo ä m ballia 39 e in umilia etienmi incatenato. 40 La fiore d’ongne fiore 41 prego per cortesia 42 che piu nom sia suo detto fallato, 43 ne disturbato per inizadore, 44 nesuovalore nom sia menovato 45 ne rabassato per altro amadore. fMa tando m’a. Cas., citant Gaspary). — 30 Ne d. - di cio m’impromise D'A., — - cio che m’ä impromiso Cas. — 31 D'A. et Cas. ne ponctuent pas apres aprise. — 32 D’alor non si s., Cas. — 33 Che mi t. - a danno ch’i’ gli offise, D'A.; Che mi t. - a d. che gli ä ofiso. Cas. — 34, 35 D'A. n'observe pas La lacune; Cas. la conible ainsi: E b. m. ä m. — [in pene e fatt’ offise | Poi che mi misej - in f., c. m. a. — 35 :Che lo bei viso D'A. — 36 Lo core mi divise. D'A.; Che lo b v. - lo cor mi di- vise. Cas. — 39 E tienimi in milia * incatenato („quel ‘forte’ abbiam creduto glossa inutile“) D'A; renvoi ä Gaspary chez Cas. — 42 c. p. n. s. - lo s. d. f. D'A. TRADUCTION. I. De mon ardent desir, 2 qu’il m’a ete une torture de porter, 3 elle me fait me rejouir — car j’ai raison en cela — 4 elle, qui m’a manifeste avec certitude 5 comment (=que?)je pourrai accomplir 6 .. sans mesaventure aucune. 7 Au nioment ou eile sera tombee dans mon pouvoir, 8 puisse-t-elle ne pas y manquer, mais avoir la bonne volonte, la per¬ sonne 9 ä propos de qui nous donnons l’essor a nos pensees! Studi su la Urica sictliana dcl Ducccnto . III. 171 II. A chaque instant, ne pensant qu’ n aux douces delices 12 qui m’attendent, je suis tout joyeux et egaye. 13 Tellement je vois se prolonger mon attente" 14 que je suis pris d’appre- hension 15 et que je suspecte les mechantes gens, 1G qui sans au- cune raison vont tracassant 17 et outrageant quiconque aime d’un amour loyal; 18 aussi vais-je souvent poussant des soupirs. III. Je soupire et je reste anxieux; 20 car je suis si plein de desir 21 et de crainte (que) cela me fait souffrir. 22 Mais voilä que me rassure 23 son visage d’amoureuse, 24 son joyeux rire et le regard 25 et la parole de cette personne, 2G qui, par la confusion qui me saisit, me fait tarder 27 et rester indecis. Tant eile est gracieuse et pure! IV. Tant eile est discrete et courtoise 29 (que) je ne crois point qu’elle ait songe [ä manquer] 30 ni qu’elle ait man- que ä ce qu’elle m’a promis. 31 C’est aux mechantes gens qu’elle ä entendu dire [qu’on ne maintient pas toujours la promesse donnee]; 32 puisse-t eile ne pas s’etre egaree dans leur compagnie! 33 car je les ai ofTenses et cela pourrait me porter dommage. 34 Et vraiment, eile m’a mis ... 36 ... en feu, cela m’est evident; 36 c’est que la beaute de sa figure m’a fendu le coeur. V. Oui, eile m’a fendu le cceur, 38 elle maintient mon corps en son pouvoir 39 et en toute humilite et me tient en- chaine. 40 La fleur de toutes les fleurs, 41 je la prie par cour- toisie 42 que sa parole ne reste plus en suspens 43 ni offusquee par les perturbateurs, 44 que sa valeur ne soit point entamee 45 ni abaissee par un autre amant. COMMENTAIRE. I. Trouvee dans l’Indice (cf. manuscrit), la graphie di - sianza est retablie ici etant donne ital. dis io, prov. dezeg . dezieg . dezig etc.; v. Meyer-Lübke, RE]V 2590. D’autres lan- gues romanes hesitent entre s [z] et ss\ voir notamment Me- nendez Pidal, Mio Cid\ p. 625. — 11 est vrai que notre copiste retombe dans sa *dis$ianza >, p. ex. dans »A pena pare 172 O. J. Tätigten , R, Oller , ch’io saccia cantare« (Ve ?/. 3 , oü le /W. 5 donne disianga ), et cela bien qu’il ne confonde guere ailleurs .y et 2. La legon du ms. c'o penata ad avere pourrait facul- tativement etre consideree comme issue d’un c'o penaf ad avere <( c. penato ad a. Le passage n’en est pas moins diffi- cile. Ce qu'il y a d’evident, c’est que che est le regime de avere et non de penata, verbe toujours neutre (par consequent, on ne songera pas ä un *a dovere » pour adauere). Ce qu’on se demande, c’est tout d’abord s’il faut prendre ce penare a dans le sens de ‘s’efforcer de’, ‘affaticarsi per’ (Tomm. et Bell, penare 3) ou bien dans le sens temporel de T. et B. 4 (v. ci-dessous) ou bien, encore, dans le sens premier de ‘souffrir, patir pene’; puis, pour le mot avere , est-ce ä un des sens duratifs (‘posseder’ etc.) ou bien ä un sens inchoatif (‘ob- tenir’ etc.) qu’il faut penser? A priori, il parait naturel qu’en declarant qu’il a langui apres sa dame, le poete nous dira ici, soit (A) que cette tristesse a longuement dure, soit (B) qu’elle a trop pese sur son coeur, soit (C) qu’il s’est efiforce de la supporter comme il convient ä un amant; ou bien, enfin, (D) il nous dira quelque chose concernant la naissance de ce Senti¬ ment. La question est d’autant plus delicate que l'usage des prepositions varie, dejä pour ce qui est des materiaux recueil- lis chez T. et B. (v. penare 3). — Le penare 4 (sens tempo¬ rel) irait bien quant ä la preposition ad donnee par le ms., mais non quant ä la semantique de ce penare ‘inettre du temps ä’. Il suffit d’etudier d’un peu pres les nombreux exemples qu’en donnent T. et B., pour les voir se grouper assez nettement autour des deux nuances des sens que voici: I. ‘mettre peu de temps ou longtemps ä finir' (action ayant quelque duree), 2. ‘mettre peu de temps ou longtemps ä ar- river ä . . .’ (action momentanee). Cela etant, on doit trou- ver mal fondee l’idee que le poete ait voulu dire: ‘que j’ai si longtemps porte’ (A). — Il ne parait pas non plus possible d’etablir une combinaison bonne pour le avere inchoatif (T. et B. 23, 74 etc.) ( D ). — Reste ä voir quels inconvenients il y a ä reconnaitre dans notre passage le penare 1 (‘souffrir’) Stiuii su la lirica siciliana del Duecenio. 111, 1 73 ou le penarc 3 (‘s’efiforcer pour’). Celui-lä nous donnerait un »que j’ai peine ä avoir», ‘qu’il m’a ete une peine d’avoir, de porter’ (cf. plus bas), ‘qui m’est devenu si lourd ä porter’ ( = B )—ce qui irait bien, n’etait la construction penarc a, dont il n'y a pas d'exemples, du moins chez T. et B., dans ce sens de ‘avoir de la peine ä’. Le penarc 3, lui, nous met en presence d’un ‘que je me suis efforce d’avoir, de (düment) porter’; (cf. plus bas) (= C)\ il est vrai que cette interpreta- tion parait necessiter la conjecture, cP avere pour le ad avere du ms. — On peut bien se permettre de rendre le mot avere . comme dans ces deux derniers cas B et C , par ‘porter’ ou ‘supporter’; v. T. et B. n° 61 (‘patire, soffrire, sostenere’. Io credo pure dauernl ringraziato della buona intenzione vostra de Ile fatichc e dei travagl /, che ci au ete ainiti) et voir, en general, n° 5. Certes, les exemples cites sont moins difficiles que le notre, oü il s’agirait, quant ä C\ d’appliquer au mot tres peu affectif qu’est avere un sens comme ‘porter de parti pris’, ‘porter de propos delibere’ (»je me suis efforce d’avoir»!). On voit que c’est la formule B qui constitue la base de la traduction donnee plus haut. Elle ne repond peut-etre pas trop mal ä la pensee du poete. Il y en a eu d’autres qui, avec l’auteur du comjat »Amore avendo interamente voglia»^ ont confesse que: Mentre ch’eo disiava, ver’ e ch’eo tormentava disiando. Quant au texte, ad avere a ete maintenu sous les reserves formulees; de meme penata (pour penato\ cf. le commencement de cette note), et cela malgre tout ce qu’il y a d’inattendu ä voir s’accorder le participe d’un verbe neu t re non mo¬ dal, comme Test penarc. C’est autrement curieux que l'it. moderne le ho dounte sbrigare. Le raisonnement ci-dessus semble avoir montre en tout cas qu’il n’y a pas d’arguments suffisants pour älterer le texte traditionnel par quelque conjecture radicale. 3. Le sujet de fa ne peut-etre que le determinatif im- plique par le che du v. 4 (v. n. 4). — Dans poi chl — ‘poiche’, 174 O , J. Tallgren, R. Ölltr, Yi orig, n’a pas ete toscanise, parce que ce chi a pu etre pris pour du toscan: c’est vraisemblablement un ch'i' (che io) qu’a cru ecrire lä le copiste. De meme, v. 33; cf. § 7 et I 24,32, II 12. Dans le Dia/. Greg., ‘poiche' est poi ki (variantes graphiques). — L’expression n'o rasgione peut etre commentee par celle ci, qui se trouve dans l’autre chanson attribuee (Chig. etc.) ä Frederic II qu’est »Poi ke ti piace, Amore>: .Io meo core adesso a voi s’inchina. 2 Si inkino, rason agio di si amoroso bene; ka spero e vo sperando c’ancora deio avere allegro meo coragio e tucta la mia spene. 4. Cc che. qui signifie ‘celle qui' (non comme chez D’A.), doit-il etre prononce ki: Que le copiste ait ecrit che et non chi ä la toscane, cela ne devrait pas dans ce cas nous preoc- cuper beaucoup; notre passage est un peu trop complique pour avoir sürement ete bien compris par toute la serie de copistes qui ont travaille sur la chanson. D’autre part, il faut se garder d’alterer ici la legon du ms. sans bien s’y con- naitre. C’est que Thypothese de la prononciation ki est con* tredite, du premier abord, par le fait qu’en sicilien, cui sert aussi de nominatif (Meyer-Lübke II, § 107) — ainsi, c’est par cui et non par ki qu’est exprimee l’idee de ‘celui qui’, dans la Quaedam profetia , v. Monaci 609a, vers le bas de la colonne; dans le aD ia/. Greg., je ne me rappelle pas avoir vu un seul ex. du ki = ‘celui qui’ ; ‘celle qui’; l’interrogatit y est bien toujours cui. Et il y a plus; car il est curieux de re- trouver dans un autre chansonnier toscan le che sigmfiant ‘celle qui’. On lit dans Pal. 51^ Per la fera membranca: delo mio gran dis io: malamente fallio: ke mi fece partire etc., passage ou Gaspary 94 propose dubitativement de lire Chi mi f De meme, Pa/. 16 (chanson du »fino uccellatore») 4 : K'asai piu k'eo non kiesi nia donato Ke vale oltra va/ere; E di nid- Z'al/ra avere Prendo vollia. Est-ce qu’ä cote du masc. cui , des restes de quae auraient ete conservees dans le midi de Tltalie Studi su hi Urica siciliana dcl Ducccnto . III. 175 sous la forme Xr, qui y serait phonetiquement reguliere? On a Thabitude de dire que la confusion de QUAE avec QUI re- monte au V e siede (cf. Meyer-Lübke II, § 107). — La forme ke , si eile a existe dans 1'original sicilien de notre chanson, a bien du rester intacte sous la plume des copistes. 6. II serait facile de combler la lacune en conjecturant un lo meo volire (Cas.), tu meu plachiri ou quelque chose dans ce genre. — A la difference du cagione du v. 9, le mot correspondant du 6 signifie manifestement un ‘accident, contre-temps, adversite’. Ce sens rare en italien se retrouve dans »Uno disio d’amore sovente» 5 (poesie ressemblant ä la notre): ... in voi spero, avenente, k'eo non saro perdente; sicome da voi ebbi guiderdone, mi tragerete fuor d'ogne casone. et, ce semble, dans »Assai cretti cielare»!: ca lo troppo taciere nocie manta stagione, e di troppo parlare puo danno adivenire; per che m’aven teraere l’una e l’altra casgione. Le Glossaire de la nouvelle ed. de Vat. ne mentionne pas notre sens. T. et B., cagione 4 7, offre deux exemples qui le montrent et eite düment ital. mod. cagionevole , cagionoso ‘maladif, mais il se trompe quant ä l’origme de ce sens, qui rappelle lat. OC-casus et que represente egalement le portug. (a)cajäo, latinisme o{c)casiäo ‘Unglück, Unstern’, ‘Gefahr’, ‘mau- vaise cha?ice'\ REW 6029. (Le changement de prefixe roman pourrait etre du ä Tac- du synonyme accidens, * i: AC-CAD-). Le sens (ou groupe de sens) qui nous interesse semble elre atteste, en dehors du portug. et de l’ital., en anc. provengal (acaizö ou ocaizd). C’est par ‘sans difficulte, s. obstacle' que ses ocaizo est rendu par Raynouard, Lex. roman II 360:1; Levy, Pron . Supplent.-Wbuch V 461a formulerait, pour la traduction de Rainouard, des reserves qui ne paraissent pas 1 7 ^ 0. J. Tätigten, R. Oller , necessaires etant donne l’ital. senza casgione (( prov.?) et le portug. — Pour la ponctuation apres casgione , v. note 8. 7. Ce ala staxuni chi se retrouve dans Cruyllis-Spa tafora 580 (‘au moment ou’). — Ms. aucro , texte crit. avr'o donne lieu ä quelques observations. Ca ix, Orig § 102 n’etudie pas l’usage des formes syncopees chez les Siciliens; il n’en donne aucun exemple. Les formes que Ton trouve dans les textes sicil. non courtois, en poesie ou en prose, n’offrent pas la syncope: Dia/. Greg, ave via 50 u S 4 ih 22 23 104$, averiano I4, 4 ; Cruyllis-SpataJ. auiro 570, auiria 572, anira 573 574 etc,, auirianu 577; Quaeciam prof. 160 lu premiu ki avirimu etc. Quant aux chansons courtoises, on a de meme (cas assures): non ni'averia savore (septen.) »Umile core e fino ed amoroso» 2 , la saveria trattare ibid. 3 , non doi>eria dottare »Assai mi pia- cieria? 3 , pero , madonna , ogn omo doveria »La buona venturosa innamoranga» 2 , io n avero pensiero e cordolglianza «Mem- brando l’amoroso dipartire? 2 , non doveria tardare (septen.) »In amoroso pensare» 3 . Mais ce n’est pas tout. En efifet, sans compter les cas peu sürs comme celui de »Pir meu cori alegrari» 2 , ou le texte traditionnel donne ben lu divria pari, qu’on lira soit ben lu diviria f y soit bene lu divria f, on trouve un certain nombre de passages oü, sans doute par gallicisme, la syncope seule rentre dans le metre, qu’elle soit donnee par tous les mss. ou non: ben midovreste perdonare »La namoranza disiosa» 6 (= mss.), morto fusse . dovria »Troppo so dimorato»! (= mss.), non mi doivia punire »La buona venturosa innamoranga» 2 (= mss.); de plus: »Venuto m’e n talento» 2 [dovria Vat., deve Pal.), »Distretto core e amoroso» 4 (Val., corriger » Iscomforttamento nauerano » en Scomf.na- vranno l ), »Per fino amore vao si allegramente» 3 (oü il convient de lire, cf. Cesareo 172: Paragio non avrai. si se' valente ). Dans ces conditions, la legon du texte critique est par- faitement justifiee. 1 Cela, pour repeter tel quel le scomforttamento final de la str. prece- dente ( coblas capfinidasX). D’autres preferiront peut etre Iscomforto riaveranno. Studi su la Urica siciliana del Duccento, III . 77 8. ‘Sans faute, puisse cette personne le vouloir bien, (9) celle ä cause de qui nous faisons exercice d'esprit’. Pen¬ dant qu’il chante, le poete (Sa Majeste?) se sent en commu* naute de pensees avec son noble auditoire; tous ensemble ils font »membranza». Absente ou presente, connue de tous ou gardant son incognito, Tinspiratrice du poete est en quelque sorte aussi celle des auditeurs. — Pour constituer ce texte, il suffit d’admettre qu'un copiste a pu meconnaitre, comme en d’autres passages, un la pirsuni ou la persone qu’a pu lui donner son original. Trouvant cette forme ä la rime, il a du croire bien faire en mettant au pluriel l'article et le verbe: volgliano le p . — Ce gallicisme la persone . que M. Salvioni a muni d’asterisque en 1905, KJbRPh VII I, 119, est atteste dans Dial. Greg 2 3 , 2 18 , 47* (steilt in la trj anni. ky non lu sappi nulla persune exceptu kyllu monacu ), 5 2 15 persune ), 3 5 (la persunj ), ä cole de nombreux exx. de pcrsnna\ puis, chez Brunetto Latini (Wiese p. 177, § 69) et, sous la graphie le persone , dans un certain nombre de passages qu’enumere aujourd’hui Monaci, 594, § 401 (D’Ovidio 691); y ajouter le sing, persona rimant avec prigione. dans un Discordo an- terieur ä 1266 (?), Miscellanea di lett. del medio evo (Soc. Fil. rom.) I, p. 31. — D’autre part, il ne serait peut-etre pas im- possible non plus de garder tel quel le pluriel le persone . etant donne le pluriel faccanto. On ponctuerait, ce semble, dans ce cas: senza ongne casgione a la stagione ch’io l’avro n possanza. Senza fallanza volglian le persone per chui cagione faccamo membranzal ‘Sans faute, puissent-elles accorder un jour le je-veux-bien, ces personnes qui sont nos inspiratrices’. Ces amoureux ( Vat. XVII, fin) pouvant avoir chacun leur inspiratrice ä eux, le »facciamo membranza» collectif d’un d’entre eux pourrait ainsi constituer une apostrophe collective ä Tadresse de toutes ces dames. Le voglian qu’on lirait dans ce cas pour ms. -0 serait bien legitime comme troncamento, dans le sens de WT/XVII (191$) 93 - 178 O. y. Tätigten , R. öller , Encore pourrait-on songer ä supprimer la virgule apres possanza (7) et ä ponctuer apres fallanza ; ‘au moment oü je l’aurai dans mon p. infailliblement'. IO. Dans les mss., on rencontre tu{c)tora et a t. L’une de ces formes aussi bien que l’autre est admissible au point de vue metrique pour le passage precis dont il s’agit (Tutoß'a rimembrando ?). II serait impossible de lire ta tutora » dans le quinaire tutoi'a aspetta de »Membrando l’amoroso dipartire> 3 , ou dans l’octonaire » Tutor la dolze speranza* x . Ainsi, on ne transcrira du moins pas notre passage par *A tutor rimembr.* — Pour la traduction de {ri)membrare, v. I 6 , note. 12. io aspetto compte bien entendu pour 4 syllabes (§ 7, n. 2). — Pour Tintroduction de so ä la place de sono sum, v. I 28, II 27. II est vrai que le passage present nous donne sonne . Le metre interdit d’y voir un son(o)~\-ne y un ‘j’en suis’ authentique. II parait que le copiste, qui n'ecrit jamais so dans le sens de sum, a ajoute ici äson son ce ne qui, il faut bien l’avouer, est assez bien motive par le contexte comme une espece de resume de 10 11, mais qui peut etre omis sans compromettre en rien la clarte de ce contexte (v. Traduc¬ tion). La correction de D’A. ne donnerait l’hendecasyllabe qu’ä la condition de faire quatre syllabes de gaude 7 ite y ce qui est inoui. 13. vaio vado figure en 18 sous la forme vado La premiere seule est meridionale: Gaspary (1878) 189, Caix Origini (1880) 241, 243, Cesareo 177. Dans un autre pas¬ sage, Gasp. corrige justement >vado» en vaio , etant donne la rime. — Vaio tanto tardando, che pourrait bien signifier, soit ‘je vais tant tardant, que’ = k j’y parviens si tard, que’ (= dans la Traduction), soit ‘je marche ä pas si ralentis; car’. La premiere seule de ces deux fagons de voir semble bien tenir compte de tanto . Du reste, et sans vouloir partout faire la chasse aux paralleles, on ne peut s’empecher de voir la ressemblance qu’il y a entre ce ‘j’y parviens si tard’ et le passage correspondant d’une Strophe du Notar Giacomo, oü le changement de ton est introduit par les mots Studt du la Urica liciliatia dcl Duecento, III. 179 Ma tanto tarda la speranza (La namoranza disiosa» 4 ). — Je disais changement de ton. II est curieux d’observer qu’en eftet il y a ici transition assez brusque du plus joyeux optimisme au plus morne pessimis- me ä un endroit precis de la Strophe oü, dans la Strophe suivante (v. 22), s’opere un changement de ton non moins brusque, mais en sens inverse. Dans la str. IV, encore, le septenaire initial du second pied introduit le changement. On di- rait une suite de coblas capfinidas d’ordre psychique constituee par: str. II, commencement, confiance, suite et fin, d out es; III, commencement, doutes, suite et fin, confiance; IV, commencement, confiance, suite, doutes; et Ton aime ä croire que la musique doit avoir reflete d’une fagon gentille ces alternances de coloris dans le texte. A noter que les pen- sees exprimees dans »II doutes» sont analogues ä celles de »III doutes»; de meme, que »III confiance» est sensiblement egal a »IV confiance». -— Les str. I et V, elles, ne constituent qu’une espece d’introduction et une espece de conclusion respec- tivement; elles encadrent le tableau dualiste donne par le poete. 14. Pour che panra mi metto on peut annoter avec T. et B.: mettersi panra dice meno che mettcrsi in panra. 17. Comme dans I 24 et 32, il n’y a pas d’hiatus apres chi — chose evidente pour ces deux derniers passages, oü chi equivaut ä un simple che ou elf (v. ci-dessus, n. 3). Voici au contraire un passage sicilien oü les trois mss. anciens sont d’accord en faveur de l’hiatus: chi e tementc , fuggie villania »Ben m’e venuto prima al cor dolglienza» 2 . Dans cetie meme chans., Laur.-Red. 3 nous donnerait chi a torto batte o fa incresciensa , vers oü Ton serait enclin ä ne pas admettre l’hiatus apres batte (ponctuation f); le Pal ., lui (20 2 ; v. Tallgren, La Kirne, 274, n. 5), donne l’hiatus apres chi: E ki a torto bade nfa increscenca ; l Pt.: e chi per tortto batte e fa ncrescienza . La question est difficile et ne peut etre traitee ä fond ici (cf. n. 4). Cf. les deux septenaires du XIV e (ou du XV e ?) siede que voici (Qnaed. Prof. 192): beatu cui esti amanti di la tua santa gloria, 8 o 0. y. Tallgren , R. Öller , oü Ton n’aimerait pas ä remplacer par Pour resoudre la question, il faudra examiner attentivement ce qui se trouve, non chez Dante, mais chez les meridionaux les moins tosca- nises. 18. Pour nado f v. n. 13. — Ond'io langnisco e tormento, c’est ce que dira Odo de le Colonne di Messina, dans une Situation absolument ressemblante, »Distretto core e amoroso» 2 . 21. pauroso , Cruyllis-Spatafora 574 pagurusu. — La forme fate du ms. ne peut etre qu’une faute d’ecriture. Main- tenue par D’A., la 2 e pers. ne donne pas de sens et ne se ren- contre d’ailleurs nulle part dans la chanson. (II serait mal ä propos de rappeier ici ce e faitcmi penare ‘vous me faites souffrir* qui se lit dans »Madonna mia, a voi mando» 4 , Pal ., chanson qui est tout entiere ä la 2 e pers.). La correction ad- mise est paleographiquement facile; cf. »rateso» pour raceso , corrige sans avertissement chez Monaci, p. 84, 1. 41. — Pour la ressemblance de notre vers avec. 26, v. n. 26. — Quant ä l’omission de ici et 29, nos passages pour- raient figurer chez Meyer-Lübke III, § 538, ou il n’est pas tenu compte de Pital. pour ce qui concerne la juxtaposi- tion employee apres une proposition verbale ofifrant si. tanto. Wiese 183 § 91 offre quelques exx. non meridionaux et renvoie, outre ä Meyer-Lübke, ä David, Uber die Syntax des Ital. im Trecento (1887), P- 111/112 (renvoi pas tout ä fait precis de M. Wiese). — Voy. Bourciez, Elements , § 134. 22. Pour iando ‘alors’, qu’il est parfaitement pertnis 1 de reconstituer et que deja Gaspary 194 a trouve vraisem- blable pour notre passage, on eüt pu admettre ä la rigueur le tanto du ms.; non que ce tanto puisse etre mis en relation avec le che du v. 26 (car on obtiendrait ainsi: ‘mais jusqu’ä 1 V. II 28 Voici un exemple de plus pour illustrer la facilite avec laquelle se confondait nd to ?it dans les mss. meridionaux. Dial . Greg. 12 JQ , on lit: lu quali landu pluj certamenti cunctava chisiu miraculu quantu alt} che era slatu prese?ite y ‘qui racontait ce miracle avec aulant plus de certitude qu’il y [che = ‘ci') avait ete present’ (pour alij, cf. esp. alli ‘la’). Corrtger ce tandu en iantu. Studi su ln Urica siciliana dd Duccento. 111. 8 tel point me rassure sa figure charmante . . que, par la confusion qui me saisit, eile me fait tarder’), mais bien, je pense, avec ce qui est dit au commencement de la Strophe: ‘Je soupire, car je suis si plein de desir et de peur, que cela me cause des souffrances. Mais [juste aujtant [que j’ai de souffrances, de peur etc.,] me rassure l’aspect de ses beau- tes, qui . . .’ . On ne niera pas, je crois, que la legon admise dans le texte a plus de »vraisemblance interieure». — Cette .legon admise pourrait, du reste, s’appuyer en quelque Sorte sur l’analogie du passage que voici. Les deux Chansonniers Vat. et Laur.-Red. (partie plus recente du ms.) concordent ä y donner quando et non quanto (»Assai cretti cielare» 2 ). II s’agit de meo core qui est tout peureux e fa simile mente come chi va a furare, che pur veder li pare l’ombra (suppr . di ?) chui a dottanza; e poi prende ardmiento. quant’a magior paura. Cosi Amor m’ asichura quando piu mi spavento. Pour le ehangement de ton qu’introduit notre v., voir n. 13. 23. Comme ses equivalences prov. et frangaise, le mot amoroso a deux sens, Tun actif: ‘amoureux’ (i e acception) et l’autre passif: ‘aimable’ ou ‘aime’. Ce n'est que l’ensemble de la Strophe qui servira de criterium ici. Je crois que ce cri- terium nous inclinera ä accepter ‘amoureux’, sens actif. Pour ‘rassurer’ cet amant souffrant, le ‘visage d’amoureuse’ est mieux fait que ne Test un ‘visage charmant’. 25. La legon ms. di quella criatura est-elle correcte? On est embarrasse pour etudier la prosodie de criatura des l’epoque primitive. II y a des vers comme le septenaire voi gientilr criatura (»Poi ke ti piace, Amore» 4 , Vat. seul), qui peut etre lu voi gientil criatura tout aussi bien que voi gientilc criatura (il y en a deux dans »A pena pare ch’io sacca cantare» 3 ). Nous avons un exemple d’un criatura qua* 82 0. y. TaUgren , A\ drisyllabe qui senible assure: m avete jaito , gentil creatura dans le sonnet »Si como parpaglion, ch’ä tal natura » (Laur seul, Notar Giacomo). On ne sait pas si c’est sur ces materiaux que se base Gaspary, ZRPJi IV (1880) 61I, pour faire ä Ca ix, Orig. 115, le reproche d’avoir mal mesure le mot criatura dans la chanson precise qui nous occupe au- jourd’hui. Caix, lui, ayant lu e lo parlarc - di quella criatura (comme nous), voici ce que ferait observer le savant Allemand: >. . . nicht criatura zu lesen, sondern folgendermassen: E lo v-» pailar{e) - di quella criatura , d. h. Binnenreim mit überschüs¬ siger Silbe wie so oft». Quanta cette licence metrique, d’abord, »im Binnenreim eine tonlose Silbe zu verwenden, die das Versmass zu apocopieren zwingt», on doit faire observer qu’il est impossible d’en trouver un seul exemple sür chez les Si- ciliens; ensuite, il y a un exemple du moins qui plaide pour Caix et non pour Gaspary (c’est un exemple un peu tardif, mais sicilien): Cusi, gentil criatura, septenaire que donnent les deux vieux mss. independents Pal. et Laur.-Red., »Ancor che l’aigua per lo foco lässig (le Pal., lui aussi, donne cria¬ tura ■, non »creatura» comme imprime M on ac i dans son texte quasi-diplom. en bas de la p. 221, v. 4). Personne ne pre- tendra conjecturer ici un »Ä, gentil criatura ». — La seule conclusion qu’il soit permis de tirer de ces materiaux insuffi- sants quant a la prononciation poetique du latinisme qui nous occupe, c’est que le passage de Caix parait inattaquable et que, par consequent, l’usage pourrait avoir admis pour notre mot et pour criatore etc. la synerese aussi bien que la dierese. — II convient d’ajouter que les textes anc. siciliens en prose ne paraissent pas ofTrir d’exemples de illu soit demonstratif soit determinatif, tandis que, dans ces fonctions, killu s’y rencontre des dizaines de fois par page. On ne songera donc pas ä la possibilite d’un ->d'illa criatura». 26. paura. Dans les vv. 14 et 2 1, le pöete a peur de la mala giente (les inizadori du 43; cf. note 33!); ici, en pre- sence de la beaute, celle-ci seule lui inspire la » paura » dont il parle. Le mot a un sens un peu special ici: lui se sent Studt su la Itrica sicilinna del Duecento . ///, 183 saisi par un acces de timidite fatale qui le confond. — La rime est plus que leonine. Excepte les syllabes initiales, les vers 21 et 26 tout entiers riment entre eux 1 . Seulement, comme pour 21 pauroso ^ 26 panra , il y difference de sens pour la rime proprement dite; car le mot penare doit signifier tout autre chose ici que dans 21. On est en presence evidem- ment de » penare 4», dont il a ete question dans la n. 2: il met du temps ä s'approcher d’elle; saisi de timidite, il n’en vient pas ä bout. La belle caracteristique de Cesareo 297 est bonne pour les vv. 22—27. 29. Pour suppleer un ‘que', v. n. 21. — Apres pensasse, sous-entendre >di distornareit. C'est ce qui rappelle la figure constai.ee dans II 17 et 18; ici, il y a cette complication de plus que la forme ä suppleer (Pinfinitif) est autre que celle qui l’evoque (distornasse). 30. distornasse cid ; ms. d. di cid. Le verbe actif (‘de- tourner, faire retroceder, annuler qc’) est bien connu; le co- piste, lui, a pense au verbe neutre, qui, parfaitement atteste lui aussi dans les dictionnaires, necessite la preposition qui a fausse le vers. — nia mpromiso. Ici et ailleurs dans notre Stro¬ phe, le copiste ne fait pas bien attention ä la rime; il est vrai que la proximite formelle et fonctionnelle des deux ter- minaisons -isi et -isu pretait ä la confusion. Promise , passato remoto et ha promesso , passato prossimo (on sait que ces denominations accentuent trop la difference de fonction des deux formes), avaient anciennement les formes respectives mprumisi , a mprnmisu\ pour le partic. de mettere , dans les poesies siciliennes, v. Tallgren, La rime , p. 279, n. 3. Les deux i de »ti inipromise pourraient etre dus ä la ressemblance qu’il y avait dans certains mss. (du moins en Espagne) entre a et //, explication qui nous donnerait directement le mam- prom. du texte critique (cf. Casini). 1 Cet exemplaire tout ä fait splendide de Tespece rirna cquivcca, il convient de l’ajouter ä la liste de B i a d e n e, Raccolta D*Ancona 731 suiv. Je regrette de ne connaitre Parodi, Bull. Soc. Danicsca ital ., N. S., III 141 suivv., que par Parodi, RBLIi 1913, p. 157. 84 O. J. Tallgren , R. Oller , 31 32 33. Passage le plus difficile de la chanson. Etant donne la presence des »mechantes gens» ( la ria giente\ on entrevoit bien immediatement l’ordre d’idees qui va etre ex- prime ou du moins effleure ici; mais la lecture du texte du ms. ne laisse de prime abord aucune impression precise. Cela tient, non seulement a la concision extreme, mais aussi, et surtout, au fait que plusieurs des mots et des formes qui fi- gurent dans notre passage sont de ces faits de semantique versatiles qui n’ont un sens precis que dans un contexte bien determine — surtout etant donne les imperfections de l’orthographe de l’epoque (epoque de transition dialectale). C'est d’abord le mot aprese , qui, correspondant ä sicil. aprisi , peut signifier ‘j’ai appris’ ou ‘eile a appris’; ensuite, (32) dalora , qui peut etre = d'allora . c’est ä dire 'des lcrs\ mais qui, puisque ‘allor(a)’ s’ecrivait allora ou al[l)or , peut etre issu d’un da lor mal entendu d’un copiste et signifie dans ce cas, soit ‘de chez eux’, soit ‘chez eux’, f vers eux’; de plus, (32) nom si stoniasse, dans ce contexte, prete a la traduction ‘iappris] qu’elle ne se serait pas detournee’ aussi bien qu’ä ‘püt*elle ne pas s’etre d.’ (et pourrait en fin de compte, qui sait?, remonter ä un mi stoniasse »); le (33) che peut etre soupgonne de nous reporter ä 31: ‘[appris] que . . mais peut egalement bien etre rendu par ‘c'est que’ (— cht ); (33) tornasse est ä la i e ou la 3 e personne et peut etre verbe actif (‘cela me tournät’) ou verbe reflechi (‘je me tournasse’), ou bien encore v. neutre (‘cela tournät pour moi en..enfin, sans parier de tout ce que le che repete peut avoir de vague, le groupe de mots (33) gliofeso (la fausse rime corrigee) peut dans ce contexte repondre ä des prononciations differentes que Ton devrait interpreter soit par ‘...les a offenses’ (»li ofeso» >li aufeso* <( »li ä aufisu») soit par ‘je les ai offenses’ (»li 6 ’fisu); or, si c’est ‘a offenses’, on se demande si le sujet en est ‘eile’ ou ‘cela’ (= ‘ce qui’); meme remarque du reste pour (33) tornasse. Quelques-unes de ces difficultes se refletent dans les divergeances deconcertantes que l’on aura constatees entre les textes reconstitues par les critiques precedents. Sindi su la lirica siciliana dd Duccenio, III. 85 Or, parmi les centaines de combinaisons differentes qui seraient theoriquement possibles etant donne le canevas ci- dessus, une seule repond bien entendu a l’idee congue par Tauteur vers 1220 ou 1230. Cette combinaison a-t-elle ete trouvee par celui qui ecrit les presentes lignes? Aucun fait de langage ou de psychologie ne parait le contredire. Dans ces conditions, il n’a pas semble necessaire de lancer des conjectures nouveiles comme »da Ponor mi stor- nasse » ou » dolor no ndi storn .» pour dalora nomsist. Kt voici quelques notes supplementaires. 31. Pour le changement de ton, v. n. 13. 32. ‘Puisse-t-elle ne pas s’etre detournee, fourvoyee, ne pas etre allee chez eux\ Pour arriver ä cette Interpretation, il n’est peut-etre pas necessaire de proposer la conjecture paleo- graphiquement facile que serait a lor (‘a eux’) pour da lor. Meine dans la combinaison stornare alcuno da alcuni\ il parait que da peut signifier ‘vers’, ‘chez’. On se rappelle que Dante dit Io mi volsi dal lato co?i paura D'esser abbandonato , ‘je me tournai vers lui’, exemple eite par Tomm. et Bell. s. v. dallato . — Quoi qu’on en ait dit, lont est bien atteste en anc. sici- lien, non seulement dans les chansons, mais aussi dans les textes en prose etc. (Cesareo 226 suiv.) 33. Cette apprehension au sujet de la dame est celle meme qui se fait jour dans les vv. 14 et suivv., 21. Les me- chantes gens (rei parladori , la noiosa e falssa giente. hdzadori. Inshigatori etc.), qu’il n’aime certainement pas, le poete se rap¬ pelle encore les avoir un jour ofifenses; on voit la scene d’ici. Or, qui sait, se dit-il, est-ce que ce monde ne va pas prendre vengeance de moi? est-ce qu’on ne va pas tout faire pour me priver de la bonne faveur de madamef — C’est dans ce sens qu’a ete prise ici l'expression (33) ‘que je les aie offen- ses [un jour], cela pourrait tomarmi a danno\ Cette derniere tournure est frequente ä cote de (Gaspary 228) teuer d'anno ‘porter prejudice’. Le conditionnel »pourrait porter» de la traduction est justifie, vu Cesareo 189 complete par NM 1909, p. 92, n. 2 et par Tallgren, La Rime , p. 359, s. v. i86 O. y. Tallgrcn , R. Oller , »Mortte, perche». Aux exemples qui y sont indiques, ajou- ter le notre. — Pour chi = ‘che’, v. n. 3. — Au lieu de *gl? ho offeso », on dirait aujourd’hui »g/i ho offesi ». II faut croire que nous avons lä affaire ä un li datif (I 20; Monaci 602); c’est le datif que regit notre verbe dans le ms. de »Troppo so dimorato» 2 (a mill'onw nonn afesi Quant' a me solo) et dans Dia/. Greg. Pour l’usage de ce datif, v. II 16. 30 distornasse. 32 stornasse , 33 tornasse. Je me per- mettrai d’attirer encore l’attention sur cet emploi triple du theme tornare. On dirait un »fait qui ressemble ä une pensee». Ce n’est pas bien entendu le manque de mots-rime qui a in- troduit notre rim grammatical, car, mis au subjonctif passe, n’im- porte quel verbe de la premiere conjugaison etait disponible ici. Ce n’est peut-etre pas non plus la simple recherche for¬ melle a’une rime grammaticale. Appeler cet artifice, soit une plaisanterie soit un jeu de mots plus ou moins insaisissable aujourd’hui, ce n’est peut-etre pas non plus tout dire. Car il me semble y avoir, entre l’idee de tornare et i’idee fonda- mentale de la Strophe, une certaine concordance qui pourrait etre intentionnelle. Je pense ä la fagon dont nous impres- sionne le passage dantesque (Inf XIII 67 suiv.) Infiammö contra me gli animi tutti; E gl’infiammati infiammär si Augusto, etc. C’est un effet de rhythme voulu, une suite d’eruptions, une gradation, ce sont des flammes qui montent. Notre pauvre poete amoureux du commencement du XIII e siede, on n’aura peut-etre pas mauvaise grace ä dire qu’il peut avoir suivi dans le passage qui nous occupe une espece d’inspira- tion artistique rappelant de loin — oui, de tres loin — cette inspiration puissante qui nous a donne les deux vers aux flammes montantes. C’est comme s ; il avait voulu rendre par une sorte d’onomatopee l’idee de la torturc dont il est la vic¬ time ä cause de sa Jalousie, de son indecision. Il met le verbe tornare sur le chevalet pour le tordre et le tourner, et les trois formes distornasse , stornasse et tornasse qui sortent de ce procede, le subjonctif leur donne encore un arriere-goüt Studi su la lit ica siciliana dcl Ducccnto. III. 187 de doute et d’incertitude. — Si peu caressante que cette rime triple en (-)tornassc doive paraitre a un lecteur moderne, qui est habitue ä des rimes d'un autre genre, eile a pu exercer un charme tout particulier sur l’esprit de la societe courtoise ä laquelle le rimeur s’est adresse. II est bien notre devoir de tächer de l’ecouter dans ce milieu. 34 35. Interessante est la tentative de Casini pour combler la lacune des deux hemistiches qui ont ete oublies par le copiste unique (v. appareil des variantes). Etant donne la fagon dont je comprends les vv. 31 32 33, je ne saurais cependant pas accepter le c fatf offisc. 36. La forme prothetique meridionale addividcre a ete admise dans le texte. 39, Vers estropie. Plutot que d’accepter la conjecture de M. Tallgren [La Rivic , 261, n. 2), qui commet l’erreur de reconstruire un septenaire lä ou il nous faut un quinaire, et rejetant egalement, vu Tobjection presentee par M. Tallgren, la conjecture de Cesareo 192, on est amene, soit ä opter pour la reconstruction de Gaspary 192, soit ä en tenter une quatrieme. Ayant trouve dans Vaf. XCVI 2 un millia si- gnifiant ‘il me lie’, Gaspary propose de voir ce verbe dans le immilia incomprehensible du ms. et de lire: forte mi lia e tienmi incatenato. C’est beaucoup changer, dit-il; mais le sens est excellent. Voici, partant de la conjecture de M. Tallgren, une espece de modification qui me semble permettre d’entrevoir la fagon dont serait nee la legon fautive du ms. Un des ms. ante- rieurs peut avoir donne, legon correcte selon moi, e in umilia e tienmi incatenato. Le copiste ayant saute les mots c inumüia arrive ä ecrire: etienemi , comme dans le Vaf .; puis, apres un jmilia qui represente le inumilia un peu estropie, il intercale cet ad- verbe forttc que D’A. me semble avoir raison de considerer comme une glose inutile. — J’ose introduire cette conjecture dans le texte. i88 Besprechungen. Ludvig Granit, 40. Ce ogne fiore est au singulier, comme qui dirait en frangais : »la fleur de toute fleur». La preuve en est four- nie par la rime dans les tournures comme celles-ci: fiore d'ongni crisfiana »Distretto core e amoroso»-, fiore d'ogne amorosa, »Meraviglosamente» 7 ( Laitr.Rcd. et Vat.\ manque dans Pal). Lorsque le mot OMNis n’y est pas, on a bien entendu le pluriel: flor de le donne sete »Madonna mia a voi mando» 5 (Pal.). 42. II y a une syllabe de trop dans lo suo d. f. D’a- pres I 14, on pourrait songer ä admettre l’enclise de l’article (siad suo d. f .); la synaphie des vers quinaire et senaire se trouve ailleurs, meme dans notre chanson (33, 35; 38 con- jecture). Mais la Suppression de l’article devant les possessifs est parfaitement legitime; dans les textes en prose, des nostru seqnuri se trouvent pele-mele avec des lu nostru s., et les chansons nous fournissent, bien attestees, un grand nombre des deux faits de syntaxe (I 16). 43. Le glossaire de Vat. rend inizadore , qui ne se ren- contre qu’ici, par ‘aizzatore, inframettente\ A ranger sous l’etym. de REIV 4558; cf. 456. — La graphie -ore ne nous donne aucun indice pour savoir si le mot est au pluriel ou au singulier; la confusion est sicilienne. 44. menovato. Dans Dial. Greg., la graphie corres- pondant ä ce *-uare est • uare : mentuata ii 15 , mentuati 99*. Ragnar Oller. Besprechungen. Dr. Richard Ackermann , Das pädagogisch-didaktische Seminar für Neuphilologen. Eine Einführung in die neusprach¬ liche Unterrichtspraxis. Verlag von G. Freytag. Leipzig. 1913 . Preis gebunden 3 M. Der Verfasser, Konrektor des Realgymnasiums mit Re¬ formgymnasium in Nürnberg, veröffentlicht in diesem Buche die methodisch-didaktischen Vorträge, die er als »technischer Leiter» der neusprachlichen Seminarkurse dieser Schule vor A\ Ackermann , Das pädagogisch-didaktische Seminar f, .VeuPhilologen. 89 den Lehramtskandidaten gehalten hat. Er hat darin die Erfahrungen verarbeitet, die er während seiner dreissigjährigen Tätigkeit gemacht hat nicht nur als praktisch tätiger Lehrer an Lehranstalten verschiedener Art und mit verschiedenen Systemen und Lehrbüchern, sondern auch als schriftstellerisch tätiger Pädagog, dessen Vorschläge und Anregungen auf ver¬ schiedenen Gebieten der neusprachlichen Unterrichtspraxis in der bayerischen Schul weit Beachtung gefunden haben. Zugleich aber will das Buch auch einen Einblick gewähren in die Ein¬ richtung der bayerischen pädagogischen Seminarien für die Lehramtskandidaten der neueren Sprachen, indem es über die Leitung derselben, ihre Arbeitsmethoden, Leistungen u. a. m. berichtet, wovon gewiss interessierte Kreise auch »jenseits der blauweissen Grenzpfähle» gerne Kenntnis nehmen. Seinem Hauptinhalte nach zerfällt somit das Buch in zwei verschiedenartige Teile: der eine führt in den Seminar¬ betrieb ein, der andere und umfangreichere Teil behandelt methodisch-didaktische Fragen. Beides wird durch den Anhang ergänzt, der die bayerische Seminarordnung und die verschie¬ denen offiziellen Lehrprogramme, Instruktionen und Lehrpläne enthält. Ihre praktisch-theoretische Vorbildung erhalten die Lehr¬ amtskandidaten der philologisch-historischen Fächer in Bayern an bestimmten Lehranstalten, an welchen alljährlich einjährige Seminarkurse angeordnet sind. Die neusprachlichen Semina¬ rien — die übrigens sehr jungen Datums sind: die drei ersten wurden 1908 eingerichtet — sind vier verschiedenen Lehran¬ stalten angegliedert, durch die die drei Gattungen der höheren Schule vertreten sind (Oberrealschule, Realgymnasium und hu¬ manistisches Gymnasium). Sie sind in die Universitätsstädte (München, Erlangen, Würzburg) oder in deren nächste Nähe (Nürnberg [einger. 1909 ] — Erlangen) verlegt, sowohl um den Praktikanten die Benützung der für ihre Seminararbeiten nöti¬ gen litterarischen Hilfsmittel einer Universitätsbibliothek zu erleichtern, als auch um den vorgeschriebenen Unterricht der französischen und englischen Universitätslektoren zu ermöglichen, die den Kandidaten »zur Übung der Konversation und zur fremdsprachlichen Lektüre in zwei zusammenhängenden Wo¬ chenstunden» Vorträge und Übungen abzuhalten haben. Die Zahl der jedem dieser Seminarkurse vom Unterrichts¬ ministerium zugeteilten Praktikanten soll in der Regel nicht über sechs betragen — eine gewiss sehr wohlbedachte Beschrän¬ kung, durch die einerseits die Überbtirdung der mit der Lei- 190 Besprechungen. Ludvig Granit , tung und Unterweisung der Kandidaten betrauten Personen verhindert wird, anderseits eine den Seminaristen so persön¬ liche und so wenig schematische Anleitung als möglich gewährt wird. Übrigens kann eine übermässig grosse Zahl von Praktikan¬ ten auch an sehr grossen Anstalten weder im Interesse des planmässig geordneten Unterrichts liegen, noch für den ruhigen, ungestörten Verlauf der einzelnen Unterrichtsstunden er¬ wünscht sein. Die Oberleitung des Seminars liegt in den Händen des Rektors der betreffenden Anstalt, des Seminarvorstands, der einen (oder mehrere) Seminarlehrer aus den neusprachlichen Lehrern seiner Schule auszuwählen hat. Diesem Seminarlehrer, der »sich in besonders umfassender Weise an der Leitung des Kurses zu beteiligen und erforderlichen Falls als Stellvertreter des Vorstands zu fungieren» hat (Bestimmungen, § 6), kommt nicht der geringste Teil der Arbeit bei der Ausbildung der Kandidaten zu. Er hat nicht nur, gemeinschaftlich mit dem Vorstand, ihre praktische Einführung in den Lehrberuf und dadurch grossenteils auch ihre praktische Ausbildung für die Lehrtätigkeit überhaupt zu leiten, sondern auch, wie der Vor¬ stand, ihre theoretische Unterweisung zu handhaben. Diese theoretische Belehrung erfolgt in Vorträgen und Konferenzen, die »in jeder Woche durchschnittlich mindestens einmal unter der Leitung des Vorstandes oder auch des Seminarlehrers stattfinden» (Bestimmungen, § 9 ). Der Vorstand führt, wenn er kein Neuphilologe von Fach ist, in seinen Vorträgen die Kandidaten in die Grundfragen und Hauptrichtungen der Pä¬ dagogik ein — macht sie aber auch mit Fragen mehr prak¬ tischer Natur bekannt, z. B. mit der vorschriftsmässig zu be¬ handelnden bayerischen Schulgesetzgebung. Dem Seminarleh¬ rer fällt vor allem die »Methodik der einschlägigen Lehrfächer unter Hinweisung auf Litteratur und Unterrichtsmittel» zu (Bestimm., § 9 , a). Der Seminarlehrer der neueren Sprachen hat demgemäss in erster Linie Vorträge über die Methodik und Didaktik der neueren Sprachen zu halten, wobei er die Themata nach freier Wahl bestimmen kann. An den Konferenzen haben auch die Praktikanten sich als Vortragende zu beteiligen, indem ein jeder Kandidat wäh¬ rend des Seminarjahres eine Frage »pädagogischen oder schul¬ technischen Inhalts» in freiem Vortrage zu referieren hat, wie er hier auch Berichte über seine beim Hospitieren — sei es in den gewöhnlichen Hospitierstunden oder in den Probestunden — gemachten Erfahrungen regelmässig erstatten soll. Im A\ Ackermann, Das pädagogisch-didaktische Seminar J\ Neuphilologen, 191 übrigen enthalten die Programme der Konferenzen Kritiken der Probestunden sowie methodische Vorträge, die einzelne Fach¬ lehrer über »ihre spezielle Lehrsparte» halten. Über jede Sitzung des Seminars — auch über die Vor¬ träge der Leitenden und die Übungen der Lektoren — haben die Kandidaten der Leihe nach Protokoll zu führen und sind dabei »zu klarer Hervorhebung der Hauptgesichtspunkte sowie zu gewandter Darstellung anzuleiten» (Bestimm., § 9 ). Dass da¬ durch die Kandidaten — von dem rein inhaltlichen Gewinn abgesehen — eine höchst nützliche Übung im guten Referieren erhalten, liegt auf der Hand. Doch scheint es, als führe eine strenge Beobachtung dieser Bestimmung in gewissen Fällen zu einer unbequemen, ziemlich nutzlosen Vielschreiberei. Wenn z. B. die Kandidaten wöchentlich zehn Unterrichtsstunden be suchen — die gesetzlich vorgeschriebene Höchstzahl ist fünf¬ zehn — macht das nicht weniger als zehn Protokolle in jeder Woche, oder durchschnittlich vierzig Klassenberichte im Monat. Es fragt sich nun, ob nicht die Führung solcher nicht immer sehr ungleichartigen Protokolle, so notwendig sie auch anfangs zur Einführung in das Schultechnische einer Unterrichtsstunde ist, ohne Schaden aufhören kann, sobald die Kandidaten die nötige Sicherheit in der Auffassung der Hauptmomente einer Lektion zeigen. Schliesslich ist diese Arbeit doch nur ein Kopieren. Als Unterlage bei der Führung der Protokolle dient das Tagebuch, das jeder Kandidat regelmässig »über alle Vor¬ gänge während eines Seminarkurses» zu führen hat und das »zeitweise auch von dem Vorstand oder dem Seminarlehrer eingesehen werden kann» (§ S). Über das Hospitieren erhalten die Praktikanten ganz be¬ stimmte Anweisungen, sie dürfen also den Unterricht im eigenen oder in anderen Fächern nicht planlos besuchen. Zuerst wer¬ den die Neuphilologen in den vorbildlichen Unterricht der mitt¬ leren Klassen vom Seminarlehrer eingeführt, von dort stufen¬ weise abwärts, nachher aufwärts in den der übrigen Klassen. Indessen erweitert sich allmählich der Plan: die Kandidaten besuchen die Musterlektionen anderer neusprachlicher Lehrer, haben allmählich auch mit dem Unterrichte anderer Fächer, vor allem und zuerst mit dem deutschen Bekanntschaft zu machen und sollen schliesslich noch zur möglichst vollständi¬ gen Einführung in alle Gebiete der Unterrichtspraxis wieder¬ holt andere an Ort und Stelle befindliche Mittelschulen besuchen. Ein sehr wichtiger Umstand ist dabei zu bemerken: jeder Hospitierstunde soll eine Einführung in den zu behandelnden 92 Besprechungen, Ludvig Granit, Lehrstoff vorangehen, wie über eine jede Bericht in den Se¬ in in arsit zun gen erstattet wird. Auch bei der eigenen Unterrichtserteilung der Kandidaten geht anfangs der Probestunde von Seiten des Seminarlehrers eine Besprechung des Pensums voraus, wobei die Behandlung und Einteilung des Lehrstoffes u. a. m. ausführlich erörtert wird. Schriftliche Vorbereitung zu den Probestunden kann ■»nach Bedürfnis» verlangt werden, doch sind die Ansichten der Leitenden über ihre Notwendigkeit geteilt. In der Tat kann gegen die »viele Bogen langen schriftlichen Vorbereitun¬ gen» eingewendet werden, dass sie im entscheidenden Augen- blickeöfters doch für den Probekandidaten von wenig Nutzen sind, weil er dem allzu ausführlichen Programm nicht in den Ein¬ zelheiten zu folgen vermag und dadurch verwirrt und in der Führung der Klasse unsicher wird, wie auch, dass sie bei zu rigoroser Befolgung zu einem unpersönlichen oder gar schablo- nenmässigen Unterrichtsbetrieb führen können. Dazu kommt, dass solche zeitraubenden Vorbereitungen von den meisten Kan¬ didaten als eine lästige Bürde empfunden werden, die leicht eine nicht erwünschte Unlust gegen eine sorgfältige Vorberei¬ tung überhaupt auf kommen lässt. Dagegen ist — wie auch im vorliegenden Buche betont wird — für den Piobekandidaten eine kurze schriftliche Fixierung der Hauptpunkte seines Plans, die er zur sicheren Durchführung desselben während der Stunde stets vor Augen hat, wenigstens im Anfänge von grossem Nutzen. Gegen Ende des Schuljahres erhalten die nensprachlichen Kandidaten Gelegenheit zu selbständiger Unterrichtserteilung, indem sie 4—5 Wochen lang eine Klasse zu führen haben und dabei die Verantwortlichkeit des Fachlehrers — auch in allem, was die schriftlichen Probearbeiten betrifft — völlig übernehmen. Etwas illusorisch freilich bleibt doch die Selb¬ ständigkeit, da nach den Bestimmungen der betreffende Fach¬ lehrer in jeder Stunde eine kurze Kontrolle auszuüben hat und auch »im Wechsel mit dem Vorstand in angemessenen Zwischen¬ räumen einer Unterrichtsstunde ganz beiwohnen» soll. Diese Besuche werden daher auch, wie sehr natürlich, »von der Mehrzahl der Lehrer und Praktikanten, besonders der tüchti¬ geren unter den letzteren, als etwas lästig empfunden.» Be¬ sprechungen dieser Unterrichtsstunden finden in den Seminar¬ sitzungen statt. Es sei zum Schluss noch bemerkt, dass die Kandidaten während des Seminarjahres eine pädagogisch-wissenschaftliche Abhandlung zu schreiben haben, die vom Vorstand oder Se- Ä\ Ackermann , Das pädagogisch-didaktische Seminar f % Xeuphilologen. 193 minarlehrer, die auch dns Thema gemeinschaftlich bestimmen, schriftlich beurteilt und in den Seminarsitzungen bespro¬ chen wird. Es wird, wie aus diesem Überblick ersichtlich, während des Seminarjahrs an den bayerischen Anstalten sowohl von den Seminaristen als auch von den Leitenden ein tüchtiges Stück Arbeit geleistet. Aber nicht die Menge der geleisteten Arbeit allein gewährt eine tüchtige Ausbildung der Kandidaten, son¬ dern in ebenso hohem Grade die Plan- und Zweckmässigkeit dieser Arbeit. Alles ist geregelt, bestimmt und genau auf die bestmögliche Ausnützung der Seminarzeit berechnet. Nichts Unvorbereitetes und Planloses beim Hospitieren, kein lässiges Schlendern der Kandidaten aus der einen Stunde in die andere. Über jeden Vorgang Notizen, Protokolle und Besprechungen in den Seminarsitzungen. Auf eine gediegene theoretische Aus¬ bildung wird nicht weniger Gewicht gelegt, als auf eine mög¬ lichst umfassende praktische Vorbereitung. Dr. Ackermann ist, wie nach seiner Angabe die meisten neusprachlichen Lehrer in Bayern, ein Anhänger der vermit¬ telnden Methode, und dieser Umstand drückt seiner Behandlung der methodischen Fragen ein ganz bestimmtes Gepräge auf. Das ist umso natürlicher, als er sich in diesen Vorträgen in erster Linie an bayerische Lehramtskandidaten wendet, deren Einführung in die gesetzlich vorgeschriebene Methode — eine gemässigte Reform — der Vortragende vor allem zu berück¬ sichtigen hat. Vermittelnde Methode darstellen heisst aber bald die Forderungen der Reformmethode anerkennen, bald sie be¬ kämpfen. Und so erhalten die Kandidaten Gelegenheit, auch die Reform bis zu einem gewissen Grade theoretisch kennen zu lernen. Das geschieht zunächst in dem ersten Vortrage, den Verf. unter dem Titel »Allgemeine Einführung in die Un¬ terrichtspraxis» vor allem einer Charakteristik der vermitteln¬ den Methode widmet. Als ungeeignet und beim Klassenun¬ terricht undurchführbar sind nach Verf. folgende Forderungen der Reform anzusehen: 1. Die Sprachfertigkeit oder gar die Sprachbeherrschung als Ziel des Unterrichts. 2. Die Ausschal¬ tung der Muttersprache. 8. Die Ausschaltung aller Übersetzung. 4. Der ausschliesslich induktive Betrieb, »der bloss sprnch- meisternd wirkt und geisttötend wird.» Es ist wohl ohne weiteres zuzugeben, dass die Sprachbe¬ herrschung als Ziel des Unterrichts den Lehrer vor eine Auf- 94 Besprechungen , Liaivig Granit , gäbe stellt, deren Lösung er in den meisten Fällen als un¬ möglich betrachten muss. Weiss er doch, wie Verf. mit Recht betont, dass »vollständige Sprachbeherrschung auch für den Lehrer, wenn er nicht eine längere Reihe von Jahren im Auslande verbracht hat, ein Ding der Unmöglichkeit bleiben wird.» Anders die Sprachfertigkeit. Denn wenn Sprachfertig¬ keit, wie Thiergen (Meth. des neuspr. Unterrichts, S. 45) sagt, »die Betonung des praktischen mündlichen Gebrauchs» ist, kann ein guter Sprachunterricht füglich nicht darauf verzichten, diese Übungen so früh und so intensiv als möglich zu treiben. Und je weniger beim Unterricht überhaupt die Muttersprache zur Anwendung kommt, desto mehr kann diese Sprachfertigkeit befördert werden. Die gänzliche Ausschaltung der Mutterspra¬ che schafft natürlich die günstigsten Bedingungen einer möglichst häufigen und natürlichen Übung in der Anwendung der Fremdsprache. Die Frage nun, ob auch bei der streng¬ sten Wahrung der Interessen der gesprochenen Sprache wirkliche Sprachfertigkeit beim Klassenunterricht zu erreichen ist, verneint Verf., indem er sich einem Ausspruch von W. Münch anschliesst: »Es wird diesen Übungen nur ein beschei¬ dener Nutzen bleiben, man mag es machen wie man will.» Ein bescheidener Nutzen, mag sein. Wenn aber die radikal¬ sten Reformer so wenig erhoffen können, welcher Nutzen bleibt denn in dieser Hinsicht dem Unterricht derjenigen vermitteln¬ den Reformer, die, wie Verf., nur lautliche Schulung und Ein fiihrung in die Konversation als Vorbereitung für den späteren praktischen Gebrauch der Sprache anstreben, zumal wenn die »tunlichste Anwendung der Fremdsprache» auf die oberen Klas¬ sen zu beschränken ist, und somit das empfänglichste, zur Einführung in eine gewohnheitsmässige Anwendung der Fremd¬ sprache geeignetste Alter mehr oder weniger unverwertet bleibt? Allerdings lässt sich nicht bestreiten, dass viele Umstände, auf die Verf. aufmerksam macht, wie die stark besetzten Klassen, die geringe Stundenzahl, in gewissen Fällen wohl auch das Alter und die Schwerfälligkeit der Schüler u. a. m., die Übung zur Erreichung von Sprachfertigkeit nicht leicht machen, wenn sie auch nicht, wie Verf. um jeden Preis es wünscht, als unüber- steigliche Hindernisse zu betrachten sind, und dass sie daher bei richtigem Betrieb ausserordentlich grosse Anforderungen an den Lehrer stellen. Und so erklärt sich wohl auch die Tat¬ sache, dass diese und andere Forderungen der extremen Re¬ former manchen Lehrer absehrecken, der prinzipiell kein Gegner der Reform ist. Sie finden, wie Verf., diese Übungen R. Ackermann , Das pädagogisch-didaktische Seminar /. Neuphilologen. 195 zu aufreibend, oder sie betrachten die Verhältnisse, in denen sie zu arbeiten haben, als zu ungünstig, und bevorzugen ein we¬ niger anstrengendes, zudem vielleicht ihrem persönlichen Ge¬ schmack und Temperament angemesseneres Lehrverfahren. Dass aber ein fortgesetztes Üben dieser Art für den Schüler zu lang¬ weilig sein und zu einem »ewigen mechanischen Drill» führen müsste , dürften die Reformer energisch bestreiten, wie denn auch selbst von Anhängern der vermittelnden Methode das Urteil darüber sehr günstig lauten kann. So sagt Thiergen (Methodik des neuspr. Unterrichts, S. 45): »Soll solche Sprach¬ fertigkeit gewonnen werden, dann heisst es zeitig anfangen, von den ersten Stunden ab, und wir werden es nicht bereuen. Denn abgesehen von der schönen, wirklich erhebenden Sicherheit, die das Gefühl solchen Könnens mit sich bringt für Lehrer und für den Schüler, ist damit ein solch belebendes Element in die Stunde gebracht, dass die Stunden nach der gramma¬ tischen Methode und die der direkten sich scheiden wie Nacht und Tag, wie trüber Himmel und Sonnenschein.» Dass üb¬ rigens das Ziel, das Verf. den Übungen im mündlichen Gebrauch der fremden Sprache gesetzt wissen will, »zum Teil» — wie er sagt — erreichbar ist, soll nicht geleugnet werden. Es wurde »zum Teil» auch mit der alten grammatischen Methode erreicht. Schliesslich kommt alles doch auf den Grad an. Indem aber die Reformmethode das Ziel klar und präzis als Sprachfertigkeit formuliert, lässt sie wenigstens den Lehrer nicht im Zweifel darüber, wann und wieviel er die gesprochene Sprache zu üben hat. Es sollen ihm diese Übungen, wie die Anwendung der Fremdsprache überhaupt, von früh an eine Regel sein, von der er unter Umständen eine Ausnahme machen kann, häufig aber nicht zu machen braucht, wenn von Anfang an systematische Ordnung dabei herrscht. Weshalb durch diese Übungen »das Eindringen in die Sprache selbst», wie Verf. sagt, gehemmt werden müsste, ist auch nicht recht einzusehen. Das Privilegium sprachlicher Vertiefung ist doch wohl nicht ausschliesslich derjenigen Methode anzuerkennen, die die prak¬ tische Anwendung einer lebenden Sprache weniger stark betont. Gehört doch zum Eindringen in eine moderne Sprache auch das Eindringen in die gesprochene Sprache. Was im übrigen den Gebrauch der Fremdsprache betrifft, fällt es auf, dass Verf., im Anschluss an die bayerische In¬ struktion, beim Grammatikunterricht die Anwendung der Fremd¬ sprache für zweckmässig hält, nachdem die erste Erklärung in der Muttersprache gegeben worden ist. Dagegen findet er bei 9 6 Besprechungen . Ludvig Granit , der Lektüre die Muttersprache unentbehrlich zur vollständigen Erfassung des Inhalts: durch die gänzliche Ausschaltung der¬ selben werde nur »die Oberflächlichkeit systematisch grossge¬ zogen» (!). Dass der Lehrer bei schwierigen Texten nicht im¬ mer — vieles hängt da von dem Talent des Lehrers und dem jeweiligen Schülermaterial ab — die Hilfe der Muttersprache entbehren kann, werden wohl viele Lehrer, die die einsprachige Methode ernstlich geprüft und versucht haben, nicht in Abrede stellen. Denn halb- oder unverstanden darf der Text doch nicht gelassen werden. Aber das schliesst natürlich keines¬ wegs die regelmässige, wenn auch nicht alleinige Anwendung der Fremdsprache aus. Auch Verf. hält »bei leichten und für das Ganze unbedeutenden Stellen» das Kontrollieren durch Zwischenfragen allein für ausreichend, tritt aber im übrigen warm für die Vorteile und die Notwendigkeit des Übersetzens ein, weshalb die Zugeständnisse an den einsprachigen Lek¬ türebetrieb eigentlich nicht viel zu bedeuten haben. Zumal wenn »Übung und Förderung» für die Muttersprache beim fremdsprachlichen Unterrichte- gewonnen werden soll, liegt die Gefahr nahe, dass der einsprachigen Behandlung der Texte ein sehr bescheidener Raum angewiesen wird, und dass den Lek¬ türestunden nach wie vor der alte Charakter von Übungen im Übersetzen anhaften wird. Die Hinübersetzungen betrachtet Verf. u. a. als ein wertvolles pädagogisches Mittel * zur Einü¬ bung des vorhandenen Sprachmaterials», das die Reformer selbst nicht alle verwerfen, wie das die neueren Lehrbücher der Reform beweisen. Es soll aber bei diesen Übersetzungen die »moderne» Auffassung — ein Verdienst der Reformer — zum Ausdruck kommen, nach welcher der Fehler im voraus zu verhüten, nicht nachträglich zu verbessern ist, indem z. B. mündliche Übersetzung oder Besprechung der Hauptpunkte regelmässig der schriftlichen Abfassung der Aufgabe vorauszu¬ gehen hat. Diese Übungen lehnen sich wohl in der Regel an solchen Lehrstoff an, der den Schülern bereits in fremd¬ sprachlicher Form geboten war, zumal nach Verf. die Lektüre im Mittelpunkte des Unterrichts stehen soll. Alles zusammenge¬ fasst: es kann bei der Methode des Verf. nicht über Mangel an »Übung im Vergleichen» geklagt werden, vielleicht aber — wenigstens im Vergleich mit der Reform — über Mangel an Übung in der fremden, besonders der gesprochenen Sprache. Den induktiven Betrieb des Unterrichts schliesslich hält Verf., ohne den Wert dieses die Selbsttätigkeit des Schülers befördernden Lehrmittels zu unterschätzen, nur dann für geeig- A\ Ackermann , Das pädagogisch didaktische Seminar/, Neuphilologen. 197 net, wenn dessen Anwendung nicht mit zu grosser Zeitver¬ schwendung verbunden ist. In seinem zweiten methodischen Vortrage behandelt Verf. den (französischen) Anfangsunterricht, ein Gebiet, wo die An¬ weisungen nicht gleich bestimmt und einheitlich sein können* wie auf anderen Gebieten, da Umstände äusserer Art das je¬ weilige Verfahren nicht wenig beeinflussen können, wie die Altersstufe der Schüler, die Stundenzahl, der Schultypus, die einen Wechsel im Tempo, in den Anforderungen an den Schü¬ ler, z. T. auch im Lehrstoffe notwendig machen. Ein gut eingerichtetes, den jeweiligen Bedürfnissen angepasstes Lehr¬ buch ist dabei, besonders dem weniger erfahrenen Lehrer, eine sehr willkommene Hilfe. Als Einführung in die betr. Fremdsprache empfiehlt Verf. eine dem geistigen Niveau der Schüler angepasste kurze Ge¬ schichte der Entwicklung der Sprache, wobei der Lehrer mit »einer kurzen Unterhaltung über den Wert dieser Fremdsprache» (»Warum lernen wir in dieser Klasse Französisch?») beginnt, nachher unter stetiger Mitwirkung der Schüler auch die ver¬ wandtschaftlichen Verhältnisse der Sprache, sowie die Gebiete, in denen sie gesprochen wird, mit in den Kreis zieht. Das Ganze soll sich in den drei bis vier ersten Stunden abspielen. Zugleich aber soll auch der Lautkursus beginnen. Über die Notwendigkeit einer solchen Zweiteilung der ersten Stunden können die Ansichten geteilt sein, so sehr auch tunlichst ein baldiger Beginn der Lautlehre erwünscht sein muss. Die meisten Lehrer dürften wohl mit dem Verf. einig sein, wenn er das Ausgehen vom Laut (nicht vom Buchstaben oder Alphabet wie früher) kräftig betont, wie denn auch viele Leh¬ rer seiner Meinung beistimmen werden, dass ein ausschliesslicher Lautkursus, der etwa vier Wochen (mit sechs Wochenstunden?) in Anspruch nehmen müsste, für die Mehrzahl der Schüler als zu wenig anregend und zu abspannend anzusehen ist. Er will deshalb die Einübung der Laute mit der gleichzeitigen Übung in der Sprache verbinden, so dass etwa im Verlaufe des franzö¬ sischen Lautkursus’ die Elemente der Flexion bewältigt werden könnten. Der Lehrer, der den Schülern immer als Vorbild zu dienen hat, soll die Laute möglichst praktisch ein lehren und sich mit reiner Theorie nicht abgeben. Lautschrift und Lauttafeln sind dabei nicht unentbehrlich: ihr Gebrauch scheint dem Verf. »eine Frage des subjektiven Geschmacks und nicht von einschneidender Wichtigkeit zu sein». Es soll nun freilich nicht bestritten werden, dass eine gute Aussprache auch ohne 9 8 Besprechungen . Ludvig Graf.it , diese Hilfsmittel za gewinnen sei. Sind sie deshalb wohl als Geschmackssache zu betrachten? Sie bedeuten für den Lehrer eine Erleichterung bei der Arbeit, wie sie auch zweifelsohne als ein zuverlässiges Mittel zum sicheren Einlehren einer mög¬ lichst nationalen Aussprache anzusehen sind. Auch Verf. hat übrigens in einzelnen Fällen »einfache diakritische Zeichen» zur deutlichen Darstellung der Laute nötig. Nicht weniger auffallend ist sein Urteil über das Nutzen des Chorlesens, das seiner Erfahrung nach nur gruppen¬ weise (6 — 10 Schüler) und zwar nur in den unteren Klassen zu treiben ist. Dass diese Übung ohne kräftige Disziplin und grosse Aufmerksamkeit von Seiten des Lehrers leicht ihren Zweck verfehlen kann, lässt sich auch nicht leugnen. Aber anderseits feuert das Chorlesen bei richtiger Leitung auch die sonst Verzagten zur kräftigen Teilnahme an und hat in gros¬ sen Klassen den Vorzug, wie das ein deutscher Methodiker 1 mit Recht betont hat, dass alle Schüler sprechen, und dass jeder das Gesagte hört, was nicht immer der Fall ist, wenn ein einzelner Schüler liest oder spricht. Dem Chorsingen als Mittel zur Einübung der Aussprache steht Verf. skeptisch gegenüber, will es vielmehr als ein Erholungsraittel für die Kinder betrachten. Dabei sollen die Schüler nur nationale Lieder singen, was ohne Zweifel das Richtige ist. Auf den mit dem Lautkursus verbundenen Elementar¬ kurs (im Franz, umfasst er: Hilfszeitwort, Artikel, die einfach¬ sten Flexionen des Nomens) folgt der systematische Betrieb der Formenlehre, wobei mit dem Verbum, »der Seele oder aber dem Gerippe des Satzes», zu beginnen ist. Bei der systema¬ tischen Darstellung der beiden Hilfsverben hält Verf. auf Grund praktischer Erfahrung ein gleichzeitiges Einüben für zweckmässig, wie er auch die regelmässigen franz. Verben nicht nacheinander , sondern miteinander behandelt. Zu diesem Zwecke bedient er sich eines systematischen Schemas, das die Schüler selbst niederschreiben müssen und in dem die grup¬ penweise geordneten Flexionsformen und die Endungen der drei nebeneinander gestellten Musterverben, sowie kurzgefasste Regeln die Gleichheiten wie die Differenzen der Bildung deut¬ lich hervortreten lassen; z. B. '»Präsent du Subjonctif: e, es, e, ions, iez, ent. 1 I)r. Karl Ehrke , Der neusprachliche Unterricht an Real- und Reformanstalten, Marburg i. H., N. G. Ehvertsche Buchhandlung. 1912. A\ Ackermann , Am pädagogisch-didaktische Seminar/, Neuphilologen . 199 Es wird gebildet, indem man von der 3. P. Plur. Piösent ent weg¬ lässt und dafür die Endungen des Subjunktivs anhängt: que je loue | que je punisse | que je vende.» Der Wert einer derartigen einfachen, sehr klaren Zusam¬ menstellung, die das Paradigmensystem mit der gleichzei¬ tigen Darstellung der notwendigsten Kegeln verbindet, liegt auf der Hand. Unseren französischen Lehrbüchern könnten ähnliche Schemata ein verleibt werden, da sie bei den Wieder¬ holungen einen sichereren Überblick gewähren als die blos¬ sen Paradigmen und die davon getrennte Übersicht der Endun¬ gen, welch letztere bekanntlich der Schüler häutig vermei¬ det, weil er sie für überflüssig hält. Fraglich bleibt nur, ob bei der ersten Durchnahme dem Nebeneinander des Verf. das Nacheinander, wie es wohl vielen Lehrern zur Gewohnheit geworden ist, stets der Vorzug zu geben ist. Zahlreiche, mög¬ lichst abwechselnde Übungen (Satzreihen u. a.) im gleichzeiti¬ gen Konjugieren der drei Typen müssen auf alle Fälle noch während längerer Zeit auf die Darstellung der einzelnen Kon¬ jugationen folgen. In gewissen Fällen ist allerdings das gleich¬ zeitige Einüben zu bevorzugen, wie z. B. bei der Behandlung des Futurs und des Konditionals. Sehr grosse Aufmerksamkeit wird natürlich dem Einlehren der unregelmässigen französischen Verben geschenkt. Es soll der Lehrer sie nicht bloss mechanisch memorieren lassen, sondern sich aller zugänglichen Mittel bedienen, um die Eigentümlich¬ keiten zu erklären und das Gedächtnis zu stützen: Vergleichen der Verben miteinander und mit den in der Muttersprache vorkommenden Verben französischen Ursprungs, Heranziehen der Sprachgeschichte und der Lautgesetze, eventuell auch des Vulgärlateins — »bis zu einem gewissen Grade auch bei la¬ teinlosen Schulen»; dann natürlich auch eine gute, praktische Gruppierung der Verben. Das Letztere ist nach Verf. nur un¬ ter zwei Bedingungen möglich: 1) Erst das Ausgehen vom Laut, dann die Orthographie. 2) Das Erkennen des Stammes und der sog. Kennformen, analog der regelmässigen Konjugation. Im Übrigen betrachtet Verf. die Einteilungsweise als gleichgültig, zieht aber selbst eine Gruppierung nach den Formen des Defini und Participe passe vor. Seine Methode veranschaulicht er durch eine grosse Reihe von gruppenweise geordneten Beispielen. Aber so sehr auch diese und andere Mittel geeignet sind, das mechanische Einlehren zu beschränken und die Selbsttätigkeit der Schüler zu befördern, einen zu theoretischen Charakter 200 Besprechungen . Ludvig Granit, darf der Unterricht doch nicht haben. Denn gedrillt werden muss der Schüler immer, soll er die nötige Sicherheit erlangen. Nur muss auch dieser Teil der Einübung mit der grösstmög- lichen Abwechslung und in methodischer Ordnung vom Leich¬ teren zum Schwereren geschehen: zuerst Treffübungen, d. h. einzelne Formen erst in der Fremdsprache, dann in der Mut¬ tersprache, sollen möglichst rasch in der anderen Sprache wie¬ dergegeben werden; danach Einübung in Sätzen. Wie Verf. den Unterricht in anderen Teilen gestaltet und geordnet wissen will, kann hier nur kurz angedeutet werden. Der Wortvorrat soll durch den ganzen Lehrgang — das wäre wenigstens das Ideal eines Lehrbuches — nach konzentrisch sich allmählich erweiternden Kreisen systematisch geordnet sein und idiomatisches Wortmaterial bieten. Systematische Zusam¬ menstellung des gelernten Wortschatzes — Wortgruppen — nach Form, Genus, Redeteil oder nach Sinn und Zusammengehörig¬ keit wird schon im Elementarkursus von Zeit zu Zeit verlangt. Das Diktat hält Verf. für ein wertvolles Bildungsmittel, das wegen seines Nutzens im praktischen Leben häufig zu üben ist; zugleich aber warnt er — gewiss mit Recht — vor einer übertriebenen Wertschätzung derselben. Vor allem sollte es nicht als Probeleistung in den oberen Klassen einer Hin- oder Herübersetzung gleichgestellt werden. Wie das Diktat, soll das Memorieren von Gedichten auf allen Stufen verlangt werden, wobei die zu erlernenden Gedichte von Anfang an stufenmässig für jede Klasse nach Inhalt und Schwierigkeitsgrad zu ordnen sind. Zwecks systematischer Durchführung dieses Plans emp¬ fiehlt Verf. die Aufstellung eines Gedichtekanons für jede Anstalt und die Angabe eines Minimums von Gedichten, die in jeder Klasse gelernt werden müssen. Es ist freilich nicht zu bezweifeln, dass ein derartiger Gedichtekanon dem Lehrer in jedem einzelnen Falle die Auswahl in hohem Grade erleich¬ tert und eine stets erwünschte Einheitlichkeit als geradezu unvermeidliche Folge haben muss. Aber da über die zweck- massigste Verteilung der Gedichte auf die einzelnen Klassen — vielleicht auch über die Wahl der Stücke selbst — die An¬ sichten wohl in nicht wenigen Fällen auseinander gehen können, dürfte ein Kanon, der dem persönlichen Geschmack des Lehrers keinen Zwang antäte, immerhin recht schwer zu schaffen sein, mag die Zahl der obligatorischen Stücke auch sehr gering sein. Ein besonderes Kapitel wird der Darstellung der franzö¬ sischen Syntax gewidmet, ein Kapitel übrigens, das an nützlichen Winken für den Lehrer sehr reich ist und auch sonst wissen- A\ Ackermann, Das pädagogisch-didaktische Seminar J. Neuphilologen . 201 schaftlich anregend auf den Leser wirkt. Verf. legt Gewicht auf eine möglichst klare Abgrenzung der beiden Gebiete der Formenlehre und der Syntax. Die letztere soll die Zusammen¬ setzung der Wörter zu einem Satze behandeln. Tatsächlich werden aber noch immer viele zur Formenlehre gehörige Erschei¬ nungen in der Syntax behandelt, was durch den Einfluss der lateinischen Grammatiken zu erklären ist, die aus praktischen Gründen die theoretisch richtige Aufstellung schon früh aufga- ben. So gehören z. B. die genera verbi (verbes pronominaux, neutres u. s. w.) nicht in die Syntax, sondern in die Formen¬ lehre, d. h. in denselben Teil, wie das Aktivum und Passivum. In die Formenlehre ist auch das ganze Gebiet zu verweisen, das der Kasuslehre der lat. Grammatik entspricht, weil die hierher gehörigen Erscheinungen lexikalischer Art sind, also zur Wortlehre gehören. Man wird dem Verf. wohl Recht darin geben müssen, dass z. B. die Erlernung von Ausdrücken wie se passer de, content de, consentir ä einfach die Bedeutung der¬ selben memorieren heisst. Solche Ausdrücke gehören also in die Formenlehre, in der die Wörter nach der Form und nach der Bedeutung behandelt werden. Sonst aber wird wohl immerhin viel Lexikalisches übrig bleiben, das in der Syntax, weil damit aufs engste zusammengehörig, behandelt werden muss; so z. B. in der Lehre vom Infinitiv die zahlreichen »Einzelheiten und Einzelfälle, die man als Ausnahmen bezeichnet» und die nach Verf. am besten als lexikalische Gruppen zusammenzustellen und zu memorieren sind. Übrigens spielt diese Unterscheidung beim praktischen Unterricht keine grössere Rolle, wohl aber bei der Einrichtung des Lehrbuches, wo eine reinliche Ausein¬ anderhaltung logisch nicht zusammengehöriger Teile immer erwünscht ist. Eine erfolgreiche Behandlung der syntaktischen Gesetze stellt nicht geringe Anforderungen an den Lehrer: er soll nicht nur selbst die Syntax auch in ihren Einzelheiten gut beherr¬ schen, er soll auch ein sehr guter Pädagog sein, um das Interesse der Schüler für diese oft recht abstrakten Dinge stets wachhalten zu können. Das wird ihm erst dann gelingen, wenn er die Kunst versteht, überall Anknüpfungspunkte für seinen Unterricht zu finden, sei es dass er auf schon bekannte Erscheinungen der betr. Fremdsprache oder auf die der Mutter¬ sprache und anderer den Schülern bekannten Sprachen hin- weist, sei es dass er die sprachgeschichtliche Entwicklung berücksichtigt, um dadurch das Interesse für die Einzeler¬ scheinung zu erhöhn und deren gedächtnismassige Einprägung 202 Besprechungen. Ludvig Granit , zu erleichtern. Dazu kommt natürlich dann noch die ge¬ hörige Übung, der Drill, ohne die der Lehrer auch hier sich nicht behelfen kann. Doch ohne ganz bestimmte, oft recht strenge Anforderungen an die Denkkraft und die eigene Ener¬ gie der Schüler wird das Einlehren der syntaktischen Gesetze, die immer vielen Schülern erhebliche Schwierigkeiten machen, nicht erledigt werden. Und so ist es denn vielleicht kein Zufall, dass Verf. bei seiner Behandlung der französischen Syntax auch auf die Gefahren hinweist, die mit jener moder¬ nen Tendenz verbunden sind, welche die Arbeit der Schüler auf jede Weise zu erleichtern versucht und »falsch angewandt, das selbständige Denken und die eigene Energie des Schülers lähmt und für sein späteres Leben grosse Gefahren in sich birgt.» Aus den Leitsätzen, in denen Verf. seine Ansichten über dns Lehren der Syntax zusammenfasst, mögen die folgenden ange¬ führt werden: 1. Der Memorierstoff der einzelnen Partien der Syntax ist auf ein Minimum zu beschränken. 2. Dieses Mi¬ nimum soll nicht mechanisch als ein Faktum gegeben werden, sondern soll entweder logisch oder historisch-vergleichend, aus dem Latein oder mit Hinweis auf das Deutsche, erklärt werden. 3. Von Beginn der Lehre von der Syntax an soll eine Samm¬ lung von entsprechenden Gallizismen (Idiotismen) angelegt und durch alle Kapitel der Syntax fortgesetzt werden. Mit grossem Interesse wird der praktisch tätige Lehrer von der Darstellung des Betriebs der neusprachlichen Lektüre Kenntnis nehmen. In dem knappen Raum von nur zwei Seiten wird hier so ziemlich das Meiste berührt, worüber der Lehrer Auskunft zu erhalten wünscht. Der Betrieb darf nicht in zu langsamem Tempo vorwärts gehen: die Vorfragen sollen sich nur auf nicht verstandene Stellen oder einzelne sachliche Punkte beschränken; beim Abfragen bereits behandelter Textabschnitte soll nur auf wenige wichtige Details eingegangen werden. Vor allem ist möglichst grosse Abwechslung in den Unterricht zu bringen: Lektüre mit und ohne Präparation, kursorisches Lesen, Referieren des Inhalts, Präparation von einzelnen Schülern oder Schülergruppen können dabei je nach den Umständen zur An Wendung kommen. Auch in der einzelnen Lektürestunde kann die sonst übliche Reihenfolge der Vorgänge wechseln. Was dem Verf. nach der methodischen Einführung in den Unterricht an Einzelheiten sprachlicher und methodischer Art noch übrig bleibt, wird in einem besonderen Kapitel »Klein¬ kram und Handwerksmässiges in der Praxis» zusammengefasst. Sie sollen vor allem dem jungen Lehrer über gewisse Schwie- A\ Ackermann , ZA;j pädagogisch-di taktische Seminar f Neuphilologen . 203 rigkeiten hinweghelfen, die ihm am Anfang seiner Laufbahn begegnen, wie sie denn auch z. T. den Besprechungen über Probestunden ihre Entstehung verdanken. Viele Einzelfälle, wie die Aussprache von französischen und englischen Eigennamen (z. B. Domremy = dorami, »wo der abusus eine zweite Aus¬ sprache nach der Orthographie kennt»), und das, was unter dem Titel »Handwerksmässiges» behandelt wird: Haltung des Lehrers vor der Klasse, Frage und Antwort, Chorsprechen, Anwendung der schwarzen Tafel u. a. dürften für alle Lehrer nützlich und interessant sein. Ein lesenswertes Kapitel ist das über die Vorbildung der Neuphilologen und ihre Fortbildung in der Praxis. Verf. ist für sein Teil der Meinung, dass der Student nicht vor dem Examen ins Ausland gehen soll. Erst nachdem er seine wissenschaftlichen Studien zu einem gewis¬ sen Abschluss gebracht hat und somit im Besitze einer gewis¬ sen Sprachfertigkeit ist, wird er die nötige Reife besitzen, um den Aufenthalt im Ausland in richtiger Weise verwerten zu können. Wenigstens sollte der Studierende seine eigenen Stu¬ dien in der Heimat zwecks eines langwierigen Aufenthalts im Auslande nicht unterbrechen, sondern dafür einen wiederholten, seinen eigenen Ferien angepassten Auslandsbesuch in den Ferien¬ kursen wählen. Was die praktische Fortbildung des Lehrers im Schuljahre betrifft, empfiehlt Verf. vor allem hier das alte bewährte Mittel: die Lektüre; daneben stetige schriftliche Übung und nicht zum mindesten, zwecks praktischer Weiter¬ bildung in der gesprochenen Sprache, den Gebrauch transkribier¬ ter Texte und tägliche laute Übung, sowie das Studium pho¬ netischer Lehrbücher. Auch die Sprechmaschine hätte in diesem Zusammenhänge erwähnt werden können, zumal sie nach Verf. (S. 61) als ein wertvolles Mittel zur Kontrolle der Richtigkeit der eigenen Aussprache anzusehen ist. Natürlich müssen diese Studien durch einen so oft als möglich wiederholten Besuch im Auslande ergänzt werden. Die Auslandsreise ist für den Neuphilologen keine Vergnügungsreise — sollte es wenigstens nicht sein —, sie gehört, heutigen Tages zu seinem Beruf. Billigerweise sollte der neusprachliche Lehrer denn auch die Kosten nicht selbst zu tragen haben — sind doch die Vertreter anderer Lehrfächer von solchen Opfern befreit. Der Staat hat hier einzugreifen, indem er ihm durch Stipendien und andere Erleichterungen einen womöglich längeren Aufenthalt im Auslande in gewissen Zeiträumen ermöglicht. Aber auch seine wissenschaftliche Ausbildung darf der Lehrer nicht aus den Augen verlieren: »diese Studien bieten das Gegengift 204 Besprechungen . Ltnivig Granit , gegen seinen aufreibenden Beruf, so dass sie — natürlich mit Mass betrieben — geradezu eine Erholung für den richtigen Neuphilologen ausmachen.» Zu diesem Zwecke empfiehlt Verf. vor allem das Treiben eines Spezialstudiums, damit der Lehrer sich auf der Höhe hält und nicht zum Routinier herabsinkt. Einen ganz besonderen Wert erhält dieses Buch durch sein äusserst reichhaltiges bibliographisches Material. Auf die einschlägige Litteratur wird in den einzelnen Kapiteln reichlich verwiesen, auch auf lesenswerte Abhandlungen und Aufsätze, die in verschiedenen Zeitschriften und Programmen erschienen sind. Ausserdem aber widmet Verf. der Bibliographie zwei besondere Abschnitte seines Buches. Der eine besteht in einer Zusammenstellung von litterarischen Hilfsmitteln der neuesten Zeit, die zur Anlage einer guten Seminarbibliothek notwendig sind und unter denen der neusprachliche Lehrer viele Werke verzeichnet findet, die er zur eigenen Fortbildung gern seiner Privatbibliothek einzuverleiben wünscht. Durch diese Liste, die natürlich jedoch auf Vollständigkeit keinen Anspruch machen kann, wird dem Lehrer das mühselige lind zeitraubende Auf¬ suchen in Zeitschriften, einzelnen Werken und Katalogen in vielen Fällen erspart. Dazu kommt, dass sie sehr klar und übersichtlich geordnet und in der Regel mit Preisangaben ver¬ sehen ist. Der andere bibliographische Abschnitt hat einen ganz anderen Charakter. Er bildet die Fortsetzung und Ergänzung zu dem vom Verf. gegebenen Überblick über die Geschichte und Entwicklung der neusprachlichen Schullektüre in Deutsch land und will dem Lehrer einen Einblick in die überaus reiche Litteratur der Schulausgaben französischer und englischer Schriftsteller gewähren. In der chronologisch geordneten, mit den vierziger Jahren beginnenden Übersicht über die Entwick¬ lung dieses jetzt so blühenden Litteraturzweiges werden die verschiedenen Editionen sämtlicher deutschen Verlagsfirmen kurz besprochen, wobei Einrichtung (Anmerkungen unter dem Text oder getrennt davon, Erklärungen in der Muttersprache oder Fremdsprache, Sonderwörterbücher, u. dgl. m.) und Aus* stattung, wie auch Redaktion und allgemeiner Wert berück¬ sichtigt werden. Welch ungeheuren Aufschwung übrigens der deutsche Büchermarkt .auf diesem Gebiete genommen hat, geht daraus hervor, dass laut Angabe des Verf. im Jahre 1913 über 25 Sammlungen französischer und englischer Schulausgaben mit mehr als 2000 Bändchen zu zählen waren! Doch so sehr auch eine sachlich wie sprachlich gut kom- Ä\ Ackermann, Das pädogogisch-dtdakltsche Seminar f Neuphilologen. 205 mentierte Schulausgabe die Arbeit des Lehrers und des Schü¬ lers erleichtert, ihre Wahl ist schliesslich doch eine Frage zwei¬ ten Ranges im Vergleich mit der nach der Auswahl der zu lesen¬ den Autoren, zumal wenn, wie bei uns, geordnete Lektürepläne gänzlich fehlen. In Deutschland ist man in dieser Hinsicht schon viel weiter, seitdem bereits vor beinahe dreissig Jahren die ersten Versuche zur Aufstellung von Kanonlisten gemacht wurden. So besitzen schon einzelne Provinzen amtlich festgelegte Lektürekanons, die als Grundlage für die Aufstel¬ lung von Lektüreplänen an den einzelnen Schulen 1 der gan¬ zen Provinz dienen. Freilich, die Bewegungsfreiheit des Lehrers dürfen diese Listen nicht zu sehr einschränken, und mit Recht betont Verf. die Notwendigkeit, bei der Auswahl nur eine ge¬ ringe Zahl von obligatorischen Schriftstellern für jede Klasse festzustellen. Es sei zum Schluss noch bemerkt, dass das Buch zwei interessante Kapitel über die Tätigkeit der Lektoren enthält sowie ein Kapitel, das den schriftlichen pädagogisch-wis¬ senschaftlichen Schlussarbeiten der neuphilologischen Semi¬ naristen gewidmet ist. Es enthält das letztere u. a. eine grosse Menge pädagogischer Themata, die vor allem die Oberlehrer unserer Normallyzeen interessieren dürften. Auch von den im Anhang zusammengestellten Verordnungen und Instruktionen der bayerischen Schulbehörde wird der Lehrer moderner Sprachen mit grossem Interesse Kenntnis nehmen, da sie höchst wertvolle Winke für den neusprachlichen Unterricht enthalten und einen guten Überblick über das ganze Gebiet geben. Unwillkürlich stellt man dabei Vergleiche mit unseren Verhältnissen an und kann nicht umhin, unsere Rückständigkeit zu konstatieren, sowohl was ausführliche und klare Lehrprogramme und Lehr¬ pläne, als auch und vor allem was eine methodische Instruktion für den Unterrichtsbetrieb betrifft. Dr. Ackermanns Buch ist als eine erfreuliche Erscheinung auf dem Gebiete der neusprachlichen methodisch-didaktischen Litteratur zu begrüssen. Freilich wendet es sich vor allem an die in das Schulleben hinaustretenden Lehramtspraktikanten und will ihnen die Erfahrungen eines »ergrauten Methodikers» 1 Verf. hat dem Kapitel über die neuspr. Lektüre einen > Ver¬ such eines Kanons für neusprachliche Lektüre am Realgymnasium in Nürnberg* beigefügt. 20 6 Besprechungen. Hugo SuolaUi, nutzbar machen; und dieser Umstand drückt natürlich dem Buche ein bestimmtes Gepräge auf: ohne unnötig in den Ton theoretischen Räsonnierens zu verfallen, sucht Verf. in einer streng sachlichen Weise, besonders auf Grund eigener Erfah¬ rung, die jeweilige Frage zu lösen oder zu deren Lösung beizutragen. Aber eben dadurch wird der Wert des Buches ■erhöht, denn die Winke und Ratschläge, die er bei diesem Einblick in die Werkstatt des praktisch tätigen Lehrers gibt, Bieten jedem neusprachlichen Pädagogen viel des Interessanten wie des Nützlichen. Dabei stellt er immer das Ideal des Leh¬ rers hoch: der Lehrer soll sich hüten zum Routinier herabzu¬ sinken. Er warnt den jungen Lehrer vor übertriebener Schät¬ zung des eigenen Könnens und Wissens und ermahnt einen jeden zur unablässigen Arbeit an der eigenen Fortbildung im Fach und im Unterricht und gibt über zuverlässige einschlägige Mittel gute Auskunft. Der ruhige, auch in den methodischen Streitfragen verhältnismässig sehr selten scharfe Ton verrät sorgfältige Überlegung vor dem Niederschreiben und wirkt an¬ genehm auch auf den Leser, der in diesem und jenem Punkte, die Meinung des Verf, nicht teilen kann. Das Buch darf natürlich in den Bibliotheken unserer Normallyzeen nicht fehlen. Auch dem angehenden neusprach liehen Lehrer, der in ihm einen nützlichen Ratgeber finden wird, sei es aufs wärmste empfohlen! Ltidvig Granit. Solmu Nyström, Die deutsche Schulterminologie in der Pe¬ riode 1300-1740. I. Schulanstalten, Lehrer und Schüler. Wort¬ geschichtliche Studie. Helsinki 1915. XI 256 S. Den Gegenstand der vorliegenden Dissertationsarbeit bildet nicht die deutsche Schulterminologie in ihrem weitesten Um¬ fange, sondern die offizielle Terminologie, wie sie uns vorzugs¬ weise in den Schulordnungen der betreffenden Periode entge gentritt. Als Hauptquelle haben dem Verf. daher die pä¬ dagogischen Sammelwerke und Programme gedient, in welchen diese zahlreichen Schul- und Kirchenordnungen veröffentlicht worden sind. Daneben sind aber auch einige nicht direkt einschlägige Texte wie Plätters Autobiographien, Mathesius’ Ehespiegel, Zeidlers Sieben böse Geister und aus älterer Zeit Hugo von Trimbergs Renner ausgebeutet worden. Von den Nystföm , Die den ist he Schulte» »»nnologie in de» Periode ijvo— 1J40. 207 lexikalischen Quellen dieses Zeitabschnitts scheinen nur Rots Dictionarius und Frischs Teutsch-Lateinisches Wörterbuch sys¬ tematisch zu Rate gezogen worden zu sein. Da die in Betracht kommenden Schulausdrücke meisten¬ teils bekannte lateinische Worte sind, spielen hier die etymo¬ logischen Probleme keine besonders wichtige Rolle. Den Au¬ ditor (S. 105) hat der Verf. wohl richtig als den »Yerhörer» gedeutet und zur Erklärung einiger schwierigen Worte, wie Stampual (S. 87), Kalmeuser (S. 135) und Parteke (S. 232) hat er beachtenswerte Gesichtspunkte vorgetragen; auch der Hin¬ weis auf das Verhältnis von Klippschule und Knipschule sowie auf das damit eventuell zusammenhängende Kneipe (S. 52 f.) verdient durchaus Beachtung. Dagegen finde ich die ausführ¬ lich begründete Erklärung des Wortes Kurrende (S 227 ff.), welches mit corradere ‘kratzen’ in Verbindung gebracht wird, sehr problematisch. Die bei dieser Beweisführung aus Rots Dictionarius zitierte Stelle den part ahradirn (S. 228 Fussnote) ist von Nyström gründlich missverstanden worden; dieser Aus¬ druck bedeutet »den Bart rasiern» und hat also nichts mit dem Bettlerterminus partem zu tun. Das Verbum aussingen (S. 225) ist nicht richtig beurteilt worden; die Schulord¬ nung, aus welcher die Worte Cereynonia des Aussingens zitiert werden, zeigt uns deutlich, dass es sich um die Begleitung der Leiche mit Gesang handelt, und Fischers Schwab. Wb. er¬ wähnt den Ausdruck einen Toten aussingen. Auch das Verbum goldnen (S. 225), welches als »um Gold (= d. h. Geld) singen» gedeutet und ohne weitere Kommentare abgefertigt wird, hätte eine etwas eingehendere Behandlung verdient; ich verweise auf die Redensarten goldenes Ahnosen t Guldenglocke usw. in Fischers Schwäb. Wb. Jungmeister ist nicht eine Übersetzung von ma- gister puerorum (S. 86), sondern offenbar ein Terminus der Handwerker und ähnlich zu beurteilen, wie Altmeister und Junggeselle. Da der Verf. die Schreibung Lorat in Locat ver¬ bessert hat, so hätte er auch in Syllahirant (pro Sgllahicant) den¬ selben Schreibfehler erkennen sollen. Wenn also die Deutungen der schultechnischen Benen¬ nungen nicht immer glücklich ausgefallen sind, so ist zu beachten, dass — wie bereits bemerkt wurde — diese Seite der Untersuchung nur einen bescheidenen Platz einnimmt. Die eigentliche Bedeutung der Arbeit liegt in dem semasio- logischen Teile. Die Hauptaufgabe des Verfassers war die Feststellung des jeweiligen Bedeutungsinhalts der betreffenden Schulausdrücke und die Schilderung der bedeutungsgeschicht- 2 öS Besprechungen. Suolahti, Xy ström, Du deutsche Schulterminologie, liehen Prozesse auf diesem Gebiete. In der pädagogischen Fachliteratur sind derartige Fragen vielfach schon erörtert worden, ohne jedoch eine systematische Behandlung in stren¬ gerem Sinne erfahren zu haben. Dem Yerf, ist die auf dem pädagogischen Gebiete geleistete Arbeit von grossem Nutzen gewesen, und ich finde, dass er dies im Vorworte zu seiner Arbeit und auch im Laufe der Darstellung schärfer hätte be¬ tonen sollen. Weit unbedeutender waren die lexikalischen Vorarbeiten. Schulz’ Fremdwörterbuch ist nicht über die erste Hälfte hinausgeschritten und giebt ja nur eine beschränkte Auswahl des Fremdwörterbestandes; in Grimms Wörterbuch sind viele Fremdwörter planmässig ausgeschlossen und die auf¬ genommenen in sehr ungleicher Weise behandelt worden. Im¬ merhin bieten auch diese Wörterbücher ebenso wie die grös¬ seren Dialektlexica bisweilen ausführlichere Artikel über die Schultermini. Diese Artikel sind von Nyström nicht immer genügend verwertet worden, und ich kann mich des Eindrucks nicht erwehren, dass er aus prinzipiellen Rücksichten soweit möglich eine Wiederholung der bereits in den Wörterbüchern vorhandenen Angaben vermeiden will. Dadurch kann aber in einigen Fällen das Gesamtbild, das von der Geschichte des betreffenden Wortes gegeben wird, Abbruch leiden. So z B. wenn Belege für das Verbum gassieren (S. 224) erst aus dem Ende des 16. Jh. u. dem 17. Jh. mitgeteilt werden, obgleich l^exers Mhd. Wb. und Fischers Schwäb. Wb. Zeugnisse aus einer früheren Zeit kennen. Auffällig ist die Behauptung, dass Schulmeister zum ersten Mal in einer ahd. Glosse des 12. Jh. und zwar in der Form scolmagister begegnet. In Grimms Wb., auf welches der Yerf. verweist, finden wir einen Hinweis auf Graffs Sprachschatz II, 657, und wenn wir den betreffenden Beleg hier und in den Ahd. Gll. III, 133 30 ff. kontrollieren, so stellt es sich heraus, dass sc(h)ulmeister in 3 Hss. des 12. Jh. und scolmagister in einer Hs. des 13. Jh. steht und dass alle diese Hss. auf eine Grundlage aus der ersten Hälfte des 11. Jh. zurückgehen. Freilich ist das Material, welches der Verf. selbst gesam¬ melt hat, so reichhaltig, dass er meistenteils die Belege der Wörterbücher entbehren kann. Sein Material stellt er in sach¬ lich geordneten Begriffsgruppen dar (z. B. Schulanstalten: a) Lateinschulen, b) Lateinlose Schulen, c) Mädchenschulen, d) Privatschulen), innerhalb deren die einzelnen Benennungen der Reihe nach behandelt werden. Durch diese Anordnung ist es ihm gelungen ein höchst interessantes und anschauliches Bild Protokolle des Neuphilologi scheu Perei //j. 209 von der Entwicklung des Schulwesens in der angegebenen Periode zu entwerfen. Da die Beweisführung stets von einer reichhal¬ tigen Auswahl von Belegmaterial begleitet ist, kann der Leser sich von ihrer Richtigkeit leicht überzeugen. Dabei hat er zu¬ gleich die Gelegenheit festzustellen, dass er in dem Verfasser einen zuverlässigen und scharf urteilenden Führer hat, der nicht allein mit der modernen wortgeschichtlichen Methode vertraut ist, sondern auch in den pädagogischen Realien gut bewandert ist und also die besten Voraussetzungen zur Bloss¬ legung der Fäden besitzt, welche auf diesem Gebiete oft sehr verworren laufen. In einem »Rückblick» sind die wichtigsten allgemeinen Ergebnisse zusammengestellt. Doch scheinen hier nicht alle bei der Lektüre sich auf drängenden Gesichtspunkte ver¬ wertet worden zu sein, und so bleibt es dem aufmerksamen Leser überlassen einige weitere Konsequenzen aus dieser Arbeit zu ziehen, welche nicht allein als lexikalischer Beitrag höchst wertvoll ist, sondern auch den Pädagogen viel Neues und In¬ teressantes bietet. Druckfehler und kleine Irrt inner begegnen nicht ganz selten, sind aber fast alle von unschuldiger Art. Hugo Suolahti. Protokolle des Neuphilologischen Vereins. Protokoll des Neuphilologischen Vereins vom 9. Oktober 1915. Anwesend der Vor¬ stand und 12 Vereinsmitglieder sowie als ein geladene Gäste Mitglieder des Vereins für schwedischen Sprachunterricht. § 1 - Das Protokoll vom 2. Oktober 1915 wurde verlesen und geschlossen. Der Vorsitzende meldete, der Vorstand habe beschlossen, dass das detaillierte Protokoll von den Sitzungen, in denen der Bericht des Grammatikkomitees kritisiert wird, von einer be¬ sonderen Prüfungskommission geschlossen werden soll, be- 210 Ei//gesandte Litte rat ur . vor es dem Grammatikkomitee überreicht wird. Zu Mitglie¬ dern dieser Kommission wurden, ausser den Schriftführern, Professor Wallensköld und Mag. E. V. Lundström gewählt. Bei der fortgesetzten Diskussion des obenerwähnten Be¬ richtes wurden die §§ 30—68 unter Debatte gezogen. An der Diskussion beteiligten sich die Herren Hagfors , Hortling , Lau rila , Lindelöf\ Lundström , Sjöros, Suolahti , Uschakoff, Wallensköld und In fidem: Ivar Hortling. Protokoll des Neuphilologischen Vereins vom 23. Oktober 1915. Anwesend der Prä¬ sident, Professor Wallensköld , und 9 Vereins¬ mitglieder, sowie als Gäste Mitglieder des Ver¬ eins für schwedischen Sprachunterricht und Prof. Setälä. § i. Das Protokoll der Sitzung vom 9. Oktober wurde verlesen und geschlossen. § 2 . Die Behandlung des Grammatikkomiteeberichtes wurde fortgesetzt lind zu Ende geführt. Bei der Diskussion äusserten sich, ausser den Komiteemitgliedern (Prof. Setälä , Dr. Saxen und Dr. Uschakoff '), die Herren Cannelin , Hortling , Läurila , Lin¬ dei öf Lund ström, Sjöros und Wallensköld. In fidem: Ivar Hortling. Eingesandte Litteratur. Engelske Forfattere for Gymnasiet. Kjoben- havn-Kristiania, Gyldendälske Boghandel — Nordisk Forlag, 1915: Nr. 1. Modern English Plays and Dialogues, by Georg ßruun. 147 S. 8:o. Preis: Kr. 1: 75. — Nr. 2. English Es¬ says, vol. I, by Georg Brunn, Emil Rathsach and V. Osterberg. Sch ri/tc na ns tu nsc/i . 21 I 125 -f- 64 S. 8:o. Preis: Kr. 2: 25. — Nr. 5. English Essays, vol. II, by V. Österberg. 121 -f" 104 S. S:o. Preis: Kr. 2: 50. — Nr. 4. The Dickens Reader, edited and annotated by Vi 1 - heim Stigaard. 134 + 91 S. 8:o. Preis: Kr. 2: 50. — Nr. 5. Shakespeare, The Merchant of Venice, by Jakob Alsted and V. österberg. 100 -f- 79 S. 8:o. Preis: Kr. 2: 25. — Nr 6 a. George Eliot, Selections from Amos Barton, compiled and an¬ notated by H. Hel weg-Moll er and K. Thaning. 93 S. 8:o. Preis: Kr. 1:25. — Nr. 6 b. From Thackeray’s Vanity Fair: Rebecca Sharp and the Crawleys, by V. E. J. Andersen. 89 S. 8:o Preis: Kr. 1: —. — Nr. 7. English Poems, selected and anno tated by V. Österberg. 240 S. 8:o. Preis: Kr. 2: 75. — Nr. 8. A Reader’s Companion to George Eliot's »Silas Marner», by Jakob Alsted. 72 S. 8:o. Artur KorUn, Kortfattad tysk spraklära. Stockholm, P. A. Norstedt k Söner. 1915. V -j- 126 S. 8:o. Preis: geh. Kr. 1: 20, kart. Kr. 1: 50. Walter O. Streng , Himmel und Wetter in Volksglaube und Sprache in Frankreich (aus den Annales Academise Scien- tiarum Fennicre). 96 -f- VI -f- 198 S. gr. 8:o. Schriften austausch. Les Langues Modernes, l3 e annee, n° 5 (Sept.-Öct. 1915). Modern Language Kotes, vol. XXX no. 7 (Nov., 1915): Evelyn May Albright, Eating a Citation ; C. I). Brenner, The Inliuence of Cooper’s »The Spy» on Hauffs »Lichtenstein»; H. Carrington Lancaster, Rostand, Magne, and Baro; M. P. Tilley, Notes on »Alfs Well tliat Ends Well; J. P. Wickersham Crawford, Sources of an Eclogue of Francisco de la Torre; Reviews; Correspondence; Brief Mention. Moderna Spräk, Jahrg. IX, Nr. 7—8 (Ökt. 1915): Daniel Elfstrand, Tjugofem ärs erfarenhet med den induktiv-imitativa spräkundervisningsmetoden; A. B. Öberg, Franskans ställning; Herman Söderbergh, Ett par notiser frän Jönköpingsmötet; Sigurd Segerström, »Something is rotten in the State of Den- mark»; Litteratur. — Nr. 9 (Nov. 1915): Student- och real- skolestilar m. m. Museum, 23 ste Jaarg., N :0 2 (Nov. 1915). 212 Schriften au stu nsch . Namn och Bygd , Jahrg. III (1915), Heft 3: Jöran Sahlgren, Bläkulla och bläkullafärderna, en spräklig och mythistorisk nndersökning. Puhlications of the Modern Language Association of America , vol. XXX, n:o 1 (March 1915): G. L. Kittredge, Guillaume de Machaut and The Book of the Duchess; Karl Young, The Poeraa Bihlicum of Onulphus; Raymond Thompson Hill, The Enueg and Plazer in Medi&eval French and Italian; Edward Chauncey Baldwin, The »Character» in Restoration Comedy; Clarissa Rina- ker, Thomas Warton and the Historical Method in Literary Criticism; Robert Withington, The Lord Mayor’s Show for 1623; Samuel Moore, The Position of Group G in the Canterbury Tales. Appendix: Proceedings of the 32. Annual Meeting of the Mod. Language Association of America. — N:o 2 (June 1915): Ronald S. Crane, The Vogue of Guy of Warwick from the Close of the Middle Ages to the Romantic Revival; Dudlev H. Miles, The Original of the Non-Juror; McBurney Mitchell, Goethe’s Theory of the Novelle 1785—1827; John Livingston Lowes, Chaucer and the Seven Deadly Sins; William Witherle Lawrence, Beowulf and the Tragedy of Finnsburg. — N:o 3 (Sept. 1915): Colbert Searles, Stendhal and French Classicism; Evelyn May Albright, »To be Staied»; H. Carrington Lan¬ caster, Gaillard’s Criticism of Corneille, Rotrou, Du Ryer, Marie de Gournay, and other Writers; Roger Sherman Loomis, Richard Coeur de Lion and the Pas Saladin in Medieval Art; Gertrud H. Campbell, The Middle English Evangelie; Albert Leon Guerard, The Academic Study of French Civili zation; Henry David Gray, The Arrangement and the Date of Shakespeare’s Sonnets; F. M. Warren, A possible Forerunner of the National Epic of France; Friedrich Schönemann, Theo¬ dor Fontane und England. Bevista de Filologia Esjiaiiola, tomo II (1915), cuad 3°: Federico de Onis, Sobre la trasmisiön de la obra literaria de fray Luis de Leon ; Carolina Michaelis de Vasconcellos, A pro- pösito de Martini Codax e das suas cantigas de amor; Alfonso Reyes, Göngora y «La gloria de Niquea»; Antonio G. Sola- linde, Intervenciön de Alfonso X en la redacciön de sus obras: Jose de Perott, Reminiscencias de romances en libros de Caba- llerias; Notas bibliogräficas; Noticias. Virittäjct, Jahrg. 1915, Nr. 7—8. O PB Neuphilologi sehe Mitteilungen 5 N43 Jg.16-17 PLEASE DO NOT REMOVE SLIPS FROM THIS POCKET UNIVERSITY OF TORONTO LIBRARY